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	<title>Archives des becky - Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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	<title>Archives des becky - Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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		<title>[Critique] Becky: le syndrome Peter Pan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2020 18:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<category><![CDATA[becky]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Becky est un film du duo Jonathan Milott et&#160;Cary Murnion (Cooties). Entre survival et home invasion, ce thriller sanglant y va à fond. Et malgré des maladresses, Becky se distingue par un personnage féminin original et un montage efficace. Becky 13 ans, est en conflit avec son père. Lors d&#8217;un séjour dans leur maison de &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-color has-background" style="background-color:#8e0b0b;color:#e9cbb0"><strong><em>Becky </em></strong>est un film du duo Jonathan Milott et&nbsp;Cary Murnion (<strong><em>Cooties</em></strong>). Entre survival et home invasion, ce thriller sanglant y va à fond. Et malgré des maladresses, <strong><em>Becky </em></strong>se distingue par un personnage féminin original et un montage efficace.</p>



<p>Becky 13 ans, est en conflit avec son père. Lors d&rsquo;un séjour dans leur maison de campagne, des évadés de prison prennent la famille en otage. C&rsquo;est le début d&rsquo;un affrontement entre Becky et ces intrus.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="203" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/0167601.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx-203x300.jpg" alt="enfant sang et adulte barbu" class="wp-image-2399" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/0167601.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx-203x300.jpg 203w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/0167601.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx-691x1024.jpg 691w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/0167601.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg 729w" sizes="(max-width: 203px) 100vw, 203px" /></figure>



<p class="has-text-color" style="color:#d30606"><em>Becky réalisé par Jonathan Milott et Cary Murnion<br>Ecrit par Nick Morris, Lane Skye et Ruckus Skye<br>Avec Lulu Wilson, Kevin James et Joel McHale</em></p>



<p>Sur la base d&rsquo;un pitch très basique,<strong><em> Becky </em></strong>cache finalement de véritables atouts. Lulu Wilson (vue dans la série <strong><em>The Haunting of Hill House</em></strong>) incarne Rebecca, dit Becky. Mais c&rsquo;est surtout la présence de Kevin James (oui c&rsquo;est bien lui sur l&rsquo;affiche) qui étonne ici, tant il est à contre emploi. Une manière déjà de nous dire que nous ne sommes pas rendu-es au bout de nos surprises? <em><strong>Attention spoilers!</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Becky dit Rebecca</h2>



<p>Quand le titre d&rsquo;un film porte le prénom d&rsquo;un personnage du film, ce n&rsquo;est jamais anodin.<br>C&rsquo;est déjà une manière de montrer au spectateur quel sera le personnage clef du film (qu&rsquo;ils soit principal ou pas). Rebecca est la femme d&rsquo;Isaac dans la bible, elle est l&rsquo;une des quatre mères. Une mère qui oeuvre pour son fils préféré Jacob, au détriment de son fils aîné. Une personnalité donc contestable et ambigue&#8230;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mon double moi</h3>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img decoding="async" width="300" height="202" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/BECKY_7-300x202.jpg" alt="" class="wp-image-2446" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/BECKY_7-300x202.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/BECKY_7-768x516.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/BECKY_7-446x300.jpg 446w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/BECKY_7.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p>Et cette caractéristique est démontrée dès l&rsquo;ouverture du film. Grâce à un <strong>montage habile</strong>, Becky (Lulu Wilson, vue dans <strong><em>Ouija les origines</em></strong>) est associée au personnage désigné comme le méchant. Un <strong>détenu</strong>, Dominik (Kevin James) à l&rsquo;apparence massive, dont la détermination est immédiatement perceptible.<br>Un montage vient appuyer cette <strong>ambiguïté </strong>en présentant un lien entre Becky et Dominik. A ce stade, l&rsquo;ambiguïté est totale, dans le but d&rsquo;<strong>éveiller l&rsquo;intérêt du public</strong>. Les deux personnages sont ils liés? Est ce le symbole d&rsquo;un duel? </p>



