Les clichés et les codes des films d’horreur sont bien connus des adeptes. Et pourtant, ces clichés sont toujours utilisés. Même si certaines scènes peuvent être efficaces, il n’en reste pas moins que ce sont des procédés usés jusqu’à la moelle qu’il serait temps de faire évoluer…

Ouvrir le placard de vêtement

Trouve une commode

Elle vous dit quelque chose cette scène? Le personnage s’approche du placard parce qu’il a cru entendre/voir quelque chose de suspect. Il l’ouvre d’un coup, et évidemment dans 98% des cas, il n’y a rien. Ou un visage amical qui fait une bonne blague. Et si le réalisateur manque en plus d’imagination, une grosse musique jaillira à vos oreilles. Un bon vieux jumpscare de fainéant.
Arrêtons avec ce cliché de l’horreur. A défaut de réinventer la mise en scène, changeons au moins de décor. Utilisons une commode par exemple.

S’approcher alors qu’on sait que ça peut être dangereux

Touche pas on te dit!

En plus d’être récurrente, ce cliché de l’horreur va souvent de mise avec une incohérence des réactions des personnages. Pardon mais, QUI va s’approcher de plus près, quand tu vois un fantôme s’amuser à te tourmenter? Quand tu as peur tu peux crier, fuir, être tétanisé-e, te mettre en boule, mais s’approcher avec un air méfiant, non, ça me parait un peu juste. Surtout qu’en général, ça t’amène au point suivant.

La menace dans le dos

Mais fermez à clef les portes!

“Derrière toi” comme dirait Randy dans Scream. Je ne compte plus le nombre de fois où le cinéma de genre nous impose de voir une silhouette dans le dos du personnage principal. Merci de varier les plaisirs, et de modifier les points de vue. Surtout qu’on se doute que le personnage va passer un sale quart d’heure dans les secondes à venir. Surprenez nous.

Le démon dans l’objet reflétant

Balance ton miroir

Un autre grand cliché de l’horreur, surtout dans le domaine du surnaturel. L’entité est visible par les personnages via un miroir, une caméra, une glace…mais dès qu’il tourne la tête pour appréhender le danger en face à face, il n’y a plus personne. L’entité se défile en plus.
Bien qu’ayant un sens qui mérite qu’on y s’attarde (à savoir le miroir comme vecteur de communication entre les morts et les vivants), ce cliché devrait être renouveler au moins dans son déroulé. Car bien souvent, une fois qu’on a vu l’entité dans le fameux miroir, on sait qu’il va disparaître par la suite. Ou réapparaître de façon brutale quelques secondes plus tard.

Tambouriner sur une vitre

Merci de nettoyer la vitre après

Parce que ça nous arrive à tous-tes de tambouriner à la vitre d’une voiture de quelqu’un qui dort (non), ce cliché est fatiguant. Rappelez vous de cette scène, quand le personnage principal est en plein rêve, ou dans ses pensées, et qu’un animal ou une personne le tire brutalement vers la réalité. Là aussi, on utilise le jumpscare pour provoquer un petit tressaillement sans avoir eu besoin de se creuser.

Le faux rêve

Je te le fais pas dire

Ou dit le “non je déconne!”. Nombre de films utilisent ce cliché pour te faire croire que les personnages sont dans une situation dramatique et terrifiante. Mais en fait non! C’était un vilain rêve. En plus d’être rébarbatif, cela peut en plus donner l’effet d’un pétard mouillé pour d’autres scènes qui elles, seront bien réelles.
Ou alors il faut jouer le jeu à fond, comme Wes Craven et sa malicieuse ouverture de Scream 4. D’autant plus qu’il y a la mise en abîme avec des personnages qui visionnent Stab, adaptation fictive des meurtres du premier Scream.

Le personnage isolé

Les copains?

C’est sûrement le cliché qui fait office de panneau rouge avec la mention “Attention, le personnage va mourir”. Pour des raisons souvent obscures, un personnage se retrouve isolé dans une séquence. Dans le noir, sous la pluie, seul dans un bâtiment ou maison, ou dans les toilettes, le personnage est soudainement seul au monde. Parce qu’il ne faut pas que l’entourage se rende compte des événements surnaturels, ou parce que le tueur a déjà bien assez à faire à gérer une victime à la fois, sans doute.
Là encore, il est temps de cesser d’utiliser cette structure narrative. Ou à doses homéopathiques (non remboursée par contre).

La voiture qui ne démarre plus

De préférence en pleine forêt hantée, ou sur une route déserte, la voiture qui ne démarre plus est un des clichés de l’horreur les plus insupportables. Si encore, il s’agissait de vieilles voitures, mais non, très souvent c’est simplement qu’elle attend que le personnage soit poursuivi par le croquemitaine pour faire des caprices.

Le téléphone qui ne capte plus

Un classique de l’horreur similaire à la voiture. Même s’il s’avère souvent plus crédible car effectivement la couverture du réseau n’est pas effective dans les coins perdus. Cependant, il serait temps de cesser d’isoler des personnages pour justifier ce cliché (ou tout simplement un décor).

Le chat

Mais je me demande si le pire cliché d’horreur n’est pas celui du chat, ou de l’animal qui se planque. Parce qu’on cumule le personnage qui sort, seul, dans le noir, d’où vient un bruit étrange, avec le jumpscare de l’animal. Non seulement c’est vu mille fois mais ça cache des lacunes de mises en scène.

La bonne nouvelle c’est que ces clichés donnent naissance à des meta slasher, c’est à dire des films qui s’inspirent des codes de l’horreur, pour mieux les détourner. Scream en est un exemple, mais également You might be the killer ou Final Girls.

Et toi? Quels sont les clichés qui t’épuisent?

Vous pouvez me suivre sur:

Je mets en story à la une sur Instagram tous les films visionnés chaque mois.

Share this:

One Comment

  1. La variante du miroir m’épuise : un personnage se regarde dans le miroir de la salle de bain, il ouvre l’armoire à pharmacie, la musique augmente, suspense, on s’attend à ce qu’il y ait quelque chose ou quelqu’un derrière lui quand il refermera mais quand il referme, non il n’y a rien… C’est le truc typique du “on joue avec les codes” qui a été tellement utilisé qu’il est devenu un code :/

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *