La force des femmes dans le cinéma de genre

Quand on pense femme et cinéma d’horreur, on pense souvent sotte sexy qui hurle en courant. OK c’est vrai. Mais ce n’a pas été toujours le cas et ça ne l’est pas toujours.
Zoom sur les personnages féminins forts et déterminés dans le cinéma d’horreur et de genre.
Attention y a du bon et du moins bon, le but de l’article est de montrer la diversité de représentations des personnages féminins.

1-Fallait pas les chercher

Carrie, de Brian de Palma, 1976

Chef d’œuvre fantastique et adapté du roman de Stephen King, plus besoin de présenter Carrie, adolescente ayant des pouvoirs de télékinésie. Pouvoirs qu’elle utilisera pour se venger de la profonde humiliation que lui feront subir les élèves de son école. Pour la petite anecdote, Sissy Spacek a reçu une mélasse collante de sirop et d’autres choses).
Elle interprète avec merveille une jeune fille constamment en retenue (même lors de sa meurtrière vengeance).
Avec son apparence toujours fragile, Carrie se révèlera d’une incroyable violence. De Palma utilisera la méthode du split screen (écran divisé), pour décupler la haine de Carrie.
On peut se passer du remake, Carrie la vengeance, de Kimberly Peirce (2013), qui n’apporte rien, et édulcore le personnage.

Revenge, de Coralie Fargeat, 2018

Suite à un viol, une jeune femme met tout en œuvre pour traquer et tuer son violeur et ses complices.
C’est gory à souhait, ça ne cherche pas à être réaliste, et ça fait plaisir. La réalisatrice laisse éclater la soif de vengeance de son héroïne. Tout en nous questionnant sur notre propre rapport à la culture du viol (le fait de le banaliser ou de l’excuser).
J’en parle ici!

I spit on your grave de Steven R Monroe, 2010

Remake du film du même nom de 1978 (je vous parlerais bien de l’original mais je ne l’ai pas vu alors…), I spit on your grave raconte l’histoire de Jennifer, qui déchaînera son besoin de vengeance sans limite. L’objet de son mécontentement? Une bande de mecs qui après l’avoir battue et violée, l’ont laissée pour morte. Difficile pour vous les homme de regarder ce film, l’héroïne appuie là où ça fait mal. Telle une guerrière tapie dans l’ombre, Jennifer surgit pour attaquer ses agresseurs et prendre plaisir à leur faire mal, assoiffée de vengeance, et aveuglée par la haine.
I spit on your grave (je crache sur ta tombe), est plutôt efficace, sans grande originalité dans la mise en scène.

L’ange de la vengeance d’Abel Ferrara, 1981

L’histoire: une jeune et belle muette se fait violer par 2 hommes (un dans la rue, un en rentrant chez elle). Du coup elle tue le dernier et décide finalement de réserver le même sort à tous ceux qui oseront l’approcher.
C’est du Ferrara, donc c’est très noir et glauque. La scène finale nous tient en haleine. On se demande jusqu’où le besoin de vengeance va l’emmener.
Un rape and revenge honnête, qui montre les hommes en prédateurs.

Urban legend de Jamie Blanks, 1998

Le personnage féminin fort n’est pas la niaise qui sert d’héroïne, mais bien (spoiler), la tueuse, jouée par Rebecca Gayheart. Actrice de seconde zone, Gayheart retransmet parfaitement la folie habitée par cette femme, traumatisée par la mort de son fiancé, tué par accident par l’héroïne (grosse niaise finalement celle là). Ni une, ni deux, elle se met à venger la perte de son amour perdu en trucidant ses amis avec ingéniosité, en utilisant les légendes urbaines (et aussi un manteau doudoune ridicule pour se cacher).
Urban Legend: slasher sympathique (si on oublie la fin rocambolesque).

Hard Candy de David Slade, 2005

Hard Candy ou Dur à croquer (merci les québécois), est une petite perle dans le domaine du thriller. Le film met en scène une ado joué par Ellen Page qui va piéger un potentiel pédophile, rencontré sur le net. Déterminée à avoir des réponses, et à comprendre ce qui se passe dans la tête de cet adulte, elle va faire preuve d’une force et d’une grande intelligence pour le manipuler. Une sorte de huis clos se met en place, la violence et la pression augmentant.

