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	<title>Archives des animation - Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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	<title>Archives des animation - Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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		<title>[Séance spéciale] Rocky Horror Picture Show à Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Sep 2019 20:43:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De passage à Paris, j&#8217;en ai profité pour assister au fameux show du Rocky Horror Picture Show. Le show a lieu au Studio Galande. Depuis 1978, ce cinéma diffuse toutes les semaines le Rocky Horror Picture Show, sans interruption. Impressionnant. Rocky Horror Picture Show, tout le monde connaît ou presque. Réalisé par Jim Sharman, ce &#8230; </p>
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<p>De passage à Paris, j&rsquo;en ai profité pour assister au fameux show du <strong>Rocky Horror Picture Show</strong>. Le show a lieu au <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Studio Galande (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://studiogalande.fr/FR/17/rocky-horror-picture-show-cinema-studio-galande.html" target="_blank"><strong>Studio Galande</strong></a>. Depuis 1978, ce cinéma diffuse toutes les semaines le Rocky Horror Picture Show, sans interruption. Impressionnant.</p>



<p><strong><em>Rocky Horror Picture Show</em></strong>, tout le monde connaît ou presque. Réalisé par  Jim Sharman, ce film musical kitch à souhait, politiquement incorrect et extraverti, a fait un bide complet à sa sortie en 1975 (1 million $ de budget pour 450 000$ de recettes). <br><br>Sauvé par la mode des <em>midnights movies</em>, le film bénéficie depuis d&rsquo;une diffusion hebdomadaire dans plusieurs pays et notamment en France, où le cinéma Studio Galande organise 2 soirs par semaine une séance.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><a href="https://leeloucinema.files.wordpress.com/2015/10/la_fiancee_du_monstre.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://leeloucinema.files.wordpress.com/2015/10/la_fiancee_du_monstre.jpg?w=220" alt="La_Fiancee_du_monstre" class="wp-image-1147" width="263" height="359"/></a></figure></div>



<p>Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut savoir que la séance était précédée de la diffusion d&rsquo;un film d&rsquo;Ed Wood: <strong><em>La fiancée du monst</em></strong><em><strong>re</strong></em>, sorti en 1956. Projection qui s&rsquo;est déroulée non sans embûches, le projectionniste nous ayant averti plusieurs fois que la pellicule pouvait cramer vu l&rsquo;état de celle ci. Le début de la projection semblait déjà compliquée: la pellicule était à l&rsquo;envers. Après plusieurs tentatives infructueuses, le film est lancé. Après à peine 10 minutes de film, la pellicule crame. Du coup,&nbsp;voici ce que ça donne:</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><a href="https://leeloucinema.files.wordpress.com/2015/10/8.jpg"><img decoding="async" src="https://leeloucinema.files.wordpress.com/2015/10/8.jpg?w=300" alt="pellicule cinéma" class="wp-image-1146" width="385" height="226"/></a></figure></div>



<p>Après moultes scotchages, la projection reprend pour la seconde fois, sans autre interruption. </p>



<p></p>



<p>Pour parler de<strong> <em>La fiancée du monstre</em></strong>, présenté comme un nanar intergalactique, (d&rsquo;autant plus qu&rsquo;Ed Wood est plus connu pour son alcoolisme que ses talents de cinéaste), j&rsquo;ai été agréablement surprise. Les acteurs sont bons (mention spéciale au Dracula&nbsp;Béla Lugosi), l&rsquo;intrigue n&rsquo;est pas dénuée d&rsquo;intérêt, les décors sont réussis même si peu nombreux. Alors évidemment on passe sur le rythme (un défilé répétitif de personnages sagement les uns après les autres dans la maison du savant fou). Ou encore les effets spéciaux (les acteurs qui se débattent tout seul face à une pieuvre inerte..). Mais c&rsquo;est plutôt avec plaisir qu&rsquo;on regarde ce vieux noir et blanc, ces costumes, ces jeux d&rsquo;acteurs appuyés&#8230;</p>



<p>Vient ensuite le moment tant attendu: le show du <strong>Rocky Horror</strong>. C&rsquo;est peu dire qu&rsquo;on vous met direct dans l&rsquo;ambiance: jeux de mots, vannes, foutage de gueule,&nbsp;préparation des bouteilles d&rsquo;eau et de riz&#8230;.Autant dire qu&rsquo;après avoir admiré une pieuvre aussi dynamique que mon cerveau un lundi matin, la différente de température se fait sentir.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://leeloucinema.files.wordpress.com/2015/10/11254083_10153638958239906_6076581799626266840_n.jpg"><img decoding="async" src="https://leeloucinema.files.wordpress.com/2015/10/11254083_10153638958239906_6076581799626266840_n.jpg?w=300" alt="Rocky Horror Picture Show Paris" class="wp-image-1142"/></a></figure></div>



<p>Si vous n&rsquo;avez pas vu le film, c&rsquo;est assez compliqué de le suivre dans ces conditions. Quasiment chaque scène fait l&rsquo;objet d&rsquo;un jeu de mot ou de commentaires. Toutes les scènes sont mimées, et la plupart sont détournées. </p>



<p>C&rsquo;est parfois très drôle, mais alors&nbsp;quand c&rsquo;est mauvais, ça y va très fort, basculant carrément dans le mauvais goût (simuler un viol de spectateurs c&rsquo;est non&#8230;). C&rsquo;est là où certains confondent la provocation, et le mauvais goût, à côté de la plaque.</p>



<p>Evidemment, j&rsquo;étais (et mes copines aussi, y a pas de raisons), pile au bon endroit pour recevoir un maximum d&rsquo;eau et de riz (petite dédicace au bac de douche de la copine qui nous hébergeait).</p>



<p>Dans l&rsquo;ensemble on a passé un bon moment et c&rsquo;est vraiment une bonne idée d&rsquo;organiser des soirées dans cet esprit. Par contre, il faut savoir que malgré le succès de ces soirées (archi complet tous les vendredi ET samedi),&nbsp;la troupe présente ce soir là (<a rel="noreferrer noopener" aria-label="Les Deadly Stings (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.facebook.com/deadlystings/" target="_blank"><strong>Les Deadly Stings</strong></a>, mais je pense que c&rsquo;est valable pour l&rsquo;autre troupe),&nbsp;est &nbsp;bénévole. Et évidemment, on ne dit pas avant, qu&rsquo;une quête est organisée. Du coup tu penses que ta place à 15€ comprend tout mais non&#8230; Ça passerait mieux que le ciné fasse payer 1 ou 2€ de plus, plutôt que de demander à la fin.</p>



