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	<title>Bon chic Bon genre &#8211; cinéma de genre(s)</title>
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	<title>Bon chic Bon genre &#8211; cinéma de genre(s)</title>
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		<title>[Critique] Alpha: beauté figée (mais pas son bashing)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 15:53:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alpha est le 3e long métrage de la réalisatrice palmée Julia Ducournau. Il raconte l&#8217;histoire d&#8217;Alpha, une adolescente qui vit avec sa mère. Dans un contexte d&#8217;épidémie, elles sont entourées d&#8217;Amine, l&#8217;oncle toxicomane d&#8217;Alpha.Le film a été présenté à Cannes en 2025, et l&#8217;accueil a été si mauvais qu&#8217;il a même été considéré comme très &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-alpha-beaute-figee-mais-pas-son-bashing/">[Critique] Alpha: beauté figée (mais pas son bashing)</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-d42f8e2e75a7191530caf56fe9440a52" style="color:#ffefc3"><strong><em>Alpha</em></strong> est le 3e long métrage de la réalisatrice palmée Julia Ducournau. Il raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;Alpha, une adolescente qui vit avec sa mère. Dans un contexte d&rsquo;épidémie, elles sont entourées d&rsquo;Amine, l&rsquo;oncle toxicomane d&rsquo;Alpha.<br>Le film a été présenté à Cannes en 2025, et l&rsquo;accueil a été si mauvais qu&rsquo;il a même été considéré comme très maladroit pour les programmateurs, d&rsquo;oser montrer un tel « accident industriel » qui allait amener fatalement sa réalisatrice au pilori. Alors pourquoi tant de haine? <br>Les 3 rédactrices de Bon Chic Bon Genre, Jess, Leo et Jeanne ont toutes adoré <strong><em>Alpha</em></strong>, alors on avait envie de défendre le film ensemble et par la même occasion, revenir sur sa réception Cannoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avis de Jess</h2>



<p><strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-grave-feminisme-mordant/">Grave</a></em></strong>, le 1er film de Julia Ducournau a été ovationné tant par le public que par les professionnels (plusieurs prix raflés en festival et 6 nominations aux Césars 2018, ce qui est une véritable performance pour un film de genre).<br>Vient ensuite <strong><em>Titane</em></strong>, Palme d&rsquo;Or 2021; on peut dire que Julia Ducournau s&rsquo;est fait une place fulgurante à la fois dans le <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-17-sous-genres-du-cinema-de-genre/">cinéma de genre</a></strong>, mais aussi dans le cinéma tout court. Ce faisant, elle a permis par la même occasion, d&rsquo;aider à légitimer les films de genre. Qu&rsquo;on aime ou pas son cinéma, force est de constater qu&rsquo;elle a réalisé une véritable performance.</p>



<p>Mais évidemment une telle ascension n&rsquo;est pas sans conséquence, surtout pour une femme et d&rsquo;autant plus, opérant dans un genre de cinéma qui est encore majoritairement réalisé et écrit par des hommes.<br><strong><em>Titane</em></strong> a beaucoup divisé,<strong><em> Alpha</em></strong> s&rsquo;éloigne un peu plus d&rsquo;un cinéma saignant et violent, Julia Ducournau teste, et sort de sa zone de confort. Elle dit avoir voulu s&rsquo;aventurer encore plus dans sa manière de montrer l&rsquo;amour.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-1024x576.webp" alt="" class="wp-image-23747" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-1024x576.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-1536x864.webp 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-1320x743.webp 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau.webp 1800w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Ici, il est donc question d&rsquo;amour familial, et de comment cet amour surpasse la maladie sous toutes ses formes. Celle qui sert de métaphore du SIDA, mais aussi l&rsquo;addiction, une forme de neuroatypie d&rsquo;Alpha dont les crises de panique se matérialisent, ou encore l&rsquo;hypercontrôle de la mère.</p>



<p>Cet amour circule au sein du trio Alpha-sa mère-son oncle (avec une alchimie forte entre Borros-Farahani-Tahim), comme dans un cercle vertueux; qui tente de les porter. Comme tout amour familial, il est imparfait, complexe, douloureux, maladroit et c&rsquo;est aussi comme ca qu&rsquo;on peut décrire <strong><em>Alpha</em></strong>. C&rsquo;est loin d&rsquo;être un film parfait. Il se perd parfois dans des chronologies, des dialogues et des enchaînements qui paraissent parfois bancals. Et c&rsquo;est sans doute ça qui rend <strong><em>Alpha</em></strong> particulièrement touchant.</p>



<p>J&rsquo;ai entendu que le film était très problématique dans sa représentation des malades du SIDA. Je trouve au contraire que Ducournau sublime ces malades, qui deviennent des statues comme grecques, qui illustrent comme le SIDA a sidéré, figé les coeurs et la solidarité. Ici ils sont perçus comme beaux, notamment par Alpha, contrebalançant la peur que la maladie suscite.<br>Par ailleurs les SFX sont sublimes, impressionnants de réalité.</p>



<p>Cette poussière de morts qui imprègne les vivants, est la représentation à la fois la plus claire, touchante et vraie, de l&rsquo;impact de la mort de nos proches aimés, sur nous. Ils restent accrochés à notre peau, cheveux, souvenirs. <strong><em>Alpha</em></strong> réinvente la figure du fantôme et rien que pour ça, merci (pour ce moment).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avis de Jeanne</h2>



<p>C&rsquo;est classique de l&rsquo;industrie, quand tu fais des bangers coup sur coup, les gens attendent que tu reproduises la même formule <em>ad vitam aeternam</em>&#8230; Mais n&rsquo;en déplaise aux haters, <em><strong>Alpha</strong></em> c&rsquo;est de la bombe bébé. <strong>Julia tu as des choses à dire, continue à explorer TON cinéma, continue à être une punk, on continuera à aller te voir en salle !</strong></p>



<p><em><strong>Alpha</strong></em> c&rsquo;est un film qui parle du sida on l&rsquo;a compris, et qui rappelle la covid aussi un peu &#8211; puisque c&rsquo;est notre dernier trauma partagé &#8211; Mais c&rsquo;est aussi un parti pris sur l&rsquo;état du système de santé Français, fragilisé par les politiques de droite. <em>Petit rappel que les derniers gouvernements ont causé la fermeture de plus de 11% des hôpitaux laissant 13 millions de patients se débrouiller avec moins de 2000 hôpitaux publics</em>&#8230; Le manque de moyens, de place, de personnel, illustrés dans le film sont malheureusement d&rsquo;actualité. Tout comme la stigmatisation envers les personnes malades, la misogynie et l&rsquo;homophobie, autres motifs du film. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;accident industriel, il y a un film fait avec le coeur, qui aborde des sujets importants et actuels.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1000" height="419" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/tahar-rahim-alpha-film-cannes-2025.webp" alt="" class="wp-image-23748" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/tahar-rahim-alpha-film-cannes-2025.webp 1000w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/tahar-rahim-alpha-film-cannes-2025-300x126.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/tahar-rahim-alpha-film-cannes-2025-768x322.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/tahar-rahim-alpha-film-cannes-2025-143x60.webp 143w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<p>Dans <em><strong>Alpha</strong></em>, le vent souffle. Tout le temps. En arrière plan, en fond sonore. Le vent est omniprésent, menaçant. Et là ou les précédents métrages étaient très charnels, <strong><em>Alpha</em></strong> est plus sentimental, mais avec un travail du son toujours ancré dans le body horror. Le récit est une montée en puissance et quand j&rsquo;ai réalisé pourquoi la poussière rouge s&rsquo;abat surtout sur les quartiers populaires, ça m&rsquo;a brisé le coeur.</p>



<p>Pour moi <em><strong>Alpha</strong></em>, c&rsquo;est un film populaire. <em><strong>Grave</strong></em> l&rsquo;était aussi avec son discours sur le déterminisme, et <strong><em>Titane</em></strong> sur la performance de genre. Franchement elle a réussi à me faire apprécier Vincent Lindon et Tahar Rahim en leur faisant jouer des personnages si durs, mais interprétés avec tellement d&#8217;empathie. <strong>Dans son cinéma Ducournau parle « des gens » de manière crue mais honnête. C&rsquo;est beau, ça fait bouillir le sang, aller voir un de ses films c&rsquo;est comme un bon concert de punk.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Avis de Leo</h2>



<p><em><strong>Alpha</strong></em> est le troisième film de la réalisatrice française Julia Ducournau.<br>Présenté en compétition officielle à Cannes en 2025, le film reçut un accueil particulièrement négatif. Ce rejet soulève la question de la <strong>réception d’un film de réalisatrice </strong>dont les premiers films ont été des succès tant critiques que publics. Les attentes envers une femme semblent bien plus élevées que celles envers un homme, et on ressent un certain plaisir, à peine déguisé, à voir une femme échouer. Enfin, aux yeux de certains. <strong><em>Alpha</em></strong> n&rsquo;est pas un échec pour tout le monde… Bien au contraire !</p>



<p><em><strong>Alpha</strong></em> est à ce jour le film le plus personnel de sa réalisatrice. Elle continue d’explorer ses obsessions : la mutation du corps et l’amour familial.<br>Par cette histoire de virus, de fantômes et d’ostracisation, Julia Ducournau compose un monde sensible, fantasmagorique, parfois cruel, où l’amour domine toujours.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="429" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-1024x429.jpg" alt="" class="wp-image-23847" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-1024x429.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-300x126.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-768x322.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-1536x644.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-2048x858.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-143x60.jpg 143w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-1320x553.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><span style="box-sizing: border-box; margin: 0px; padding: 0px;">On pouvait reprocher à <em><strong>Grave</strong></em> une mise en scène parfois trop simple, mais Julia Ducournau a amorcé, avec <em><strong>Titane</strong>, </em>des recherches formelles qu’elle prolonge aujourd’hui dan</span><em>s <strong>Alpha</strong>.</em><br>Là où <strong><em>Titane</em></strong> se montrait plus provocateur, <strong><em>Alpha</em></strong> privilégie des expérimentations plus subtiles. Son travail sur la photographie va à l’encontre de ce qu’on voit actuellement, surtout dans les films de plateforme, qui sont bien trop uniformisés et dépourvus de profondeur. Ici, elle travaille avec son directeur de la photographie, Ruben Impens, sur la désaturation des couleurs et la fluidité de la caméra.</p>



<p>Dans <em><strong>Alpha</strong></em>, elle joue avec l’ambiguïté de la figure du fantôme. Ici, le traumatisme intergénérationnel et les non-dits entre une mère et sa fille sont au cœur du mécanisme de deuil. Les deux femmes vont devoir apprendre à communiquer pour traverser cette période de doute et de douleur.</p>



<p><em><strong>Alpha</strong></em> est également une allégorie du virus du SIDA. Plutôt que de proposer un film historique et social, Julia Ducournau s’intéresse aux conséquences qu’un tel événement peut avoir sur la société et aux réflexes d’ostracisation à l’égard des populations qui diffèrent de la norme, en l’occurrence des homosexuelles et des immigrées.</p>



<p><strong><em>Alpha</em> </strong>prend aussi la forme d’un poème, d’une fable mêlant spiritualité et écologie. Les éléments naturels prennent le contrôle de la ville et de l’homme. Le “vent rouge” s’insinue jusque dans la ville d’Alpha et dans les veines de son oncle. Les symptômes mortels font des êtres humains des statues de marbre. C’est beau comme seul la mélancolie peut l’être. <em><strong>Alpha</strong></em> est un oxymore qui allie fatalisme morbide et espoir.</p>



<p>En définitive, <em><strong>Alpha</strong></em> apparaît comme une œuvre profondément singulière, qui refuse les attentes autant qu’elle les confronte. Là où son accueil cannois a pu cristalliser des jugements parfois hâtifs, le film semble surtout témoigner d’une cinéaste en pleine affirmation. En explorant le deuil, la mémoire et la marginalité à travers une esthétique sensorielle et poétique, Julia Ducournau livre un film qui ne cherche pas à plaire, mais à éprouver, à déranger et surtout à émouvoir.</p>



<p>Peut-être faut-il alors voir, dans les réactions contrastées suscitées par <em><strong>Alpha</strong></em>, non pas un échec, mais la <strong>preuve de sa radicalité</strong>. Car c’est précisément dans cette tension que le film trouve sa véritable force. <em><strong>Alpha</strong></em> ne se laisse pas apprivoiser immédiatement : il s’impose comme une expérience, un geste de cinéma qui, avec le temps, pourrait bien révéler toute sa richesse et s’inscrire durablement dans le paysage du cinéma contemporain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour sur l&rsquo;accueil d&rsquo;Alpha à Cannes</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23848" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Avec <strong><em>Alpha</em></strong>, Julia Ducournau a cherché à expérimenter sa capacité (ou pas, c&rsquo;est selon), à montrer des notions d&rsquo;amour, de liens. Même si pour moi <strong><em>Alpha</em></strong> est un fil conducteur parfaitement ancré dans sa filmographie, on est assez loin de scènes sanguinolentes de <strong><em>Grave</em></strong>, ou de tueuse mécanique dans <strong><em>Titane</em></strong>. Donc je peux imaginer qu&rsquo;un certain public ne suive plus.<br>De plus, Alpha n&rsquo;est pas dénué de défauts, on est bien d&rsquo;accord; donc il y a effectivement aussi des choses à relever pour critiquer négativement le film.</p>



<p>En revanche, ce que je m&rsquo;explique moins, c&rsquo;est la <strong>virulence, voire la condescendance</strong> (avec des relans de sexisme, si je me laissais aller), des propos qui ont parfois été tenus dans des émissions, podcasts, critiques textuelles. Les remarques assassines n&rsquo;ont pas manqué.</p>



<p>Dans un contexte ou de nombreux films très mauvais sont faits en toute conscience pour des questions de rentabilité, ça me laisse assez pantoise d&rsquo;être aussi virulent-e envers <strong><em>Alpha</em></strong>.<br>Un film qu&rsquo;on peut trouver raté, peut être passable, mais dont il se dégage une incontestable sincérité.</p>



<p>Avec <strong>La S&rsquo;horrorité</strong> on en parle lors de ce live, à 40 minutes:</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>[Dossier] La représentation des fantômes féminins Japonais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 15:13:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse des représentations]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La J Horror est s&#8217;inscrit dans le cinéma de genre à travers très régulièrement, des histoires de fantômes particulièrement violents et radicaux.Le Japon est un des rares pays (avec la Corée du Sud) qui voit son cinéma horrifique parvenir relativement facilement jusqu&#8217;à nous. Force est des constater qu&#8217;il met souvent en scène des fantômes féminins. &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-des-fantomes-feminins-japonais/">[Dossier] La représentation des fantômes féminins Japonais</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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<p class="has-text-color has-background has-link-color wp-elements-fac2c732f0bb50a47d4238b1bb3e3c27" style="color:#f4e6c0;background-color:#aa0b0b">La J Horror est s&rsquo;inscrit dans le <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-17-sous-genres-du-cinema-de-genre/">cinéma de genre</a></strong> à travers très régulièrement, des histoires de fantômes particulièrement violents et radicaux.<br>Le Japon est un des rares pays (avec la Corée du Sud) qui voit son cinéma horrifique parvenir relativement facilement jusqu&rsquo;à nous. Force est des constater qu&rsquo;il met souvent en scène des fantômes féminins. Pourquoi? Comment? Et qu&rsquo;est cela raconte sociologiquement et politiquement du Japon?</p>



<p>Le cinéma d&rsquo;horreur Japonais, qui fait parti de ce qu&rsquo;on appelle la J-Horror, s&rsquo;axe sur des intrigues incluant des fantômes, des hantises, des malédictions.<br>Entre colonisations, violences et tortures, domination patriarcale, le Japon n&rsquo;est finalement pas en reste (contrairement à la vitrine de pays sympa qui est projetée), pour donner naissance à ces histoires.<br>Il se trouve que les fantômes féminins sont largement surreprésentés dans le cinéma d&rsquo;horreur Japonais. Logique que je m&rsquo;y intéresse!</p>



<p>Vaste sujet qu&rsquo;est le cinéma de genre Japonais. Je ne suis ni une spécialiste du Japon, ni une spécialiste du cinéma horrifique Japonais. En revanche, je ne peux pas ignorer que les fantômes Japonais qui imprègnent tant notre pop culture (comme Sadako de <strong><em>Ringu</em></strong>) sont globalement des femmes. Ce n&rsquo;est donc pas un hasard et cela traduit des croyances, des peurs, des évolutions sociologiques que nous allons essayer de comprendre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="502" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1636844819672324-1-1024x502.jpg" alt="" class="wp-image-23441" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1636844819672324-1-1024x502.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1636844819672324-1-300x147.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1636844819672324-1-768x376.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1636844819672324-1-122x60.jpg 122w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1636844819672324-1-1320x647.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1636844819672324-1.jpg 1325w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Utagawa Kuniyoshi</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Une richesse sans fin des fantômes Japonais</h2>



<p>L&rsquo;origine des fantômes Japonais remonte à loin (Moyen Âge) et depuis on compte une diversité impressionnante de catégories de fantômes ou autres manifestations fantastiques, les yōkai (et on peut en compter des centaines qui ont des apparences humaines et/ou animales). Sans rentrer dans le détail, il est intéressant de noter que cette richesse est sans doute dûe au fait que la culture Japonaise accorde une haute importance à la notion d&rsquo;âme. Par ailleurs, la mort est plus intégrée et proche des vivant-es que chez nous. Par exemple, comme expliqué dans l&rsquo;<strong><a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/yurei-yokai-mononoke-inquietantes-creatures-japonaises-6489639">émission de France Culture</a></strong>, les cimetières sont en vase clos ici; dans un espace fermé et bien à part, alors qu&rsquo;au Japon ils sont ouverts, intégrés à la ville. Par ailleurs, les gens sont crus quand ils racontent des histoires de fantômes qu&rsquo;ils ont vu, contrairement à nous.</p>



<p>Dans le cinéma d&rsquo;horreur ce sont les yurei qui vont principalement nous intéresser. Là aussi, il y a plusieurs types de yokaux, et détail qui a son importance, la plupart concernent des fantômes féminins.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Onryo&nbsp;:</strong>&nbsp;fantôme vengeur (et vénère), que l’on retrouve dans la plupart des films d’horreur japonais (représentation la plus courante dans le cinéma de genre),</li>



<li><strong>Ubume&nbsp;:</strong>&nbsp;jeune mère qui a accouché ou femme enceinte décédée qui porte un enfant dans ses bras et qui demande aux passant-es de le porter. Une fois dans les bras de la personne, l&rsquo;enfant devient petit à petit une pierre. </li>



<li><strong>Goryo&nbsp;:</strong>&nbsp;fantôme aristocrate, déclenchant des catastrophes naturelles.</li>



<li><strong>Funayurei&nbsp;:</strong>&nbsp;un noyé qui tente de faire chavirer les bateaux, en les remplissant d&rsquo;eau.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="230" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ubume-230x300.jpg" alt="" class="wp-image-23439" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ubume-230x300.jpg 230w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ubume-784x1024.jpg 784w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ubume-768x1003.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ubume-46x60.jpg 46w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ubume.jpg 1000w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Ubume (source: Yokai.com)</em></figcaption></figure>
</div>


<p>On constate donc que ces personnes ont toutes subi une mort violente et soudaine, qui en font des âmes errantes, en proie à cette violence. Par ailleurs, ces morts sont marquées par des peurs et des traumatismes spécifiques au Japon: les catastrophes naturelles.</p>



<p>Il existe quantité de fantômes féminins qui sont marqués par des clichés sexistes et/ou dans la volonté d&rsquo;invisibiliser ce qui est considéré comme autre, comme le handicap. Je vous conseille cette émission du podcast <em>La librairie Yokai</em>, qui liste et analyse plusieurs typologies de fantômes:</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://link.deezer.com/s/317WhVmnXGhUmG6LC9JiI"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="148" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-23-a-22.04.11-1024x148.png" alt="" class="wp-image-23454" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-23-a-22.04.11-1024x148.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-23-a-22.04.11-300x43.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-23-a-22.04.11-768x111.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-23-a-22.04.11-416x60.png 416w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-23-a-22.04.11.png 1150w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>La figure du fantôme Japonais qui va nous intéresser ici est donc l&rsquo;onryo, qui à la base, n&rsquo;a pas de représentation physique spécifique. Ce sont ses représentations théâtrales à travers la pratique du théâtre kabuki à partir de 1700 qui inscrivent une apparence physique reconnaissable facilement par le public. Ces représentations finissent très souvent violemment, et notamment avec un féminicide; nous y reviendrons.<br>On y trouve un fantôme avec une <strong>robe blanche, des longs cheveux noirs et un visage blanc</strong>. C&rsquo;est une représentation qui perdure aujourd&rsquo;hui; avec des variantes, qui permet toujours à l&rsquo;audience, et notamment occidentale, d&rsquo;associer ce fantôme à la culture Japonaise facilement, sans avoir besoin de le conscientiser.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="275" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/80986.gif" alt="" class="wp-image-23438"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Ringu</em></figcaption></figure>
</div>


<p>D&rsquo;ailleurs, vous noterez que les fantômes féminins Japonais n&rsquo;ont rien à voir avec les fantômes Européens ou Américains. On est très loin d&rsquo;une entité vaporeuse, flottante.<br>Certains éléments liés à l&rsquo;<strong>apparence</strong> sont ainsi caractéristiques des onyros, en dehors des cheveux noirs:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Leur aspect <strong>charnel.</strong> Pas de fantômes transparent ou autre, les onryos sont ancrés dans le sol (au point de ramper parfois comme dans <strong><em>The Grudge</em></strong>). On se souvient des ongles arrachés de Sadako dans <strong><em>Ringu</em></strong>, qui est une rappel direct de sa souffrance à avoir essayé de s&rsquo;échapper du puit.</li>



<li>Dans la moitié des cas environ, leur apparence physique, et notamment le visage est déformé, abîmé. Un point commun que l&rsquo;on retrouve chez les <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-de-la-possession-demoniaque/">personnages féminins qui sont possédés</a></strong>. Si cela se remarque sur la J Horror de ces 20 dernières années, dès les années 50 on remarque des figures de fantômes déformées, comme dans <strong><em>Illusion of blood</em></strong> en 1965.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="899" data-id="23567" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.18-1024x899.png" alt="" class="wp-image-23567" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.18-1024x899.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.18-300x263.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.18-768x674.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.18-68x60.png 68w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.18.png 1180w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">One missed call</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="875" data-id="23568" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.30-1024x875.png" alt="" class="wp-image-23568" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.30-1024x875.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.30-300x256.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.30-768x656.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.30-70x60.png 70w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-16.28.30.png 1210w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">The locker</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="700" height="297" data-id="23566" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/fantomesjaponais_1.jpg" alt="" class="wp-image-23566" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/fantomesjaponais_1.jpg 700w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/fantomesjaponais_1-300x127.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/fantomesjaponais_1-141x60.jpg 141w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption class="wp-element-caption">Illusion of blood</figcaption></figure>
</figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les onryos utilisent fréquemment la <strong>technologie </strong>pour attaquer/communiquer: le téléphone (<strong><em>La mort en ligne</em></strong>), la télé, internet&#8230;</li>
</ul>



<p>Mais on remarque aussi des différences notables, d&rsquo;un point de vue <strong>psyché et actions</strong>:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Leur <strong>violence radicale</strong>. Contrairement aux fantômes occidentaux qui parfois terrorisent car ils veulent vengeance ou réparation, les onyros n&rsquo;ont qu&rsquo;un mot d&rsquo;ordre: tuer. L&rsquo;issue est fatale quand on croise un onryo. Que vous soyez responsable ou non de sa mort, cela a peu d&rsquo;importance. Le fantôme, aveuglé de haine et animé par la violence, ne laisse aucune chance.</li>



<li>Ils ne recherchent ni <strong>pardon, ni rédemption, ni réparation</strong>. Il n&rsquo;y a pas moyen d&rsquo;apaiser leur âme.</li>



<li>L&rsquo;idée derrière cette radicalité est un besoin de <strong>perpétuer sa légende</strong>, pour rappeler leur mort violente souvent liée à un meurtre ou un féminicide.</li>
</ul>



<p>En cela, on voit une certaine volonté des fantômes Japonais de se rapprocher des humains. A la fois pour les hanter et se venger, mais surtout pour continuer d&rsquo;exister. C&rsquo;est précisément le sens que l&rsquo;on peut trouver au fait que les onryos attaquent sans distinction qui se trouve sur son chemin. L&rsquo;idée est de perpétuer la légende, la terreur et leur souvenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La renaissance de la J Horror fin 90/début 2000</h2>



<p>Il est à noter que la J Horror avec des fantômes féminins est particulièrement forte (en parvenant jusqu&rsquo;à nous principalement fin 90/début 2000). Voyez plutôt:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><em>Ringu</em></strong> (1998) et ses suites,</li>



