Little Monsters

Affiche little monsters

Little Monsters est le premier long métrage d’Abe Forsythe, réalisateur australien. C’est une comédie horrifique, sur fond de sortie de classe maternelle mêlée à une attaque de zombie.
Au casting, l’oscarisée Lupita Nyong’o et Alexander England qu’on a pu apercevoir dans Alien: Convenant de Ridley Scott.
J’ai pu assisté à la projection de Little Monsters lors du festival de l’Absurde Séance, à Nantes.

Quand les gens ont envie de rire, ils vont souvent voir une comédie. Quand j’ai envie de rire, je préfère les comédies horrifiques. Et c’est compliqué parce que c’est vrai qu’il y en peu qui sont réussies.
Un sous genre se développe presque, celui des comédies zombiesques.
On pense évidemment à Shaun of the Dead d’Edgar Wright , qui reste une référence. Il y a aussi Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer qui se défend bien (avec sa suite qui sort fin octobre 2019).


Little Monsters s’inscrit donc dans cette lignée. Et il faut avouer que Lupita Nyong’o est irrésistible en maîtresse de maternelle, prête à tout pour préserver la sécurité physique et affective de ses élèves.
Et le moins que l’on puisse dire c’est que les personnages masculins ne sont pas épargnés. Dave est un musicien immature ( coucou le cliché), dépeint comme un adolescent animé par ses hormones. Le chouchou TV des enfants s’avère un obsédé sexuel qui déteste les petites têtes blondes. Le personnage est au final assez raté, un peu too much.
Abe Forsythe présente rapidement mais efficacement ses personnages. On les connaît suffisamment pour se sentir concerné-e. Le réalisateur zappe complètement le pourquoi du comment des zombies, pour amorcer rapidement l’action.

A coup de chanson de Taylor Swift au ukulélé, contines, jeux, le duo Dave/Audrey brave les zombies, en gardant le sourire.
Et ne croyez pas que parce qu’il y a des enfants, les effets gore sont absents. On ne manque pas de voir boyaux, morceaux de membres et sang faire le bonheur des zombies “lents”.
Le montage est dynamique, donne la tonalité drôle et absurde de Little Monsters. Et les gags sont pour la plupart, inattendus (une chorale de zombies, fallait oser). La photographie est lumineuse, et fait ressortir les couleurs chaudes (le jaune de la robe, le rouge du sang…). Un vrai rayon de soleil.
Et ce n’est pas parce que c’est une comédie que Little Monsters oublie le fond. On peut être touché-es par la thématique de la quête de confiance en soi, du sens que l’on donne à nos objectifs. Et surtout Little Monsters valorise les femmes en les plaçant comme personnages actifs (que ça soit Audrey ou la sœur de Dave).

Finalement, ce qui est sensé représenter la sécurité (à savoir les armes à feu et les militaires) incarne plutôt le contraire. Little Monsters réussit à nous mettre en joie et confiance avec les zombies, et à nous faire basculer dans la brutalité quand les militaires prennent le contrôle.

Avec final tellement plein de bonnes ondes, qu’on voudrait presque être nous aussi isolé-es avec un ukulélé à chanter des mièvreries…

Sortie le 18 octobre 2019.

Critiques des films dans le cadre de l’Absurde Séance 2019 à lire:

Furie
Lighthouse

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