<p></p>



<p><strong>Le Rocky Horror Picture Show, tous les vendredi et samedi au Studio Galande, Paris. Les réservations se font le lundi et c&rsquo;est fortement conseillé!</strong></p>
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		<title>Festival Mauvais Genre-2013-Courts métrages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2019 21:53:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme tout festival qui se respecte, Mauvais Genre a proposé leur sélection de courts métrage. L&#8217;occasion de revenir dessus&#8230; Sélection Mad Movies-Mad in France: Rail d&#8217;Yvan George dit Doudril Scénario et postulat de base (un homme traumatisé par une agression dont il a été victime se transforme en guerrier) mais qui bascule dans le fantastico &#8230; </p>
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<p>Comme tout festival qui se respecte, Mauvais Genre a proposé leur sélection de courts métrage. L&rsquo;occasion de revenir dessus&#8230;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Sélection Mad Movies-Mad in France:</strong></h4>



<p><br><strong>Rail d&rsquo;Yvan George dit Doudril</strong></p>



<p>Scénario et postulat de base (un homme traumatisé par une agression dont il a été victime se transforme en guerrier) mais qui bascule dans le fantastico horreur, faisant référence à La mouche de David Cronenberg). Les maquillages et effets spéciaux sont réussis, la mise en scène est brutale, c&rsquo;est plutôt un coup de force.</p>



<p><strong>Antoine et les héros de Patrick Bagot&nbsp;</strong></p>



<p>Un court métrage qui donne la banane. Un petit garçon, fan d&rsquo;un acteur aux allures 70&rsquo;s et d&rsquo;une actrice blonde platine, ne peut se décider entre 2 films sortis, où ses vedettes sont à l&rsquo;écran. Il se contraint donc à naviguer entre les &nbsp;deux salles, entre deux scènes. L&rsquo;un des films raconte les mésaventures de la blondinette au pays des zombies, l&rsquo;autre suit les glorieuses aventures d&rsquo;un combattant.<br>Ca ne se prend pas au sérieux mais le film est particulièrement soigné des couleurs, décors, et par conséquent une ambiance sucrée s&rsquo;en dégage. On se retrouve plongé dans ce délirant parcours et on savoure comme le petit garçon.</p>



<p><strong>Estomago de Camille Achour et Jean Thomas Seité&nbsp;</strong></p>



<p>Métaphore de la douleur, ce court métrage a été tourné à Nantes et produit par Cinécréatis. Jeux de lumière, interprétation muette mais dont les émotions ne passent que par le visage, Estomago arrive à mettre en place rapidement une tension palpable, avec un synopsis simple (vu et revu): un homme isolé dans une maison abandonnée doit faire face à des créatures. A voir si vous le pouvez.</p>



<p><strong>Skom de Christophe Deroo</strong></p>



<p>Dans la même lignée qu&rsquo;Antoine et les héros, Skom a eu l&rsquo;honneur d&rsquo;être présenté par son réalisateur (timide). L&rsquo;histoire?: La cour de recré devient le théâtre de choses étranges. C&rsquo;est mignon, ça se regarde bien.</p>



<p><strong>Seizures de Nicolas Simonin&nbsp;</strong></p>



<p>J&rsquo;ai eu la sensation de voir Haute Tension d&rsquo;Alexandre Aja, version courte, avec un personnage masculin. Donc ça vous résume bien ce que j&rsquo;ai vu.</p>



<p><strong>S.O.L.I.I.D de F.Manga</strong></p>



<p>Vaguement inspiré de Terminator, ce court ressemble plus à un teaser qu&rsquo;à un récit construit. Du coup, il y a beau avoir clairement des moyens pour les effets spéciaux, c&rsquo;est assez creux et sans âme.</p>



<p></p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Animation</strong></h4>



<p><strong>In Hanford de Chris Mars (USA)</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/711f6ff13f82ffd50f557f561c97435f.png"><img decoding="async" src="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/711f6ff13f82ffd50f557f561c97435f.png?w=300" alt="In Hanford " class="wp-image-581"/></a></figure></div>



<p>Mieux vaut ne pas être en dépression quand on regarde ce court métrage d&rsquo;animation. Animé par des dessins figés, et noir et blanc, In Hanford nous plonge dans un monde transformé par la radioactivité, qui devient le théâtre du malheur et du désespoir. C&rsquo;est glauque, oppressant mais ça fonctionne. Les dessins (mélangés à des photos), et les décors, parviennent en quelques secondes à bien faire passer la sensation que la fin est proche&#8230;</p>



<p><strong>Feral de Daniel Sousa (USA)</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/feral.jpg"><img decoding="async" src="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/feral.jpg?w=300" alt="feral" class="wp-image-583"/></a></figure></div>



<p>Feral c&rsquo;est le conte de l&rsquo;enfant sauvage. Les dessins sont pastels, tout est épuré. C&rsquo;est joli, c&rsquo;est mignon, et agréable à regarder mais honnêtement sans grand intérêt.</p>



<p><strong>Cackle de&nbsp;Kim Ji-hye, Nam Bo-ra et Lee Dae-han (Corée du Sud)</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/indie_2012-06-15_1.jpg"><img decoding="async" src="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/indie_2012-06-15_1.jpg?w=300" alt="Cackle" class="wp-image-585"/></a></figure></div>



<p>La curiosité du jour. Ce court raconte un combat de poules qui se déroule dans une sorte de monde&nbsp;parallèle. Ambiance manga, le film est moyen car sans univers, dessin vraiment intéressant.</p>



<p><strong>Zombirama de&nbsp;Nano Benayon et Ariel Lopez (Argentine)</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/zombirama-ariel-lopez-nano-benayon.jpg"><img decoding="async" src="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/zombirama-ariel-lopez-nano-benayon.jpg?w=300" alt="zombirama" class="wp-image-587"/></a></figure></div>