La fiancée de Chucky de Ronny Yu, 1998

Parce qu’il est mignon et rigolo (et violent), Chucky se trouve une fiancée (violente) dans cet épisode de la saga. Le moins que l’on puisse dire c’est que le personnage de Jennifer Tilly (qui du coup se retrouve emprisonné dans une poupée) fait preuve de caractère. Décapant, drôle, on passe un bon moment.

Kill Bill 1 et 2 de Quentin Tarantino, 2003 et 2004

Prod DB © Miramax – A Band Apart / DR KILL BILL VOLUME 2 (KILL BILL VOL. 2) de Quentin Tarantino 2004 USA avec Uma Thurman sequelle, epee, escrime, en garde

Films cultes de Tarantino, les Kill BIll raconte la quête d’une ancienne tueuse qui veut se venger de ses anciens coéquipiers. Coéquipiers qui ont essayé de la tuer, réussi à tuer son fiancé et a priori l’enfant qu’elle portait. Elle est bien remontée, on la comprend, elle va donc utiliser ses talents pour régler ses comptes.
Les Kill Bill restent de bons divertissements mais clairement ils ne font pas partis de mes préférés dans la filmographie de Tarantino. Rien à dire sur les scènes de combats évidemment.

Boulevard de la mort de Quentin Tarantino, 2007

Tarantino (dont on peut reprocher de n’avoir rien fait/dit dans l’affaire Weistein), met en scène une bande de copines en voiture. Elles se retrouvent poursuivie par un sadique Kurt Russel, qui se fera surprendre par la réaction des filles face à cette attaque. Associée à leurs caractère de feu, leur passion pour les voitures les aideront à mettre une bonne raclée à leur agresseur.
Les dialogues ne sont franchement pas exceptionnels, mais les personnages et les scènes de poursuites sont assez jouissives.
Attention des scènes contiennent un fond malaisant de culture du viol (quand les copines laissent en monnaie d’échange leur amie endormie..)

Les blessures assassines de Jean Pierre Denis, 2000

Changement de registre avec les blessures assassines, qui reprend le fait divers des sœurs Papin (rien à voir avec Jean Pierre), survenue en 1933. Employées de maison, elles ont tué leurs patronnes de façon brutale, sans concession. Bien qu’apriori non prémédité, leur geste a été expliqué par le fait qu’elles ne voulaient plus subir les rabaissements réguliers dont elles auraient été victimes.
C’est aussi un regard sur la lutte des classes.
Le film a été salué par les Césars cette année là (meilleure actrice pour Sylvie Testud, meilleur film, meilleur réalisateur…) malgré un sujet très dur. Le cachet film d’auteur a aidé. C’est un film d’époque, lent et poussiéreux. Allez j’exagère, il se regarde bien mais la mise en scène plombe totalement l’aspect dramatique du film.

Elle de Paul Verhoeven, 2016

OVNI dans la filmographie de Verhoeven, Elle est interprétée par Isabelle Huppert, femme violée, qui décide de démasquer son agresseur. La révélation de l’énigme débouchera sur un dénouement pour le moins inattendu.
Pour une fois, une victime de viol ne pleure pas, ne se détruit pas, ne crie pas. Je ne dis pas qu’il ne faut montrer ces réactions, mais montrer qu’il est possible de réagir autrement, ça donne un coup de frais. Langage cru, mœurs pour le moins légères voire perverses, Elle révolutionne complètement les personnages féminins, même forts, que l’on voit habituellement au cinéma. Rien que pour ça, Elle est un véritable tour de force. D’ailleurs j’ai lu que certains journalistes qualifie le personnage de nymphomane. Pourtant ce genre de comportement se retrouver dans de nombreux personnages masculins sans qu’on les qualifie d’obsédés.
Attention à la fin du film, à la morale qui peut sembler douteuse.