<p>Becky est en plein deuil. Elle a perdu sa mère suite à une maladie. Elle perd également son père, qui refait sa vie, en tentant de l&rsquo;inclure maladroitement. C&rsquo;est donc une jeune fille de 13 ans, qui démarre son adolescence avec déjà beaucoup de colère. Elle est <strong>filmée d&rsquo;ailleurs en dehors de la sphère familiale</strong>. Et ses seuls repères de confiance sont ses chiens. D&rsquo;ailleurs à travers la description de la chienne, le père évoque en toute bienveillance et conscience du problème, la personnalité de sa fille.</p>



<p>Par la suite, Becky apparait comme une sorte de <strong>double de Dominik</strong>. Le <strong>montage ne cesse de les lier</strong>, notamment dans les moments de tension. Et la caméra se resserre toujours sur Becky à la fin de leurs échanges. Comme si la <strong>violence de Dominik la piégeait petit à petit</strong>. Les plans sur une araignée qui piège un insecte posé sur sa toile appuient cette sensation.<br>Plus le temps avance, et plus Becky monte en intensité dans sa <strong>brutalité</strong>. <br>Et comment ne pas évoquer le final, où Dominik ne peut qu&rsquo;admettre la force redoutable de Becky qui le fascine. Tout comme le dernier plan du film qui indique au public de quel côté Becky a basculé. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Ange ou démon?</h3>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="460" height="341" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/Capture-d’écran-2020-06-16-à-13.29.56.png" alt="" class="wp-image-2450" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/Capture-d’écran-2020-06-16-à-13.29.56.png 460w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/Capture-d’écran-2020-06-16-à-13.29.56-300x222.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/Capture-d’écran-2020-06-16-à-13.29.56-405x300.png 405w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /></figure>



<p><strong><em>Becky</em></strong> possède une autre caractéristique renvoyant à une certaine ambiguïté. Alors que l&rsquo;ensemble des personnages semblent être cadrés par des enjeux clairs, leurs décisions sont constamment soumises à des <strong>paradoxes intérieurs</strong>.<br>Becky penche pour coopérer et alors que son adversaire joue la mauvaise carte, elle bascule complètement à l&rsquo;opposé. Et redouble de violence.<br>Robert Maillet qui joue l&rsquo;armoire à glace parait sans concession. Puis montre de la compassion. Mais est convaincu par son patron de continuer. Pour finalement de nouveau changer d&rsquo;avis en étant confronté à Becky. Et donc à ses actes passés.</p>



<p>Là où le personnage de Becky m&rsquo;a intriguée, c&rsquo;est qu&rsquo;elle n&rsquo;<strong>est pas présentée comme une victime</strong> de sa situation familiale. Et la<strong> rage </strong>qui l&rsquo;anime dès le début du film ne nous attendri pas, face à un père qu&rsquo;on devine aimant bien que maladroit.<br>On a au final du mal à se faire une opinion sur sa <strong>capacité à discerner le bien du mal</strong>. On sait qu&rsquo;elle se défend et qu&rsquo;elle est poussée dans ses retranchements. Et en même temps, elle se permet de commettre des atrocités non nécessaires à sa survie. Mais pour autant, on sait aussi que ses adversaires sont redoutables. Ce n&rsquo;est pas elle qui vient délivrer sa belle mère et son fils, elle n&rsquo;apparaitra jamais comme l&rsquo;héroïne.</p>



<p>A-t-elle toujours porté cette brutalité en elle? Ou les traumatismes sont ils les déclencheurs?</p>



<p>Alors que le ton du film ne semblait pas prendre cette direction, <strong><em>Becky</em></strong> s&rsquo;avère particulièrement <strong>graphique</strong>. Même si des scènes sont à mon sens inutiles (la coupure de l&rsquo;oeil!), la plupart témoignent de la violence qui habite Becky pour les raisons évoquées plus haut. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une enfant qui ne veut pas grandir</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="452" height="213" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/Capture-d’écran-2020-06-16-à-13.31.23.png" alt="" class="wp-image-2452" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/Capture-d’écran-2020-06-16-à-13.31.23.png 452w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/Capture-d’écran-2020-06-16-à-13.31.23-300x141.png 300w" sizes="(max-width: 452px) 100vw, 452px" /></figure>