<li><strong><em>Ju On</em></strong> (2002) et ses suites,</li>



<li><strong><em>Dark Water</em></strong> (2002),</li>



<li><strong><em>One missed call </em></strong>(2003),</li>



<li><strong><em>Carved</em></strong> (2006)</li>



<li><strong><em>The locker </em></strong>(2004)</li>



<li><strong><em>Ghost actress</em></strong> (1996)</li>



<li><strong><em>Exte</em></strong> (2007)</li>



<li><strong><em>Ju Rei la malédiction</em></strong> (2004), etc&#8230;</li>
</ul>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="268" height="400" data-id="23432" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/s-l400.jpg" alt="" class="wp-image-23432" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/s-l400.jpg 268w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/s-l400-201x300.jpg 201w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/s-l400-40x60.jpg 40w" sizes="(max-width: 268px) 100vw, 268px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="729" height="1024" data-id="23433" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/MV5BYjE0Nzk1NzMtOWVjOS00YTM2LTkxZmMtNjMxMGYyNjgwY2Q0XkEyXkFqcGc@._V1_-729x1024.jpg" alt="" class="wp-image-23433" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/MV5BYjE0Nzk1NzMtOWVjOS00YTM2LTkxZmMtNjMxMGYyNjgwY2Q0XkEyXkFqcGc@._V1_-729x1024.jpg 729w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/MV5BYjE0Nzk1NzMtOWVjOS00YTM2LTkxZmMtNjMxMGYyNjgwY2Q0XkEyXkFqcGc@._V1_-214x300.jpg 214w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/MV5BYjE0Nzk1NzMtOWVjOS00YTM2LTkxZmMtNjMxMGYyNjgwY2Q0XkEyXkFqcGc@._V1_-768x1078.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/MV5BYjE0Nzk1NzMtOWVjOS00YTM2LTkxZmMtNjMxMGYyNjgwY2Q0XkEyXkFqcGc@._V1_-43x60.jpg 43w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/MV5BYjE0Nzk1NzMtOWVjOS00YTM2LTkxZmMtNjMxMGYyNjgwY2Q0XkEyXkFqcGc@._V1_.jpg 997w" sizes="(max-width: 729px) 100vw, 729px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="716" height="1024" data-id="23434" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ju_rei_la_malediction-716x1024.jpg" alt="" class="wp-image-23434" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ju_rei_la_malediction-716x1024.jpg 716w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ju_rei_la_malediction-210x300.jpg 210w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ju_rei_la_malediction-768x1098.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ju_rei_la_malediction-1074x1536.jpg 1074w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ju_rei_la_malediction-1433x2048.jpg 1433w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ju_rei_la_malediction-42x60.jpg 42w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ju_rei_la_malediction-1320x1887.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/ju_rei_la_malediction-scaled.jpg 1791w" sizes="(max-width: 716px) 100vw, 716px" /></figure>
</figure>



<p>Ce n&rsquo;est pas un hasard quand on constate les événements inquiétants qui traversent le Japon à cette époque:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La peur de la fin du millénaire,</li>



<li>Le Japon subit une grave<strong><a href="https://www.senat.fr/ga/ga-028/ga-0282.html#:~:text=Entre%201990%20et%201997%2C%20la,leur%20niveau%20de%201984%2D1985."> crise économique</a></strong> à partir de 1992 </li>



<li>Les ikikomori apparaissent: ces jeunes qui restent enfermés dans leur chambre sans jamais sortir à l&rsquo;extérieur,</li>



<li>Diverses tentatives d&rsquo;attentats comme en 1993 par la secte Aum shinrikyô, mais aussi l&rsquo;attentat dans le métro à Tokyo qui fait une dizaine de morts et des milliers de blessés en 1995 (sachant que le dernier responsable de l&rsquo;attentat encore en fuite a été arrêté seulement en 2012).</li>



<li>Le survol du Japon par un missile nord coréen en 1998.</li>
</ul>



<p>Autant d&rsquo;événements inquiétants font donc un terreau idéal pour créer des films d&rsquo;horreur!<br>Comme évoqué plus haut, la plupart des films de fantômes Japonais contiennent une histoire de féminicide. Et en effet, on retrouve une multitude de films mettant en scène des <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-de-la-femme-forte/">femmes</a></strong> ou des petites filles terrifiantes:</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="463" height="700" data-id="23415" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Carved-slitmouthedwoman-11.jpg" alt="" class="wp-image-23415" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Carved-slitmouthedwoman-11.jpg 463w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Carved-slitmouthedwoman-11-198x300.jpg 198w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Carved-slitmouthedwoman-11-40x60.jpg 40w" sizes="(max-width: 463px) 100vw, 463px" /><figcaption class="wp-element-caption">Carved</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="685" data-id="23416" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/dark-water-01-1024x685.jpg" alt="" class="wp-image-23416" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/dark-water-01-1024x685.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/dark-water-01-300x201.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/dark-water-01-768x513.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/dark-water-01-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/dark-water-01-374x249.jpg 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/dark-water-01.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Dark Water</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="250" height="355" data-id="23418" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Sadako_Yamamura_in_Ringu.png" alt="" class="wp-image-23418" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Sadako_Yamamura_in_Ringu.png 250w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Sadako_Yamamura_in_Ringu-211x300.png 211w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Sadako_Yamamura_in_Ringu-42x60.png 42w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ringu</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="880" height="542" data-id="23417" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/telechargement.jpeg" alt="" class="wp-image-23417" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/telechargement.jpeg 880w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/telechargement-300x185.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/telechargement-768x473.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/telechargement-97x60.jpeg 97w" sizes="(max-width: 880px) 100vw, 880px" /><figcaption class="wp-element-caption">The Grudge</figcaption></figure>
</figure>



<p>Du côté de la situation sociale et économique des Japonaises, cela bouge aussi dans les années 90. Société fortement dominée par des principes patriarcaux (le Japon reste l&rsquo;un des pays industrialisés où les inégalités hommes/femmes sont les plus fortes), le rôle des femmes est cantonné à la maison et à l&rsquo;éducation des enfants. Mais dans les années 90, Le Japon a besoin de booster son économie suite aux crises évoquées précédemment et au vieillissement de la population. Le gouvernement facilite donc l&rsquo;entrée des femme sur le marché du travail (en exonérant de charges fiscales les salarié.es en congé parental par exemple). Les Japonaises gagnent donc en autonomie.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Ces fantômes féminins sont doublement pénalisés: ces femmes sont devenues antagoniste en raison de mort violente et elles n&rsquo;ont pas de rédemption possible</p></blockquote></figure>



<p>L&rsquo;universitaire <strong>Pascale Fakhry</strong> dans “<em>Woman’s Horror Films</em>” explique que les hommes voit cette évolution comme une menace, et cela se traduit par la place ambiguë qui leur est attribuée dans les films d’horreur. Les femmes ont le rôle principal et sont actives (comme dans <strong><em>The Ringu</em></strong> ou <strong><em>Dark Water</em></strong>), mais l’horreur leur tombe justement dessus car elles ne sont plus de bonnes mères au foyer. Dans Ringu, la mère journaliste enquête et dans <strong><em>Dark Water</em></strong>, elle doit travailler suite à son divorce. La moralité (peu subtile) est que pour survivre, la tradition les protègera et que changer est mauvais pour elles. Si on pousse le raisonnement pour <strong><em>Dark Water</em></strong>, il faudrait même que la mère se force à rester en couple avec un homme détestable.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="663" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/dark-water-03-1024x663.jpg" alt="" class="wp-image-23513" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/dark-water-03-1024x663.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/dark-water-03-300x194.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/dark-water-03-768x497.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/dark-water-03-93x60.jpg 93w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/dark-water-03.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Dark Water &#8211; Diaphana</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Surtout que ce début d&rsquo;autonomie se paye au prix fort. Ces dérèglementations ont permis aux entreprises de faire perdurer des contrats précaires en utilisant davantage de l&rsquo;intérim (<em>Source: L’évolution des conditions d’activité des femmes : une comparaison France-Japon: Arnaud Dupray</em>).<br>Surtout, cette évolution ne se retrouve pas dans celle des moeurs. Les attentes familiales pèsent toujours sur les femmes. Ainsi, les Japonaises sont tiraillées entre leur rôle de mère, d&rsquo;épouse, de travailleuse. Et si cela ne suffisait pas, l&rsquo;arrivée de ces nouvelles travailleuses n&rsquo;est pas toujours bien vue, ce qui provoque un backclash contre le féminisme.<br>Fin 1998, le parlement refuse de voter une loi pour contrer les violences conjugales pour finalement l&rsquo;adopter en 2001, après qu&rsquo;une étude du Cabinet révèle qu&rsquo;une Japonaise sur 10 est victime de violences domestiques graves. Cette disposition a permis l&rsquo;apparition de nombreux abris pour les femmes, et une meilleure information sur le sujet; facilitant la prise de conscience. Mais l&rsquo;essentiel manque. Des chercheurs, à l&rsquo;image de Kanoko Kamata, pointent ces actes relèvent du code civil et ne sont assortis d&rsquo;aucune sanction, ou obligation de soins. Bref, l&rsquo;impunité est préservée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La violence des onryo</h3>



<p>Les années 90 sont donc une période charnière pour le Japon et pour les femmes, ce qui peut expliquer la dynamique de leur cinéma d&rsquo;horreur.<br>Mais ce sont bien la présence de fantômes féminins qui écrasent la J Horror. Alors pourquoi?</p>



<p>Les fantômes masculins sont quasiment absents, et le reste des fantômes non identifiés comme féminins sont bien souvent des entités abstraites et non genrées.<br>Il y a bien quelques fantômes masculins dans les contes japonais, mais il s&rsquo;agit de guerriers ou de nobles, qui ont été fourvoyés et provoquent donc des perturbations climatiques pour réclamer leur dû. On a donc une dimension d&rsquo;honneur à laver, de virilité à rassurer.<br>On retrouve également des hommes, victimes de meurtres, mais qui errent « gentiment » (comme dans <strong><em>l&rsquo;Empire de la passion</em></strong> où un mari trompé est jeté dans un puit; comme dans <strong><em>Ringu</em></strong>), sans chercher à tuer; ce sont des <strong>goryô</strong>. <br>Et cela fait toute la différence avec les fantômes féminins Japonais qui sont cruels, n&rsquo;épargnant personne. Ainsi, ces personnages féminins sont victimes d&rsquo;une double peine:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Humaines</strong>; elles sont victimes de féminicides dans des cadres souvent très violents (mari qui larde de coups de couteaux Kayako dans <strong><em>Ju On</em></strong>),</li>



<li><strong>Les onryo</strong> frappent de la mort; quiconque qui passe sur leur chemin. Alors qu&rsquo;elles sont victimes à l&rsquo;origine; ces fantômes féminins deviennent des <strong>antagonistes</strong> particulièrement terrifiants.</li>
</ul>



<p>Ces caractéristiques pèsent aussi sur les protagonistes féminines vivantes.<br>Dans la mesure où il n&rsquo;y a pas de rédemption possible des onryo, et que l&rsquo;issue est fatale pour les protagonistes; ces personnages peinent parfois à exister, et à faire preuve véritablement d&rsquo;émancipation. Dans <strong><em>One missed call</em></strong> par exemple, l&rsquo;héroïne assiste impuissante à la mort de son entourage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le féminin monstrueux</h2>



<p>Cela m&rsquo;amène à évoque la théorie évoquée par Barbara Creed, à savoir le <strong><a href="file:///Users/jessicamichenaud/Downloads/lee-2014-les-transformations-du-feminin-monstrueux-dans-le-nouveau-cinema-asiatique-de-femmes-fantomes.pdf">féminin monstrueux</a></strong>. Cette universitaire Australienne spécialisée dans le cinéma d&rsquo;horreur, a écrit notamment en 1993 <strong><em>The Monstrous-Feminine</em></strong>. Elle y étudie la manière dont les personnages féminins sont caractérisés comme monstrueux, notamment à travers les rôles de mères (et autant dans la culture occidentale qu&rsquo;asiatique, et oui le patriarcat est une notion universelle qui rassemble beaucoup, beaucoup d&rsquo;adeptes à travers le monde).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="169" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/carved-300x169.jpg" alt="" class="wp-image-23516" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/carved-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/carved-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/carved-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/carved-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/carved.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Carved</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Creed évoque par exemple la notion d' »utérus dévorateur » qui se matérialise grâce à deux principales observations:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Physiquement: </strong>la mère prend plus ou moins l&rsquo;apparence d&rsquo;un monstre. Que ça soit dans <strong><em>Carved</em></strong>, où elle est défigurée par une entaille béante au niveau de la bouche, ou dans <strong><em>The Grudge</em></strong> où elle rampe comme un insecte avec une expression de visage déformé.<br>Le visage abîmé et/ou déformé est d&rsquo;ailleurs une caractéristiques commune que l&rsquo;on peut retrouver dans le cinéma de genre occidental, représentant les <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-de-la-possession-demoniaque/">femmes possédées</a></strong>.</li>



<li><strong>Moralement:</strong> Dans <strong><em>The Grudge</em></strong>, la figure de mère n&rsquo;existe plus pour l&rsquo;enfant lui même assassiné. Les deux entités fantomatiques co existent sans avoir de contact. De plus, Creed précise que la maison devenue maléfique représenté ce fameux « utérus » qui en son sein (!), ne répand que mort brutale.<br>Dans <strong><em>Carved</em></strong>, la mère est déjà défaillante quand elle est en vie au sein même de son foyer où elle maltraite ses enfants. Sa dangerosité n&rsquo;est que décuplée et quitte le cocon familial quand devenue spectre, elle s&rsquo;attaque aux enfants. Dans <strong><em>Ringu</em></strong>, la mère est considérée comme une sorcière maléfique par la population.</li>
</ul>



<p>Le cas de <em><strong>Bilocation</strong></em> est particulièrement intéressant à évoquer. Ce film de Mari Asato, raconte l&rsquo;histoire de double, en apparence maléfique qui empoisonnent la vie des personnes originelles. Le personnage d&rsquo;une mère est par exemple désemparée, car son double vient constamment au chevet de son fils à l&rsquo;hôpital pour l&rsquo;enlever et l&rsquo;extraire de ses soins.<br>Mais on apprend que les doubles naissent d&rsquo;une frustration, d&rsquo;un danger ou d&rsquo;une peur que connaissent les originaux. Ainsi, on apprend que la mère, acculée par les conditions de santé de son fils qui l&rsquo;épuise, souhaite intérieurement que son fils meure. Le double intervient donc pour protéger ce fils.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/image-w1280-1024x576.webp" alt="" class="wp-image-23497" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/image-w1280-1024x576.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/image-w1280-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/image-w1280-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/image-w1280-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/image-w1280.webp 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Bilocation</em></strong>&#8211; Kadokawa</figcaption></figure>
</div>


<p>On a ici la figure d&rsquo;une mère dans la réalité qui montre un signe de défaillance (mais que le film ne la pointe pas pour autant comme coupable). Cette défaillance est contrebalancée par ce fantôme qui semble maléfique aux premiers abords, mais qui s&rsquo;avère être pour une fois, signe de bienveillance.<br>Si vous me lisez régulièrement vous savez comme je peux le répéter, mais d&rsquo;où l&rsquo;intérêt d&rsquo;avoir des réalisatrices pour renouveler les représentations et les histoires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les enfants fantômes</h3>



<p><strong><em>Bilocation</em></strong> évoque donc la violence faites aux enfants, ce qui me permet de constater que comme dans le cinéma d&rsquo;horreur occidental, la J Horror met en scène des enfants fantômes pour renvoyer la responsabilités des adultes, de leur malheur.<br>Comme dans le cinéma d&rsquo;horreur occidental également, il y a une écrasante majorité de petites filles fantômes.<br>Mais à la différence du cinéma occidental (<strong><em>La dame en noir, Mama, L&rsquo;Orphelinat</em></strong>, etc..), les enfants fantômes sont de véritables machines à tuer.<br>Dans les années 2000, différentes affaires d&rsquo;infanticides<strong>*</strong> (sur fond de mères pressurisées), sont médiatisées. En 2019, les violences sur les enfants ont fortement augmenté*** au Japon. Bref, comme partout, les <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">enfants sont des minorités les plus maltraitées</mark></strong>, car encore plus vulnérables et malléables.</p>



<p>Les enfants fantômes existent davantage dans la J Horror récente. On note par exemple Sadako de <strong><em>Ringu</em></strong>, piégée vivante dans un puit, la petite fille de <strong><em>Dark Water</em></strong> oubliée dans la cuve d&rsquo;eau (l&rsquo;eau reste définitivement un élément universel pour symboliser la mort). Mais aussi le bébé oublié dans un casier de <strong><em>The Locker</em></strong> et Toshio; le fils de Kayako et victime collatérale de violences conjugales dans <strong><em>Ju On</em></strong>; ces films représentent un échantillon du panel de violences possibles. De la négligence qui mène à la mort, au meurtre brutal.</p>



<p>Ces films utilisent la représentation terrifiante qu&rsquo;un enfant peut être une véritable menace, et <strong>inverse finalement totalement le rapport de force </strong>qui met à mal le pouvoir et le contrôle initial des adultes.<br>Mais on peut également noter que comme les fantômes féminins, leur apparence est souvent modifiée de telle sorte qu&rsquo;ils sont perçus dorénavant davantage comme des monstres que des enfants. Ce qui atténue la portée politique de la représentation de ces violences.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BMWM5MWY4MDUtZTY4Yy00ZGRiLWI0YmMtZGI5ZmFjY2VkMTU5XkEyXkFqcGc@._V1_-1024x559.jpg" alt="" class="wp-image-23594" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BMWM5MWY4MDUtZTY4Yy00ZGRiLWI0YmMtZGI5ZmFjY2VkMTU5XkEyXkFqcGc@._V1_-1024x559.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BMWM5MWY4MDUtZTY4Yy00ZGRiLWI0YmMtZGI5ZmFjY2VkMTU5XkEyXkFqcGc@._V1_-300x164.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BMWM5MWY4MDUtZTY4Yy00ZGRiLWI0YmMtZGI5ZmFjY2VkMTU5XkEyXkFqcGc@._V1_-768x419.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BMWM5MWY4MDUtZTY4Yy00ZGRiLWI0YmMtZGI5ZmFjY2VkMTU5XkEyXkFqcGc@._V1_-110x60.jpg 110w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BMWM5MWY4MDUtZTY4Yy00ZGRiLWI0YmMtZGI5ZmFjY2VkMTU5XkEyXkFqcGc@._V1_-1320x720.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BMWM5MWY4MDUtZTY4Yy00ZGRiLWI0YmMtZGI5ZmFjY2VkMTU5XkEyXkFqcGc@._V1_.jpg 1365w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em><strong>The locker</strong></em></figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi tant de haine des fantômes féminins Japonais?</h3>



<p>Comme souvent, et au regard des éléments précisés plus haut, cette haine des fantômes féminins peut se voir à travers 2 prismes principaux:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le <strong>reflet de la société patriarcale Japonaise qui projette une peur </strong>sur ces femmes, et notamment les travailleuses qui sont sur le marché de l&#8217;emploi. Mais aussi la peur que ces femmes ne remplissent plus ou mal leur rôle de mère. <br>Si on reprend l&rsquo;étude citée ci-dessus sur la violence faites aux enfants, les hommes sont en tête des auteurs des violences physiques. De qui faut-il donc avoir peur? On constate que les femmes sont les premières autrices de violences morales et de négligence. Faut-il y voir la difficile conciliation de mère/épouse/travailleuse ?<br></li>



<li>la <strong>violence et les féminicides</strong> dont sont victimes les femmes ne peuvent que déboucher sur une haine illimitée avec un besoin de vengeance qui leur fait office de justice.<br>Il n&rsquo;y a pas de données fiables sur les féminicides au Japon pour la simple et bonne raison que ce terme n&rsquo;est quasiment pas utilisé. Donc il est compliqué de savoir combien de femmes sont réellement tuées dans le cadre de violences patriarcales.<br>Il faut également se rappeler des violences et de l&rsquo;esclavagisme sexuel subies par les Japonaises** au moment de la 2 guerre mondiale. Le gouvernement Japonais tente de le cacher, mais on constate que les films de fantômes avant 2000 ont souvent comme toile de fond, des violences exercées par des samourais sur des femmes (<strong><em>Illusion of blood, Kwaïdan, Kuroneko, les contes de la lune vague après la pluie</em></strong>, etc..)</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Les fantômes féminins Japonais plus apaisés</h2>



<p>J&rsquo;aime finir un article en ouvrant le champ des possibles pour montrer que même si ce n&rsquo;est pas la majorité, on trouve toujours des oeuvres cinématographiques qui proposent des représentations différentes. </p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-b3c4afd8d768ff809649979c085bfb83">J&rsquo;ai noté l&rsquo;exemple de <strong><em>Kwaidan</em></strong> (1966), qui contient 4 courts métrages, dont un sur la légende de la Yuki Onna (dame des neiges). Ce conte qui a plusieurs versions, raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui rencontre une femme dans une forêt enneigée; qui le sauve du froid car elle le trouve beau (ses comparses n&rsquo;auront pas la même chance). Il tombe sous son charme et la sorcière des neiges si on peut dire lui fait perdre la mémoire de leur rencontre car l&rsquo;existence de cette Yuki Onna doit rester secrète. Ils commencent une vie maritale et familiale. Mais, un soir, le mari se souvient de cette rencontre fait le rapprochement avec sa femme. Celle-ci entre dans une grosse colère et lui dit qu&rsquo;elle va disparaître dans la forêt et ne plus jamais entendre parler d&rsquo;elle, à condition qu&rsquo;il s&rsquo;occupe bien des enfants. Sinon, elle réapparaitra, et le punira.<br>On est en 1966, dans une société Japonaise où le rôle des femmes est attendu uniquement au sein du foyer. Et ce conte met en scène une femme et une mère, certes diabolique sur les bords, mais qui n&rsquo;est pas représentée non plus comme cruelle; libre qui pense à elle. Elle n&rsquo;oublie pas pour autant le bien être de ses enfants, en exigeant du père qu&rsquo;il s&rsquo;en occupe parfaitement.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="425" data-id="23597" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Kwaidan_Snow01-1024x425.jpg" alt="" class="wp-image-23597" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Kwaidan_Snow01-1024x425.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Kwaidan_Snow01-300x124.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Kwaidan_Snow01-768x319.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Kwaidan_Snow01-145x60.jpg 145w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Kwaidan_Snow01-1320x548.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Kwaidan_Snow01.jpg 1364w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Kwaidan</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="620" height="349" data-id="23599" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Exte-2-620x349-1.jpg" alt="" class="wp-image-23599" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Exte-2-620x349-1.jpg 620w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Exte-2-620x349-1-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Exte-2-620x349-1-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Exte</em></figcaption></figure>
</figure>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-13a36f870c3eb10dce18288866df5526">Plus récemment, le film <strong><em>Exte </em></strong>en 2007 évoque le trafic de cheveux avec l&rsquo;exploitation de femmes dont l&rsquo;une a succombé à ses blessures et qui devient un fantôme un peu particulier. Comme si l&rsquo;exploitation de son vivant ne suffisait pas, son cadavre est exploité par un douanier, qui constate que ses cheveux continuent de pousser. Il vend donc ces cheveux à des salons de coiffure. Le fantôme utilise sa chevelure pour se venger de personnes qui portent des extensions faites avec ses cheveux, mais elle fait preuve (pour la première fois dans la J Horror je dirais), de compassion et d&#8217;empathie avec l&rsquo;héroïne, une jeune coiffeuse. Elle la défend face à ses agresseurs. On observe ici une rare sororité du personnage transformé en antagoniste fantôme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La conférence de la S&rsquo;horrorité sur la représentation du fantôme féminin</h2>



<p>J&rsquo;ai évoqué une partie du sujet de cet article dans une <strong>conférence au festival de Gerardmer 2025</strong>. Le replay est disponible ci dessous (mes consoeurs évoquent les représentations du fantôme féminin de d&rsquo;autres origines et époques, et <strong>mon intervention est à partir d&rsquo;une heure</strong>):</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Les fantômes au féminin à travers les âges et ce qu’ils disent de notre rapport à la féminité" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/rX0Tj7jf9y8?start=10&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Zoom avec Amandine de la librairie Yokai</h2>



<p>Je souhaitais avoir le regard d&rsquo;une spécialiste de légendes Japonaises et <strong>Amandine</strong> du podcast <strong><a href="https://www.lalibrairieyokai.fr/">La librairie Yokai</a></strong> a accepté de répondre à mes questions:</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-b014068d3c0a029d72e42e9bf0fa955c"><em><strong>Les fantômes Japonais sont multiples et divers, quel type te fascine le plus ? Pourquoi?</strong></em></p>



<p>Les Yōkaux qui me fascinent le plus sont ceux qui ont été spécifiquement <strong>inventés pour expliquer l&rsquo;inexplicable </strong>!<br>On en parle régulièrement dans la librairie, mais avant de comprendre l&rsquo;électricité, on considérait que c&rsquo;était une forme de magie. De la même façon, tous les événements inexplicables ont souvent trouvé réponse au travers du <strong>Kappa, du Kamikakushi ou encore du Zashiki Warashi.</strong><br>Pour comprendre le monde qui nous entoure, nous avons fait en sorte d&rsquo;inventer le&nbsp;Yōkai parfait qui pouvait expliquer ce phénomène, et c&rsquo;est pour moi le plus intéressant dans ce monde très vaste.</p>



<p>Aussi utilisé comme moyen de prévention comme le chaperon rouge, les&nbsp;Yōkaux sont multiples comme tu l&rsquo;as dit, mais cette catégorie suscitée est vraiment celle qui recèle&nbsp;le plus d&rsquo;intérêt pour moi, et celle pour laquelle je prends plaisir à fouiller les internets pour en arriver à l&rsquo;origine.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-a46ea83f67e3989230fa938c7fd2f610"><em><strong>Vous avez consacré un épisode sur les fantôme de femmes et d&rsquo;enfants, avec le sexisme qui va avec. Qu&rsquo;est-ce qui fait selon toi qu&rsquo;un fantôme féminin peut avoir une lecture féministe? Est-ce que tu dirais que les fantômes féminins s&rsquo;ancrent la plupart du temps dans une représentation sexiste?</strong></em></p>



<p>Encore aujourd&rsquo;hui, la culture japonaise recèle une part profondément <strong>sexiste</strong> dans sa façon de voir le monde. Ayant vécu là-bas, il est difficile de nier à quel point le <strong>pays est organisé pour que la femme-mère soit à la maison en permanence</strong>.<br>Et cette vision n&rsquo;est pas nouvelle, des centaines d&rsquo;années d&rsquo;héritage nous ont menées là. Toute cette vision du monde s&rsquo;exprime forcément au travers de la culture et en particulier de la culture populaire. Nous avons donné une lecture féministe aux mythes des femmes dont le destin est lié à celui des enfants, mais je ne pense pas que la lecture commune soit féministe, bien au contraire.<br>Et c&rsquo;est à cause de cela que presque tous les fantômes féminins peuvent avoir selon moi une <strong>lecture féministe</strong>, en opposition avec ce qui lui a donné naissance : une vision beaucoup plus manichéenne de la relation homme-femme.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Ayant vécu au Japon, il est difficile de nier à quel point le <strong>pays est organisé pour que la femme-mère soit à la maison en permanence</strong>.</p>
</blockquote>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-fddffe414795acd79ce982888c7bc891"><em><strong>Contrairement à l&rsquo;image « cool » que le Japon s&rsquo;est globalement forgé à l&rsquo;international, on sait qu&rsquo;il est en fait plutôt conservateur avec une forte présence des principes patriarcaux. L&rsquo;élection dernière d&rsquo;une Première Ministre&nbsp;Sanae Takaichi très conservatrice ne va apriori pas arranger les choses. Penses que tu que le cinéma d&rsquo;horreur Japonais reproduit des pensées conservatrices ou y a-t-il au contraire des films ou des auteur-rices qui tentent de contrer ces idées?</strong></em></p>