2-Les guerrières

La saga Alien (Ridley Scott, James Cameron, David Fincher et Jean Pierre Jeunet) 1979, 1986, 1991, 1998

On ne présente plus le lieutenant Ellen Ripley qui débarque dans Alien de Ridley Scott, pour nettoyer tout ce bazar. 3 films suivront, plus merveilleux les uns que les autres. Tous différents, et tous proposant une évolution du personnage passionnante.
Le type de personnage de Ripley, joué par Sigourney Weaver, était inexistant au cinéma à l’époque. Une vraie audace de la part de Scott. Ripley ne s’excuse de rien, et reste combattante. Ma chouchoute.

La sage Terminator de James Cameron (1984 et 1992)

On ne présente plus non plus Sarah Connor, mère de John, futur chef des humains dans la guerre contre les machines. Consciente du Jugement Dernier, elle passe de gentille serveuse à guerrière sans concessions.
Un personnage fascinant, magistralement interprété par la trop rare Linda Hamilton.
Elle revient dans Terminator Dark Fate, qui sort le 23 octobre 2019. A suivre…

Planète Terreur de Robert Rodriguez, 2007

Film Grindhouse (saga créée par Tarantino et Rodriguez dont Boulevard de la Mort fait parti), Planète Terreur met en scène la jolie unijambiste armée Cheryl, jouée par Rose MacGowan qui va dégommer tout sur son passage. Il faut dire qu’elle fait partie d’une  petite bande survivante à une attaque de zombies. Elle sera aidée du médecin Dakota qui finalement préfère les femmes à son mari, et des jumelles baby-sitters fofolles n’ayant peur de rien.
Film incontournable pour moi, tout y est: humour (un peu débile), scènes d’actions rondement menées, sang, zombie…

The woman de Lucky McKee, 2011

Glauque, dur, violent, The Woman raconte l’histoire d’une femme sauvage, sequestrée et torturée par un “bon” père de famille. Quand elle parvient à se libérer, elle laisse exprimer son attitude de femme à l’état sauvage.
Le film est relativement lent, on assiste à l’enfer vécue par cette femme sortie de nulle part, dont on se sait rien, son bourreau non plus mais lui, a en tête de la civiliser (il est bien sûr, bien placé pour le faire).
La dernière demi heure est par contre assez barrée et radicale. Un bon film oui, servie par une actrice étonnante (Pollyanna McIntosh), sortie elle aussi de nulle part. Ca manque d’originalité dans le propos et la mise en scène.

Nikita de Luc Besson, 1991

Qui a pu oublier les larmes d’Anne Parillaud recevant son César de meilleure actrice? Nikita raconte l’histoire de Nikita (ahah), marginale, qui sera contrainte par les services secrets français de travailler pour eux. Animée par sa folie et son désir de liberté, elle ne reculera devant rien.
Efficace, propre et net, ce film est avant tout pour moi, une mise en bouche avant Léon, celui-ci mettant en avant les émotions et relations humaines, ce qui manque à Nikita.

Le 5ème élément de Luc Besson, 1997

Incontournable de la SF, avant dernier bon film de Luc Besson, Le 5ème élément met en scène et sur le devant, le personnage de Leeloo, sorte d’extra terrestre créé par les humains, et qui a pour mission de protéger la Terre. Dépourvue de tout préjugés, Leeloo apprend vite, est powerfull tout en étant sensible à son environnement.

Grave, de Julia Ducournau, 2015

Pas faute d’en avoir parlé et reparlé, le film a tant fait parler de lui depuis son apparition au Festival de Cannes.
J’en parle ici !

3-Quand j’ai pas de bol, je sais me défendre

La saga Halloween

On peut dire que Laurie Strode n’aura pas réussi à créer des liens avec Mickaël Myers, son frère, habité par le Mal.
Dans 5 films, elle tentera tant bien que mal de lui échapper, ou d’essayer de sauver son entourage.
Un personnage plutôt niais au départ, qui évoluera positivement vers quelque chose plus combatif, #metoo oblige.

La saga Scream de Wes Craven de 1996 à 2011

Même schéma pour Sydney Prescott (Neve Campbell) que pour Laurie Strode. La différence c’est qu’elle se fait agresser par son copain/ ex belle mère/demi frère caché/cousine…La famille cool quoi, la famille qui fait rêver. Autre différence: elle n’attend pas 20 ans pour ne plus être niaise, et réagit assez vite et s’améliore même avec l’âge (il faut voir comment elle te dépote le tueur dans la chambre de la copine de sa soeur dans Scream 4).
Saga assez inégale, le 3 étant une bouse particulièrement.