<p>Des zombies envahissent la ville, laissant des cadavres qui reprennent cependant leurs habitudes, ou presque. C&rsquo;est drôle, c&rsquo;est fun, c&rsquo;est coloré. On en redemande.</p>



<p><strong>Marcel, king of tervuren de&nbsp;Tom Schroeder (USA)<br></strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/tomschroeder_marcel.jpg"><img decoding="async" src="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/tomschroeder_marcel.jpg?w=300" alt="Marcel, king of tervuren" class="wp-image-590"/></a></figure></div>



<p>Une voix féminine un peu rauque, raconte l&rsquo;histoire de Marcel, un coq habile qui connu un passage difficile. Rien de bien captivant, on se demande où le réalisateur veut en venir. C&rsquo;est un fable comme une autre, assez quelconque.</p>



<p><strong>Sewing Woman de Woo Jin (Corée du Sud)</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/indie_2012-06-05_6.jpg"><img decoding="async" src="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/indie_2012-06-05_6.jpg?w=300" alt="Sewing Woman" class="wp-image-584"/></a></figure></div>



<p>Sûrement la plus grosse curiosité de tous les courts métrage d&rsquo;animation. Dessin simple en noir et blanc, on assiste au travail de couture d&rsquo;une femme, qui ne s&rsquo;arrête pas. Et ce n&rsquo;est pas n&rsquo;importe quelle couture, il est question de parties humaines. Pourquoi? J&rsquo;ai surtout retenu le bruitage assez désagréable de la chair qui se fait coudre&#8230;</p>



<p><strong>Look de&nbsp;Jane Mumford (Suisse)</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/look_02_kfn.png"><img decoding="async" src="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/look_02_kfn.png?w=300" alt="look" class="wp-image-586"/></a></figure></div>



<p>Mon petit coup de cœur. Des créatures rocailleuses vivent inanimées dans une grotte. Face à un faisceau lumineux, elles prennent vie et tentent de comprendre ce qui se passe. C&rsquo;est bien fait, c&rsquo;est poétique, c&rsquo;est mignon, c&rsquo;est noir, c&rsquo;est simple mais efficace.</p>



<p><strong>How Dave and Emma get pregnant de&nbsp;Joost Lieuwma (Pays Bas)</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/1b5f61d61b.jpg"><img decoding="async" src="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/1b5f61d61b.jpg" alt="How Dave and Emma get pregnant" class="wp-image-580"/></a></figure></div>



<p>Dave et Emma veulent avoir un enfant mais n&rsquo;y arrivent pas. Dave est tellement désespéré, qu&rsquo;Emma se met à manger, à manger, à manger, et a finalement un ventre plus gros que son amie enceinte. Le trop plein de graisse la conduit aux urgences, et Dave se met à cajoler la graisse enlevée par le médecin.<br>Situations grotesques, absurde, ce court métrage est concentré d&rsquo;humour qui fait du bien. Les dessins sont très simplistes, le tout est centré sur la narration.</p>



<p><strong>The old man and the old woman de&nbsp;Basia Goszczynska (USA)</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/the-old-man-and-the-old-woman.jpg"><img decoding="async" src="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/the-old-man-and-the-old-woman.jpg?w=300" alt="The-old-man-and-the-old-woman" class="wp-image-589"/></a></figure></div>



<p>Deux créatures étranges vivent recluses dans une grotte. Malades, elles attendent la mort, et quand celle ci vient finalement frapper à leur porte pour les chercher, elles décident de ne plus sortir du tout. L&rsquo;animation est mécanique, l&rsquo;ensemble est assez appuyé, notamment les voix, je n&rsquo;ai pas adhéré à l&rsquo;univers.</p>



<p><strong>KellerKind de&nbsp;Julia Ocker (Allemagne)</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/kellerkind_still_1920x1080_06.jpg"><img decoding="async" src="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/kellerkind_still_1920x1080_06.jpg?w=300" alt="kellerkind" class="wp-image-588"/></a></figure></div>



<p>A mi chemin entre le conte et le thriller, KellerKind raconte comment une femme doit cacher son bébé, qui est pour le moins étrange. Elle doit faire face à la sauvagerie de son enfant, et celle des villageois.<br>Ambiance noire, dessins en noir et blanc, jouant sur les ombres, ce court métrage peut faire penser à Rosemary&rsquo;s baby, Edward aux mains d&rsquo;argent&#8230;L&rsquo;atmosphère est en tout cas lourde, mais c&rsquo;est une petite merveille, récompensée par le jury.</p>



<p><strong>Les voiles du partage de&nbsp;Pierre Mousquet et Jérome Cauwe (France/Belgique)</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/les-voiles-du-partage-photo.jpg"><img decoding="async" src="http://leeloucinema.files.wordpress.com/2013/04/les-voiles-du-partage-photo.jpg?w=300" alt="Les Voiles du partage" class="wp-image-582"/></a></figure></div>