<p>Le Japon est « cool » aussi, il est multiple comme toutes les cultures, et si les injonctions politiques et sociales sont organisées de telle façon, il ne faut pas oublier que cela ne représente pas forcément les personnes de ce pays et leur vision.<br>Je ne fréquente pas assez la J Horror pour avoir une opinion tranchée sur le sujet mais le genre est connu pour toujours bousculer les idées reçues et les normes de la société. Tous les synopsis que j&rsquo;ai pu étudier dans le cadre de la Librairie&nbsp;Yōkai me poussaient à penser qu&rsquo;ils allaient justement à l&rsquo;encontre de ces normes pour poser des questions, forcer à la réflexion, ce qui est finalement typique du genre.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-a3add278b920fb560fcf467a8da6f4b8"><em><strong>Quelles sont les différences principales selon toi entre les fantômes féminins Japonais et Occidentaux? Et les points communs?</strong></em></p>



<p>Le fantôme féminin occidental a un côté presque évanescent et sans but précis. Il erre dans des couloirs en espérant se faire voir et en attendant d&rsquo;apparaître sur une photo.<br>Le <strong>fantôme féminin japonais est souvent emplie de rage et avide de vengeance</strong>, il a un but précis et tuera toutes celles et ceux qui se mettront sur son passage. J&rsquo;aurai tendance à dire que le fantôme japonais est acteur, là où le fantôme occidental est plutôt passif dans son apparition.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-0da8cb276ef29c9e1bf2a6ef0ca9429f"><em><strong>Quel est ton fantôme féminin Japonais préféré? Pourquoi?</strong></em></p>



<p>J&rsquo;ai un attrait particulier pour la Yuki Onna depuis le début du podcast. Je trouve que la version de Lafacadio Hearn a un côté tragédie qui parle beaucoup à ma propre culture. C&rsquo;est finalement le mélange de la culture nippone et de la culture occidentale qui m&rsquo;a le plus parlé !&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/femme-des-neige-yokai-qk1zzg5dx8uv26xs3zz4gps95j6g4cox4bhyp13928.webp" alt="" class="wp-image-23689" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/femme-des-neige-yokai-qk1zzg5dx8uv26xs3zz4gps95j6g4cox4bhyp13928.webp 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/femme-des-neige-yokai-qk1zzg5dx8uv26xs3zz4gps95j6g4cox4bhyp13928-300x200.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/femme-des-neige-yokai-qk1zzg5dx8uv26xs3zz4gps95j6g4cox4bhyp13928-360x240.webp 360w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/femme-des-neige-yokai-qk1zzg5dx8uv26xs3zz4gps95j6g4cox4bhyp13928-90x60.webp 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/femme-des-neige-yokai-qk1zzg5dx8uv26xs3zz4gps95j6g4cox4bhyp13928-374x249.webp 374w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption">Illustration de <a href="https://www.deviantart.com/meganmissfit">MeganMissFit</a></figcaption></figure>
</div>


<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-29fdfb18ea488af87304a702d21c3db5"><strong><em>L&rsquo;universitaire&nbsp;Pascale Fakhry explique que l&rsquo;essor de la JHorror des années 90 coïncide avec l&rsquo;arrivée des femmes au Japon, sur le secteur de l&#8217;emploi (sous entendu elles représentent une nouvelle menace). Qu&rsquo;en penses-tu</em>?</strong></p>



<p>Je pense que c&rsquo;est tout à fait entendable au regard de la structure de la société japonaise. Pendant des années, les femmes ont été cantonnées au rôle de mère, et n&rsquo;ont pas eu voix au&nbsp;porte-à-faux. Il paraît évidemment qu&rsquo;inconsciemment ou non on puisse interpréter leur arrivée comme une forme de menace. Néanmoins, je pense que cette analyse n&rsquo;est valable que pour le cinéma, puisque les fantômes féminins ont quant à eux exister de puis toujours. Mais comme nous l&rsquo;avions vu dans notre épisode sur le sexisme au Japon, les peurs était tout à fait différentes.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-d8687ab8de72afc1334eb9c8b883df14"><em><strong>Dans le film&nbsp;Kwaïdan (1964), la Yuki Onna avertit l&rsquo;homme qu&rsquo;elle va abandonner avec ses enfants que s&rsquo;il ne s&rsquo;occupe pas bien des enfants, elle reviendra le punir. Est-ce que finalement c&rsquo;est pas le fantôme japonais le plus féministe?</strong></em></p>



<p>La Yuki Onna, dans sa version romancée, a une prestance et un aplomb déconcertant. Je ne la caractériserais pas de féministe néanmoins, mais plutôt de femme qui cherche à rétablir les choses qu&rsquo;elle estime juste, au travers de sa colère.</p>



<p>Pour moi, dans l&rsquo;idée du féminisme il y a vraiment une envie de secouer la société, et briser ses codes et je pense que la Yuki Onna dans cette version est tout simplement un conte qui nous apprend à faire attention sur un sujet en particulier : ici le fait que des enfants, ça ne s&rsquo;élève pas tout seul.&nbsp;</p>



<p></p>



<p><strong><em>Sources:</em></strong></p>



<p>*<em>Libération: Au Japon, la détresse des femmes infanticides (juillet 2006)</em><br>**<em>National Geographic: Esclaves sexuelles : une vérité qui dérange au Japon (août 2020)</em><br>***<em>Nippon: La maltraitance infantile au Japon : un nombre record d’enfants victimes en 2</em>019</p>



<p><strong>Films vus et/ou cités:</strong></p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li><strong><em>Ringu </em></strong>de Hideo Nakata</li>



<li><strong><em>Ju On (The Grudge)</em></strong> de Takashi Shimizu</li>



<li><strong><em>Ju On 2</em></strong> de Takashi Shimizu</li>



<li class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-f0df5965d03266ebb24413df76997d7f"><strong><em>Bilocation</em></strong> de Mari Asato</li>



<li><strong><em>The locker</em></strong> de Kei Horie</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li><strong><em>Kuroneko</em></strong> de Kaneto Shindō</li>



<li><strong><em>Carved</em></strong> de Kôji Shiraishi</li>



<li><strong><em>Kwaidan</em></strong> de Masaki Kobayashi</li>



<li><strong><em>Ghost actress </em></strong>de Hideo Nakata</li>



<li><strong><em>One missed call</em></strong> de &nbsp;Takashi Miike</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li><strong><em>Dark Water </em></strong>de Hideo Nakata</li>



<li><strong><em>Illusion of blood</em></strong> de Shirō Toyoda</li>



<li><strong><em>Exte</em></strong> de Sion Sono</li>



<li><strong><em>Pulse</em></strong> de&nbsp;Kiyoshi Kurosawa</li>
</ul>
</div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>[Festival] Étrange Festival : retour sur l&#8217;édition 2025</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/festival-etrange-festival-retour-sur-ledition-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Leo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 14:50:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Étrange Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Début septembre, les cinéphiles parisiens se réfugient au Forum des Images. Ils y célèbrent un cinéma audacieux, expérimental, sous la houlette d’une bande de programmateurs défricheurs. L’édition 2025 de l’Étrange Festival marque la 31e année du festival. Âge d’une certaine maturité avec, peut-être, un soupçon en moins de folie. Cependant, le public est toujours plus &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Début septembre, les cinéphiles parisiens se réfugient au Forum des Images. Ils y célèbrent un cinéma audacieux, expérimental, sous la houlette d’une bande de programmateurs défricheurs. L’édition 2025 de l<a href="https://www.etrangefestival.com/">’<strong>Étrange Festival </strong></a>marque la 31e année du festival. Âge d’une certaine maturité avec, peut-être, un soupçon en moins de folie. Cependant, le public est toujours plus nombreux, plus divers et tout aussi fidèle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="390" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/EF2025-1024x390.jpg" alt="Affiche de l'Étrange Festival 2025" class="wp-image-23611" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/EF2025-1024x390.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/EF2025-300x114.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/EF2025-768x293.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/EF2025-1536x586.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/EF2025-157x60.jpg 157w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/EF2025-1320x503.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/EF2025.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’ANNÉE DES RÉALISATRICES</strong> À L&rsquo;ÉTRANGE FESTIVAL</h2>



<p>Les réalisatrices s’imposent progressivement dans le champ du cinéma de genre, du cinéma du bizarre. Et il était temps. <strong><a href="https://lashorrorite.wordpress.com/">La S’Horrorité</a> </strong>(dont Jessica, fondatrice du site, et moi-même, Léo, sommes membres et cofondatrices) œuvre à recenser les films de réalisatrices programmés en festivals, un travail disponible sur le <a href="https://www.instagram.com/la.s.horrorite/"><strong>compte Instagram</strong> </a>de l’association.<br>Si leur présence s’accroît d’année en année, l’Étrange Festival accusait jusqu’ici un certain retard en matière de représentation féminine.<br>L’édition 2025 rompt heureusement avec cette tendance : plusieurs réalisatrices passionnantes y ont présenté leur travail sur grand écran :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’Américaine <strong>Annapurna Sriram </strong>et son excentrique et jubilatoire <em><strong>Fucktoys</strong></em> ;<br></li>



<li>la Grecque <strong>Evi Kalogiropoulou </strong>avec <em><strong>Gorgona</strong></em>, relecture du mythe de la gorgone ;<br></li>



<li>le duo canadien <strong>Madeleine Sims-Fewer et Dusty Mancinelli,</strong> révélé par <em><strong>Violation</strong> </em>(2020). De retour avec <em><strong>Honey Bunch</strong></em>, variation autour du  gaslighting ;<br></li>



<li>la Française <strong>Julia Kowalski </strong>et son film sensible <em><strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-que-ma-volonte-soit-faite/">Que ma volonté soit faite</a></strong></em> ;<br></li>



<li>les Australiennes<strong> Emma Hough Hobbs</strong> et <strong>Leela Varghese</strong>, autrices du délirant space opera <strong><em>Lesbian Space Princess ;</em></strong><br></li>



<li><strong>Julie Pacino</strong>, fille d’Al Pacino, venue présenter son cauchemar fiévreux <em><strong>I Live Here Now</strong></em> ;<br></li>



<li>la Canadienne <strong>Grace Glowicki </strong>et son déjanté <em><strong>Dead Lover</strong></em> ;<br></li>



<li>et, <strong>Lucile Hadžihalilović</strong>, incontournable du festival, avec <em><strong>La tour de glace</strong></em>, réécriture du conte d’Hans Andersen <em>La Reine des neiges</em>.<br></li>
</ul>



<p>Cette sélection est riche, variée, et traversée d’un souffle politique. Elle ne saurait toutefois masquer l’ampleur du chemin restant encore à parcourir.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-34-1024x576.jpg" alt="Fucktoys / Annapurna Sriram (© Trashtown Pictures) @ Étrange Festival" class="wp-image-23612" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-34-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-34-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-34-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-34-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-34-1320x743.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-34.jpg 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fucktoys / Annapurna Sriram (<strong>©</strong> Trashtown Pictures)</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>IL Y A FLUIDE ET FLUIDITÉ</strong></h2>



<p>L’Étrange Festival n’a jamais ménagé sa générosité en matière de fluides corporels. Cette édition se distingue toutefois par une générosité en termes de représentation de fluidité dans le genre. La forte présence de réalisatrices n’est certainement pas étrangère à ce phénomène.</p>



<p>Deux œuvres dépeignent avec finesse l’éveil amoureux et sensuel lesbien de jeunes héroïnes :<br>– la protagoniste, un peu sorcière, de <strong><em>Que ma volonté soit faite</em> </strong>(Julia Kowalski), fascinée par sa voisine ;<br>– l’orpheline de <em><strong>La tour de glace</strong></em> (Lucile Hadžihalilović), entraînée dans un univers glacial dominé par une Marion Cotillard inquiétante.</p>



<p><em><strong>Fucktoys </strong></em>(Annapurna Sriram)célèbre, par un <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/pourquoi-il-faut-laisser-la-place-aux-interpretes-transgenres/">casting vitaminé et inclusif</a>,</strong> la joie d’exister envers et contre tout ; <em><strong>Dead Lover</strong> </em>(Grace Glowicki) met en scène un amour qui dépasse la mort et l’enveloppe corporelle. Quant à <em><strong>Lesbian Space Princess</strong> </em>(Emma Hough Hobbs et  Leela Varghese), véritable <em>space opera</em> à la Rick et Morty, il propose une aventure déjantée, résolument queer mais accessible à tous.</p>



<p>Dans un registre très différent, <strong><em>Cadet</em> </strong>interroge avec acuité la masculinité rigide et toxique au sein d’une école militaire. Il s&rsquo;agit du premier film d’horreur du Kazakh Adilkhan Yerzhanov</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="910" height="560" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/QS-1.jpg" alt="Lesbian Space Princess / Emma Hough Hobbs et  Leela Varghese (© We Made A Thing Studios) @ Étrange Festival" class="wp-image-23613" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/QS-1.jpg 910w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/QS-1-300x185.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/QS-1-768x473.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/QS-1-98x60.jpg 98w" sizes="(max-width: 910px) 100vw, 910px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lesbian Space Princess / Emma Hough Hobbs et&nbsp; Leela Varghese (© We Made A Thing Studios)</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>EXPERTS EN EXPÉRIMENTATION</strong></h2>



<p>En termes de genre, certaines années font la part belle à l’horreur, d’autres au polar et d’autres encore au fantastique. 2025 se targue d’une programmation particulièrement expérimentale. Au programme, l’avant-première complète de <em><strong>La tour de glace</strong></em> (Lucile Hadžihalilović) qui reçoit un accueil particulièrement chaleureux (<em>pun intended</em>). La réalisatrice continue de nous régaler avec son style aussi fascinant qu&rsquo;énigmatique. </p>



<p>Parmi les “grands” noms, le retour du réalisateur Ben Wheatley en terre nerdique. Après une poignée de films (très) grand public, le joyeux barbu semble ravi de venir présenter <strong><em>Bulk</em>.</strong> Il s&rsquo;agit d&rsquo;un objet filmique non identifié qui fut projeté devant une audience de cinéphiles invétérés.</p>



<p>2025 signe également la conclusion de la trilogie souterraine du cinéaste autrichien Norbert Pfaffenbichler. Comme chaque année, de jeunes réalisateurs se risquent à l’expérimental. Et pas toujours pour le meilleur. On pense notamment à <em><strong>Exit Medea</strong></em> ou <em><strong>Girl America</strong></em>. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="620" height="413" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/1737458077671_0620x0413_0x0x0x0_1737458195843.jpg" alt="La tour de glace / Lucile Hadžihalilović (©  Metropolitan FilmExport) @ Étrange Festival" class="wp-image-23614" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/1737458077671_0620x0413_0x0x0x0_1737458195843.jpg 620w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/1737458077671_0620x0413_0x0x0x0_1737458195843-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/1737458077671_0620x0413_0x0x0x0_1737458195843-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/1737458077671_0620x0413_0x0x0x0_1737458195843-374x249.jpg 374w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption class="wp-element-caption">La tour de glace / Lucile Hadžihalilović (© Metropolitan FilmExport)</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">DES REGARDS SUR LE MONDE</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>UN REGARD SUR LE MONDE : LA MENACE RUSSE</strong></h3>



<p>L’Étrange Festival s’intéresse à toutes cinématographies, peu importe son origine. Il prend ainsi le poul du cinéma à l’international et effleure aussi les préoccupations du moment.&nbsp;</p>



<p>L’événement marquant de cette année demeure la venue à Paris du prodige Kazakh <strong>Adilkhan Yerzhanov</strong>. Ce dernier étant particulièrement apprécié du public du festival. Il présentait trois œuvres &#8211; deux films et une série:<br>– <em><strong>Kadet</strong></em>, son premier film d’horreur, antimilitariste et critique de la virilité toxique ;<br>– <em><strong>Moor</strong></em>, un polar sombre ;<br>– <em><strong>Kazakh Scary Tales</strong></em>, série fantastique inspirée des contes traditionnels.</p>



<p>Sa présence a également permis l’organisation d’une carte blanche. Au cours de laquelle il a choisi de projeter <em><strong>Heathers</strong></em> (ou <em>Fatal Games</em>), teen movie à l’humour noir explosif.</p>



<p>Toute l’œuvre de Yerzhanov porte la marque diffuse de la menace russe. Cette thématique apparaît également dans <em><strong>Girl America</strong></em> de l’auteur tchèque Viktor Tauš, plongée saisissante dans le psyché d’une orpheline vivant sous la Tchécoslovaquie totalitaire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="554" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/cadet-film-1024x554.jpg" alt="Cadet / Adilkhan Yerzhanov (© Tiger Films) @ Étrange Festival" class="wp-image-23615" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/cadet-film-1024x554.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/cadet-film-300x162.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/cadet-film-768x415.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/cadet-film-111x60.jpg 111w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/cadet-film-1320x714.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/cadet-film.jpg 1380w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cadet / Adilkhan Yerzhanov (© Tiger Films)</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>UN REGARD SUR LE MONDE : LE COMPLOTISME ANGLOPHONE</strong></h3>



<p>Côté anglophone, une thématique s’impose nettement : celle du complotisme. Elle irrigue <em>A Scanner Darkly</em> de Richard Linklater, proposé dans le cadre de la carte blanche au média électronique francophone <a href="https://laspirale.org/">La Spirale</a>. On y suit la lente dissolution psychique d’un policier enquêtant sur la mystérieuse substance M, qu’il finit par consommer lui-même. Un brûlot anticapitaliste, plus actuel que jamais à l’heure des réalités alternatives.</p>



<p>Dans la même veine, <em>Bulk</em> de Ben Wheatley déploie un univers aux vérités multiples, où la réalité semble se dérober. Le film s’inscrit dans la lignée des œuvres cultes et anxiogènes des années soixante et soixante-dix, notamment la série <em>Le Prisonnier</em> (1967- Patrick McGoohan), reflet d’une Angleterre instable en pleine guerre froide.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>UN REGARD SUR LE MONDE : QUID DE L’ASIE DE L’EST ?</strong></h3>



<p>Fidèle à son histoire, l’Étrange Festival poursuit son rôle de défenseur des cinématographies est -asiatiques. Cette année, un focus est consacré à la figure de Lady Yakuza, héroïne vengeresse ayant inspiré <strong><em>Lady Snowblood</em> </strong>puis l’héroïne de <strong><em>Kill Bill</em>.</strong> L’intégralité des huit films (1968-1972) était ainsi projetée.</p>



<p>Après des années très fastes pour le cinéma coréen, parfois jusqu’à saturation, 2025 laisse entrevoir une période de disette.<br>Seuls trois films sud-coréens sont programmés : <em><strong>The Old Woman with the Knife</strong></em> (thriller mâtiné d’action), <strong><em>The Curse : Insatiable Desires</em> </strong>(anthologie horrifique) et <em><strong>The Last Woman on Earth</strong></em> (comédie de science-fiction). </p>



<p>Quand on pense à certaines années où pratiquement la moitié des films en compétition étaient coréens, la question se pose. Après des années de politique de productions cinématographique assez agressive, la Corée du Sud semble se tourner vers une autre stratégie, par obligation ou par choix.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="930" height="450" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/the-old-woman-and-the-knife.webp" alt="The Old Woman with the Knife / Kyu-dong Min (© Soo Film) @ Étrange Festival" class="wp-image-23616" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/the-old-woman-and-the-knife.webp 930w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/the-old-woman-and-the-knife-300x145.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/the-old-woman-and-the-knife-768x372.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/the-old-woman-and-the-knife-124x60.webp 124w" sizes="(max-width: 930px) 100vw, 930px" /><figcaption class="wp-element-caption">The Old Woman with the Knife / Kyu-dong Min (© Soo Film)</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>LE RÉCIT GOTHIQUE : UN RETOUR EN FORCE</strong> </h2>



<p>Le récit gothique n’a jamais véritablement quitté nos écrans, mais il connaît ces dernières années un renouveau manifeste &#8211; du <em><strong>Frankenstein</strong></em> de Guillermo del Toro à <em><strong>The Bride</strong></em> de Maggie Gyllenhaal, en passant par les <strong><em>Hauts de Hurlevent</em> </strong>revisité par Emerald Fennell ou encore la série <em><strong>Mercredi</strong></em> supervisée par Tim Burton.</p>



<p>L’Étrange Festival s’inscrit dans cette tendance avec :<br>– le superbe film d’animation <em><strong>Je suis Frankelda</strong></em> des frères Ambriz, protégés de Del Toro, qui proposent un univers fantasmagorique et une réflexion sur la peur en elle-même ;<br>– <strong><em>Dead Lover</em> </strong>de Grace Glowicki, comédie potache nourrie d’imaginaire gothique ;<br>– <em><strong>Honey Bunch</strong></em>, dont l’héroïne se voit gaslightée dans une grande et belle demeure labyrinthique.</p>



<p>Si le genre du gothique a toujours été très proche du féminin avec ses nombreuses héroïnes complexes, on observe actuellement une hyper féminisation du genre avec de nombreuses réalisatrices qui s’emparent de ces histoires d’amours maudits, de fantômes et de maisons inquiétantes.</p>



<p>L’invitation de l’icône du cinéma gothique italien Barbara Steele, venue présenter <strong><em>Le Spectre du professeur Hichcock</em> </strong>(Riccardo Freda &#8211; 1964) et donner une masterclass, a couronné cette mise en avant du gothique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="540" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/I_am_Frankelda_still_Frankelda_cage-1024x540.jpeg" alt="Je suis Frankelda / Rodolfo et Arturo Ambriz (© Woo Films) @ Étrange Festival" class="wp-image-23617" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/I_am_Frankelda_still_Frankelda_cage-1024x540.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/I_am_Frankelda_still_Frankelda_cage-300x158.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/I_am_Frankelda_still_Frankelda_cage-768x405.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/I_am_Frankelda_still_Frankelda_cage-114x60.jpeg 114w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/I_am_Frankelda_still_Frankelda_cage.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Je suis Frankelda / Rodolfo et Arturo Ambriz (© Woo Films)</figcaption></figure>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>NO COUNTRY FOR OLD WOMEN</strong></h2>



<p><strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/hagspotation-ou-comment-sont-representees-les-femmes-vieillissantes-au-cinema/">L&rsquo;âgisme</a></strong> fait débat dans le cinéma actuellement. On se questionne particulièrement sur la disparition des actrices passé un certain âge, mais aussi sur l’omniprésence de la chirurgie esthétique dans une industrie où il est pourtant indispensable d’être expressif. </p>



<p>La coïncidence a voulu que la programmation propose deux films sur cette thématique : le coréen <em><strong>The Old Woman with the Knife</strong></em> (Min Kyu-dong) qui suit une tueuse à gage vieillissante dont le quotidien se verra bouleversé dans une profession où il ne fait pas bon vieillir. Bel écrin pour son actrice, Lee Hye-young, le film bien que pas exceptionnel propose de jolis moments notamment à propos du vieillissement de son personnage. </p>



<p>Dans un tout autre registre, le scénariste Stephen Sayadian est venu présenter <em><strong>Lady in a Cage</strong> </em>(Walter Grauman &#8211; 1965), fleuron de l’hagsploitation étatsunienne qui montre une Olivia de Havilland handicapée bloquée dans l’ascenseur privé de sa belle résidence pillée par de jeunes malfrats.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/1cc4ea4def22ebc5fad5b9add4c8fc0e7e75f1fe-1024x576.jpg" alt="Une Femme dans une cage / Walter Grauman (© Luther Davis Productions) @ Étrange Festival" class="wp-image-23618" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/1cc4ea4def22ebc5fad5b9add4c8fc0e7e75f1fe-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/1cc4ea4def22ebc5fad5b9add4c8fc0e7e75f1fe-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/1cc4ea4def22ebc5fad5b9add4c8fc0e7e75f1fe-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/1cc4ea4def22ebc5fad5b9add4c8fc0e7e75f1fe-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/1cc4ea4def22ebc5fad5b9add4c8fc0e7e75f1fe.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une Femme dans une cage / Walter Grauman (© Luther Davis Productions)</figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading"><strong>REVISITER LES MYTHES GRECS</strong></h3>



<p>Trois réappropriations de la mythologie gréco-romaine étaient présentées :<br>– <em><strong>Exit Medea</strong> </em>(Tony Paraskeva), <em>road movie</em> expérimental et trash revisitant l’histoire d’amour entre Médée et Jason ;<br>– <strong><em>Odyssey </em>(</strong>Gerard Johnson), qui évoque succinctement l’<em>Odyssée </em>d’Homère par l’idée de parcours complexe de son héroïne pour retrouver ses racines ;<br>– <em><strong>Gorgonà</strong></em>, remarquable premier film d’Evi Kalogiropoulou, portrait d’une société patriarcale réduisant la femme à une monnaie d’échange. La figure de la gorgone avait déjà été remise en avant dans le film <em><a href="https://leoiurillo.com/2022/02/24/medusa-cris-et-paralysie/"><strong>Medusa</strong></a> </em>(Anita Rocha da Silveira &#8211; 2021) qui montrait une révolution féminine au Brésil parmi des jeunes femmes conservatrices.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="563" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BYWFlMjliZTMtZWQzMS00YjAyLWI2ZTYtYjk0ZmZlMzBhOTFjXkEyXkFqcGc@._V1_FMjpg_UX1000_.jpg" alt="Honey Bunch / Madeleine Sims-Fewer et Dusty Mancinelli (© Cat People) @ Étrange Festival" class="wp-image-23619" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BYWFlMjliZTMtZWQzMS00YjAyLWI2ZTYtYjk0ZmZlMzBhOTFjXkEyXkFqcGc@._V1_FMjpg_UX1000_.jpg 1000w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BYWFlMjliZTMtZWQzMS00YjAyLWI2ZTYtYjk0ZmZlMzBhOTFjXkEyXkFqcGc@._V1_FMjpg_UX1000_-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BYWFlMjliZTMtZWQzMS00YjAyLWI2ZTYtYjk0ZmZlMzBhOTFjXkEyXkFqcGc@._V1_FMjpg_UX1000_-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/MV5BYWFlMjliZTMtZWQzMS00YjAyLWI2ZTYtYjk0ZmZlMzBhOTFjXkEyXkFqcGc@._V1_FMjpg_UX1000_-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption class="wp-element-caption">Honey Bunch / Madeleine Sims-Fewer et Dusty Mancinelli (© Cat People)</figcaption></figure>
</div>