A l’intérieur de Julien Maury et Alexandre Bustillo, 2007

Critique ici!

The descent de Neil Marschall, 2005

Une équipe de filles sportives décident d’explorer une grotte pour remonter le moral d’une copine. Manque de chance (comme beaucoup de bande de filles au cinéma), la grotte est habitée de créatures étranges et plutôt hostiles. En plus de ces spécimens, l’héroïne, Sarah, va devoir gérer les tensions grandissantes au sein du groupe. Le tout cumulé fait qu’elle se transforme en véritable guerrière.
Le film n’a rien de mythique mais il est bien angoissant, et le boulot fait sur les décors et la lumière est excellent.

Martyrs de Pascal Laugier, 2008

Sûrement mon film français de genre préféré. Le film raconte l’histoire de Lucie, kidnappée et torturée étant enfant. Des années plus tard, avec l’aide de son amie Lucie, elle va à la rencontre de ses bourreaux pour se venger. Lucie tombera à son tour dans un piège.
Ça faisait très longtemps qu’un film ne m’avait pas autant flippée. Le film démarre sur une histoire de vengeance assez classique et plus on creuse dans le film, plus le propos devient intéressant. Passé forcément inaperçu en France, tourné avec 3 fois rien, le film a été présenté dans divers festivals aux Etats Unis et au Canada, et a propulsé son réalisateur à Hollywood.

Teeth de  Mitchell Lichtenstein, 2007

La comédie noire par excellence, Teeth c’est l’histoire de Dawn, une “clean teen” (pas de sexe avant le mariage), qui se découvre une arme plutôt efficace pour repousser les hommes qui voudraient essayer de casser ses croyances: un vagin endenté.
Sujet osé donnant lieu à des situations pour le moins étranges et dérangeantes (pour les hommes surtout), ce film est une comédie sans prétention, qui aurait sans doute eu le mérite de pousser un peu le propos de fond, qu’il effleure simplement (Amérique puritaine, radioactivité…)

Le silence des agneaux de Jonathan Demme, 1991

On ne présente plus l’agent Starling (Jodie Foster) face au cannibale Hannibal Lecter. Déterminée, dépourvue de manières, novice mais avide d’apprentissage, Starling se lance dans une enquête qui marquera une relation particulière entre elle et le psychopathe.

Dark Touch de Marina de Van, 2013

Film resté plutôt dans la confidentialité, Dark Touch est une belle métaphore sur les ravages de l’inceste. Réalisé par la trop rare Marina De Van, il est porté par la jeune Missy Keating qui incarne ici son premier rôle avec brio. C’est sombre, prenant, dur.
J’en parle ici!

4-Girl power

Nous sommes la nuit de Dennis Gansel, 2010

Film allemand, Nous sommes la nuit évoque la vie d’une bande de copines vampires de notre époque, qui s’éclatent. Dans ce film, les vampires hommes n’existent pas (plus), les femmes vampires sont donc totalement libres, contrôlent et dominent les humains à leur guise et profitent de la vie (pas de risque de grossesse, de MST, etc…). Le film évoque aussi la dure confrontation avec le temps qui passe et qui ne les touche pas, contrairement aux humains, et donc leur vie d’avant, ou leurs désirs pour l’avenir.
Le propos n’est pas assez poussé, les seconds rôles sont mauvais (le flic bien aimé d’une des héroïnes est particulièrement sot), l’enquête policière est cousue de fils blancs, mais le film se suit bien, et est plutôt original dans le concept.

The craft d’Andrew Fleming, 1991

Le teen movie par excellence, une sorte de Sabrina l’apprentie sorcière version un peu trash. Que dire? 4 lycéennes douées de pouvoirs magiques, utilisent leurs dons pour se faciliter la vie (santé, mec…). Bon évidemment, comme toute bonne morale, il faut savoir que tout ce qui est facile, ça ne dure pas ou se retourne contre vous. Effets spéciaux vieillissants, interprétations hasardeuses, superficiel, le film se regarde gentiment, et fait plus raviver des souvenirs d’antan, quand petite fille, on s’imagine magicienne ou sorcière.