<p><br>Pour finir en beauté, voici la bonne blague des courts métrage d&rsquo;animation. Narration à la Sin City, on suit les aventures pour le moins exagérées dans le mauvais goût, d&rsquo;un vaillant hors la loi. C&rsquo;est fun, ça dépote, on aime.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>A lire:</em><br><a rel="noreferrer noopener" aria-label="-Festival Mauvais Genre- Edition 2013/ Longs métrages (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://bonchicbongenre.fr/festival-mauvais-genre-edition-2013-bilan/" target="_blank"><strong>-Festival Mauvais Genre- Edition 2013/ Longs métrages</strong></a><br><a rel="noreferrer noopener" aria-label="-Festival Mauvais Genre- Edition 2013/ Conférences (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://bonchicbongenre.fr/festival-mauvais-genre-edition-2013-conferences/" target="_blank"><strong>-Festival Mauvais Genre- Edition 2013/ Conférences</strong></a></p>
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			</item>
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		<title>[Focus] Comment définir le cinéma de genre?</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/focus-quest-ce-que-le-cinema-de-genre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Sep 2019 08:32:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[animation]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[CNC]]></category>
		<category><![CDATA[genre]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cinéma de genre tient une place tout particulière dans l&#8217;industrie du 7ème art. Marginalisé, ignoré, censuré, c&#8217;est un cinéma qui, quoi qu&#8217;on en dise, est à part.Qu&#8217;est ce qu&#8217;on entend par cinéma de genre? Comment le reconnaître? Et pourquoi cette place toute particulière dans le monde du cinéma? Edit: J&#8217;ai reçu des messages de &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-text-color has-background" style="background-color:#a50a0a">Le<strong> cinéma de genre</strong> tient une place tout particulière dans l&rsquo;industrie du 7ème art. Marginalisé, ignoré, censuré, c&rsquo;est un cinéma qui, quoi qu&rsquo;on en dise, est à part.<br>Qu&rsquo;est ce qu&rsquo;on entend par<strong> cinéma de genre</strong>? Comment le reconnaître? Et pourquoi cette place toute particulière dans le monde du cinéma?</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-background" style="background-color:#fff0c0"><em><strong>Edit:</strong> J&rsquo;ai reçu des messages de personnes (parfois assez désagréables) qui visiblement ne connaissent pas l&rsquo;appellation « cinéma de genre », et me faisaient remarquer qu&rsquo;il existe plusieurs genres de films. Ce qu&rsquo;on appelle grossièrement « cinéma de genre » est lié à un cinéma avec un univers visuel particulier. Je ne suis loin d&rsquo;être <strong><a href="https://www.lejdd.fr/Culture/Cinema/science-fiction-fantastique-horreur-comment-le-cinema-de-genre-sest-developpe-en-france-4022097" data-type="URL" data-id="https://www.lejdd.fr/Culture/Cinema/science-fiction-fantastique-horreur-comment-le-cinema-de-genre-sest-developpe-en-france-4022097">la seule à écrire sur ce sujet</a><a href="https://www.lesinrocks.com/cinema/le-film-de-genre-nouvel-eldorado-du-cinema-francais-186416-26-10-2020/" data-type="URL" data-id="https://www.lesinrocks.com/cinema/le-film-de-genre-nouvel-eldorado-du-cinema-francais-186416-26-10-2020/">,</a></strong> il existe aussi des centaines de conférences qui le traite, en utilisant cette appellation.</em><br><em>Cet article part de ce postulat, et je tente d&rsquo;élargir la réflexion. </em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Mal aimé, il est le Mal aimé</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="500" height="213" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/unnamed.gif" alt="" class="wp-image-7541"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>The Thing</em></strong>-©Universal Pictures</figcaption></figure>
</div>


<p>Il y a souvent 3 points communs au cinéma de genre:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Une mise en scène </strong>dont le but est d<strong>&lsquo;</strong>inquiéter, de faire peur, parfois de créer un certain malaise. Elle peut aussi susciter simplement le dégoût. Par exemple, une comédie d&rsquo;horreur ne fera pas peur à proprement parler, mais elle peut utiliser des ressorts liés au sang, au corps et peut révulser.</li>



<li>Le <strong>fond</strong>. Le cinéma de genre retranscrit les peurs de nos sociétés depuis toujours (maladies, guerres, problèmes sociaux et sociétaux, peur du communisme, etc&#8230;). Il explore aussi les paradoxes et les zones d&rsquo;ombres qui parcourent tout être humain. C&rsquo;est donc un cinéma dont le but est de (au choix) bousculer, choquer, déranger, questionner à travers des images plus ou moins graphiques.</li>



<li><strong>Le financement.</strong> Blockbusters, cinéma d&rsquo;exploitation, ou indépendant, le cinéma de genre connait à peu près tous les cas de figures, très variables selon les pays. Ce qui donne lieu à des codes spécifiques visuelles, parfois liés en partie, à leur manière d&rsquo;être financés.<br>Ainsi, l&rsquo;atmosphère, la patte graphique, les moyens financiers visibles à l&rsquo;écran, ou les thèmes seront très différents d&rsquo;un blockbuster <strong><em>Conjuring</em></strong>, en passant par un film de blaxploitation type <strong><em>Blacula</em></strong>, ou un fauché <strong><em>Projet Blair Witch</em></strong>.<br>Je ne développerai pas ce point ici, qui mériterait un article dédié. Il existe 50 nuances (voire points de vue), ne serait-ce que si on prend le cinéma d&rsquo;exploitation, qui à lui seul contient plusieurs branches (blaxploitation, ozploitation, nunsploitation&#8230;).</li>
</ul>



<p><strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-le-cinema-de-genre-francais/" data-type="post" data-id="295">En France</a></strong>, les moyens financiers accordés sont tellement <strong>dérisoires</strong> par rapport aux besoins des réalisateur-rices (si un film arrive à obtenir 4 millions d&rsquo;euros c&rsquo;est le graal, le plus courant étant entre 1 et 2 millions), que les ambitions visuelles peinent souvent à concurrencer sérieusement les USA (si on a envie/besoin de beaucoup d&rsquo;effets bien sûr).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cinéma de genre d&rsquo;auteur?</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="445" height="250" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/07/UnlawfulHardAracari-size_restricted.gif" alt="" class="wp-image-8070"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Possession</em></strong>-©&nbsp;Lions Gate/Saban Films</figcaption></figure>
</div>


<p>Il n&rsquo;existe pas de définition précise du cinéma de genre, tant les <strong>sensibilités et ressentis</strong> sont différents.<br>Je considère un film de genre lorsqu&rsquo;il y a une audace visuelle quelle qu&rsquo;elle soit. Que ça soit un univers avec un décor spécifique, du sang, des éléments horrifiques assumés, un suspens visant à mettre sous tension, etc&#8230;</p>



