La nuit fantastique-Absurde Séance/ Edition 2012

L’Absurde Séance, késako?

L’Absurde Séance est une programmation spéciale au cinéma Katorza, à Nantes.
Films de genre, nanars, vieux classiques…un film spécifique est sélectionné tous les mois. C’est l’occasion de redécouvrir un film culte, ou de se marrer devant un navet. Mais aussi de pouvoir bénéficier d’avant premières. C’est en tout cas un rendez vous incontournable pour tout cinéphile nantais-e car l’ambiance est souvent survoltée.

Dans le cadre du festival du cinéma espagnol de Nantes, L’Absurde Séance nous avait préparé une nuit du cinéma fantastique espagnol.

Le principe? 4 films, 1 court métrage, 1 petit déjeuner pour nous tenir éveillé-es (le premier film commence à 22H30).

L’Espagne est connu cinématographiquement parlant pour produire de très bons films d’horreur et de genre.
C’était donc l’occasion pour le cinéma Katorza de proposer sa sélection pour l’Absurde Séance.

Armé de thermos, de sucreries et de cochonneries au chocolat, le public nantais de l’Absurde Séance s’apprête à passer une nuit ensemble.

Cependant, avant de débuter avec les longs métrages, le public est invité à regarder un court, La maison du lac. Je n’ai trouvé aucune information sur ce film. Difficile à comprendre, il mise entièrement sur l’action et le jeu de regards des personnages. La réalisation est efficace, on est suspendu-e à l’action, tout en essayant de se retrouver dans le brouillon qui sert d’intrigue.
Intéressant mise en bouche.

Les longs métrages démarrent ensuite:

1-Torrente 4 de Santiago Segura (2011)

Présenté en 3D avec des lunettes de qualité (pas comme les bouts de plastique que Gaumont/Pathé), Torrente 4 est le dernier film d’une série de 4 films. Ils sont tous réalisés par Santiago Segura, qui tient également le rôle principal.
Produit par Warner Bros (quand même), je n’avais jamais entendu parler ni des films, ni du cinéaste en question. En découvrant le film, rien d’étonnant. Dire que Torrente est totalement opposé à la finesse et au bon goût est faible. José Luis Torrente est le stéréotype du flic ripoux, gros, sale, misogyne, homophobe,escroc, obsédé sexuel, en bref, il a tous les pires défauts que l’on peut trouver.


Le scénario tient sur un ticket de tram, le but étant de mettre Torrente dans des situations afin de le montrer sous son pire jour. Santiago Segura laisse éclater ses délires (pets, caca, sexe…). Il joue plutôt bien, dans la mesure où c’est possible d’incarner un personnage aussi caricatural, dans un film dénué de sens. Mais le film est là pour faire rire avec un humour si gras qu’on se demande s’il y a vraiment une limite. C’est rigolo (sans être hilarant non plus), pas compliqué à suivre, Torrente 4 rempli son contrat. La 3D n’apporte cependant pas grand chose.
Gros succès en Espagne (??), je comprends pourquoi Santiago Segura a bénéficié d’autant de moyens pour réaliser ces films…

2-Intruders de Juan Carlos Fresnadillo (2011)

Changement de registre avec Intruders de Juan Carlos Fresnadillo. Dans les rôles principaux: Clive Owen (Le fils de l’homme d’Alfonso Cuarón, 2006) et Carice Van Houten (Black Book de Paul Verhoerven, 2006).

Intruders raconte l’histoire d’un petit garçon en Espagne, et d’une petite fille aux USA, qui font les mêmes cauchemars. Un homme mystérieux vient dans leur chambre et en veut apparemment à leurs visages…
Suspens, tension, quelques rebondissements au rendez vous, le film est suffisamment bien monté et joué pour qu’on s’y intéresse, malgré un scénario déjà vu et revu.
Clive Owen est parfait en père inquiet (son interprétation est proche de celle de l’excellent Trust de David Schwimmer, 2010).
On regrettera que Carice Van Houten ait un rôle trop superficiel. On a aussi l’impression que la vie de la petite fille Mia, se résume à aller à l’hôpital et être dans sa chambre. On ne la voit quasiment nulle part ailleurs alors qu’il est dit dans le film que sa vie continue. Difficile d’appuyer la crédibilité du film.
Pour le reste, sans rien révolutionner, c’est un bon moment à passer.

A la fin du film, pause petit déjeuner. Des brioches, thés, cafés, jus d’orange nous attendaient.

3- Juan de los Muertos (Juan of the dead), d’Alejandro Brugués, 2011

Je finirais la nuit du cinéma fantastique espagnol avec  Juan de Los Muertos d’Alejandro Brugués. Un film de zombies, se déroulant à Cuba. Deux compères de glandage assistent à la transformation de leur ville en repères de zombies. Aidés par leurs enfants et deux amis, ils décident d’exploiter cet évènement qui pose problème aux habitants en leur facturant leurs services, c’est à dire buter du zombie. Le film est drôle, jouant sur la désinvolture des deux personnages principaux interprétés par Alexis Díaz de Villegas et Jorge Molina.

(Et si vous avez bien lu, il y avait 4 films, mais mes paupières se sont fermées avant.)

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