<p>Ces relectures féminines de figures monstrueuses s’inscrivent dans un mouvement littéraire féministe actuel, porté notamment par Murielle Szac et Madeline Miller, qui réhabilitent les héroïnes antiques dans toute leur complexité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">LE LAUREAT DE LA FIN DE L&rsquo;EDITION DE L&rsquo;ÉTRANGE FESTIVAL</h2>



<p>Pour conclure ce panorama (presque) succinct de l’édition 2025 de l’Étrange Festival, arrêtons-nous sur le grand lauréat de la compétition : <em><strong>The Forbidden City</strong></em> de l’Italien Gabriele Mainetti. Ce film d’action mêle clichés chinois et italiens dans un chaos soigneusement orchestré.<br>À Rome, une jeune femme chinoise cherche désespérément sa sœur disparue. Elle croise le chemin d’un jeune homme, fils d’un restaurateur endetté lui aussi porté disparu. Malgré la barrière linguistique et culturelle, tous deux s’unissent pour affronter la pègre. Moins politique que <strong><em>Freaks Out</em>,</strong> le film séduit néanmoins par ses qualités plastiques et sa mise en scène fluide.</p>



<p>Son sacre interroge toutefois : nombre d’œuvres plus audacieuses, plus singulières, semblaient plus conformes à l’esprit traditionnellement anticonformiste de l’Étrange Festival. Est-ce qu’un festival qui se veut l’étendard d’une certaine contre-culture peut rester fidèle à son identité, tout en attirant un public de plus en plus nombreux et divers ? Mon avis est que malgré tout, l’Etrange a trouvé un équilibre entre ces deux concepts antinomiques.</p>
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		<title>[Critique] Que ma volonté soit faite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Leo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 14:27:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que ma volonté soit faite projeté à l&#8216;Etrange Festival 2025.Nawojka est une jeune immigrée polonaise qui habite avec son père et ses frères dans un village français où ils vivent en tant que paysans. La jeune Naw rêve d’ailleurs. Elle s’imagine étudiante vétérinaire dans la ville d’à côté et devient obsédée par le mystère qui &#8230; </p>
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<p class="has-text-color has-background has-link-color wp-elements-faf48f04cdc3432adc6fd203131d546d" style="color:#9f0404;background-color:#f6e9d1"><em><strong>Que ma volonté soit faite</strong></em> projeté à l<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/festival-etrange-festival-retour-sur-ledition-2025/">&lsquo;Etrange Festival 2025</a></strong>.<br>Nawojka est une jeune immigrée polonaise qui habite avec son père et ses frères dans un village français où ils vivent en tant que paysans. La jeune Naw rêve d’ailleurs. Elle s’imagine étudiante vétérinaire dans la ville d’à côté et devient obsédée par le mystère qui entoure l&rsquo;intrigante fille des voisins décédés, venue vider la maison familiale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="717" height="1024" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/257217984c3cd26812365f561f1d0f90-717x1024.jpg" alt="Que ma volonté soit faite © New Story " class="wp-image-23621" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/257217984c3cd26812365f561f1d0f90-717x1024.jpg 717w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/257217984c3cd26812365f561f1d0f90-210x300.jpg 210w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/257217984c3cd26812365f561f1d0f90-42x60.jpg 42w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/257217984c3cd26812365f561f1d0f90.jpg 756w" sizes="(max-width: 717px) 100vw, 717px" /><figcaption class="wp-element-caption">Que ma volonté soit faite © New Story </figcaption></figure>
</div>


<p>Second long-métrage de la réalisatrice <a href="https://www.vma.fr/fiche.cfm/670003_julia-kowalski"><strong>Julia Kowalski</strong></a> qui avait déjà épaté Cannes avec son premier long, <em><strong>Crache coeur</strong></em>, et son court, <em><strong>J’ai vu le visage du diable</strong></em>; <strong><em>Que ma volonté soit faite</em> </strong>est une oeuvre sensuelle et aboutie qui continue sa réflexion autour du désir et de la spiritualité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Rencontre avec Julia Kowalski &quot;J&#039;ai vu le visage du diable&quot; - 21e Festival du cinéma de Brive 2024" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/vDsA6q-cdwA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Que ma volonté soit faite : un film charnel</h2>



<p>Pour montrer cet aspect charnel, la réalisatrice a fait le choix de filmer en pellicule 16mm. Ce choix permet de rendre avec plus de nuances, les couleurs et matières. Indispensable dans un film où le feu côtoie la boue. La peau animale est traitée avec autant de déférence qu’une cicatrice sur une jambe humaine. Les désirs et maux de notre héroïne se matérialisent sous la forme d’une masse visqueuse et blanchâtre mortellement fascinante. Cet étrange matière ajoute au mystère qui entoure ce village et cette jeune fille.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-1024x576.webp" alt="Que ma volonté soit faite © New Story" class="wp-image-23639" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-1024x576.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-1536x864.webp 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-1320x743.webp 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Que ma volonté soit faite © New Story</figcaption></figure>
</div>


<p>La manière de filmer les corps n’est pas anodine.<br>Naw se protège encore dans des couches de vêtements informes, coquille d’une enfance qui touche à sa fin. C&rsquo;est pour elle une manière de montrer son refus d’admettre son corps et ses désirs. L’objet de ces derniers; la voisine, a elle, une féminité assumée. Son corps sera lui, filmé pendant la première partie du film à la façon <em>male gaze</em> : morcelé avec des travellings révélateurs. Cela jusqu’au point de rupture, une séquence particulièrement violente qui agira comme un déclencheur sur Naw. Cet événement l&rsquo;obligera à confronter ses désirs et ses biais patriarcaux. Une transformation qui passera par l’abandon de sa chrysalide, ces couches de vêtements et l&rsquo;acceptation de son corps, nu, pour ce qu’il est, prêt à s’émanciper.<br>Le duo d’actrices, Maria Wróbel et Roxane Mesquida, sont le choix parfait pour incarner ce duo ambigu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un film spirituel</h2>



<p><em><strong>Que ma volonté soit faite</strong></em>, comme son titre l’indique, s’intéresse à la spiritualité. Celui-ci référence une citation de la prière du “Notre père”, “Que ta volonté soit faite” qui voudrait que Dieu souhaite la sanctification de ses croyants, et les invite à être la meilleure version d’eux-même. Le titre est assez ambigu car il montre la culture chrétienne dont vient Naw. Culture qui prend une place importante dans sa vie, son quotidien et sa façon d&rsquo;appréhender le monde. A la fois, il montre aussi une rupture avec ces mêmes préceptes, par l’utilisation de la première personne. Première personne qui montre ce besoin d’émancipation et le désir d’individualité du personnage</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-1024x576.webp" alt="Que ma volonté soit faite © New Story" class="wp-image-23638" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-1024x576.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-1536x864.webp 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-1320x743.webp 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Que ma volonté soit faite © New Story</figcaption></figure>
</div>


<p>Cette rupture semble d’abord passer par une <a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-de-la-possession-demoniaque/"><strong>possession</strong></a> par le diable, antagoniste habituel dans la religion chrétienne. Le film ne s&rsquo;arrête pas à cette conception manichéenne, cliché du cinéma horrifique. Il propose plutôt une variation autour de la figure de la sorcière et ses trois visages :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>l’ancienne</strong>: la mère de Naw morte par le feu dans des conditions étranges et considérée comme folle,</li>



<li><strong>la tentatrice</strong>, la voisine à la beauté hypnotisante et à la sexualité assurée</li>



<li><strong>la vierge</strong>, Naw qui se trouve à un croisement de sa vie.</li>
</ul>



<p>Chacun des trois personnages parait être la facette d’une même personne. Les deux aînées de Naw semblent être des avertissements de ce qui peut l’attendre dans cette société patriarcale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réflexion sur le patriarcat et la différence</h2>



<p><em><strong>Que ma volonté soit faite</strong></em> dépeint la condition féminine dans une société patriarcale représentée par une galerie de personnages masculins variés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les frères qui font tout, même le pire, pour s’intégrer,</li>



<li>le vétérinaire qui joue un double jeu en se servant de son statut social et de son image de <em>nice guy</em> pour s’autoriser le pire</li>



<li>et surtout le père qui tente de faire au mieux et doit jongler entre soucis économiques, amour pour sa femme, sa fille et sa Pologne natale et besoin de s’adapter à son nouveau pays.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="614" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-1024x614.png" alt="Que ma volonté soit faite © New Story " class="wp-image-23623" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-1024x614.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-300x180.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-768x461.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-1536x922.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-2048x1229.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-100x60.png 100w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-1320x792.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Que ma volonté soit faite © New Story </figcaption></figure>
</div>


<p>Julia Kowalski joue habilement avec les genres et notamment avec le fantastique.<br>Elle flirte avec ce dernier en proposant des images marquantes qui font appel à notre imaginaire commun (le corps tordu de la possédée, le rituel dans la forêt, les troupeau décimée…), sans jamais pencher pour une explication rationnelle et surtout en ancrant l’intrigue dans un hyperréalisme amené par la photographie à fleur de peau et le travail précis sur les matières.</p>



<p><em><strong>Que ma volonté soit faite</strong></em> est un récit d’émancipation de la condition féminine par la figure de la sorcière, ainsi qu’une réflexion sur l’altérité. Que ce soit dans un contexte d’intégration d’une famille immigrée, ou le mépris pour ceux qui sont différents et ne se plient pas aux conventions du groupe.<br>La réalisatrice le fait avec un beau travail tout en nuance que ce soit dans l’écriture et la photographie.</p>
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		<title>25 séries féministes à découvrir : entre avancée culturelle et résistance conservatrice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 15:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous propose dans cet article une liste chronologique de séries féministes qui ne sont pas assez mises en avant par les algorithmes de classement des moteurs de recherche. Comment qualifier une série féministe ?&#160; Loin de moi la prétention de décider ce qui est féministe ou pas, alors heureusement, il existe quelques tests permettant &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/series-feministes-entre-avancee-culturelle-et-resistance-conservatrice/">25 séries féministes à découvrir : entre avancée culturelle et résistance conservatrice</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Je vous propose dans cet article une liste chronologique de séries <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/comment-definir-film-feministe/">féministes</a></strong> qui ne sont pas assez mises en avant par les algorithmes de classement des moteurs de recherche. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment qualifier une série féministe ?&nbsp;</strong></h2>



<p>Loin de moi la prétention de décider ce qui est féministe ou pas, alors heureusement, il existe quelques tests permettant d’entamer une réflexion sur la représentation de personnages féminins dans les œuvres de fiction :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le test de Bechdel-Wallace</strong>, le plus connu, qui repose sur trois critères : Il doit y avoir au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre. Qui parlent ensemble. Qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme.</li>



<li><strong>Test de Mako Mori</strong> : le scénario propose un personnage féminin qui ne se limite pas à être un faire-valoir des personnages masculins.</li>



<li><strong>Le test de la lampe sexy</strong> : propose de remplacer un personnage féminin par une lampe, et de voir si l&rsquo;histoire est modifiée.&nbsp;</li>



<li><strong>Le test John Wick :</strong> propose de remplacer le personnage féminin par un petit chien et de voir si on obtient la même réponse émotionnelle.</li>
</ul>



<p>Le sujet des oeuvres est aussi à prendre en compte : ok il y a un lead féminin, ok il y a autant de personnages féminins que masculins, mais de quoi parle l’oeuvre ? Aborde t-elle concrètement des <strong>problématiques auxquels sont confrontés les femmes</strong> ? </p>



<p>Un nouveau test entre en jeu, dans une société de plus en plus polarisée :<strong> le test Furiosa</strong>, nommé d&rsquo;après le personnage de <strong><em>Mad Max</em></strong>. Inspiré par de nombreuses critiques d&rsquo;internautes mécontents de voir autant de personnages féminins. Le test pose une seule question : «est-ce que des internautes s&rsquo;énervent parce que ce film est féministe?»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fenêtre d’Overton comme mesure du progrès</strong></h2>



<p>La fenêtre d&rsquo;Overton, aussi connue comme la fenêtre de discours, la métaphore désigne l&rsquo;ensemble des idées, opinions ou pratiques considérées comme plus ou moins acceptables par l&rsquo;opinion publique.<br>D’abord, le féminisme est perçu comme marginal, militant, voire menaçant pour la norme télévisuelle. Puis, il devient un sujet acceptable, débattu, mais pas encore majoritaire. Puis il se normalise aux yeux de la majorité et des nouvelles générations.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Etape 1, <strong>l’impensable</strong> : Parler du sexe féminin à la télé. Avoir une série qu&rsquo;avec des femmes. Avoir une série sur des femmes voilées. </li>



<li>Etape 2, <strong>le radical&nbsp;</strong>: Les séries montrent des femmes qui rejettent les rôles traditionnels, indépendantes, sans maris, sans enfants, qui ne sont pas hétéro.&nbsp;</li>



<li>Etape 3 : <strong>l’acceptable</strong> : Les séries poussent le curseur du féminisme dans la fiction et dans la comédie (c’est ok car ça ne dérange pas trop, mais ça veut quand même faire réfléchir).&nbsp;</li>



<li>Etape 4 : <strong>le soutenu</strong> : Les séries doivent donner la parole aux femmes sur des sujets importants comme les VSS (violences sexistes et sexuelles). MeToo a eu son importance sur cette étape.</li>



<li>Etape 5 :<strong> le normal</strong> : Le féminisme dans les séries est courant, voir attendu par la majorité.&nbsp;</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La «Trump era» : un recul des avancées sociales</strong></h2>



<p>En Europe comme aux Etat-unis, la montée des populismes et les tensions économiques polarisent la société : montée du masculinisme, retour du conservatisme, trends <a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/"><strong>trad wives</strong></a> et skinnyTOK, abrogation des lois d’inclusivité Meta, recul des droits à l’avortement… Le pouls de la société se mesure aussi à travers les contenus générés à son époque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="244" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-1024x244.png" alt="" class="wp-image-23479" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-1024x244.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-300x71.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-768x183.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-252x60.png 252w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29.png 1276w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>On s&rsquo;est rejoui.es depuis quelques années d&rsquo;avoir plus d&rsquo;oeuvres par et pour les femmes, mais il faut veiller à ce que ça le reste. On commence à voir un léger déclin dans l&rsquo;industrie ces deux dernières année.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="636" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1024x636.png" alt="" class="wp-image-23470" style="width:528px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1024x636.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-300x186.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-768x477.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-97x60.png 97w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1320x819.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44.png 1466w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Le conservatisme voudrait fermer la fenêtre d’Overton, que certains sujets redeviennent tabous (retournent à la phase de l’impensable). On doit veiller a ce que le progrès ne soit pas perdu, et cela passe aussi par les informations qu&rsquo;on trouve sur internet. </p>



<p class="has-white-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-97563ddfab619e3b5d5b0131951a4787" style="background-color:#b91010"><strong>Dans l’objectif de laisser la fenêtre ouverte, je vous propose une liste chronologique de séries importantes, </strong>avant qu’elles ne soient oubliée par les algorithmes de classement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sex and the city (1998) &#8211; Drame romantique</strong></h2>



<p>La série ne passerait pas aujourd’hui le test de Bechdel. Je ne vais pas m’attarder dessus car je n’ai pas réussi à finir la première saison. Voir évoluer ces femmes (très) riches dans une société hétéronormée, grossophobe et privilégiée était pénible.</p>



<p>Mais remise dans le contexte de son époque, <strong><em>Sex and the city</em></strong> <strong>entrebâille la fenêtre sur ce qu’il est acceptable de dire à la télé ou pas </strong>(étape 1, l’impensable : parler du sexe féminin à la télé). Et juste pour ça, elle a le mérite d’exister.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Buffy the vampire slayer (1997) &#8211; Comédie drame</strong></h2>



<p>Il y a beaucoup de problèmes autour de la série <strong><em>Buffy</em></strong>. Bien que le personnage de Buffy casse les clichés sur les adolescentes blondes, les autres personnages féminins de la série sont un peu des clichés ambulants : Willow l’ingénue sensible, Faith la bad girl sexy, Ania la nagging wife, Tara la caution gay, Cordelia la bimbo stupide (harcelée par whedon), Dawn la fille pure (prédatée par Whedon). </p>



<p>Le personnage de Alex/Xander quant à lui, est (insupportable) une représentation de la culture du viol : forceur, jaloux, égérie de la friendzone victimaire.</p>



<p>Mais je dois dire que j’ai été agréablement surprise en revisionnant la série adulte par la qualité d’écriture. Globalement, au fil des 7 saisons, les personnages (sauf Xander) ont des arcs narratifs qui tiennent la route. Et ça, c’est aussi grâce à une <strong>équipe d’auteurs composé de 3 femmes</strong>, dont Marti Noxon. On oublie souvent de la citer car Joss Whedon prenait toute la place, mais c’est elle qui à su faire de <strong><em>Buffy</em></strong> et de ses protagonistes des personnages solides auxquels on peut encore s’identifier. En reprenant les rennes de la série, dans les saisons 6 et 7 qu’elle à dirigé sans Whedon, elle à su terminer l’histoire sur des enjeux féministes, où les tueuses se réapproprient leur pouvoir et s’entraident.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="270" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/giphy.gif" alt="" class="wp-image-23548"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Buffy contre les vampires</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The L word (2004) &#8211; Drame romantique</strong></h2>



<p>On a beaucoup entendu que <strong><em>Sex and the City</em></strong> avait ouvert la voie pour <strong><em>The L word</em></strong>. Je dirais plutôt que la créatrice de la série Ilene Chaiken (à la production de <strong><em>The Handmaid’s tale</em></strong>) s’est bien battue pour permettre à sa série d’exister<strong> </strong>(étape 2, le radical) : une série dramatique basée sur le vie d’une communauté de lesbiennes; avec des représentations de personnages bisexuel et transgenre, des sujets assez éloignés des habitudes des décideurs de l&rsquo;industrie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>30 Rock (2006) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p>Tina Fey est à la fois créatrice, scénariste, productrice et actrice principale de la série qui parle…d’une femme créatrice et productrice d’une émission de télé. Avec cette oeuvre un peu meta, Tina Fey se moque du sexisme systémique de l&rsquo;industrie télévisuelle. Pour l’ensemble de son oeuvre, et avec son humour satirique (qui se situe entre le radical et l’acceptable),<strong> </strong>Tina Fey à beaucoup oeuvré selon moi pour le<strong> féminisme au cinéma et à la télé. </strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Top of the lake (2013) &#8211; Thriller (vss)</strong></h2>



<p><strong><em>Top of the Lake</em></strong> de Jane Campion offre un regard incisif sur les violences faites aux femmes, notamment dans les petites communautés où elles sont souvent invisibilisées et dominées économiquement.<br>En suivant l&rsquo;enquête d&rsquo;une jeune inspectrice (Elisabeth Moss) revenue dans son village natal de Nouvelle-Zélande pour enquêter sur la disparition d&rsquo;une adolescente enceinte, la série explore les traumatismes passés et présents de ses personnages féminins. </p>



<p><strong><em>Top of the Lake</em></strong> ne se contente pas de dénoncer <strong>ces violences, elle les inscrit dans un contexte social et culturel plus large.</strong> La nature isolée des lieux, associée à des dynamiques de pouvoir patriarcales, créent un climat propice à l’oppression des femmes, à la prédation par les hommes. <strong><em>Top of the Lake</em></strong> est une très bonne enquête, mais qui ne vous laissera pas indemne émotionnellement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="640" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1024x640.jpg" alt="" class="wp-image-23549" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1024x640.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-300x188.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-768x480.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1536x960.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-2048x1280.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-96x60.jpg 96w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1320x825.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Top of the lake </em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Broad city (2014) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong><em>Broad City, </em></strong>créé et interprété par Ilana Glazer et Abbi Jacobson, est une des séries les plus fraiches et décomplexées des années 2010 ! À travers les aventures d&rsquo;Abbi et Ilana à New York, la série célèbre l’imperfection féminine et la sororité. <strong><em>Broad City</em></strong> aborde avec humour des sujets intimes comme l’épilation, la dépression saisonnière, et l’absence de toilettes publiques pour les femmes. Tout cela, ancré dans la bienveillance progressiste et la bonne humeur.</p>



<p><strong><em>BroadCity</em> </strong>normalise le<strong>s expériences féminines </strong>et invite à une plus grande acceptation de soi<strong>. </strong>Abbi et Ilana sont des personnages imparfaits, attachants et drôles qui incarnent une génération de jeunes femmes qui refusent de se conformer aux normes et qui cherchent à vivre leur vie pleinement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Crazy ex girlfriend (2015) &#8211; Comédie musicale</strong></h2>



<p><strong><em>Crazy Ex-Girlfriend</em></strong> est une série créée et interprété par Rachel Bloom. La série explore de manière intelligente et humoristique les <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-psychophobie-et-cinema-de-genre/">problèmes de santé mentale</a> </strong>grâce à un panel de personnages féminins complexes aux parcours variés. En utilisant le format de la comédie musicale, <strong><em>Crazy Ex-Girlfriend</em></strong> permet d&rsquo;exprimer des émotions complexes et de mettre en scène des situations difficiles avec originalité.<br>La série compte une chanson par épisode, dont certaines sont devenue des hymnes féministes (même pour moi alors que je n’aime pas les comédies musicales) comme <em>Let’s generalize about men, The getting ready sexy song, Period sex </em>et<em> Hot guys have problems too</em>. S’il fallait une série pour prouver qu’on peut être girly ET intelligente c’est celle-là.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="(Song) Crazy Ex Girlfriend | The Sexy Getting Ready Song - Rebecca" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/AJmWuNKabtM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Unbreakable Kimmy Schmidt (2015) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong><em>Unbreakable Kimmy Schmidt</em></strong> est une comédie américaine développée par Tina Fey, qui suit les aventures de Kimmy, une jeune femme sortie d&rsquo;une secte après avoir été enfermée dans un bunker pendant des années.<br>Fraichement arrivée à New York et malgré son passé traumatisant, Kimmy aborde la vie avec un optimisme à toute épreuve. Kimmy incarne la <strong>résilience féminine </strong>et la capacité à reconstruire sa vie après un traumatisme.</p>



<p>Avec un casting de comédiens incroyables (Ellie Kemper, Titus Burgess, Jane Krakowsky, Carol Kane) et l’humour incisif de Tina Fey, la série nous régale de jeux de mots sous-entendus féministes (entre le radical et l’acceptable).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="670" height="377" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt.jpg" alt="" class="wp-image-23550" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt.jpg 670w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 670px) 100vw, 670px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fleabag (2016) &#8211; Drame humour noir</strong></h2>



<p><strong><em>Fleabag</em> </strong>est une série britannique, créée et interprétée par Phoebe Waller-Bridge. Elle nous invite dans l’intimité imparfaite de son protagoniste : tourmentée, cynique, et peut être un borderline sur les bords. En brisant le quatrième mur elle met en scène ses défauts qui nous revoient aux nôtres. Le mécanisme n’est pas sans rappeler la série <em><strong>Peep Show</strong> </em>qui serait une sorte de pendant masculin de <strong><em>Fleabag</em></strong>. </p>



<p>En abordant des thèmes comme le deuil, l’amitié et la sexualité, <strong><em>Fleabag</em> </strong>déconstruit les stéréotypes féminins, et invite à une réflexion crue sur la vie. L&rsquo;humour noir caractéristique de la série sert également de vecteur pour dénoncer les inégalités et les injustices dont sont victimes les femmes (entre l’acceptable et le soutenu). <strong><em>Fleabag </em></strong>propose une représentation imparfaite mais réaliste et assumée de la féminité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Baroness von sketch show (2016) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong>Baroness von sketch show</strong> est une comédie de sketches canadienne créée, scénarisée, réalisée et interprétée par 4 femmes : Carolyn Taylor, Meredith MacNeill, Aurora Browne et Jennifer Whalen. <strong><em>Baroness von Sketch Show</em></strong> va vous régaler grâce à son humour absurde, mais qui tape juste sur les questions de genre. Les sketches abordent une multitude de sujets : la représentation des femmes dans les médias, la pression sociale liée à la beauté, les relations amoureuses et les inégalités salariales.</p>



<p>L&rsquo;humour de la série est une arme redoutable pour déconstruire les stéréotypes et les normes sociales. <strong><em>Baroness von Sketch Show</em></strong> est une œuvre qui célèbre la diversité des expériences féminines, et qui invite à une remise en question des normes patriarcales. C’est très drôle et incisif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23551" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Glow (2017) &#8211; Drame</strong></h2>



<p><strong><em>GLOW</em></strong> est une série sur le catch féminin qui se déroule dans les années 80. En suivant les aventures d&rsquo;un groupe de femmes qui se lancent dans le catch, la série explore les thèmes de l&rsquo;amitié, de la rivalité, de la quête de soi, et de la place des femmes dans le sport. Je n’ai personnellement pas accrochée à la série mais je dois reconnaitre que faire un <strong>parallèle entre le catch </strong>(comme élément performatif de la force) et la<strong> performance de genre, </strong>(ici la féminité) est interessant. </p>