<p>Du zombie, au diable, en passant par les tueurs en série ou les vampires, le cinéma de genre est tellement vaste qu&rsquo;on peut le classer en <a href="https://bonchicbongenre.fr/les-sous-genres-du-cinema-de-genre/"><strong>sous genres</strong></a>. Cette richesse d&rsquo;histoires impliquent une multitude de thématiques et de styles visuels.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="219" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/07/carnivalsouls01-1170x855-1-300x219.jpeg" alt="" class="wp-image-8072" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/07/carnivalsouls01-1170x855-1-300x219.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/07/carnivalsouls01-1170x855-1-1024x748.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/07/carnivalsouls01-1170x855-1-768x561.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/07/carnivalsouls01-1170x855-1.jpeg 1170w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Carnival of Souls</em></strong>-Herts-©&nbsp;Lion International Corp</figcaption></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le jugement de valeur sur le cinéma de genre « d&rsquo;auteur », a créé une scission.<br>Un débat est apparu il y a quelques années sur l<strong>&lsquo;intellectualisation </strong>d&rsquo;un certain cinéma de genre, appelé « elevated horror » notamment aux USA.<br>Bien que ce terme permette d&rsquo;identifier facilement un effet stylisé,<strong> tous les films ont un-e auteur-e</strong>, quel que soit le style et le niveau de qualité (qui reste en plus, une notion très subjective). Mais, on persiste à utiliser ce terme pour désigner des films davantage construits dans une intellectualisation, avec un certain sens du cadre, voire de contemplation.<br>Des films comme <strong><em>Get out, Hérédité</em></strong> ou <strong><em>Good Night Mommy</em></strong> entrent dans cette veine.</p>
</blockquote>



<p>Le problème, c&rsquo;est que ce jugement de valeur, a créé une scission (dont on avait pas franchement besoin). Entre ce qui serait du « vrai » cinéma de genre, à savoir un cinéma qui fait peur, qui tâche, qui pousse les curseurs; et un cinéma de genre qui ne s&rsquo;assumerait pas, car centré sur une démarche intellectuelle dont <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-grave-feminisme-mordant/" data-type="post" data-id="270">Grave</a></em></strong> est le symbole en France par exemple.<br>En effet, il a créé un chamboulement dans le paysage cinématographique français à tous niveaux. Il a bousculé la croisette au Festival de Cannes en raison de sa violence, mais a été reconnu par la profession en obtenant une avance sur recette du CNC et des nominations aux Césars.<br>Le film marie une radicalité avec une vision d' »auteur » respectable comme on l&rsquo;entend en France.</p>



<p>Cette différence faite entre soi disant deux types de cinéma de genre est expliquée notamment par Alexandre Aja, dans cette conférence (passionnante). On voit bien qu&rsquo;il grince à considérer <strong><em>Grave</em></strong> comme du genre, et que Coralie Fargeat, réalisatrice de <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-revenge-me-too-rageur/" data-type="post" data-id="286">Revenge</a></em></strong>, a vision qui diverge de celle de Ducournau, qui a réalisé <strong><em>Grave</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="#CréaARP19 Débat CINÉMA DE GENRE: ESPACE DE LIBERTÉ ET DE RENOUVEAU POUR LE CINÉMA FRANÇAIS" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/gnyVbbEIxwc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Pourtant, à y regarder de plus près, cela fait un moment que cette notion de cinéma d&rsquo;auteur respectable est présente dans le cinéma horrifique.<br>Des films des années 70/80 comme <strong><em>Rosemary&rsquo;s Baby, Vidéodrome, Suspiria, Ne vous retournez pas</em></strong> qui peuvent être considérés comme du elevated horror ou du cinéma d&rsquo;auteur. Et il ne viendrait à personne de ne pas les considérer comme de l&rsquo;horreur, du moins du cinéma de genre. Alors pourquoi faire cette distinction maintenant?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Où sont les genres?</h3>



<p>L&rsquo;appellation « cinéma de genre » irrite souvent les réalisateurs et réalisatrices. A commencer par Fabrice De Welz<strong> </strong>ou Julia Ducournau, car ça implique d&rsquo;enfermer les films dans une catégorie, qui plus est, marginalisée. Et quand on connait leurs films, on peut comprendre en quoi c&rsquo;est agaçant.<br>Pendant la conférence de presse de <strong><em>Titane</em></strong> à Cannes, Vincent Lindon a tenu à rappeler que c&rsquo;est d&rsquo;abord un film tout court, sous entendu qu&rsquo;il ne faut pas le mettre dans une case, qui pourrait le priver d&rsquo;un public.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="613" height="344" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/07/capture-d-e-cran-2021-07-14-a-09-43-08-0f438b-0@1x.jpeg" alt="" class="wp-image-8071" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/07/capture-d-e-cran-2021-07-14-a-09-43-08-0f438b-0@1x.jpeg 613w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/07/capture-d-e-cran-2021-07-14-a-09-43-08-0f438b-0@1x-300x168.jpeg 300w" sizes="(max-width: 613px) 100vw, 613px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Titane</em></strong>-©&nbsp;Diaphana</figcaption></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Dans tous les cas, pour moi, un film de genre doit assumer des scènes visuellement et explicitement graphiquement violentes, ou un univers fantastique. Tout simplement car mettre en scène des séquences avec des fantômes, des monstres, du sang, des combats est une démarche coûteuse à tous points de vue (financier, logistique, politique notamment s&rsquo;il y a risque de censure). </p>
</blockquote>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Le cinéma de genre qui s&rsquo;imprègne </h2>



<p>Qu&rsquo;on regarde ou non des films de genre, ils sont présents dans la culture populaire.<br>En témoigne l&rsquo;excellent <em><strong>Harry, un ami qui vous veut du bien</strong></em>. C&rsquo;est à la fois un thriller inquiétant, sur fond de manipulation, qui instaure une ambiance malaisante. Il lui manque sans doute une certaine radicalité visuelle pour entrer pleinement dans le genre.<br>Mais cette noirceur et ce malaise n&rsquo;a pas empêché le film d&rsquo;être nominé plusieurs fois aux Césars. Meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur son, meilleur montage.  Il a en plus cartonné en salle: 2 000 000 millions de spectateurs.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/207157-225x300.webp" alt="" class="wp-image-21436" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/207157-225x300.webp 225w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/207157-768x1024.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/207157-1152x1536.webp 1152w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/207157-45x60.webp 45w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/207157.webp 1200w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></figure>
</div>


<p>On peut également prendre l&rsquo;exemple de <strong><em>Petit Paysan</em></strong>, dont <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-la-nuee-nuage-horrifique/" data-type="post" data-id="3417">La Nuée</a></em></strong> se rapproche beaucoup. Même si on ne peut pas inscrire <strong><em>Petit Paysan</em></strong> dans du pur cinéma de genre, on a tout de même quelques ingrédients: un personnage inquiétant, un suspens malaisant&#8230;<br>On peut aussi évoquer l&rsquo;animation avec <strong><em>J&rsquo;ai perdu mon corps</em></strong>, qui utilise un élément narratif fantastique; une main dénuée de corps, qui prend vie.<br>De même que <strong><em>Jusqu&rsquo;à la garde</em></strong>, dont le final n&rsquo;a rien à envier à un slasher.</p>



