Affiche Vertige

Vertige (2008) est le premier film du français Abel Ferry. Des ami-es ont décidé d’aller faire de l’escalade à leurs risques et périls…

Je me rappelle de la vague promotion du film à l’époque de sa sortie. En voyant l’affiche (la nana en fond qui tombe, c’est quand même bien rigolo) et compte tenu de l’intrigue, on ne peut pas dire que le film provoqua en moi un grand intérêt. Scénario vu et revu, je me suis dit que j’allais m’ennuyer. De plus, le film ne se vendait pas vraiment comme un petit film de genre sympathique, mais plutôt comme un film d’action “pop corn”. Du coup je ne suis pas allée le voir. Mais, j’ai pris finalement le temps de le visionner. Et je dois dire que j’ai été très agréablement surprise.

Promenons nous dans les montagnes

Vertige se partage en deux parties totalement distinctes pour moi. Qui est à l’origine de son plus grand défaut.
On se trouve officiellement en Croatie alors que le film a été tourné dans les Alpes et les Pyrénées. Les paysages sont déjà magnifiques, mais ce n’est rien comparé à la suite.
Ainsi, nous voici donc en compagnie de deux couples. Un escaladeur (Fred et Carine, les meneurs), l’autre à moitié, Chloé et Loïc (qui est sujet au vertige, il n’est ici que pour sa copine). Guillaume, ex de Chloé qui lui aussi (évidemment), est là pour elle, les accompagne.
J’avoue que pendant les premières minutes de Vertige, j’étais plus intéressée par les paysages très bien cadrés, avec des plans qui donnent l’impression d’y être, plutôt que par l’intrigue. Celle ci est assez téléphonée (tenter un passage visiblement fermé…), la rivalité classique entre deux mâles (Loïc et Guillaume)…

La photographie est superbe, elle donne vraiment le sentiment de comprendre les enjeux des personnages, face au vide. C’est tout simplement magnifique et terrifiant.
Par ailleurs, le fait que le film soit tourné avec une caméra RED (premier film français à être tourné avec cette caméra) doit aider. La première partie du film s’achève avec une scène de tension au maximum, très bien rythmée. Il faut voir Vertige ne serait ce que pour cette scène.

film vertige

Cliffhanger 2

Enfin, la deuxième partie de ce moment, on passe dans le survival de base et il n’est plus question de “vertige” malheureusement. Les meurtres n’ont rien d’original, le tueur braconnier non plus, son antre encore moins et la fin n’en parlons pas…Bâclée.
Bref la partie purement horrifique est ratée.
Vertige est sauvé par ses interprètes qui arrivent à transmettre et à passer d’une émotion à l’autre, notamment Fanny Valette (qui a refusé le rôle principal d’A l’intérieur car elle jugeait le scénario trop horrible). La mise en scène reste efficace dans l’ensemble, parvenant à maintenir une tension.
Les détails amusants, révélant les personnalités et comportements de chacun est toujours un plaisir coupable et Vertige nous fait passer au final un bon moment. La raison d’être finalement d’un survival.

Pour conclure, Vertige reste une bonne découverte. Le film est surtout intéressant pour sa première partie. La deuxième devient un divertissement plus classique et moins travaillé à mon sens.

Vertige de Abel Ferry
Avec Fanny Valette, Johan Libéreau et Loïc Riveaux,
Montage Soline Guyonneau
Photographie Nicolas Massart

Sorti le 24 juin 2009

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