<p>À travers le prétexte du catch, <strong><em>Glow</em> </strong>célèbre la<strong> diversité des expériences féminines </strong>et leur capacité physique<strong>. </strong>C’est intéressant d’aborder la série sous l’angle de la «bagarre» et de la force physique car c’est globalement absent du panorama télévisuel. On voit souvent des films et séries où les femmes pratiquent un sport stéréotypé féminin comme le patinage, la gym, la danse, mais elles ne sont quasiment jamais représentées comme étant capables de force physique comme dans le catch.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The handmaids tale (2017) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p><strong><em>The Handmaid&rsquo;s Tale</em></strong>, adapté du roman <strong><em>La servante écarlate</em></strong> de Margaret Atwood, plonge le spectateur dans un futur où les femmes non religieuses, non mariées, ou lesbiennes sont considérées comme impures et réduites à leur fonction reproductrices en étant asservies par la classe dirigeante.<br>La série propose une réflexion puissante sur les enjeux du féminisme, les dangers d&rsquo;un retour en arrière vis a vis des<strong> droits des femmes et de l’intégrisme religieux. </strong></p>



<p>La série explore les conséquences d&rsquo;un régime totalitaire qui opprime les femmes, en abordant des thèmes tels que la violence domestique, le viol, la maternité forcée et la surveillance de masse, l’hypocrisie des dirigeants religieux.<br>La série ne ménage pas ses spectateurs sans non plus tomber dans le misérabilisme; elle célèbre la résilience et la nécessité de lutter. <strong><em>The Handmaid&rsquo;s Tale</em></strong> est bien plus qu&rsquo;une simple dystopie futuriste. La série nous rappelle que les droits acquis peuvent être facilement perdus et que la vigilance est de mise à chaque élection. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Big little lies (2017) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p>La série, inspirée du roman&nbsp;<strong><em>Petits secrets, grands mensonges&nbsp;</em></strong>de Liane Moriarty gratte le vernis social de la réussite à l’américaine : gros salaire, grosse maison, mariage réussi, enfants modèles.&nbsp;</p>



<p>La série expose un tabou qui appartient à la sphère domestique et privée : les violences conjugales et leur impact sur les victimes d’un contrôle patriarcal : manipulation, isolement, culpabilisation.&nbsp;La saison 2 fait un peu forcé, mais la première saison est très bien ficelée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Killing Eve (2018) &#8211; Drame thriller</strong></h2>



<p>Développée par Phoebe Waller-Bridge (<strong><em>Fleabag</em></strong>), <strong><em>Killing Eve</em></strong> place des femmes au centre d’un genre traditionnellement masculin : le thriller d’espionnage. Un peu comme l’a fait <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/polite-society-les-femmes-savent-faire-des-films-daction/">Polite Society</a></em></strong> avec le film d’action, la série normalise (étape 5) la place des femmes dans le genre, sans jamais chercher à se justifier. En plus d’explorer le motif du <strong>désir féminin sans hétéronormativité</strong>, les personnages sont mus d’un moteur non dicté par le regard masculin; ce qui en fait un drame psycho-sexuel très interessant. L’intrigue repose sur une complexité morale <strong>loin des clichés normatifs</strong> (infirmière vs femme fatale). Eve et Vilanelle sont égales mais différentes, némésis mais complémentaires. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7.jpg" alt="" class="wp-image-23552" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7.jpg 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-374x249.jpg 374w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Killing Eve</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Unbelievable (2019) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p>Cette série n’est pas facile à regarder, c’est une histoire de viol dont la victime n’est pas crue. Parce que ce n’est pas une<strong> victime parfaite</strong>, parce qu’elle n&rsquo;a pas raconté une histoire classique, parce que les deux policiers ayant pris sa plainte n’ont pas d’empathie et n’ont pas été formé à accueillir des victimes de VSS.</p>



<p>L’enquête sera menée par deux détectives femme, Merritt Wever et Tony Colette. Leur enquête met en avant une autre manière d’exercer le pouvoir : à travers l’écoute, l’intuition, la patience et l’empathie, en contraste avec la brutalité hors sol des policiers masculins.</p>



<p>Malgré la dureté du propos je trouve que la série donne la parole aux femmes, sans<strong> fétichiser la violence</strong> contrairement à certaines séries de Ryan Murphy par exemple. <strong><em>Unbelievable</em></strong> dénonce aussi au passage, la violence systémique en donnant des statistiques sur les policiers qui battent leurs femmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Shrill (2019) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p>Développé par Aidy Bryant, comédienne au SNL, <strong><em>Shrill </em></strong>est une série qui parle de la grossophobie. Ou plutôt comment refuser la honte imposée par la société à cause de son poids ou d’un physique hors-norme. </p>



<p>La stigmatisation vécue par les personnes en surpoids façonne les comportements sociaux : le personnage d’Annie commence la série en cherchant à plaire aux autres, notamment son petit ami médiocre. Peu à peu, elle apprend à affirmer sa voix et ne plus avoir honte d’occuper l’espace. On entend parfois qu’être grosse c’est du militantisme en soi, car refuser de s’invisibiliser, c’est se libérer du besoin de validation masculine et sociale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23553" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The morning show (2019) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p><strong><em>The morning show </em></strong>parle de la culture du viol et de la complicité qui s’opèrent dans la sphère télévisuelle. Avec un récit subtil mais percutant la série nous interroge sur les <strong>zones grises du système qui perpétuent la culture du viol</strong>.<br>A travers le personnage de Mitch (Steve Carell) accusé de VSS et de viol, la série montre que les hommes ont du mal à remettre en question leurs pratiques de «séduction». Il passe par différentes phases : déni, colère, marchandage, dépression, mais n’arrive pas à admettre ses pratiques d’agresseur dans un système où on lui sert des jeunes femmes sur un plateau. </p>



<p>Ce que <strong><em>The morning show</em></strong> réussit très bien à montrer c’est que Mitch est un «nice guy». On a du mal à mettre les mots sur ce qu’on lui reproche. Mais des motifs répétitifs<strong> </strong>se dégagent de ces interactions avec les femmes pour dessiner un <strong>mécanisme de prédation</strong>. Ces agressions ne sont pas des accidents ou des approches maladroites; Mitch est un expert des zones grises ce qui lui permet de groomer et d’abuser de femmes en bas de l’échelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Derby girls (2020) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong><em>Derby girl </em></strong>est une série française, de Nikola Lange. Le roller derby est surtout un prétexte scénaristique qui permet un parallèle entre Tonya Harding, accusée d’avoir comploté une agression à coup de barre de fer dans le genoux de sa compétitrice,et Lola, le personnage principal de la série, qui coupe les doigts de la médaillée d’or de patinage artistique.<br>Lola devenue star déchue, est une jeune femme à l’ego surdimensionné, qui va être amenée à questionner son jugement sur les autres, quand elle se lie d’amitié avec une bande de meufs de sa ville pourrie. A travers l’équipe de derby des Cannibales licornes, on nous propose des personnages singuliers et hyper féministes qui dédramatisent plein de choses. <strong><em>Derby girl </em></strong>c’est une série légère qui nous invite à embrasser sans complexes sa féminité même si on dodues, sexuelles, poilues et qu’on boit de la bière.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-1024x575.webp" alt="" class="wp-image-23554" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-1024x575.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv.webp 1260w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Derby girls</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Kevin can fuck himself 2021 &#8211; Drame</strong></h2>



<p>Avec un exercice de style qui fait penser à <strong><em>The voices</em></strong>, Valerie Armstrong utilise le genre pour dénoncer les mécanismes de domination représentés à la télévision.<br>Le personnage principal, Allison McRoberts, vit dans un univers de sitcom classique : rires enregistrés, décor domestique, rôle de femme parfaite, mari attendrissant. Kevin incarne le patriarche comique, un homme infantile qui domine le foyer sous couvert d’humour. Mais dès qu’Allison quitte la pièce, le ton change : la série devient un drame réaliste et sombre. Elle n’est plus <strong>sous l’emprise </strong>de KévinL . Dès que le personnage a une minute pour réfléchir; elle se rend compte que son mari n’est pas attendrissant. C’est un homme immature, égoïste, et un peu alcoolique. </p>



<p><strong><em>Kevin can fuck himself</em></strong> est un petit bijou qui déconstruit les stéréotypes de culture populaire, et dénonce le<strong> gaslighting social </strong>qui glorifie les hommes médiocres, tout en rendant invisibles les femmes qui les soutiennent. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Yellow jackets (2021) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p><strong><em>Yellowjackets</em></strong> propose une représentation rare de la féminité.<br>Loin des clichés de filles fragiles et démunies, la série la série met en scène un groupe d’adolescentes victimes d’un crash d’avion, qui vont devoir survivre dans la nature sauvage. La série alterne habilement entre passé et présent, tissant un récit où le trauma persiste à travers le temps<strong>. </strong>Leur besoin de survie révèle les zones grises de la nature humaine, rarement représentées avec autant de cruauté et de nuance, surtout pour des<strong> personnages féminins. </strong>Aucun personnage n’est réduit à un archétype : mère, victime, manipulatrice, protectrice, tueuse… elles sont tout cela à la fois. <strong><em>Yellowjackets</em></strong> c’est l’incarnation d’une <strong>féminité non domestiquée</strong>, capable de cruauté, de désir, de violence ET de sororité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>We are Ladyparts (2021) &#8211; Comédie&nbsp;</strong></h2>



<p><strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/we-are-lady-parts-une-sitcom-pour-visibiliser-les-femmes-musulmanes/">We Are Lady Parts</a> </em></strong><em>e</em>st une comédie britannique qui transgresse un tabou (rappelez-vous étape 1, l’interdit) : une série avec que des femmes musulmanes dont plusieurs voilées !</p>



<p>Ecrite et réalisée par Nida Manzoor. La série parle de 5 femmes musulmanes vivant à Londres qui ont fondé un groupe de musique punk. La série est très drôle et apporte un nouveau regard sur les femmes musulmanes, bien loin des clichés qu’on a malheureusement l’habitude de voir. C’est drôle et ça dédiabolise une communauté trop souvent représentée sous le prisme des clichés terroristes; ou des clichés de soumission en ce qui concerne les femmes.<br>Les 5 membres du groupe <strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> sont des jeunes femmes qui illustrent la diversité de l’islam et des cultes. Voilées ou pas, tatouées ou pas, mariées ou pas. Et peu importe, car ce sont des humains qui aiment la musique et sont confrontées aux mêmes problèmes que tout le monde.</p>



<p><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong>&nbsp;c’est drôle et intelligent. La série touche du doigt des sujets sérieux comme l’islamophobie, et montre comment elles se positionnent dans un monde où la bonne société musulmane va leur reprocher de faire du punk mais où les blancs vont de leur côté leur reprocher d’être pratiquantes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="700" height="700" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1.webp" alt="" class="wp-image-23555" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1.webp 700w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-300x300.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-150x150.webp 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-60x60.webp 60w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The baby – (2022) &#8211; Comédie horrifique</strong></h2>



<p>Cette comédie horrifique teinté de folk horror ,créé par Sian Robins-Grace et Lucy Gaymer, est une métaphore de l’<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/maternite-non-desiree-thematique-feministe-dans-le-cinema-de-genre/">injonction à la maternité</a> </strong>et des attentes qui pèsent sur les femmes. Le bébé est une malédiction qui la poursuit comme un parasite démoniaque. Son mode opératoire met en exergue les challenges de la maternité et du postpartum.</p>



<p>La genèse de la malédiction à un sous texte profondément féministe : le bébé a été conçu dans les années 60 lors d’un viol conjugal (comme dans&nbsp;<strong><em>Rosemary’s baby</em></strong>). Sa mère était homosexuelle, considérée comme folle et emprisonnée par son mari. J’ai aussi remarqué que dans <strong><em>The baby</em></strong>, les personnages masculins de pères sont soit complètements absents de l’écran soit présents dans les scènes de violence.</p>



<p>Petite aparté sur la scène du parc pour enfants (qui représente l’enfer pour Natasha), il s’agit d’une référence à des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SnQBihIyyaA">vrais parcs d’attraction qui ont pour but d’apprendre le capitalisme aux enfants</a> dès le plus jeune âge et sans supervision de leurs parents. Dans ces parcs, ils exercent des emplois (garde de prison, pompiste, serveur) et ils ont un salaire qui leur permet de payer les services dans le parc.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>A league of their own (2022) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p>Produit par Abbi Jacobson (<strong><em>Broad City</em></strong><em>)</em>, <strong><em>A League of Their Own</em></strong> utilise l’histoire de la première ligue de baseball féminin pour parler de la place de la femme et des lesbiennes dans la société de l’entre deux guerres.<br>Comme les hommes du pays sont partis au front, la première ligue professionnelle de baseball féminin voit le jour. A la base parti d’un événement promotionnel pour des bonbons, un casting est lancé en 1943 pour trouver de «belles femmes» capables aussi de jouer. <strong><em>A League of Their Own </em></strong>explore le sexisme, le racisme, et l’homophobie ambiante d’une époque où l’<strong>homosexualité était considérée comme anormale et criminalisée</strong>. A travers le récit de personnages féminins loin de clichés, la série nous parle des amitiés et des amours clandestins de ces femmes qui cherchent à s’émanciper du patriarcat.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-23556" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1024x683.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-768x512.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-374x249.jpg 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1320x880.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>A League of Their Own</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deadloch (2023) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p><strong><em>Deadloch </em></strong>est une série Australienne crée par deux humoristes féministes : Kate McCartney et Kate McLennan. <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/deadloch-une-comedie-policiere-australienne/">Deadloch</a> </em></strong>prend le parti d’être à la fois drôle et sombre. C’est un astucieux mélange des genres qui sert un discours féministe subtile mais affirmé. La série se moque des clichés sexistes : <strong><em>Deadloch</em></strong> joue avec les représentations de la masculinité toxique pour les dénoncer : sentiment d’être parfait, jalousie, accuser la maire d’avoir «<em>lesbiannisé»</em> la ville, misogynie, homophobie, harcèlement sexuel, agressions physiques, pédophilie, etc… </p>



<p>Ce qui est super dans <strong><em>Deadloch</em></strong>, c’est que ces personnages sont interprétés par de vrais queers et non pas des acteurs qui jouent un rôle de queer. (étape 5, le normal) Je n’avais jamais vu dans une série qui n’est pas spécifiquement destinée à un public queer, une telle diversité dans les personnages principaux : lesbiennes, gays, bisexuels, trans-masc, cross dresseur. On voit aussi des personnage féminins qui sortent des clichés qu’on a l’habitude de voir, totalement décomplexés et non genrés. La série parle aussi des aborigènes, et illustre comment la vie est plus difficile pour les peaux foncées et comment les blancs qui ont volé leurs terres, les utilisent pour remplir les quotas de diversité. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deadringer (2023) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p><strong><em>Deadringer</em></strong> est une mini série créée et scénarisée par Alice Birch, inspiré du film de 1998 de Cronenberg. Les soeur Beverly et Elliot Mantle sont interprétées par Rachel Weiss.</p>



<p>La série tourne autour d’un drame psycho-sexuel comme le film. Mais au lieu du cliché de l’introverti scientifique vs le charmeur frivole proposés par Cronenberg, Birch propose deux personnages plus développés, moins manichéens, tous deux sensibles, tous deux borderline.</p>



<p>Là ou les frères voulaient insérer des objets de torture dans les corps des femmes complètement déshumanisées au service du prestige scientifique; les soeurs sont disruptives parce qu’elles veulent remettre les femmes au coeur des soins pour limiter les <strong>violences gynécologiques</strong>. Et le <strong>body horror </strong>est incarné non pas par des viols médicaux mais inhérents à la féminité et la<strong> grossesse</strong> : les vergetures, le sang des menstruations, les douleurs physiques, l’accouchement, l’avortement, le post-partum, etc.</p>



<p>Apparemment le public féminin a globalement bien accueilli ce remake de <strong><em>Deadringer </em></strong>mais les critiques masculins ne voient pas l’interêt de ce remake. Pour la majorité «on n’aurait pas dû toucher à l’oeuvre du grand maitre». Ironique quand la série dénonce justement le manque d’empathie masculin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-1024x577.webp" alt="" class="wp-image-23558" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-1024x577.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-768x433.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023.webp 1296w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Deadringer</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Douglass is canceled (2024) &#8211; le contre exemple</strong></h2>



<p>Stephen Moffat nous propose selon moi un pastiche mou du morning show. C’est l’histoire d’un présentateur télé qui se fait cancel car il a fait une blague sexiste sur twitter. Personne ne connait la blague mais sa co-presentatrice semble avoir leaké le tweet. Au fil des épisodes on ne sait pas qui manipule qui ni pourquoi, et le personnage féminin est représenté comme une connasse.<br>Dans le seul épisode interessant de la série, (car il encapsule toute la tension de subir le jeu du prédateur) le producteur est finalement révélé comme un prédateur sexuel, et Douglass est puni car il a été complice, il n’a pas dénoncé les agissements de son collègue. On dirait que Moffat fait un exercice de féminisme pour nous montrer qu’il a compris et qu’il est désormais un allié. Ca sonne creux et c’est manichéen.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Vous m’excuserez j’ai sûrement oublié des oeuvres importantes en ne citant principalement que des séries anglophones, j’ai du mal à sortir de mon prisme européen (on peut blâmer la barrière de la langue mais je suis aussi un peu feignante).</em> <em><strong>Si vous avez des séries à me conseiller je vous écoute !</strong></em></p>



<p><em>Sources principales</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Observatoire européen de l’audiovisuel (OE A) / Council of Europe – études sur la part des femmes dans la production de films européens. </em><a href="https://www.obs.coe.int/en/web/observatoire/home/-/asset_publisher/9iKCxBYgiO6S/content/women-represent-less-than-one-film-director-out-of-four-in-europe?utm_source=chatgpt.com"><em>Observatoire+2Observatoire+2</em></a></li>



<li><em>Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) / Observatoire de l’égalité femmes-hommes – données pour la France sur l’emploi des femmes dans le cinéma-audiovisuel. </em><a href="https://www.cnc.fr/professionnels/etudes-et-rapports/etudes-prospectives/les-syntheses-du-cnc-n20--lemploi-des-femmes-dans-la-production-de-films-de-fiction-en-2020_1641342?utm_source=chatgpt.com"><em>CNC+2Genrimages+2</em></a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/series-feministes-entre-avancee-culturelle-et-resistance-conservatrice/">25 séries féministes à découvrir : entre avancée culturelle et résistance conservatrice</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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		<item>
		<title>Top 5 de films de réalisatrices pour sa soirée d&#8217;Halloween</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 08:11:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Focus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme Halloween est souvent la soirée idéale pour découvrir des films d&#8217;horreurs, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir des films de genre réalisés par des femmes? Il y en a moins, on en parle moins, donc même s&#8217;il n&#8217;est pas question ici de genrer les films en raison de leur réalisatrice, il m&#8217;importe tout &#8230; </p>
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<p class="has-text-color has-background has-link-color wp-elements-9284392e264ec2d8dd921d25afbf6d39" style="color:#f9e7be;background-color:#ac1010">Comme <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/top-10-de-films-pour-un-halloween-diversifie/" data-type="post" data-id="22717">Halloween</a></strong> est souvent la soirée idéale pour découvrir des films d&rsquo;horreurs, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir des films de genre réalisés par des femmes? Il y en a moins, on en parle moins, donc même s&rsquo;il n&rsquo;est pas question ici de genrer les films en raison de leur réalisatrice, il m&rsquo;importe tout autant de visibiliser ces films.<br>Alors quels films réalisées par des réalisatrices sont à découvrir pour Halloween? C&rsquo;est parti pour ma sélection.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1- Fresh de Mimi Cave (2022)</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Xi2sLRyzzo2eoJf9diq4wj-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-23384" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Xi2sLRyzzo2eoJf9diq4wj-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Xi2sLRyzzo2eoJf9diq4wj-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Xi2sLRyzzo2eoJf9diq4wj-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Xi2sLRyzzo2eoJf9diq4wj-1536x864.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Xi2sLRyzzo2eoJf9diq4wj-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Xi2sLRyzzo2eoJf9diq4wj-1320x743.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/Xi2sLRyzzo2eoJf9diq4wj.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong><em>Fresh</em></strong>– ©&nbsp;Disney</p>



<p>Marre des dates foireux sur les applications de rencontre? C&rsquo;est le point de départ de <strong><em>Fresh</em></strong>, pour comprendre l&rsquo;état d&rsquo;esprit de Noa, fatiguée de chercher l&rsquo;amour. Dans le rayon légumes, elle tombe sous le charme de Steve, et décide d&rsquo;arrêter de réfléchir et de se laisser porter. Steve lui propose un week end à la campagne et Noa profite. Mais évidemment, elle ne s&rsquo;attendait pas à un tel accueil&#8230;</p>



<p>Je vous garde les nombreuses surprises que <strong><em>Fresh</em></strong> propose, mais il faut savoir que le premier film de Mimi Cave (réalisatrice de clips vidéo), traite du cannibalisme sous fond de classique exploitation d&rsquo;une minorité par des riches.<br>Si le film est présenté comme une comédie, ce n&rsquo;est, à mon sens, absolument pas le cas. Oui, certaines scènes poussent le curseur du cocasse qui prêtent à sourire, mais ne vous attendez pas à une comédie pure et dure.</p>



<p>Les points forts de <strong><em>Fresh</em></strong>? Le fait de garder une grande cohérence dans sa thématique des femmes utilisées comme ressource. Notion que j&rsquo;ai développé dans mon analyse de l&rsquo;<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-lecofeminisme-cinema-genre/" data-type="post" data-id="9416">éco féminisme dans le cinéma de genre</a></strong>. Que ça soit le fait que Noa doive supporter un mec pingre et insultant, qu&rsquo;elle soit abordée dans un rayon de supermarché, et évidemment l&rsquo;intrigue principale du film, Mimi Cave s&rsquo;attache à montrer l&rsquo;exploitation des femmes mais aussi la lâcheté des hommes face à ça. Mais elle n&rsquo;oublie pas pour autant que la violence patriarcale peut être aussi entretenue par les femmes, qui y voient une opportunité de se mettre du côté des puissants. Et Charlotte LeBon en méchante, comment résister?<br>Cette revisite de Barbe Bleue (avec une référence directe à <strong><em>Ex Machina</em></strong> avec la scène de la danse, film qui lui même était une version de Barbe Bleue), est un mélange parfait de divertissement tout en prenant au sérieux son sujet.</p>



<p>Daisy Edgar-Jones est parfaite, et Sebastian Stan (<strong><em>I Tonya</em></strong>) brille dans la peau de cet Hannibel Lecter moins malin mais tout autant diabolique. Un parfait amuse bouche pour débuter votre soirée d&rsquo;Halloween.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2-Lisa Frankenstein de Zelda Williams (2024)</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1810453-1024x683.webp" alt="" class="wp-image-23385" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1810453-1024x683.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1810453-300x200.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1810453-768x512.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1810453-1536x1024.webp 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1810453-90x60.webp 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1810453-374x249.webp 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1810453-1320x880.webp 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/1810453.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong><em>Lisa Frankenstein</em></strong>– ©&nbsp;Universal Pictures</p>



<p>Première réalisation de Zelda Williams (fille de Robin et ça a son importance au regard de la thématique du film), <strong><em>Lisa Frankenstein</em></strong> conte la reconstruction de Lisa, traumatisée par le meurtre de sa mère, coincée entre une belle mère parano et un père qui plane. Passionnée de cimetière (parce que pourquoi pas), elle voit son quotidien chamboulé par l&rsquo;arrivée d&rsquo;un jeune cadavre ressuscité issu de l&rsquo;époque victorienne.</p>



<p>Avec une direction artistique parsemée de vert et de rose tout de néons, Lisa Frankenstein a une volonté affichée de s&rsquo;inscrire dans un teen movie « cool », instagrammable, qui aide à marquer sa patte dans la pop culture du cinéma de genre. Mais cette direction artistique va plus loin; cela permet d&rsquo;appuyer la dimension du conte mais aussi la navigation de Lisa qui tente d&rsquo;évoluer entre des mondes qu&rsquo;elle tente de comprendre. Celui du deuil et de la mort avec La Créature, celui des adultes névrosés avec le lycée et sa belle mère. <strong><em>Lisa Frankenstein</em></strong> choisir la comédie noire pour aborder le thème de la reconstruction après un deuil (pas pour rien qu&rsquo;elle recolle littéralement les morceaux avec la Créature), qui donne un ton particulièrement jouissif, parfaitement adapté pour une soirée Halloween. Zelda Williams a en effet été très impactée par la mort de son père (Robin), et ce n&rsquo;est pas étonnant qu&rsquo;elle trouve son compte dans la comédie horrifique.</p>



<p>Mais plus qu&rsquo;un divertissement, Zelda Williams propose des personnages féminins complexes. Malgré les décisions parfois fortement discutables de Lisa, elle reste toujours attachante, en gardant son ambiguïté. Ce qui fait qu&rsquo;on ne sait jamais vraiment qui elle est. Idem pour sa belle soeur qui est tout son contraire (conforme aux normes sociales féminines, pom pom girl, etc..), et qui est d&rsquo;une réelle bienveillance envers Lisa. Alors que ce type de rôles sont habituellement des pestes faciles, elle cherche à défendre et comprendre Lisa.</p>



<p>Kathryn Newton (<strong><em>Freaky</em></strong> et <strong><em>Abigail</em></strong>) et Cole Sprouse (<strong><em>Riverdale</em></strong>) s&rsquo;en donne à coeur joie et leur duo improbable est un vrai régal. Alors oui, ne mettez pas la barre trop haute concernant votre suspension d&rsquo;incrédulité et vous verrez, vous passerez un très bon moment.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3-The Ug<strong>ly</strong> stepsister d&rsquo;Emilie Blichfeld (2025)</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-4-1024x576.png" alt="" class="wp-image-23386" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-4-1024x576.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-4-300x169.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-4-768x432.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-4-1536x864.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-4-2048x1152.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-4-107x60.png 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-4-1320x743.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong><em>The Ugly Stepsister</em></strong>– ©&nbsp;Scanbox Entertainement</p>