<p>Pour compléter mes propos, je vous conseille d&rsquo;écouter la <strong><a aria-label="conférence passionnante de la SRF  (opens in a new tab)" class="rank-math-link" href="https://audioblog.arteradio.com/blog/98709/podcast/123240/le-cinema-de-genre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conférence passionnante de la SRF </a></strong>sur le cinéma de genre avec Julia Ducournau, Xavier Gens, Lucile Hadzihalilovic et Julien Maury. Ils échangent sur leur rapport au genre, à la profession et à la perception de ce cinéma.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de la case film de genre</h2>



<p>La notion de catharsis est indissociable du film de genre<strong>.</strong> Que ça soit de la part de réalisateurs qui ont eu besoin d&rsquo;évacuer des traumatismes (comme Coppola avec la mort de son fils, dans <strong><em>Twixt</em></strong>). Mais aussi de la part du public, qui a besoin de voir s&rsquo;exprimer sur grand ou petit écran, une angoisse, un mauvais souvenir, des questionnements. Pourtant, ces notions de peur et de catharsis peuvent tout à fait se retrouver dans des drames.</p>



<p>Tout cela m&rsquo;amène à penser que cette manière de qualifier « de genre », est surtout une manière d&rsquo;exclure un cinéma qui nous met frontalement face à la mort, à la maladie, aux corps abîmés, qui nous renvoient à notre humanité et donc notre mortalité difficile à supporter.<br>Et à la fois, je pense que c&rsquo;est essentiel d&rsquo;avoir un terme qui désigne une catégorie de films qui d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre cherche à bousculer l&rsquo;ordre établi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu&rsquo;est-ce que la violence d&rsquo;un film?</h2>



<p>Le cinéma de genre est marginalisé en raison de sa violence, pourtant il y a une violence sociétale et psychologique dont on parle moins qui est présente dans d&rsquo;autres genres de cinéma.<br>Il se trouve que je suis personnellement très mal à l&rsquo;aise devant des comédies racistes, sexistes, transphobes. Devant des drames glamourisant les violences sexistes et sexuelles. Devant des représentations dramatiques de personnes trans, qui ont un impact dans leur quotidien.<br>Pourtant, la normalité ambiante, et la large distribution de ces films « grand public », m&rsquo;imposent régulièrement leurs promotions, leurs visuels, les discours promotionnels de leurs acteurs et actrices.<br>La<strong> </strong>violence de ces films n&rsquo;est pas questionné. Et si elle l&rsquo;est, l&rsquo;argument de la cancel culture, des wokes, ou du politiquement correct est vite brandi.</p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-quest-ce-que-le-cinema-de-genre/">[Focus] Comment définir le cinéma de genre?</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>[Critique et interview] Almost there de Nelly Michenaud</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/critique-et-interview-almost-there-de-nelly-michenaud/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 12:38:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Courts métrages]]></category>
		<category><![CDATA[almost there]]></category>
		<category><![CDATA[animation]]></category>
		<category><![CDATA[court métrage]]></category>
		<category><![CDATA[huis clos]]></category>
		<category><![CDATA[train]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Almost There est un court métrage d&#8217;animation fantastique qui se déroule dans un train. Au fil du voyage, les voyageurs évoluent étrangement.Critique et rencontre avec sa réalisatrice, Nelly Michenaud. L&#8217;école de cinéma et télévision, la NFTS au Royaume Uni La National Film Television School située à Beaconfield en Angleterre est une école de cinéma prestigieuse, &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-et-interview-almost-there-de-nelly-michenaud/">[Critique et interview] Almost there de Nelly Michenaud</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background" style="color:#ffeeca"><strong><em>Almost There </em></strong>est un court métrage d&rsquo;animation fantastique qui se déroule dans un train. Au fil du voyage, les voyageurs évoluent étrangement.<br>Critique et rencontre avec sa réalisatrice, Nelly Michenaud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;école de cinéma et télévision, la NFTS au Royaume Uni</h2>



<p>La <strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://nfts.co.uk" target="_blank">National Film Television School </a></strong>située à Beaconfield en Angleterre est une école de cinéma prestigieuse, née au début des années 70. Prestigieuse parce que la réputation de l&rsquo;école s&rsquo;est faite grâce aux belles carrières de ses anciens élèves: créateur de <strong>Wallace &amp; Gromit</strong>, Nick Park, directeurs photos de <strong>Star Wars,</strong> David Tattersall, ou de <strong>Pulp Fiction</strong>, Andrzej Sekula.<br>Côté réalisation, on peut noter David Yates, aux manettes d<strong>&lsquo;Harry Potter et l&rsquo;Ordre du Phénix</strong>).<br>De célèbres réalisateurs viennent régulièrement au sein de l&rsquo;école: David Fincher, Denis Villeneuve&#8230;</p>



<p>C&rsquo;est dans le cadre de la <strong>fin de la promo 2019</strong>, que j&rsquo;ai pu visionner les <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-et-interview-nouvelle-saveur-de-merryl-roche/" target="_blank" aria-label="courts métrages (opens in a new tab)" rel="noreferrer noopener" class="rank-math-link">courts métrages</a> d&rsquo;animation</strong>. Et je vous propose de découvrir <strong><em>Almost There</em></strong>, réalisé par Nelly Michenaud.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/image-w1280-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-1000" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/image-w1280-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/image-w1280-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/image-w1280-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/image-w1280-370x208.jpg 370w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/image-w1280-1040x585.jpg 1040w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/image-w1280.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Autant vous le dire d&#8217;emblée; n&rsquo;espérez pas tout comprendre au premier visionnage d&rsquo;<em><strong>Almost There</strong></em>. C&rsquo;est ce qui fait sa force, mais qui peut aussi laisser dubitatif. Parce que même si on ne saisi pas tout, on se laisse porter dans ce train (train?) de la vie.</p>