<p>Contrairement à la plupart des films de genre qui ont un personnage féminin principal, il n&rsquo;est pas question dans <strong><em>Becky</em></strong> d&rsquo;évoquer le passage à l&rsquo;âge adulte, à l&rsquo;émancipation ou encore à l&rsquo;adolescence. Cela reste évidemment mon interprétation de <strong><em>Becky</em></strong>, mais pour moi, le sujet du film se situe ailleurs.<br>A savoir, comment une petite fille qui arrive tout juste dans l&rsquo;adolescence <strong>refuse de grandir.</strong> Malgré une mise en place des schémas habituels rappelant un classique cheminement d&rsquo;émancipation, <strong><em>Becky</em></strong> évoque avant tout une <strong>plongée totale dans la violence </strong>(physique et psychologique) que subit et fait subir une jeune fille qui devraient la forcer à grandir. Mais Becky s&rsquo;y refuse. Un <strong>female gaze</strong> inhabituel?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sang pour sang Becky</h3>



<p>Cette <strong>métaphore</strong> s&rsquo;illustre notamment à travers les <strong>décors</strong>. Son champ d&rsquo;attaque se situe dans le jardin de sa maison de la petite<strong> enfance</strong> liée à sa mère. Il y a aussi sa cabane qui sert de refuge, de lieu pour élaborer son plan de défense. Elle se servira aussi de ses<strong> jeux</strong>, babioles, crayons, pour confectionner ses armes (un pistolet à eau peut avoir des ressources!). Elle choisit le jeu de talkie walkie pour communiquer avec les bourreaux.<br>Alors qu&rsquo;elle a déjà fait <strong>preuve de brutalité</strong> pour le moins <strong>saignante</strong>, elle redevient petite fille quand un des complices s&rsquo;attaque à son chien.<br>Enfin, le dernier plan du film la montre mangeant des <strong>bonbons</strong>.</p>



<p>On retrouve également l&rsquo;<strong>aspect enfantin</strong> de <strong>Becky dans Dominik</strong>. Par exemple, il s&rsquo;installe avec son otage autour d&rsquo;un feu de camp, et se met à griller des marshmallow. Il prend également plaisir à « jouer » au chat et à la souris avec Becky. Un vrai comportement enfantin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/becky_8-h_2020-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-2447" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/becky_8-h_2020-1024x577.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/becky_8-h_2020-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/becky_8-h_2020-768x433.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/becky_8-h_2020-533x300.jpg 533w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/06/becky_8-h_2020.jpg 1296w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Becky s&rsquo;est perdue</h2>



<p>Malheureusement <strong><em>Becky</em></strong> perdra sans doute du public en chemin en raison de ses<strong> incohérences</strong>. Comme l&rsquo;écriture de la plupart des personnages. L&rsquo;armoire à glace au grand coeur qui frise le grotesque. Ou encore le fils de la belle mère de Becky qui non seulement n&rsquo;apporte rien à l&rsquo;histoire, mais en plus est plombé par un mauvais jeu d&rsquo;acteur.</p>



<p>Si on a de l&#8217;empathie pour le père de Becky, le personnage et l&rsquo;interprétation restent fades. De la même manière Amanda Brugel (vue dans<strong><em> <a aria-label="La Servante écarlate (opens in a new tab)" href="https://www.marieclaire.fr/comment-la-servante-ecarlate-inspire-les-femmes-a-travers-le-monde,1237644.asp" target="_blank" rel="noreferrer noopener" class="rank-math-link">La Servante écarlate</a></em></strong>) peine à convaincre en belle mère qui tente de se faire une place. Difficile de développer donc une véritable empathie.</p>



<p class="has-text-color has-background" style="background-color:#8e0b0b;color:#e9cbb0"><strong><em>Becky</em></strong> pourra rebuter par certains aspects mal maitrisés. Mais le traitement du personnage féminin associé à un montage dynamique propose un résultat assez inhabituel qui mérite le détour.<br>Une pépite d&rsquo;originalité dans le <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/sous-genres-cinema-de-genre/" target="_blank" aria-label="cinéma de genre (opens in a new tab)" rel="noreferrer noopener" class="rank-math-link">cinéma de genre</a></strong>.</p>
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