<p>Changement de registre et de type de belle soeur avec le gore <strong><em>The Ugly Stepsiste</em></strong>r d&rsquo;Emilie Blichfeld qui ne va pas vous ménager. Cette relecture horrifiquement parfaite de Cendrillon nous place du point de vue de la belle soeur de Cendrillon, qui est prête à tous les sacrifices corporels pour tenter de se conformer aux normes sociales et attirer l&rsquo;attention du prince.<br>La photographie faite de clairs obscurs reflète avec brio l&rsquo;aspect conte et sa dimension fantastique.<br>Halloween est la soirée idéale pour se faire raconter des histoires, et le conte de <strong><em>The Ugly Stepsister</em></strong> s&rsquo;inscrit dans la même veine que <strong><em>The Substance </em></strong>qui utilise le body horror pour donner un aperçu de ce que les femmes peuvent/doivent s&rsquo;infliger pour exister.</p>



<p>Retrouvez le détail dans la <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-ugly-stepsister/">critique de The Ugly Stepsister</a></em></strong> par ma consoeur Leo, ainsi que son interview de la <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/entretien-emilie-blichfeldt-realisatrice-de-the-ugly-stepsister/">réalisatrice norvégienne Emilie Blichfeld</a></strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4-Vorace d&rsquo;Antonia Bird (1999)</h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="680" height="340" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/vlcsnap-2021-12-20-14h25m46s934-680x340-1.png" alt="" class="wp-image-23387" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/vlcsnap-2021-12-20-14h25m46s934-680x340-1.png 680w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/vlcsnap-2021-12-20-14h25m46s934-680x340-1-300x150.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/vlcsnap-2021-12-20-14h25m46s934-680x340-1-120x60.png 120w" sizes="(max-width: 680px) 100vw, 680px" /></figure>



<p><strong><em>Vorace</em></strong>– ©&nbsp;20th Fox</p>



<p>Changement de décor avec <strong><em>Vorace</em></strong> d&rsquo;Antonia Bird, dont l&rsquo;action se situe au temps de la guerre américano mexicaine (autour de 1850). On suit l&rsquo;équipe du capitaine John Boyd pour tenir un fort. Un homme vient à leur rencontre et leur raconte qu&rsquo;avec d&rsquo;autres, ils ont été bloqués dans une grotte et qu&rsquo;il a dû manger leur chair pour survivre. L&rsquo;équipe part donc en direction de la grotte et ne sera pas au bout de ses surprises.</p>



<p>Inspiré du cas Alfred Packer, <strong><em>Vorace</em></strong>, qui fût un échec total à sa sortie, aborde le cannibalisme, sujet hautement tabou, complexe à aborder justement. Le fait d&rsquo;ancrer l&rsquo;histoire dans une (des) page sombre des USA (car cette guerre débouchera entre autres sur la guerre de Sécession), permet de filer des métaphores: un pays qui s&rsquo;auto détruit, des hommes qui se nourrissent des uns et des autres (<strong><em>Vorace</em></strong> reprend notamment des croyances/mythes autour du fait que l&rsquo;on s&rsquo;approprie les caractéristiques de sa victime en la mangeant), etc..<br>Mais la thématique qui est particulièrement d&rsquo;actualité 25 ans après, c&rsquo;est de d&rsquo;associer la viande humaine à un gibier comme un autre. Cette thématique est ponctuellement présente au cinéma depuis longtemps (comme avec <strong><em>Massacre à la tronçonneuse</em></strong>), mais ici Antonia Bird illustre une autre facette des notions liées à l&rsquo;éco féminisme; l&rsquo;attitude masculine qui consiste à s&rsquo;approprier le corps et le territoire de l&rsquo;autre.</p>



<p>Ces thématiques prennent vie à travers un décor hivernal et rugueux, avec une tension parfaitement menée, notamment dans la première partie. Malgré son sujet, <strong><em>Vorace</em></strong> n&rsquo;est pas gore, et se situe à la croisée du survival et du thriller.</p>



<p>La regrettée Antonia Bird décédée en 2013, n&rsquo;aura réalisé que 4 films et <strong><em>Vorace</em></strong> est le seul (et dernier) qui s&rsquo;ancre dans le cinéma de genre.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">5-Bilocation de Mari Asato (2013)</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-w1280-1024x576.webp" alt="" class="wp-image-23388" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-w1280-1024x576.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-w1280-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-w1280-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-w1280-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/09/image-w1280.webp 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong><em>Bilocation</em></strong>– ©&nbsp;Kadokawa</p>



<p>La particularité de <strong><em>Bilocation</em></strong> est d&rsquo;être réalisé par une Japonaise. Force est de constater que peu de films de genre réalisées par des Japonaises existent d&rsquo;une part, et parviennent jusqu&rsquo;à nous, d&rsquo;autre part.<br>Alors n&rsquo;hésitez pas à découvrir ce film de doppelgänger, qui raconte l&rsquo;histoire de Shinobu, artiste peintre, qui découvre un jour qu&rsquo;un double d&rsquo;elle, se balade en ville. Cela l&rsquo;amène à rencontrer un groupe de paroles de personnes qui connaissance le même sort.<br>La force de <strong><em>Bilocation </em></strong>est de sortir du classique double maléfique. Ici, Mari Asato montre que ces doubles ne sont que l&rsquo;expression de peurs ou colères refoulées. A travers son personnage féminin, elle questionne également les choix que les Japonaises sont contraintes de faire entre leur carrière et leur vie d&rsquo;épouse. Des thématiques qui peuvent nous sembler arriérées, mais pourtant toujours bien d&rsquo;actualité, notamment dans un pays très patriarcal comme le Japon.</p>



<p><strong><em>Bilocation</em></strong> est à mi chemin entre un film de fantômes et de démon. Le film contient quelques scènes bien effrayantes mais c&rsquo;est surtout la tension de ne pas savoir ce que les doubles vont pouvoir faire qui marque.<br><strong><em>Bilocation</em></strong> s&rsquo;attache finalement à refléter son époque; car on suit des doubles de personnes différentes avec des contextes reflétant les problématiques sociales (la mère isolée, le travailleur acculé, etc..).<br>Je vous conseille de plutôt commencer votre soirée avec Bilocation qui dégage une grande mélancolie pour finir avec un film plus fun, comme <strong><em>Lisa Frankenstein</em></strong> !</p>



<p>N&rsquo;hésitez pas à aller consulter mes recommandations de <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/5-films-pour-un-halloweens-singulierement-feministe/" data-type="post" data-id="22886">films d&rsquo;horreur singulièrement féministes</a></strong>!</p>
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		<title>[Entretien] WongKarWaiFu, spécialiste du cinéma d&#8217;Asie</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/entretien-wongkarwaifu-specialiste-du-cinema-dasie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 10:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[diversité du cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Elles en parlent]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créatrice de contenus est un terme qui correspond à Flo tant elle diffuse sa passion du cinéma asiatique via plusieurs canaux: site web (Wongkarwaifu), podcast, newsletter&#8230;en montrant sa diversité et ses portées politiques.On a parlé de politique &#38; création de contenu, films féministes et cancel culture (non). Peux-tu te présenter ? Je m’appelle Flo et &#8230; </p>
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<p class="has-text-color has-background has-link-color wp-elements-51c1ee0466c633a2257c15defe2242f5" style="color:#fff5d7;background-color:#b20808">Créatrice de contenus est un terme qui correspond à Flo tant elle diffuse sa passion du cinéma asiatique via plusieurs canaux: site web (Wongkarwaifu), podcast, newsletter&#8230;en montrant sa diversité et ses portées politiques.<br>On a parlé de politique &amp; création de contenu, films féministes et cancel culture (non).</p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="298" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-30-a-17.03.56-298x300.png" alt="" class="wp-image-23327" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-30-a-17.03.56-298x300.png 298w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-30-a-17.03.56-1019x1024.png 1019w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-30-a-17.03.56-150x150.png 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-30-a-17.03.56-768x772.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-30-a-17.03.56-60x60.png 60w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-30-a-17.03.56.png 1172w" sizes="(max-width: 298px) 100vw, 298px" /></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-2676cbf7883666f728e81809cf5ac560"><strong><em>Peux-tu te présenter ? </em></strong></p>



<p>Je m’appelle Flo et j’écris sur Internet sous le pseudonyme de WongKarWaifu, un genre de mot-valise entre Wong Kar-wai et Waifu.</p>



<p>Je donne essentiellement mon avis sur le cinéma d’Asie de l’Est. C’est quelque chose que j’ai commencé à faire sur mon temps libre en 2022, tout d’abord sur Twitter, puis sur mon site sous la forme de textes beaucoup plus longs. Aujourd’hui j’utilise essentiellement Bluesky pour discuter avec mes camarades cinéphiles. Mon site me permet de publier des articles de fond, et ma newsletter chronique l’actualité du cinéma d’Asie chaque semaine.</p>



<p>Je pense que j’ai commencé à écrire pour passer le temps, m’occuper l’esprit et partager cette passion avec des gens, plutôt que de la vivre seule chez moi ou dans une salle de cinéma, ahahah.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-89e52a49e52e32e5a2f5b7371f66cf9e"><strong><em>Tu utilises plusieurs formats pour partager ta passion du cinéma asiatique (réseaux sociaux, newsletter, article, podcast). Comment abordes-tu ton contenu selon les formats? Qu&rsquo;est ce que la diversité de format apporte selon toi?</em></strong></p>



<p>C’est une question à laquelle je réfléchis régulièrement ! Je crois que chaque plateforme et chaque format me permet d’aborder le sujet d’une manière différente. J’aime bien l’exercice de concision et de synthèse que requiert Bluesky. Ça me permet aussi de poster des bêtises ou de parler d’autre chose, même si j’essaie de ne pas trop le faire comme je suppose que les gens s’abonnent essentiellement pour mon avis sur le cinéma. Parfois, j’ai l’impression d’avoir trop à dire pour ce genre de plateforme, alors j’utilise Letterboxd pour articuler ma pensée. Je ferais une bien piètre critique de cinéma mais j’aime bien coucher mes réflexions à l’écrit.</p>



<p>Ensuite, <strong><a href="https://wongkarwaifu.com/">mon site </a></strong>me permet de creuser des sujets en profondeur de temps en temps. J’aime bien mettre en lumière des artistes qu’on oublie trop souvent quand on parle de cinéma. C’est pour ça que j’ai consacré des articles à des costumières, un monteur son, une décoratrice, etc. C’est vraiment de la transmission de savoir et j’ai l’impression que c’est ce que je fais de plus utile même si ça prend beaucoup de temps et d’énergie. C’est aussi ce que j’essaie de faire dans une moindre mesure quand je suis invitée dans une émission : j’essaie d’utiliser cet espace de parole pour contextualiser les films et faire de la pédagogie. Je crois que je préfère procéder ainsi, plutôt que de simplement donner mon avis sur les films, comme je n’ai pas spécialement de légitimité ou d’autorité dans le domaine.</p>



<p>J’ai aussi créé un <strong><a href="https://discord.com/invite/pK4PbEHZTa">serveur Discord</a></strong> pour papoter avec les gens, regarder des films ensemble, partager des informations, ce genre de choses. Je suis très attachée au côté communautaire et encore une fois ça permet de vivre sa passion avec d’autres personnes. C’est un espace où chacun·e peut s’exprimer.</p>



<p>Enfin, la newsletter a un côté très utilitaire. Je pense que les réseaux sociaux et les moteurs de recherche ne sont plus des outils assez fiables pour suivre l’actualité ou trouver des informations. Beaucoup de gens peinent à faire le tri dans le déluge d&rsquo;informations qui arrivent chaque minute dans leur fil d’actualité. C&rsquo;est là que j’interviens, ahah ! Je fais pas mal de curation, et comme c’est hebdomadaire et que ça arrive directement dans la boîte mail de la personne, ça donne un côté magazine que je trouve assez chouette. J’aime à penser que c’est devenu un rendez-vous pour quelques personnes.</p>



<p>Si j’avais les compétences et les moyens techniques nécessaires ainsi que beaucoup plus de temps libre, j’aimerais bien animer des émissions en direct, m’entretenir avec des artistes ou créer du contenu vidéo mais je pense que pour le moment je vais me limiter à l’écrit, ahah.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>J’ai l’impression que l’immense majorité des créateur·ices de contenu ont peur de se positionner sur les réseaux sociaux. J’ai cependant l’impression que s&rsquo;en tenir à une ligne claire et sans concession permet au contraire d’obtenir la confiance des gens.</p></blockquote></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-a102beaa97f5daf7895d1afb44d84957"><strong><em>Quels sont les plus gros clichés sur le cinéma asiatique selon les pays d&rsquo;après toi?</em></strong></p>



<p>Vaste question ! Je suppose que ça dépend de qui véhicule les clichés en question.</p>



<p>Pour le grand public, j’imagine que ça se résume aux films d’arts martiaux hongkongais et à l’animation du studio Ghibli.</p>



<p>Côté cinéphiles, j’ai l’impression que pas mal de gens ont des idées reçues sur les industries de chaque pays : “le cinéma hongkongais est mort”, “le cinéma chinois est propagandiste”, “le cinéma taïwanais est contemplatif”, ce genre de choses.</p>



<p>De façon générale, je crois surtout qu’il y a une méconnaissance du sujet, surtout en ce qui concerne les pays d’Asie centrale ou d’Asie du Sud-Est. Parmi les gens qui aiment le cinéma japonais, assez peu vont avoir la curiosité de s’intéresser aux films mongols ou vietnamiens. C’est dommage de résumer un continent entier à cinq pays.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="550" height="309" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/331_LESANGESPORW0140248_BAN1_2424_NEWTV.jpg" alt="" class="wp-image-23341" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/331_LESANGESPORW0140248_BAN1_2424_NEWTV.jpg 550w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/331_LESANGESPORW0140248_BAN1_2424_NEWTV-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/331_LESANGESPORW0140248_BAN1_2424_NEWTV-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-b3f69e3e9fa5cc700414e43dcf515e89"><strong><em>Tu assumes sans détour tes positions politiques, que ça soit sur l&rsquo;actualité ou le cinéma.&nbsp; En quoi est ce important pour toi? Est-ce que ça te vaut du cyberharcèlement?&nbsp;</em></strong></p>



<p>C’est quelque chose que je fais au quotidien avec mes ami·es, alors je me voyais mal m&rsquo;autocensurer sur Internet, a fortiori à une époque où on laisse de plus en plus de place aux discours réactionnaires.</p>



<p>Je pense que c’est une attitude plutôt saine. Je ne cherche pas systématiquement le conflit mais je ne crois pas non plus que ce soit quelque chose dont on devrait avoir peur. Si les célébrités et les médias adoptaient tous·tes un positionnement politique clair, ça permettrait à chacun·e de renforcer son esprit critique et de soutenir les gens en connaissance de cause.</p>



<p>J’ai l’impression que l’immense majorité des créateur·ices de contenu ont peur de se positionner sur les réseaux sociaux. C’est sans doute pour se prémunir du harcèlement des communautés d’extrême droite, ou pour éviter d’aliéner une partie de leurs abonné·es. J’ai cependant l’impression que s&rsquo;en tenir à une ligne claire et sans concession permet au contraire d’obtenir la confiance des gens.</p>



<p>Quand j’étais encore sur Twitter, ça m’a valu pas mal d’insultes et quelques menaces de mort, mais je ne crois pas que ça me soit arrivée depuis que je suis sur Bluesky. Comme quoi, c’est aussi une histoire de modération et de choix de l’espace dans lequel on s’exprime.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-2ff2dcc5a2e917f3614c53f99a1d79e3"><strong><em>Dans ton article <a href="https://wongkarwaifu.com/2025/06/01/i-am-what-i-am-perspectives-aro-ace/">« I Am What I Am : perspectives aro-ace »</a>, tu évoques le paradoxe entre le conservatisme japonais à l&rsquo;égard des LGBTQIA+ et le fait que tant qu&rsquo;il est dans la fiction et qu&rsquo;il peut servir de vitrine à l&rsquo;international pour que le Japon soit perçu comme progressiste, c&rsquo;est toléré. Quel est le regard et la réaction de la communauté LGBTQIA+ japonaise là-dessus? Et des cinéastes?</em></strong></p>



<p>Je ne sais pas du tout comment se positionnent les personnes LGBTQIA+ du Japon sur la question.</p>



<p>Côté cinéastes, j’ai le sentiment que ce genre d&rsquo;œuvres est avant tout quelque chose de personnel. Évidemment, certain·es cinéastes vont évoquer des sujets comme l’homosexualité sans être directement concerné·es mais une bonne partie de ces films sont produits, écrits ou réalisés par des gens qui ont à coeur de transmettre un message à leurs compatriotes.</p>



<p>Ce qu’en fait le gouvernement par la suite est assez secondaire, même si je suppose que beaucoup sont conscient·es du cynisme de certaines démarches. Cela dit, le gouvernement japonais n’est pas une entité monolithique et il existe probablement des gens de bonne volonté qui ont simplement envie de mettre ces contenus en avant sans pour autant être aux manettes de la législature.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-d49027fe33c1b27fecb2fbe453960ac3"><strong><em>Tu mets en valeur des techniciennes de cinéma comme Cho Sang-kyung, costumière et Ryu Seong-hie, décoratrice. Quel est le métier le plus accessible pour une femme selon les pays? Celui qui leur est le plus compliqué?</em></strong></p>



<p>Là encore, je ne saurais dire avec certitude.</p>



<p>Beaucoup de postes à responsabilité sont en grande majorité occupés par des hommes. Certaines femmes parviennent à réaliser un ou deux films mais sont souvent contraintes d’interrompre leur carrière par manque de moyens financiers. C’est le cas en Corée du Sud où beaucoup de réalisatrices prometteuses s’arrêtent après un premier film très personnel, mais ne parviennent pas à transformer l’essai.</p>



<p>Évidemment, tout ceci varie en fonction des cultures et des pays : par exemple, les réalisatrices chinoises de premier plan sont moins nombreuses que leurs homologues japonaises. Pour autant, elles existent et il me semble important de mettre leur travail en avant.</p>



<p>De façon générale, en lisant les noms au générique des films que je regarde, j’ai l’impression que les métiers vraiment accessibles pour les femmes sont assez peu nombreux : actrice bien sûr, mais aussi scénariste, maquilleuse, coiffeuse ou costumière.</p>



<p><strong>Ryu Seong-hie</strong> est un cas un peu à part comme elle a pour ainsi dire créé le métier de décoratrice de cinéma dans son pays. Elle se réjouit toutefois de l’augmentation du nombre de femmes sur les plateaux de tournage et a l’impression que les choses évoluent dans le bon sens.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="331" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/MV5BYTE0MGNiZTAtNzdiZi00NTIyLWI3MDMtNWNjNWJiMDgwNWQ0XkEyXkFqcGc@._V1_.jpg" alt="" class="wp-image-23337" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/MV5BYTE0MGNiZTAtNzdiZi00NTIyLWI3MDMtNWNjNWJiMDgwNWQ0XkEyXkFqcGc@._V1_.jpg 500w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/MV5BYTE0MGNiZTAtNzdiZi00NTIyLWI3MDMtNWNjNWJiMDgwNWQ0XkEyXkFqcGc@._V1_-300x199.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/MV5BYTE0MGNiZTAtNzdiZi00NTIyLWI3MDMtNWNjNWJiMDgwNWQ0XkEyXkFqcGc@._V1_-91x60.jpg 91w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/MV5BYTE0MGNiZTAtNzdiZi00NTIyLWI3MDMtNWNjNWJiMDgwNWQ0XkEyXkFqcGc@._V1_-374x249.jpg 374w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Ryu Seong-hie</strong></figcaption></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-cf24573e03580e529b8a424c5717b79a"><strong><em>Dans le podcast HKast, vous évoquez Cure de Kiyoshi Kurosawa et vous interrogez la position du film sur la psychiatrie. Est-ce que la psychophobie n&rsquo;est pas finalement un point commun du cinéma d&rsquo;horreur toutes nationalités confondues?</em></strong></p>



<p>Je ne suis pas assez versée dans le cinéma d’horreur pour donner une réponse définitive sur la question mais c’est l’impression que j’en ai, en effet.</p>



<p>De manière générale, je trouve que Hollywood et les autres industries ont tendance à faire du sensationnalisme autour des troubles psychiques et de ce que l’on appelle “folie” par abus de langage <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-psychophobie-et-cinema-de-genre/" data-type="post" data-id="1714">psychophobe</a></strong>. En un sens, ces industries épousent le discours dominant porté par l’institution psychiatrique : c’est toujours un problème, un danger, quelque chose à corriger ou a minima une altérité qui met mal à l’aise.</p>



<p>Malheureusement, c’est quelque chose qui est très utilisé dans le cinéma d’horreur parce que la maladie mentale telle qu’on la conçoit dans notre imaginaire collectif est quelque chose qui fait peur par définition. C’est plus un problème social qu’un problème artistique, à mon sens.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://podcastaddict.com/hkast/episode/196338737"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="207" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-31-a-15.04.35-1024x207.png" alt="" class="wp-image-23334" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-31-a-15.04.35-1024x207.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-31-a-15.04.35-300x61.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-31-a-15.04.35-768x155.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-31-a-15.04.35-1536x310.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-31-a-15.04.35-297x60.png 297w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-31-a-15.04.35-1320x266.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/Capture-decran-2025-08-31-a-15.04.35.png 2012w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-a8f10a1eab5a937df1cd0b0c1b641d5b"><strong><em>Concernant le cinéma horrifique, on a beaucoup de films Coréen et Japonais qui nous parviennent. Beaucoup moins de films Chinois, ou d&rsquo;Inde. Comment l&rsquo;expliques-tu?</em></strong></p>



<p>Je ne connais pas la raison pour ce qui est de l’Inde, mais c’est très simple à expliquer pour la Chine : l&rsquo;obscénité et les superstitions sont prohibées par la censure étatique. C’est pour ça qu’en dehors de quelques films hongkongais produits avant la rétrocession ou bien à l’étranger, la pornographie et le cinéma d’horreur n’existent pour ainsi dire pas. En revanche, les studios taïwanais produisent de nombreux films d’horreur en langue chinoise chaque année !</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Certaines femmes parviennent à réaliser un ou deux films mais sont souvent contraintes d’interrompre leur carrière par manque de moyens financiers. C’est le cas en Corée du Sud où beaucoup de réalisatrices prometteuses s’arrêtent après un premier film très personnel, mais ne parviennent pas à transformer l’essai.</p></blockquote></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-78a67814db89b900ef680beda4e99ac6"><strong><em>Le cinéma a une grande influence sur notre perception des représentations, et notamment des minorités. Quel est ton regard sur ce qu&rsquo;on appelle la cancel culture?</em></strong></p>



<p>…<br>Je pense que si certain·es ne voient en l’art qu’une énième manière de perpétuer des oppressions qui appartiennent au passé, on se passera d’elleux.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-793c56bb609b3ba613a5658766e019ce"><strong><em>Il est toujours délicat de représenter les minorités et notamment la violence qu&rsquo;elles subissent. Quel est ton regard sur ces violences représentées dans le cinéma asiatique? (ce que tu trouves pertinent ou non en termes de mise en scène, des films, etc..)</em></strong></p>



<p>Je suis partagée sur la question. Tout d’abord, je pense qu’il faut garder en tête le contexte de production de chaque œuvre, et qu’il est important d’avoir un regard critique sur l’ensemble de la production mondiale.</p>



<p>Je considère qu’on peut expliquer certaines choses quand on sait qu’un film a été produit en studio en Chine continentale en 1993, sans pour autant les excuser. De la même manière, on peut déplorer certains éléments d’un film produit en France en 2023, sans pour autant rejeter l&rsquo;œuvre en bloc.</p>



<p>L’Asie n’a pas vraiment de spécificité de ce point de vue là. Lutte des classes, féminisme, religion, identités queer : chaque culture entretient des liens différents et en constante évolution avec ces sujets. En ce moment, la pente est clairement à droite : le monde entier semble sombrer un peu plus dans l’obscurantisme chaque année. Pour autant, la Thaïlande vient de légaliser le mariage homosexuel et la Corée du Sud est parvenue à contrecarrer un coup d’état d’extrême droite.</p>



<p>Par conséquent, je ne pense pas que la violence soit représentée différemment en Asie. C’est vraiment un ressenti au cas par cas en fonction de chaque film et de la personne qui le regarde. On peut discuter de tout ça mais je pense qu’il vaut mieux éviter de généraliser à l’échelle d’un continent.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-226ff1c21f923199de4f1202b847f08a"><strong><em>Comment définirais tu un film féministe? La définition diffère-t-elle quand on parle de cinéma asiatique ou européen selon toi?</em></strong></p>



<p>Je pense que le terme est un peu galvaudé mais selon moi ce serait un film dont le propos serait ancré dans une lutte pour l’émancipation des femmes. Je ne suis pas sûre que ce soit quelque chose qu’on puisse décréter en tant que cinéaste. C&rsquo;est plutôt au public de s’approprier l&rsquo;œuvre et de décider quels éléments au sein du film sont féministes.<br>Par exemple, <strong>Shao Yihui</strong> refuse de parler de féminisme quand elle évoque son film <strong><em>Her Story</em></strong>. C’est pourtant un film grand public qui bouscule le patriarcat chinois, là où le Barbie de Greta Gerwig faisait sensiblement la même chose aux États-Unis.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="870" height="489" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/870x489_sc_her-story-stills-2-res.jpg" alt="" class="wp-image-23338" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/870x489_sc_her-story-stills-2-res.jpg 870w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/870x489_sc_her-story-stills-2-res-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/870x489_sc_her-story-stills-2-res-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/870x489_sc_her-story-stills-2-res-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 870px) 100vw, 870px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Her Story</em></strong></figcaption></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-46ad4069c7a641944a36892d6f64bbba"><strong><em>On dit souvent qu&rsquo;une critique doit être « neutre » et ne surtout pas écrire à la 1ère personne. Qu&rsquo;en penses-tu? Est-ce important de préciser d&rsquo;où on parle?</em></strong></p>