<p>La première partie du court nous installe <strong>confortablement dans une réalité </strong>que nous connaissons. Le train, les voyageur-euse-s sont là pour des raisons différentes, avec leur caractère et habitudes.<br>Puis, nous basculons quasi brutalement dans une autre réalité, qui parait <strong>farfelue</strong> et donc lointaine. Elle résonne pourtant avec un quotidien que nous avons connu ou que nous connaissons.<br>Pas d&rsquo;héros ou d&rsquo;héroïnes, dans <em><strong>Almost There</strong></em> on s&rsquo;identifie finalement à la personne qui nous correspond le mieux. Car s&rsquo;il y a plusieurs personnages, ils sont parfaitement <strong>identifiables et reconnaissables</strong>. Une réussite quand on sait que le court dure 9 minutes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une technique d&rsquo;animation jamais vue</h2>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="126" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/backgroundA-1-300x126.jpg" alt="" class="wp-image-997" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/backgroundA-1-300x126.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/backgroundA-1-1024x429.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/backgroundA-1-768x322.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/backgroundA-1-1536x644.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/backgroundA-1-370x155.jpg 370w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/backgroundA-1-1040x436.jpg 1040w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/backgroundA-1.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p>La technique d&rsquo;animation (<strong>stop motion et dessin</strong>) apporte une touche d&rsquo;originalité, et appuie le côté <strong>onirique </strong>des personnages. C&rsquo;est une technique qui n&rsquo;avait <strong>jamais</strong> été utilisée auparavant.<br>Les rêves sont composés d&rsquo;éléments réels et d&rsquo;autres, créés de toutes pièces par notre esprit. <em><strong>Almost There</strong> </em>est un peu le reflet de tout ça.<br>Par conséquent, <strong>on peut se perdre un peu dans les actions des un-es et des autres,</strong> qui nous paraissent parfois absurdes, dénuées de sens. Et pourtant il y a bien une signification derrière chaque acte. A nous (vous) de les interpréter comme bon nous semble.<br>Mention spéciale à la<strong> photographie,</strong> qui accompagne parfaitement le <strong>changement d&rsquo;ambiance. </strong>La narration d&rsquo;<strong><em>Almost There </em></strong>progresse doucement mais sûrement vers du fantastique.</p>



<p>On pensera forcément à <em><strong>Snowpiercer</strong> </em>(2013), BD adaptée au cinéma par le récemment primé de la palme d&rsquo;or, Bong Joon Ho. Ce train au parcours sans fin,&nbsp; représentant la lutte des classes, et traversé par un justicier. Même si le propos politique est moins flagrant dans <em><strong>Almost There</strong></em>, des similitudes existent, dans le sens où dans les deux métrages, des personnes sont laissées en dehors de toute considération.</p>



<p><em><strong>Almost There</strong></em> est sélectionné au festival <strong><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.animafest.hr/en/2019/film/read/almost_there" target="_blank" class="rank-math-link">AnimaFest en Croatie; </a></strong>le festival d&rsquo;animation le plus important, avec celui d&rsquo;Annecy. Il fait également parti de la sélection des courts métrages d&rsquo;animation au <strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.edfilmfest.org.uk/2019/almost-there" target="_blank">festival d&rsquo;Edinburgh </a></strong>et <a rel="noreferrer noopener" href="https://athensanimfest.eu/2020/en/" target="_blank"><strong>Animfest Athens </strong></a>à Athènes.</p>



<p>Vous pouvez <strong>visionner <em>Almost There</em> </strong>ici:</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
 <iframe title="Almost There" src="https://player.vimeo.com/video/498951029?dnt=1&amp;app_id=122963" width="790" height="331" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Interview de Nelly Michenaud, réalisatrice d&rsquo;Almost There</h2>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong><br><em>Almost There</em> est il votre première réalisation? Quel a été votre parcours?</strong></p>



<p><em><strong>Almost There</strong></em> est en quelque sorte ma première réalisation, du moins de cette ampleur. Ayant étudié auparavant l’animation, j’ai pu réaliser un autre film de fin d’études et quelques autres courts mais, à part pour la partie son et musique, je travaillais seule, de la conception au montage, du design à l’animation.<br>Pour <em><strong>Almost There,</strong></em> j’ai travaillé en équipe, de bout en bout. J’avais un vrai groupe créatif et technique (scénariste, designer, directrice de photo, animateur, FX, musicien, sound designer, producteur-rice, etc) à qui j’ai pitché (<em>présenté-nldr</em>) mon projet, que nous avons ensuite ensemble développé et finalisé.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>D&rsquo;où vient l&rsquo;idée d&rsquo;<em>Almost There</em>?</strong></p>



<p>L’idée était d’explorer comment représenter le concept de la vie en soi, d’en faire un portrait.<br>C’est toujours plus simple de donner une définition de ce qu’est la guerre plutôt que d’expliquer ce qu’est la paix, comme il est plus simple de parler de la mort, souvent d’ailleurs pour dépeindre un rapport à la vie. Mais représenter la vie dans son essence (et sa subjectivité), sans utiliser son contraire, sans dire ce qu’elle n’est pas, mais juste travailler sur ce que ça veut dire en soi, est fascinant pour moi.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/64227548_2714464868628156_9216845357307133952_n-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-7459" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/64227548_2714464868628156_9216845357307133952_n-1024x683.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/64227548_2714464868628156_9216845357307133952_n-300x200.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/64227548_2714464868628156_9216845357307133952_n-768x512.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/64227548_2714464868628156_9216845357307133952_n-1536x1024.jpeg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/64227548_2714464868628156_9216845357307133952_n-1320x880.jpeg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/64227548_2714464868628156_9216845357307133952_n.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><a class="rank-math-link" href="https://www.facebook.com/AnimafestZagreb/?__tn__=-UC*F"><em>Animafest Zagreb</em></a></figcaption></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>Pourquoi ce titre, <em>Almost There</em> ?</strong></p>



<p>Parce que si la vie n’a pas de point A à B et qu’on est dans un cycle, alors qu’on ressent la vie comme le fait d&rsquo;aller d’un point À à B, on est toujours presque arrivés.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>On comprend bien l&rsquo;idée du train qui représente le cycle, du moins là où les personnages évoluent au contact des un-es et des autres. Pourquoi avoir choisi le train spécifiquement?</strong></p>