Thelma et Louise de Ridley Scott, 1991

Symbole féministe par excellence, Thelma et Louise est un road movie avec Susan Sarandon et Gena Davis (que malheureusement on ne voit plus trop). L’une forte et indépendante, elle entraînera l’autre, soumise à son mari, dans un week end qui finira mal. C’est jouissif, c’est bien joué, ça fait du bien.

Baise Moi de Virgine Despentes, 2000

Si on aime Despentes comme moi, et si on connait sa démarche féministe depuis ses débuts, on comprend que Baise Moi est une réponse féroce au patriarcat. Le film est crade, avec un montage approximatif à moitié volontairement punk. Un OVNI. Virginie Despentes en a gros sur la patate, tout comme les deux actrices principales issues du porno (dont une qui se suicidera peu de temps après). La démarche de défoncer la baraque sans concession a un petit côté plaisant faut l’avouer.
(Merci d’avoir réalisé Bye Bye Blondie par la suite Virginie).

Le Theatre  Bizarre, de plein de réalisateurs, 2012

Le Theatre Bizarre est une petite perle pour moi, c’est un peu mon chouchou. C’est une succession de 5 courts métrages, liés par un fil rouge: une jeune femme se rend dans un théâtre bizarre, où un animateur présente des marionnettes qui symbolisent le court métrage qui suivra.
Femmes castratrices,  indépendantes, sorcière utilisant le mâle, on peut dire que le Theatre Bizarre est un hymne à la force de la féminité. Le géniallisime Vision Stains de Karim Hussain n’a pas de complexe à dire qu’il n’y a que ce que les femmes ressentent ou vivent qui est intéressant, car ce sont elles qui souffrent vraiment.

5-Les habitées

Antichrist de Lars Von Trier, 2009

Produit final de sa dépression, Lars Von Trier livre ici un film profondément dérangeant, mettant en scène une Charlotte Gainsbourg machiavélique, (auto) destructrice. Traumatisée par la mort de son fils, elle va sombrer dans une folie, emportée par l’ambiance mystique de la maison de campagne qu’elle possède avec son mari. Folie dont il sera victime et pas qu’un peu.
Visuellement magnifique, je n’arrive pas à avoir d’opinion précise sur ce film tant il est déroutant, en tout cas peu de doute sur le fait que Von Trier a envie de faire mal à son héroïne.

Excision de Richard Bates, 2012

Ne vous y fiez pas, le titre est plus là pour créer un malaise artificiel, puisqu’il n’est en aucun cas question d’excision (enfin dans le sens où on l’entendrait au 1er abord).
Présenté dans plusieurs festivals comme celui de Sundance et de l’Etrange Festival, Excision est le fruit d’un court métrage. Pauline est une lycéenne pour le moins dérangée, mal dans sa peau, qui a des obsessions morbides et sanglantes. Elle tente de se débrouiller à survivre psychologiquement entre fantasmes et réalité. L’idée originale ici c’est de faire jouer des acteurs complètement à contre emploi: l’ancienne star du porno (mineure à l’époque) Tari Lords en mère plein de principes moraux, John Waters, acteur/réalisateur décalé en prêtre, et Malcom McDowell (Orange mécanique, Halloween 1 et 2 de Rob Zombie) en professeur moralisateur. De plus l’oppression vient ici des femmes (la mère, les étudiantes).
La mise en scène des rêves sordides de Pauline sont particulièrement visuellement réussis, une sorte d’endroit anesthésié, et où l’horreur en fait un lieu magnifique pour Pauline.
AnnaLyne McCord (90210, Nip Tuck…) est totalement méconnaissable dans ce rôle d’adolescente hideuse, courbée, frêle. C’est assez incroyable de ne plus arriver à distinguer le moindre charme ou beauté chez une femme pourtant si magnifique. Son interprétation est pour le moins, bluffante.
Pas de sortie française prévue pour le moment, et s’il sort, ça sera dans très peu de salles.

PREVENGE, D’Alice Lowe, 2016

Un fœtus prend le contrôle du corps de sa maman.
Tu veux en savoir plus? Va donc lire mon article ici.

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