<p>Je pense que l’objectivité critique n’existe pas et que cette prétendue neutralité n’est guère plus qu’un écran de fumée pour un conservatisme bas du front. Évidemment que je parle à la première personne quand je donne mon avis sur un film ! Et même quand je ne dis pas “je”, il est sous-entendu que je donne mon opinion. Ce serait incroyablement prétentieux que de partir du postulat que l’on détient une sorte de vérité absolue et objective en tant que critique.</p>



<p>Au-delà de la posture morale et philosophique, je pense que c’est très prosaïquement utile de connaître la personne qui critique une oeuvre : si je sais ce qui déplaît à un·e journaliste ou à un·e créateur·ice de contenu, je peux avoir moi-même un regard critique sur ce que dit la personne.</p>



<p>Par exemple, je n’aime généralement pas les comédies musicales. C’est quelque chose que les gens qui me suivent depuis un moment savent probablement. Par conséquent, mon avis sur un tel film n’a pas le même intérêt que celui de quelqu’un qui est passionné·e par le genre. Pour autant, il n’est pas sans valeur : si je chante soudain les louanges d’une comédie musicale, c’est peut-être qu’elle propose quelque chose de différent qui pourrait plaire aux gens qui ont la même sensibilité que moi.</p>



<p>Si on cherche l’objectivité dans l’art, autant demander à une machine de rédiger la critique.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-4328d6e2444999be839d409d9aedebc1"><strong><em>Peux tu citer 3 films asiatiques féministes selon toi?</em></strong></p>



<p>C’est la question piège, ahah ! Je dirais : <strong><em>Saving Face</em></strong> d’Alice Wu dont les deux personnages principaux s’émancipent au fil du film. C’est une comédie romantique lesbienne mais ça parle aussi de parentalité, de la pression familiale et des oppressions qu’on perpétue malgré nous.</p>



<p>On peut aussi citer <strong><em>Joyland </em></strong>de Saim Sadiq qui dénonce les ravages de l’hétéropatriarcat et aborde de nombreux thèmes comme la masculinité, la transidentité, la liberté sexuelle et le sexisme.</p>



<p>Enfin, je citerais peut-être <strong><em>Les Anges portent du blanc</em></strong> de Vivian Qu, qui s’intéresse aux dynamiques de pouvoir entre hommes et femmes et brasse pas mal de thématiques autour du sexisme en Chine.</p>



<p>C’est horrible, j’ai envie d’en citer plein d’autres, ahahah !</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/joyland.jpg" alt="" class="wp-image-23340" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/joyland.jpg 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/joyland-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/joyland-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/08/joyland-374x249.jpg 374w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-a7517c7c6c1a607ee646eae916f5947f"><strong><em>Peux-tu évoquer des personnalités dans le cinéma asiatiques qui font bouger les lignes?</em></strong></p>



<p>C’est difficile de savoir si quelqu’un a un impact direct sur la société.</p>



<p>Je pense que <strong>Leslie Cheung</strong> a eu une influence considérable à son époque, aussi bien au cinéma que sur scène. Lee Chang-dong est lui aussi à sa manière vecteur de progrès : il a produit les premiers films de plusieurs réalisatrices sud-coréennes comme <strong>Yoon Ga-eun</strong> et <strong>July Jung</strong>.<br><strong>Naoko Yamada</strong> est aussi quelqu’un d’important dans le monde de l’animation, et ce serait difficile de ne pas citer <strong>Ann Hui </strong>dont la carrière force le respect.</p>



<p>Je crois que personne n’est irremplaçable mais que nous progressons petit à petit collectivement. Chaque fois qu’une femme, qu’une personne racisé·e, queer ou handi crée quelque chose, ça ajoute un peu de diversité à la culture mondiale. Par conséquent, je pense qu’on agit tous·tes pour faire bouger les lignes, que l’on fabrique les films, qu’on en soit l’objet ou qu’on en parle.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-80d75d8af91125d7167ac6c7b7112133"><strong><em>Où retrouver Flo:</em></strong></p>



<ul class="wp-block-social-links is-layout-flex wp-block-social-links-is-layout-flex"><li class="wp-social-link wp-social-link-wordpress  wp-block-social-link"><a href="https://wongkarwaifu.com/" class="wp-block-social-link-anchor"><svg width="24" height="24" viewBox="0 0 24 24" version="1.1" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" aria-hidden="true" focusable="false"><path d="M12.158,12.786L9.46,20.625c0.806,0.237,1.657,0.366,2.54,0.366c1.047,0,2.051-0.181,2.986-0.51 c-0.024-0.038-0.046-0.079-0.065-0.124L12.158,12.786z M3.009,12c0,3.559,2.068,6.634,5.067,8.092L3.788,8.341 C3.289,9.459,3.009,10.696,3.009,12z M18.069,11.546c0-1.112-0.399-1.881-0.741-2.48c-0.456-0.741-0.883-1.368-0.883-2.109 c0-0.826,0.627-1.596,1.51-1.596c0.04,0,0.078,0.005,0.116,0.007C16.472,3.904,14.34,3.009,12,3.009 c-3.141,0-5.904,1.612-7.512,4.052c0.211,0.007,0.41,0.011,0.579,0.011c0.94,0,2.396-0.114,2.396-0.114 C7.947,6.93,8.004,7.642,7.52,7.699c0,0-0.487,0.057-1.029,0.085l3.274,9.739l1.968-5.901l-1.401-3.838 C9.848,7.756,9.389,7.699,9.389,7.699C8.904,7.67,8.961,6.93,9.446,6.958c0,0,1.484,0.114,2.368,0.114 c0.94,0,2.397-0.114,2.397-0.114c0.485-0.028,0.542,0.684,0.057,0.741c0,0-0.488,0.057-1.029,0.085l3.249,9.665l0.897-2.996 C17.841,13.284,18.069,12.316,18.069,11.546z M19.889,7.686c0.039,0.286,0.06,0.593,0.06,0.924c0,0.912-0.171,1.938-0.684,3.22 l-2.746,7.94c2.673-1.558,4.47-4.454,4.47-7.771C20.991,10.436,20.591,8.967,19.889,7.686z M12,22C6.486,22,2,17.514,2,12 C2,6.486,6.486,2,12,2c5.514,0,10,4.486,10,10C22,17.514,17.514,22,12,22z"></path></svg><span class="wp-block-social-link-label screen-reader-text">WordPress</span></a></li>

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		<title>[Entretien] Emilie Blichfeldt, réalisatrice de The Ugly Stepsister</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Leo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 19:06:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Emilie Blichfeldt]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[féministe]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[The Ugly Stepsister]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la sortie de The Ugly Stepsister, Leo a rencontré sa réalisatrice Emilie Blichfeldt qui signe son premier film. Ses inspirations, son approche du tournage et le rapport au corps, elle a été très généreuse dans son échange ! Comment vous est venue l’idée de The Ugly Stepsister ?  C’est une drôle d’histoire. &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-color has-background has-link-color wp-elements-501a9f6d71f95b3307e2d6b38d0f6f2b" style="color:#f0ead7;background-color:#b90404">A l&rsquo;occasion de la sortie de <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-ugly-stepsister/" data-type="link" data-id="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-ugly-stepsister/">The Ugly Stepsister</a></em></strong>, Leo a rencontré sa réalisatrice Emilie Blichfeldt qui signe son premier film. Ses inspirations, son approche du tournage et le rapport au corps, elle a été très généreuse dans son échange !</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-fc253cf5a64aa0af00b96cb926a2b19c"><em><strong>Comment vous est venue l’idée de The Ugly Stepsister ?</strong> </em></p>



<p>C’est une drôle d’histoire. L’idée m’est venue alors que je faisais une sieste, la meilleure que je n’ai jamais faite. Je fais souvent des siestes pendant que je travaille. Je les appelle des “siestes créatives”. C’est un bon moyen pour laisser mon inconscient travailler. Ainsi, tout n’est pas si logique, si pragmatique. Cela permet de connecter les idées de manière plus organique. </p>



<p>Je travaillais sur un court métrage dont le sujet était une femme mesurant deux mètres avec des rondeurs et qui manquait de confiance en elle. Dans mon rêve, je la voyais en Cendrillon. Le prince arrivait et la chaussure était magiquement à la bonne taille. Cette si petite chaussure sur cette immense femme… Ils partaient ensuite vers le château. Sur le chemin, elle baisse le regard et observe ses pieds. Elle voit ses chaussures en sang. Et là, l’idée devient plus claire. Je ne suis pas Cendrillon. Je suis la demi-sœur qui a eu besoin de couper ses orteils pour enfiler la chaussure.&nbsp;</p>



<p>Au réveil, j’étais en choc parce que pour la première fois, je me suis identifiée à ce personnage pour lequel je n’avais eu aucune compassion par le passé. Mais j’ai ressenti exactement ce qu’elle a dû ressentir. J&rsquo;étais elle. J&rsquo;étais la demi-sœur. J’ai trouvé l’idée super. Je l’ai trouvé si bien qu’un long-métrage m’a paru bien plus adapté que le format court. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="699" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BZjMyNDNlYWQtZGQyOC00M2YxLTlmMTEtMDczZDJhYzg3ODYwXkEyXkFqcGc@._V1_-1024x699.jpg" alt="
Photo prise par Mat Hayward/Getty Images for IMDb - © 2025 Mat Hayward - Image reproduite avec autorisation gettyimages.com" class="wp-image-23300" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BZjMyNDNlYWQtZGQyOC00M2YxLTlmMTEtMDczZDJhYzg3ODYwXkEyXkFqcGc@._V1_-1024x699.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BZjMyNDNlYWQtZGQyOC00M2YxLTlmMTEtMDczZDJhYzg3ODYwXkEyXkFqcGc@._V1_-300x205.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BZjMyNDNlYWQtZGQyOC00M2YxLTlmMTEtMDczZDJhYzg3ODYwXkEyXkFqcGc@._V1_-768x525.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BZjMyNDNlYWQtZGQyOC00M2YxLTlmMTEtMDczZDJhYzg3ODYwXkEyXkFqcGc@._V1_-1536x1049.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BZjMyNDNlYWQtZGQyOC00M2YxLTlmMTEtMDczZDJhYzg3ODYwXkEyXkFqcGc@._V1_-2048x1399.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BZjMyNDNlYWQtZGQyOC00M2YxLTlmMTEtMDczZDJhYzg3ODYwXkEyXkFqcGc@._V1_-88x60.jpg 88w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BZjMyNDNlYWQtZGQyOC00M2YxLTlmMTEtMDczZDJhYzg3ODYwXkEyXkFqcGc@._V1_-1320x901.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Photo prise par Mat Hayward/Getty Images for IMDb &#8211; © 2025 Mat Hayward &#8211; Image reproduite avec autorisation <a href="http://www.gettyimages.com/EditorialImages/Entertainment" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gettyimages.com</a></em></figcaption></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-7187ae95a0d71c7607db8cace79dbfc2"><em><strong>Quelles furent vos inspirations pour The Ugly Stepsister ?</strong> </em></p>



<p>Comme c’est un conte de fée qui prend ses racines dans le passé, j’ai fais pas mal de recherches sur les costumes, l’époque. En particulier sur les procédures de chirurgie cosmétique. J’ai choisi de placer mon film au XIXe siècle, une époque qui a vu de nombreuses évolutions sur cet aspect. Je me suis juste permise certaines libertés car il s’agit d’un conte de fée. Par exemple, le ver doit normalement sortir par le bas plutôt que par la bouche. Mais j’ai voulu être prévenante avec mon public (rire).&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Un autre aspect génial avec la fin du XIXe siècle est que j’ai pu m’amuser avec les silhouettes des robes. Cendrillon porte une robe 1850 alors que les sœurs ont des robes à faux-culs façon 1880. C’est une façon subtile de montrer leur différence de classe. Cendrillon est “old money” et a un “bon goût” alors que les soeurs font partie des nouveaux riches et sont à l&rsquo;affût des nouvelles tendances au point d’en devenir un peu “ridicules”. J’avais envie que lorsque les spectateurs regardent à nouveau la version de Disney, ils en aient une lecture différente suite au visionnage de mon film.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Je vois aussi un peu de misogynie dans cette comparaison (ndlr avec The Substance). Il n’y a de la place que pour un film de femme sur un sujet en particulier, alors que les hommes peuvent faire plusieurs fois les même film sans que ce soit un problème</p></blockquote></figure>



<p>J’ai aussi beaucoup été inspirée par les films de contes de fée d’Europe de l’Est, particulièrement ceux des années 70. Ils sont en général tournés en lumière naturelle, dans de vrais décors avec de vrais corps à cause d’un budget en général très mince. Et pourtant les costumes sont sublimes et les effets incroyables. Ils arrivent à retranscrire cette étrangeté émanant des contes de fée. Je voulais contraster avec l’aspect trop brillant, très “plastique” du Disney. Surtout que <em><strong>The Ugly Stepsister</strong></em> est un <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-17-sous-genres-du-cinema-de-genre/" data-type="link" data-id="https://bonchicbongenre.fr/dossier-17-sous-genres-du-cinema-de-genre/">film de body horror.</a></strong> Je voulais que l’audience ressente cet aspect organique.  Comme s’il s&rsquo;agissait d’un univers parallèle au nôtre avec de véritables personnes qui l’habitent. </p>



<p>Je voulais donner à <em><strong>The Ugly Stepsister</strong></em> une impression d’intemporalité. Effectivement, le film se passe au XIXe siècle mais vu sous le prisme des années 1970 pour rendre plus nébuleuse l’époque à laquelle l’histoire se passe. La mise en beauté des personnages a été inspirée par les années 60/70. Je ne voulais pas qu’on ait l&rsquo;impression de se trouver face à un film d’époque, mais je ne voulais pas non plus que le film fasse trop 2025. Ajouter cette petite pincée d’années 70 permet d’éviter cela. </p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-6a52f81ab5012eae71dea03e893cd3d1"><strong><em>Puisque nous parlons de l’esthétique de The Ugly Stepsister, qui est particulièrement importante. Pouvez-vous nous parler de votre relation avec votre chef opérateur (Marcel Zyskind) ? Ainsi qu’avec votre cheffe décoratrice (Sabine Hviid) ? </em> </strong></p>



<p>J’ai eu la chance de pouvoir travailler avec des personnes très créatives qui, en plus, n’en sont pas à leur premier essai. Ma plus grande leçon sur le tournage est l’importance de l’alchimie. Les gens peuvent avoir le meilleur CV du monde, s’il n’est pas possible de se comprendre, si nous ne sommes pas enthousiasmés par les mêmes choses, il n’est pas possible de travailler ensemble. J’ai eu vraiment beaucoup de chance de trouver une équipe passionnée par <em><strong>The Ugly Stepsister</strong></em>, qui voulait s’amuser et tenter des choses. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="619" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-1024x619.jpg" alt="
The Ugly Stepsister - Photo Marcel Zyskind - ESC Distribution" class="wp-image-23301" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-1024x619.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-300x181.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-768x464.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-1536x928.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-2048x1237.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-99x60.jpg 99w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-1320x798.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>The Ugly Stepsister &#8211; Photo Marcel Zyskind &#8211; ESC Distribution</em></figcaption></figure>



<p>Pour ce qui est du chef opérateur, nous avons beaucoup préparé en amont. Tous les chefs de postes ont été humbles et ont accueilli gracieusement ma vision du film, mes idées. À la fin, j’avais l’impression que nous ne formions plus qu’un seul grand cerveau.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-3226d66ade03e591d8936efc89b15ea5"><strong><em>Donc il y avait beaucoup d’alchimie ?</em></strong></p>



<p>Oui mais aussi d’amusement. Je ne suis pas vraiment du type Wes Anderson. J’adore son travail mais je ne pourrais pas être autant dans le contrôle. J’aime les heureux accidents. J’aime la créativité qui émerge de la rencontre entre deux personnes. J’ai un peu le même type de relations avec mes acteurs et actrices. Je leur explique qu’ils en savent autant, voire plus que moi sur leur personnage. C’est leur corps qui joue cette personne. J’aime être surprise. </p>



<p>Il me semble qu’en Islande, ils appellent le réalisateur ou la réalisatrice, le maître du jeu et les acteurs et actrices, les joueurs ou joueuses. Je suis la personne qui rédige la notice du jeu mais ce sont elleux qui vont y jouer. C’est un peu la même chose avec les chef.fes de postes. Je ne suis pas capable de faire leur travail. C’est à eux de le faire. Moi, tout ce que je fais c’est mettre en place les règles. Et peut-être à la limite, leur demander de jouer légèrement différemment. Mais eux aussi peuvent me demander de changer un peu certaines règles en contrepartie.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-eb6724acbb83e83d41da4d581abe9229"><strong><em>J’aime beaucoup cette analogie. The Ugly Stepsister est votre premier long-métrage. Tourner un premier film peut-être une expérience difficile, plus particulièrement en tant que femme, et encore plus, en tant que femme qui fait de l’horreur. Comment avez-vous vécu cette expérience ? </em></strong></p>



<p>Je profite des nombreuses réalisatrices qui sont venues avant moi. D’autant plus qu’en Norvège, nous avons beaucoup de chance car nous avons <a href="https://www.nfi.no/en/news/nfi-awards-production-grants-with-50-percent-female-share-in-2024" data-type="link" data-id="https://www.nfi.no/en/news/nfi-awards-production-grants-with-50-percent-female-share-in-2024">un système de quota grâce au Norwegian Film Institute</a>. Ainsi, la réflexion autour de la question de genre ne se fait pas juste au niveau individuel mais aussi au niveau systémique. Cela habitue les gens à voir plus de femmes dans le paysage cinématographique. Les spectateurs ne sont plus étonnés de voir autant de femmes réalisatrices.  </p>



<p>Nous sommes une génération de réalisatrices norvégiennes qui a pu devenir mère avant de faire un premier long et cela sans que cela pose problème.&nbsp; C’est du jamais vu. Il y a dix ans de cela, personne n’aurait pris au sérieux une jeune mère. Il était alors impossible d’avoir l’ambition de faire des films. Je suis reconnaissante envers les générations passées. Je ne souhaite pas être une femme à une autre époque que celle-ci.&nbsp;</p>



<p>Sur <strong><em>The Ugly Stepsister,</em></strong> j’ai pu travailler avec la meilleure des productrices en Norvège, Maria Ekerhovd qui a également travaillé sur <em>Valeur Sentimentale</em>, le dernier Joachim Trier qui est passé par Cannes. Elle est géniale, à la fois très cool et très douée. J’ai donc eu un entourage qui a cru en mon film dès le début.  </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-23306" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-1536x864.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-2048x1152.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>The Ugly Stepsister &#8211; Photo Lukasz Bak &#8211; ESC Distribution</em></figcaption></figure>



<p>Autre exemple, mon chef opérateur qui est danois avec des origines polonaises m’a traitée comme son égale, et ainsi toute son équipe, majoritairement polonaise, a fait pareil. L’équipe caméra qui devait être principalement française m’ouvrait la porte et était particulièrement galante avec moi. Au lieu d’être offusquée par ce comportement, je l’ai pris comme une marque de respect. Cela fait partie de leur culture. Ils ne le faisaient pas de manière condescendante. C’était juste une habitude. Ce n’était pas pour me rabaisser. </p>



<p>Le premier jour, le clappeur, qui est un sacré personnage, m’a fait la révérence et m’a appelé “Madame la directrice”. J’étais assez impressionnée car il s’agissait de mon premier film. Cela m’a flattée, un peu embarrassée, mais aussi détendue. Cela m’a fait sourire. Ils ont pu voir que je trouvais cela drôle et gentil. Le jour d’après, ils avaient écrit “Madame Directrice” avec des coeurs sur mon moniteur. C&rsquo;était vraiment un acte gentil et respectueux.</p>



<p>Je pense qu’il est important de toujours s’adapter à la culture de l’autre, de ne pas imaginer que quelqu’un va se comporter de la même manière que soi. Il faut voir les gens pour ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Je n’ai donc pas eu l’impression que le fait d’être une femme dans ce cas fut un problème.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-2dc015ab8b5d64b511296d42ae811108"><strong><em>Est-ce que vous aimez les films d’horreur ?</em></strong></p>



<p>Il me semble. Surtout le <em>body horror</em> car l’horreur me fait, en fait, très peur.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-5f746b4b6764b77c9c31a033e277ddd9"><strong><em>Cela m’amène à ma prochaine question. Appréciez-vous l’horreur ou était-ce simplement pertinent pour l’histoire que vous souhaitiez raconter ? </em></strong></p>



<p>J’ai une obsession pour le <em>body horror</em>. J&rsquo;étais particulièrement heureuse lorsque j’ai réalisé que mon idée me permettait de faire un film de body horror.&nbsp;</p>



<p>Ce qui me plait dans le cinéma de genre, peu importe le genre, est son côté “boite à outils”. Je ne me considère pas comme une réalisatrice de films d’horreur ou de comédie. Je raconte une histoire et en fonction de celle-ci, j’utilise le genre, la boîte à outils la plus pertinente.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-3865b5d5592a853073f8e5cc256ed001"><strong>Du coup, quel est votre film de <em>body horror</em> préféré ?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est une question difficile. J’aime tout ce que fait Cronenberg. C’est un maître. Je suis aussi très fan de <em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-grave-feminisme-mordant/" data-type="link" data-id="https://bonchicbongenre.fr/critique-grave-feminisme-mordant/"><strong>Grave</strong> </a></em>de Julia Ducournau. C’est un vraiment un film exceptionnel, alors que je trouve <em><strong>Titane</strong></em> plus contrôlé, plus lourd. Je n’ai pas encore vu <strong><em>Alpha. Grave</em></strong> a ce petit quelque chose en plus que j’apprécie particulièrement. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="176" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/grave-image-julia-ducournau-300x176.webp" alt="" class="wp-image-23302" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/grave-image-julia-ducournau-300x176.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/grave-image-julia-ducournau-103x60.webp 103w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/grave-image-julia-ducournau.webp 752w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption"> <em>Grave &#8211;</em> <a href="https://www.allocine.fr/societe/fichesociete-12588/">Wild Bunch Distribution</a></figcaption></figure>
</div>


<p>J’aime aussi <em><strong>Existenz, Videodrome, La mouche, Faux semblants</strong></em>. Un peu tous ses films en fait. </p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-6282d939496337df15d2103b09903bf3"><strong><em>En plus Julia Ducournau a ouvert tellement de portes pour les réalisatrices qui veulent faire ce type de film. </em></strong></p>



<p>Oui. Je pense que certaines personnes ont un peu la vue courte et pensent face à <em><strong>The Ugly Stepsister</strong></em> que j’ai voulu faire un second <em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-substance/" data-type="link" data-id="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-substance/"><strong>The Substance</strong></a></em> alors que je n’ai pas pu le voir avant de faire mon film. Il est impossible pour moi de faire un film en moins d’un an. </p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-f999feb58df8d60640e2973a23b92487"><strong><em>Vous partagez (ndlr avec The Substance) le thème de la critique des normes de beauté qui est très actuel</em></strong></p>



<p>Je comprends tout à fait la comparaison. D’autant plus que <em><strong>The Substance </strong></em>a ouvert la voie pour <em><strong>The Ugly Stepsister</strong></em> et a rendu le <em>body horror </em>grand public. Au départ, ma productrice ne voulait pas utiliser le terme “<em>body horror</em>” car cela aurait fait trop niche. Alors que maintenant c’est un mot qui est sur toutes les bouches. </p>



<p>Je vois aussi un peu de misogynie dans cette comparaison. Il n’y a de la place que pour un film de femme sur un sujet en particulier, alors que les hommes peuvent faire plusieurs fois les même film sans que ce soit un problème. Et nous avons en plus une approche très différente du sujet. Elle évoque la célébrité et le vieillissement, alors que je parle de tout autre chose dans <em><strong>The Ugly Stepsister</strong></em>. </p>



<p>Ceci dit, la comparaison est tout à fait valide. J’espère juste que les gens ne vont pas commencer à se demander lequel des deux films est le meilleur. Il faut laisser les deux films dire ce qu’ils ont à dire ensemble.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/qKS7y4zh999wGuCkXz7T3N7aLay-1024x576.webp" alt="" class="wp-image-23303" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/qKS7y4zh999wGuCkXz7T3N7aLay-1024x576.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/qKS7y4zh999wGuCkXz7T3N7aLay-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/qKS7y4zh999wGuCkXz7T3N7aLay-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/qKS7y4zh999wGuCkXz7T3N7aLay-1536x864.webp 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/qKS7y4zh999wGuCkXz7T3N7aLay-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/qKS7y4zh999wGuCkXz7T3N7aLay-1320x743.webp 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/qKS7y4zh999wGuCkXz7T3N7aLay.webp 1788w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">&nbsp;<a href="https://www.allocine.fr/societe/fichesociete-144/">Metropolitan FilmExport</a></figcaption></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-8205ed4eddb2f5ac5626840902ee1e77"><strong>Je trouve cela super que les deux films sortent à la même période</strong></p>



<p>Oui, qu’ils ouvrent la conversation !</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-e3dcfa57ace53845c10494f66be497ea"><strong><em>Exactement. Il me semble que le sujet de la beauté était également au cœur de certains de vos courts métrages. Je n’ai malheureusement pas réussi à les voir. Est-ce un sujet important pour vous ? </em></strong></p>



<p>L’idée m’est venue de mon subconscient mais j’étais déjà en train de travailler sur un court dont le sujet était similaire, <em><strong>Sarah&rsquo;s Intimate Confessions</strong></em>, et mon premier court également. </p>



<p>S’il y a si peu de jeunes réalisateurs ou réalisatrices qui émergent et peuvent faire un premier long métrage, c’est que nous ne sommes pas tous des Xavier Dolan. Outre les difficultés pragmatiques, il n’est pas toujours simple d’être en contact avec ses idées quand on est jeune.&nbsp;</p>



<p>Lorsque j’étais toute jeune réalisatrice, je ne savais pas quelle pouvait être mon histoire. Pour mon premier court, <em><strong>How Do You Like My Hair ?</strong></em>, j’ai littéralement raconté mon histoire. Il y a quinze ans j’ai décidé d&rsquo;arrêter de me raser. C’était en pleine quatrième vague du féminisme en Scandinavie. Nous pouvions trouver des femmes non rasées dans les magazines et il y avait tout une discussion autour du sujet. Cela n’a pas duré longtemps.</p>