<p>Le train n’est pas vraiment un lieu et n’appartient pas non plus à un lieu, ce qui lui donne cette qualité un peu étrange, un peu entre deux mondes; cela correspond assez bien avec la nature de ce film entre la narration et l’abstrait.<br>Le train renferme aussi plusieurs aspects de la société, différents types de personnes, inconnues entre elles le plus souvent, et qui font un bout de voyage ensemble. Cela permettait d’introduire une variété de personnages. Mais surtout, un train qui ne s’arrête pas, qui n’a pas de destination et donc pas de but, m’apparaissait être un bon moyen de matérialiser le concept de la vie absurde; on ne peut savoir pourquoi on existe, d’où l’humain vient, va, et pourquoi.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>Pourquoi ce choix de ne pas se focaliser sur un personnage en particulier?</strong></p>



<p>Dans cette même logique de représentation de la vie, il semblait approprié d’avoir plusieurs personnages car le propos est aussi d’illustrer une multiplicité de gens qui ont chacun leur individualité, leur parcours. Ils forment pourtant une sorte d’unité dans leur humanité et leur appartenance à la vie, peu importe s’ils s’en rendent compte ou pas. C’est une contradiction intéressante.</p>



<p>Même si il y a plusieurs personnages, j’ai tenté d’établir une sorte de hiérarchie entre eux pour essayer de ne pas trop perdre les spectateurs.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>Comment avez vous choisi les types de personnages que vous vouliez représenter?</strong></p>



<p>Le scénariste et moi même avons commencé par faire une liste de personnages représentant à la fois un type de voyageur-se, celui qui n’arrive pas a choisir sa place, celle qui est tout le temps en retard, celui qui dort tout du long etc (ce qui permet de poser le film dans un certain réalisme). D’autre part, cela donnait la possibilité aux spectateurs-rices de s’identifier à l’un ou à l’autre. Cependant, je pense que tous ces personnages pourraient aussi être les différents aspects d’une seule et même personne, ce qui rejoint l’idée d’une multiplicité/unité.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>Quelle est la technique utilisée? Et sa particularité?</strong></p>



<p>La technique utilisée dans <strong><em>Almost There</em></strong> est un mélange de <strong>stop motion et de dessin</strong>. Les décors, vêtements et squelettes des personnages ont été entièrement construits et photographiés image par image d’abord, puis j’ai dessiné et animé les visages et corps des personnages.<br>Le décor qui défile aux fenêtres a été ajouté également par la suite. Pendant le tournage, on installait des écrans bleus pour les remplacer sur After effects par des peintures animées en boucle représentant différents paysages, à la fois pour décrire l’histoire allant du lever du jour au crépuscule, et pour la situer au début dans un décor réaliste puis progressivement surréaliste. La règle que l’on s’est fixée était que tous les éléments artificiels créés par l’homme, seraient en stop motion, ce qui permet d’assoir le film dans un environnement réel, tangible. Tandis que tout élément organique (corps, nourriture, nature etc) serait du dessin ce qui permet une fluidité et liberté, et ainsi d’apporter la touche surréaliste et contingente au film.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="428" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/67823172_1370523359772069_3469226766390788096_o-1024x428.jpg" alt="" class="wp-image-160" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/67823172_1370523359772069_3469226766390788096_o-1024x428.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/67823172_1370523359772069_3469226766390788096_o-300x126.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/67823172_1370523359772069_3469226766390788096_o-768x321.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/67823172_1370523359772069_3469226766390788096_o-450x188.jpg 450w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/67823172_1370523359772069_3469226766390788096_o-850x356.jpg 850w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/67823172_1370523359772069_3469226766390788096_o-1000x418.jpg 1000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>Combien de temps a t il fallu pour le réaliser?</strong></p>



<p>La pre-production du film (scénario, storyboard, design,…) a duré 6 mois et la production du film (animation, couleurs, lumière,…) a duré 7 mois et demi. Le mix et l’étalonnage ont pris environ deux-trois semaines mais j’étais toujours en train d’animer en même temps pour essayer de finir à temps.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>Votre plus grosse contrainte sur ce film?</strong></p>



<p>La multiplicité des composants de ce film &#8211; beaucoup de personnages qui demandent une structure claire dans la rencontre de leurs histoires, les écrans bleus à installer pour chacun des shots, recréer l’impression que le train bouge en animant les lumières extérieures, animer des marionettes sans tête, jouer avec le 2D et le décor, l’utilisation d’une caméra motion control,… Il y avait toujours une dizaine de choses à penser en même temps, et beaucoup de personnes à qui communiquer ses idées. J’ai eu de la chance d’avoir une équipe très passionnée et très travailleuse, d’une part parce que la vie de tous les jours était plus agréable comme cela et d’autre part, parce que ce projet ambitieux n’aurait jamais pu être réalisé, j’ai beaucoup grandi et appris de tout monde.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>Quel est le parcours du film depuis sa finition?</strong></p>



<p>Pour le moment, le film a été sélectionné à Animafest Zagreb, Animfest Athens et Edinburgh International Film Festival ce qui me rend très heureuse et motivée pour la suite. Je continue à soumettre mon film à des festivals à travers le monde et va bientôt commencer le montage du making of.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>De quoi vous inspirez vous de façon générale pour nourrir votre travail?</strong></p>



<p>Vraiment de tout. J’essaie de noter sur mon carnet au maximum les petites choses de la vie, les conversations, les éléments que l’on rencontre sur notre chemin qui nous font marrer, nous questionnent, ou apportent un peu de poésie. J’écoute aussi beaucoup la radio, regarde des films, des interviews d’auteurs, artistes et penseurs, et essaie de lire le plus souvent possible. Je n’ai pas l’impression d’avoir vraiment un thème de prédilection, à part peut être celui de l’absurde ce qui se marie très bien avec l’envie d’analyser et comprendre ce qui nous entoure.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>Quel est votre prochain projet?</strong></p>



<p>D’abord trouver du travail! Je veux m’ancrer dans le monde du freelance en animation à Londres. Mais j’ai aussi hâte de faire un nouveau film, alors je continue à prendre des notes dans mon petit carnet.</p>
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