<p>Ceci dit, je pense que plus de femmes ont continué à ne plus raser après cela. J’ai donc eu un coup d’un soir suite à cette décision, histoire que j’ai raconté à mes amis. Ils ont trouvé cette anecdote drôle. J’ai trouvé le fait d’en parler très libératoire et surtout j’ai apprécié le fait de me sentir vulnérable après.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="400" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BOTg1MzVhMWItMGVlYS00NGE0LWFkY2UtNzQyODQ0ZGNkZjAwXkEyXkFqcGc@._V1_.jpg" alt="" class="wp-image-23304" style="width:768px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BOTg1MzVhMWItMGVlYS00NGE0LWFkY2UtNzQyODQ0ZGNkZjAwXkEyXkFqcGc@._V1_.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BOTg1MzVhMWItMGVlYS00NGE0LWFkY2UtNzQyODQ0ZGNkZjAwXkEyXkFqcGc@._V1_-300x156.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BOTg1MzVhMWItMGVlYS00NGE0LWFkY2UtNzQyODQ0ZGNkZjAwXkEyXkFqcGc@._V1_-115x60.jpg 115w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">How Do You Like My Hair?</figcaption></figure>
</div>


<p>Je me suis dit que c’était une bonne histoire à raconter comme une confession face caméra. J’ai joué mon propre rôle et je parlais à la caméra. J’ai ensuite joué la scène avec des acteurs. Face au résultat, c’était évident pour moi que j’avais trouvé mon histoire, à la fois intime, vraie et rassembleuse. </p>



<p>En général, on se sent seul et vulnérable face à nos complexes. Parce que cela touche à notre capacité à être aimé. Ai-je assez de valeur pour être aimé ? C’est une question si existentielle et si vulnérable que des grosses entreprises s&rsquo;en sont emparé pour que l’on achète des produits de beauté. Que je préfère appeler des “produits d’apparences” parce qu’ils n’ont rien à voir avec la beauté. Ma beauté m’appartient, je ne veux pas l’acheter. </p>



<p>C’était un moment important pour moi. Je me suis rendu compte que j’avais tout un tas d&rsquo;histoires à raconter sur le sujet et si je ne devais raconter que cela jusqu’à la fin, ce serait incroyable. Avec l’âge, je me suis aussi rendu compte que de nouvelles histoires me viennent plus facilement.<br>Effectivement, cette question est prépondérante dans le fait d’être femme et tant que je fais des films sur des femmes, cela risque d’en faire partie. </p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-9a167abb63f5d35af4051b7ace806fb3"><strong><em>Pourriez-vous me parler du casting de vos actrices ? </em></strong></p>



<p>C’était des castings tout à fait conventionnels. Les deux personnages principaux furent difficiles à trouver. Et pourtant dès que j’ai rencontré les deux actrices, ce fut évident. Elles étaient les personnages.&nbsp;</p>



<p>Lea (Myren) se donne la liberté d’être expressive. Je pensais trouver quelqu’un qui rencontre les mêmes problèmes que moi ou Elvira, mais Lea est en fait très libre dans son corps. Elle a grandi avec une mère féministe qui l’a éduquée sans ce regard contrôlant sur son corps. Elle est totalement libre et ne s’empêche pas de faire des choses folles et ne s’intéresse pas au qu’en dira-t-on. Elle est libre de montrer toutes ses émotions. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="710" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BMDI2ZDg2NzUtZmFhMS00MTFhLWFjMjAtYTMwNWJhMWVmYWI5XkEyXkFqcGc@._V1_-1024x710.jpg" alt="" class="wp-image-23305" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BMDI2ZDg2NzUtZmFhMS00MTFhLWFjMjAtYTMwNWJhMWVmYWI5XkEyXkFqcGc@._V1_-1024x710.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BMDI2ZDg2NzUtZmFhMS00MTFhLWFjMjAtYTMwNWJhMWVmYWI5XkEyXkFqcGc@._V1_-300x208.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BMDI2ZDg2NzUtZmFhMS00MTFhLWFjMjAtYTMwNWJhMWVmYWI5XkEyXkFqcGc@._V1_-768x532.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BMDI2ZDg2NzUtZmFhMS00MTFhLWFjMjAtYTMwNWJhMWVmYWI5XkEyXkFqcGc@._V1_-1536x1065.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BMDI2ZDg2NzUtZmFhMS00MTFhLWFjMjAtYTMwNWJhMWVmYWI5XkEyXkFqcGc@._V1_-2048x1420.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BMDI2ZDg2NzUtZmFhMS00MTFhLWFjMjAtYTMwNWJhMWVmYWI5XkEyXkFqcGc@._V1_-87x60.jpg 87w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/07/MV5BMDI2ZDg2NzUtZmFhMS00MTFhLWFjMjAtYTMwNWJhMWVmYWI5XkEyXkFqcGc@._V1_-1320x915.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Photo prise par Mat Hayward/Getty Images for IMDb &#8211; © 2025 Mat Hayward &#8211; Image reproduite avec autorisation <a href="http://www.gettyimages.com/EditorialImages/Entertainment" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gettyimages.com</a></em></figcaption></figure>



<p>C’est génial d’avoir un tel modèle pour jouer Elvira, car si des gens décident de googler son nom, ils trouveront tout un tas de photos folles d’elle, de red carpet look très excentriques. Elle représente cet espoir pour la nouvelle génération. </p>



<p><strong>Merci pour votre temps et cet entretien. J’espère le mieux pour la sortie du film</strong>!</p>
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		<title>[Critique] Reflet dans un diamant mort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Leo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 16:23:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<category><![CDATA[cattet et forzani]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à la disparition de sa voisine de chambre, un ancien agent secret reclus dans un palace de la côte d’Azur s’imagine que ses ennemis jurés refont surface. Oscillant entre présent et passé, il remonte le film de sa vie au risque de découvrir qu’il n’y tenait pas forcément le meilleur rôle. Et que les &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-reflet-dans-un-diamant-mort/">[Critique] Reflet dans un diamant mort</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-557241d707810edbe7d60cb5110a5bc0" style="color:#f3e8c6"><em>Suite à la disparition de sa voisine de chambre, un ancien agent secret reclus dans un palace de la côte d’Azur s’imagine que ses ennemis jurés refont surface. Oscillant entre présent et passé, il remonte le film de sa vie au risque de découvrir qu’il n’y tenait pas forcément le meilleur rôle. Et que les diamants sont loin d’être éternels. </em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="773" height="1024" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web-773x1024.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23268" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web-773x1024.jpg 773w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web-226x300.jpg 226w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web-768x1017.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web-45x60.jpg 45w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web.jpg 1134w" sizes="(max-width: 773px) 100vw, 773px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort &#8211; © UFO Distribution</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Reflet dans un diamant mort</em> : 007 chez les wokistes</h2>



<p>Le duo (presque) belge, <a href="https://galaxie-pop-la-constellation.lepodcast.fr/la-bobine-hurlante-numero-8-cattet-et-forzani" data-type="link" data-id="https://galaxie-pop-la-constellation.lepodcast.fr/la-bobine-hurlante-numero-8-cattet-et-forzani">Hélène Cattet et Bruno Forzani</a>, revient avec un nouveau bijou d&rsquo;orfèvrerie cinématographique à l’esthétique &#8211; encore une fois &#8211; très léchée. Il s’attaque dans <em><strong>Reflet dans un diamant mort</strong></em> au genre codifié et très ancré dans les années 70 du film d’espionnage. Impossible de ne pas penser au très British 007, James Bond face au film. Même si le duo évoque aussi et principalement les copies italienne, façon Fumetti Neri, avec notamment le personnage de Satanik qui est l’inspiration de Serpentik, l’antagoniste principal. Les deux sont pensées à l’image de l’Irma Vep de musidora, personnage iconique du muet dont la silhouette et la combinaison noire ont marqué la mythologie du cinéma. </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="484" data-id="23274" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-1024x484.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23274" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-1024x484.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-300x142.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-768x363.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-1536x726.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-127x60.jpg 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-1320x624.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5.jpg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort © UFO Distribution</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="23275" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23275" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Musidora en Irma Vep dans Les vampires de Louis Feuillade</figcaption></figure>
</figure>



<p>Si<strong> <em>Reflet dans un diamant mort</em></strong> reprend l’aspect ludique de ces séries de films, <em>comics</em> et autre romans <em>seventies</em>, il porte un regard beaucoup plus critique sur le machisme et l’eurocentrisme de l’époque. La robe façon Paco Rabanne en est un bon exemple. La robe est une pièce iconique de 1966 qui marqua une véritable rupture dans le monde de la mode de par son matériau non-conventionnel. Elle est le symbole d’une époque grâce à sa modernité, son côté ludique mais aussi son aspect très contraignant pour qui la porte. Car oui, s&rsquo;assoir sur des petites pièces de métal, ce n&rsquo;est pas agréable. Le film décide lui d’en faire un gadget tueur et puissant au style increvable.  </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-6 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="484" data-id="23278" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23278" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-300x142.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-768x363.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-1536x726.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-127x60.jpg 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-1320x624.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO.jpg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort © UFO Distribution</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="816" height="809" data-id="23277" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4.png" alt="" class="wp-image-23277" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4.png 816w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4-300x297.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4-150x150.png 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4-768x761.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4-61x60.png 61w" sizes="(max-width: 816px) 100vw, 816px" /><figcaption class="wp-element-caption">Robe Paco Rabanne</figcaption></figure>
</figure>



<p><strong><em>Reflet dans un diamant mort</em> </strong>s’inscrit dans un contexte de réécriture des œuvres passées avec un œil critique actuel. Le symbole même du diamant n’est pas anodin. L’homme blanc s’est permis les pires atrocités en exploitant la terre au nom de l’industrialisation, du capitalisme et de son ego. Le réalisateur et la réalisatrice semblent exorciser ces démons passés par l’intermédiaire de séquences hallucinantes qui mêlent diamants (vrais ou faux ?), pétrole et corps nus féminins en souffrance. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une narration éclatée et un style imparable</h2>



<p>Le duo emploie une narration non linéaire où chaque séquence semble être le reflet disparate d’un même diamant. Si ce type de narration permet le plaisir de se perdre dans l’univers du film, il est aussi un moyen de montrer l’esprit vieillissant du héros qui devient incohérent. Il fait parti de l’ancien monde et le nouveau lui demande de payer l’addition.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="484" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23283" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-300x142.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-768x363.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-1536x726.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-127x60.jpg 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-1320x624.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO.jpg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort © UFO Distribution</figcaption></figure>



<p>Cattet et Forzani font dialoguer leurs influences. Il y a bien-sûr les films d&rsquo;espionnage cités précédemment, mais aussi de nombreuses œuvres picturales. On trouve de nombreuses références au peintre belge, Magritte, grand artiste surréaliste à l’esprit ludique qui s’est amusé avec son audience de la même manière que le duo de réalisateurs joue avec son spectateur notamment en cassant le quatrième mur. Iels les invitent à réagir, à sortir de la torpeur, à arrêter de croire au confort de la salle de cinéma comme but en soi, métaphore qui invite nos sociétés bourgeoise à agir.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-7 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="484" data-id="23280" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23280" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-300x142.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-768x363.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-1536x726.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-127x60.jpg 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-1320x624.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO.jpg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort © UFO Distribution</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="320" data-id="23281" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/image.jpg" alt="" class="wp-image-23281" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/image.jpg 480w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/image-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/image-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/image-374x249.jpg 374w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le faux miroir de René Magritte</figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les <em>James Bond girls</em> disent non au <em>male gaze</em></h2>



<p>Si <em><strong>Reflet dans un diamant mort</strong></em> est du point de vue d’un homme, le film l’entoure de personnages féminins plutôt fascinants. Entre autres, la masquée Serpentik et l’intriguant personnage de l’autrice interprété par la trop rare Maria de Medeiros. Le film donne le ton dès le début du film. L’ancien agent se détend sur une terrasse d’un hôtel de la côte d’Azur et en profite pour reluquer sa jeune voisine en maillot de bain. Cette dernière s’en va et fait savoir au majordome que ce comportement l’importune. Le film marque une rupture claire avec le machisme de ses aînés.</p>



<p>Les <em>James Bond girls</em> ne veulent plus être reluquer en maillot de bain. Le <em>male gaze</em> peut aller se rhabiller. Ce qui n&#8217;empêche pas le film de continuer à fétichiser le corps de ses actrices dans des séquences, effectivement, sublimes (merci au chef opérateur de génie Manu Dacosse) mais qui posent parfois question quant à la sublimation de la douleur au féminin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="484" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23282" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-300x142.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-768x363.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-1536x726.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-127x60.jpg 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-1320x624.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO.jpg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort © UFO Distribution</figcaption></figure>



<p><em><strong>Reflet dans un diamant mort</strong> </em>est une relecture moderne et artistique des films d’espionnage des années 70. Il pose un regard critique sur ces derniers, notamment sur le machisme ambiant et les douleurs causés par la surexploitation liées à l’industrialisation de la société de l&rsquo;époque. Le duo n’oublie pas sa signature en proposant un film à la limite de l&rsquo;expérimental et à l’esthétique léchée.</p>
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		<title>5 films pour un Halloween (singulièrement) féministe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Focus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Puisqu&#8217;on est sur un blog woke, je vous propose de découvrir 5 films adaptés à une ambiance Halloween, mais qui flatteront aussi votre côté féministe (même si je trouve le terme maintenant bien trop galvaudé et vaste).Ici on ne va pas nécessairement s&#8217;attacher à évoquer des films avec une bande de filles, ou des histoires &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-color has-background has-link-color wp-elements-481b3f41bceabafb54bb58c26166f948" style="color:#f8f0da;background-color:#b13a3a">Puisqu&rsquo;on est sur un blog woke, je vous propose de découvrir 5 films adaptés à une ambiance <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/top-10-de-films-pour-un-halloween-diversifie/">Halloween</a></strong>, mais qui flatteront aussi votre côté féministe (même si je trouve le terme maintenant bien trop galvaudé et vaste).<br>Ici on ne va pas nécessairement s&rsquo;attacher à évoquer des films avec une bande de filles, ou des histoires de luttes de femmes, etc&#8230;On va plutôt se concentrer sur des films qui mettent en lumières des personnages féminins complexes et/ou qui ont une approche inclusive de ces personnages.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1-Dead talents society de John Hsu (2024)</h2>



<p><em>De quoi ça parle: Les fantômes utilisent eux aussi les réseaux sociaux pour perpétuer leur légende et continuer d&rsquo;effrayer toujours plus, en vue de gagner en popularité.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="604" height="410" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/02/2025-02-25_13h35_18.png" alt="" class="wp-image-22936" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/02/2025-02-25_13h35_18.png 604w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/02/2025-02-25_13h35_18-300x204.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/02/2025-02-25_13h35_18-88x60.png 88w" sizes="(max-width: 604px) 100vw, 604px" /></figure>



<p>Ce film Taïwanais est une véritable bouffée d&rsquo;humour magistralement orchestré, enrobée d&rsquo;une direction artistique gothiquement pop et colorée. <strong><em>Dead talents society</em></strong> réinvente le récit initiatique en structurant le récit à travers plusieurs générations de femmes, ce qui permet de créer un sentiment empathique chez le public de manière très originale. En effet, on suit une jeune fantôme et une autre fantôme, célébrité sur le déclin, qui ont toutes les deux tout à prouver pour obtenir leur place dans le monde de l&rsquo;au delà.<br>L&rsquo;idée est évidemment de critiquer notre société actuelle dopée à la dopamine des likes, en ayant l&rsquo;intelligence de le rattacher à un sentiment qu&rsquo;on cherche tous et toutes. Se sentir appartenir à une société, à une communauté, notamment quand on est une femme, où chaque étape d&rsquo;âge à franchir est un défi. Pour refléter cela, les vivants et morts partagent le même espace dans <strong><em>Dead Talents Society</em></strong>, et les fantômes sont représentés de manière très charnelle, rappelant bien leur origine humaine.<br>Le réalisateur du subjuguant <strong><em>Détention</em></strong> livre avec <strong><em>Dead Talents Society</em></strong>, une œuvre à la fois touchante, drôle, sans manquer d&rsquo;envoyer une bonne dose d&rsquo;hémoglobine comme on aime pour Halloween.<br>Alors foncez sans hésiter.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="DEAD TALENT SOCIETY Trailer | TIFF 2024" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/PgmWdokIDsE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">2-Evil Dead Rise de Lee Cronin (2019)</h2>



<p><em>De quoi ça parle: une mère de famille célibataire qui vit dans un immeuble, reçoit la visite de sa soeur qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas vu depuis longtemps. Cette même soirée, suite à un tremblement de terre, les enfants découvrent un livre pour le moins démoniaque.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/Critique_Evil_Dead_Rise_2023_ScreenTune-1024x576.png" alt="" class="wp-image-23010" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/Critique_Evil_Dead_Rise_2023_ScreenTune-1024x576.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/Critique_Evil_Dead_Rise_2023_ScreenTune-300x169.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/Critique_Evil_Dead_Rise_2023_ScreenTune-768x432.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/Critique_Evil_Dead_Rise_2023_ScreenTune-1536x864.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/Critique_Evil_Dead_Rise_2023_ScreenTune-107x60.png 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/Critique_Evil_Dead_Rise_2023_ScreenTune-1320x743.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/Critique_Evil_Dead_Rise_2023_ScreenTune.png 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>5e volet de la saga <strong><em>Evil Dead</em></strong>, <strong><em>Evil Dead Rise</em></strong> change radicalement de décor et de personnages au regard des films précédents. Toute l&rsquo;action se situe uniquement dans un appartement et un hall d&rsquo;immeuble. Alors que la famille n&rsquo;a jamais été (ou presque avec le remake) au centre de l&rsquo;histoire, Lee Cronin met en scène deux soeurs, entourées d&rsquo;enfants. Egalement écrit par Lee Cronin, <strong><em>Evil Dead Rise </em></strong>réussit la délicate tâche de proposer un film gory (la scène de la râpe à fromage me fera toujours grincer), effrayant, tout en étant particulièrement intelligent dans la thématique qu&rsquo;il traite: la violence de la situation de mère célibataire. Pour cela, Cronin utilise le motif du rond, et son écriture fine déroule un fil logique, qui monte en puissance en violence et en sang. J&rsquo;ai analysé la<strong> <a href="http://[Dossier] La famille dans le cinéma de genre">mise en scène et la thématique du film</a></strong>, si vous souhaitez en savoir plus.<br>Mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il a d&rsquo;inclusif?:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le personnage de la mère, Ellie, se caractérise autrement que dans son rôle de mère (sachant qu&rsquo;elle est mère célibataire): elle prend le temps pour ses activités. Elle a également un look « rock », un peu dark. Alors que souvent, les mères ont un style neutre quand elle sont investies de leur rôle, ou « sexy &amp; droguée/alcoolique » quand elle sont défaillantes. Ellie est une mère fiable, qui a une confiance totale envers ses enfants.</li>



<li>Evil dead rise utilise le genre de l&rsquo;horreur pour matérialiser la violence extérieures qui est exercée sur les mères célibataires,</li>



<li>Il y a une belle histoire de sororité: le personnage de la sœur Beth, arrive pour aider sa sœur, et ses neveux et nièces. Ce qui lui permet de traverser les épreuves de sa propre histoire aussi.</li>
</ul>



<p>Le film vous ravira pour Halloween car c&rsquo;est un festival de sang et d&rsquo;effroi (rien que l&rsquo;affiche me glace car j&rsquo;y vois une représentation très parlante des violences intra familiales). Et à la fois vous aurez encore plus d&#8217;empathie pour les mères célibataires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Evil Dead Rise – Official Trailer (Green Band)" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/BqQNO7BzN08?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">3-Judy &amp; Punch de Mirrah Foulkes (2019)</h2>



<p><em>De quoi ça parle: 17e siècle. Judy et Punch sont un couple de marionnettiste appréciés et adorant leur métier. Leur relation est ternie par l&rsquo;alcoolisme de Punch, et suite à un drame familial, la vie de Judy va basculer.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="655" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/580392-1024x655.jpg" alt="" class="wp-image-23013" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/580392-1024x655.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/580392-300x192.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/580392-768x492.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/580392-1536x983.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/580392-94x60.jpg 94w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/580392-1320x845.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/580392.jpg 1656w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Enfin un film réalisé par une femme (j&rsquo;ai proposé également des <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/top-5-de-films-de-realisatrices-pour-sa-soiree-dhalloween/" data-type="post" data-id="22890">recommandations de films de réalisatrices</a></strong>)! Une direction artistique somptueuse qui met en valeur chaque élément du décor et accessoires. Tout ce que j&rsquo;aime.<br>Le film est une vraie prouesse narrative car il joue sur plusieurs registres: la comédie, le drame, le fantastique, le thriller. Son point fort? Savoir parfaitement où il faut déployer de la comédie ou de la tension. Se déroulant à la belle époque de la chasse aux sorcières, le folklore coven est convoqué, et ça c&rsquo;est toujours agréable pour un Halloween féministe.<br>Le personnage de Judy (jouée merveilleusement par Mia Wasikowska) bénéficie d&rsquo;une écriture généreuse, grâce à un arc narratif qui ressemble finalement à ce que beaucoup de femmes vivent: le syndrome de l&rsquo;infirmière avec un conjoint défaillant voire violent, une rage qui en découle suite à l&rsquo;injustice et l&rsquo;inconscience de trop, et enfin la recherche de réparation.<br>Mais sa réparation ne se fait pas seule, elle sera bien entourée par des femmes marginalisées et un peu magiques, qui se cachent. Une autre manière de raconter la sororité.</p>



<p>C&rsquo;est très divertissant sur la forme (d&rsquo;autant qu&rsquo;on voit rarement le métier de marionnettiste à l&rsquo;écran), et ça réveillera vos instincts féministes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Judy &amp; Punch - Official Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/63NAagrKOcc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">4-What keeps you alive de Colin Minihan</h2>



<p><em>De quoi ça parle: Un couple part en week end en forêt pour fêter leur anniversaire de mariage. Entre révélations et tensions, ce week end se transforme rapidement en quête de survie.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/108026695-1024x576.webp" alt="" class="wp-image-23015" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/108026695-1024x576.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/108026695-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/108026695-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/108026695-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/108026695-1320x743.webp 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/108026695.webp 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Vous l&rsquo;aurez compris, <strong><em>What keeps you alive </em></strong>est un survival qui s&rsquo;avère relativement classique dans son exécution. Pourquoi alors le sélectionner?:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>C&rsquo;est un très bon <strong>divertissement pour Halloween</strong>: rythmé, saignant, tendu, vous passerez un bon moment</li>



<li>Il n&rsquo;est pas dénué d&rsquo;idées de mise en scène, notamment pour symboliser qui est la proie et comment on se libère de cette position. Demoiselles d&rsquo;Horreur l&rsquo;évoque ici:</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="What Keeps You Alive - Nouveauté Shadowz" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/RBQbQc2gxFY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le <strong>couple en question est lesbien </strong>et ce n&rsquo;est jamais un sujet dans le film. Il me semble que c&rsquo;est la première fois que je vois un couple lesbien au centre d&rsquo;une histoire d&rsquo;un film de genre, où il n&rsquo;est pas question d&rsquo;évoquer cette situation. Juste c&rsquo;est un couple. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus remarquable que c&rsquo;est un couple pour le moins en conflit, ce qui en fait des personnages complexes, du moins libérés de représenter un certain modèle de personnage queer plus ou moins exemplaires. <strong><em>What keeps you alive </em></strong>garde le cap de traiter ces personnages comme il l&rsquo;aurait fait avec des hétéros. Et c&rsquo;est rafraichissant, aussi pour des questions de représentations, d&rsquo;autant que je n&rsquo;ai pas revu un film depuis avec la même démarche.</li>
</ul>



<p>Cette chasse dans la forêt est tellement prenante qu&rsquo;on pardonne les quelques éléments peu crédibles qui nuisent un peu à la solidité narrative, notamment finale. Les deux actrices Brittany Allen et Hannah Anderson (toutes les deux vues dans des épisodes différents de la saga <strong><em>Saw</em></strong>) forment un duo très efficace, partagées entre le rôle de la proie et du chasseur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="What Keeps You Alive - Official Red Band Trailer I HD I IFC Midnight" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/FfADKNDJcP8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">5-She Will de Charlotte Colbert</h2>



<p><em>De quoi ça parle: Après une mastectomie, Veronica part en convalescence avec son infirmière. Dans la campagne écossaise, elle se découvre des pouvoirs</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="581" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/SHE-WILL-Still-7-1024x581.jpg" alt="" class="wp-image-23022" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/SHE-WILL-Still-7-1024x581.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/SHE-WILL-Still-7-300x170.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/SHE-WILL-Still-7-768x436.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/SHE-WILL-Still-7-106x60.jpg 106w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/03/SHE-WILL-Still-7.jpg 1252w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Cela serait dommage de ne pas finir cette sélection Halloween féministe par un film de sorcières ! Il se distingue de la sélection par son ambiance onirique avec un traitement original de la thématique de la sorcière. <br>La démarche féministe ici est de mettre en scène une sorcière âgée dans le premier rôle d&rsquo;un film de genre, sans qu&rsquo;elle soit l&rsquo;antagoniste ou un ressort horrifique pour effrayer. Là encore, je n&rsquo;ai pas d&rsquo;autres exemples en tête.<br>Par ailleurs le personnage est complexe; Veronica fait face à son corps de femme âgée mais qui a aussi traversé une maladie qui n&rsquo;est pas pardonnée aux femmes (il faut voir le nombre de femmes quittées pendant un cancer, ou leur mise à l&rsquo;écart du monde professionnel, etc..).<br>Alors quand en plus quand la direction artistique est magnifique organique (Charlotte Colbert est aussi artiste plasticienne), cela ne peut que vous embarquer dans un voyage fantastique unique féminin.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="She Will - Official Trailer | HD | IFC Midnight" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/Gh3tVvJdgnk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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