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	<title>Archives des slasher - Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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	<title>Archives des slasher - Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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		<title>[ Analyse ] Violences sexistes et cinéma de genre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 10:21:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse des représentations]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cinéma de genre contient par définition de la violence. On remarque aussi que de nombreux personnages féminins sont les héroïnes de ces films. Il est donc nécessaire de questionner ces violences et ce qui peut apparaître comme sexistes dans le cinéma de genre. Être féministe cinéphile c&#8217;est tout un art. Entre female gaze, politiquement &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/violences-sexistes-cinema-de-genre/">[ Analyse ] Violences sexistes et cinéma de genre</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph" style="color:#fff5de">Le <strong>cinéma de genre</strong> contient par définition de la <strong>violence</strong>. On remarque aussi que de nombreux <strong><a aria-label="personnages féminins (opens in a new tab)" class="rank-math-link" href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-de-la-femme-forte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">personnages féminins</a> sont les héroïnes de ces films</strong>. Il est donc nécessaire de <strong>questionner ces violences et ce qui peut apparaître comme sexistes dans le cinéma de genre</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Être <strong>féministe cinéphile</strong> c&rsquo;est tout un art. Entre female gaze, politiquement correct, violences, le cinéma de genre est l&rsquo;exemple même à quel point il est compliqué de représenter justement, les violences sexistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinéma est art dominé non seulement par les hommes, par leur regard, on ne peut nier le manque de diversité dans les angles posés sur les personnages. Qu&rsquo;ils soient féminins ou masculins.<br>Et s&rsquo;il y a bien un genre où les femmes sont présentes, c&rsquo;est le <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-17-sous-genres-du-cinema-de-genre/" data-type="post" data-id="85">cinéma de genre</a></strong>. Pour le meilleur et pour le pire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La violence face aux violences sexistes, catharsis nécessaire?</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="237" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/photo-sara-paxton-964744-large.jpg" alt="" class="wp-image-1223" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/photo-sara-paxton-964744-large.jpg 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/photo-sara-paxton-964744-large-300x119.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ma réflexion démarre avec un article de <strong>Slate</strong> dont l&rsquo;autrice était scandalisée par la violence graphique dans la série <strong><em>The Handmaid&rsquo;s Tale.</em></strong> La série était accusée de sexisme.<br>C&rsquo;est aussi un reproche fait à<strong><em> Irréversible</em></strong> de Gaspard Noé. Et c&rsquo;est régulièrement la même réflexion que j&rsquo;entends à propos de <strong><em>Martyrs </em></strong>de Pascal Laugier.<br>Une chose est sûre, il n&rsquo;y a pas une seule lecture de ces films.<br>La capacité à regarder de la violence, et notamment les violences sexistes quand on est une femme, dépend de notre sensibilité, et de notre capacité à encaisser de nouvelles violences en plus de celles vécues au quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, il reste passionnant d&rsquo;analyser les points de vue caméra, les procédés de mises en scènes, les écritures de situation et de personnages pour tenter de prendre du recul et de comprendre le sens de ces images.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon objectif ici est plutôt de<strong> questionner la portée narrative</strong> ou <strong>philosophique</strong> de la violence à l&rsquo;écran. A quel moment elle participe à dénoncer le sexisme. Et plus largement d&rsquo;interroger l&rsquo;utilité de représenter les violences envers les femmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La nécessité de montrer la violence</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="670" height="440" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/The-Handmaid-s-Tale-Samira-Wiley-Toutes-les-violences-faites-aux-femmes-decrites-dans-la-serie-sont-arrivees-1.jpg" alt="" class="wp-image-1228" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/The-Handmaid-s-Tale-Samira-Wiley-Toutes-les-violences-faites-aux-femmes-decrites-dans-la-serie-sont-arrivees-1.jpg 670w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/The-Handmaid-s-Tale-Samira-Wiley-Toutes-les-violences-faites-aux-femmes-decrites-dans-la-serie-sont-arrivees-1-300x197.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/The-Handmaid-s-Tale-Samira-Wiley-Toutes-les-violences-faites-aux-femmes-decrites-dans-la-serie-sont-arrivees-1-457x300.jpg 457w" sizes="(max-width: 670px) 100vw, 670px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">On m&rsquo;a souvent fait remarquer qu&rsquo;on voit suffisamment de violence dans le monde pour aller en voir délibérément sur un écran.<br>Cette violence là, qui passe par la photographie ou la vidéo, ne permet pas de prendre du recul pour comprendre pourquoi et comment on arrive à cette violence là. Il a un caractère informatif, qui pour le pire et le meilleur déclenche de l&rsquo;émotion avec toutes les dérives liées.<br>La fiction permet de se questionner, de proposer des solutions, des réflexions. La réalité, on la subit et c&rsquo;est tout.<br>Par ailleurs, alors qu&rsquo;on se plaint de l&rsquo;individualité de la société, de sa violence, de ses incohérences, il serait illogique que des êtres humains la questionnent?<br>Quoi de plus normal que des êtres humains aient besoin d&rsquo;interroger notre rapport à la violence, à la réalité?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violences sexistes dans le cinéma de genre <strong>ne sont pas nécessairement teintées de sexisme. </strong>Elles sont parfois utiles pour représenter  les douleurs, les conséquences, de celles-ci.<br>La nécessité de montrer la violence, et parfois ce qu&rsquo;on appelle « graphique » (c&rsquo;est à dire gore), est aussi nécessaire que de nommer les choses. <br>Je prends souvent l&rsquo;exemple du féminisme. Pourquoi on doit utiliser le terme de<strong> </strong>féminisme et pas d&rsquo;humanisme, alors que les deux termes désignent la lutte pour l&rsquo;égalité?<br>Parce que le féminisme désigne spécifiquement les oppressions subies par les femmes, que les hommes ne connaîtront jamais. Si on ne nomme pas un problème, on ne peut pas l&rsquo;identifier. Si on ne peut pas l&rsquo;identifier, on ne peut pas le combattre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la même chose pour les violences. Donc la montrer (avec évidemment une mise en scène choisie), c&rsquo;est montrer qu&rsquo;elle existe. Ainsi, le public peut prendre conscience de cette violence, de sa portée, et de son intensité. Mais aussi de ses conséquences, voire de ses causes. Bref, la montrer c&rsquo;est se donner l&rsquo;opportunité de la comprendre. Les violences sexistes ont<strong> </strong>tellement de différentes facettes.<br>Et contrairement à ce qu&rsquo;on entend souvent, expliquer n&rsquo;est pas excuser. Encore une fois, <strong>s</strong>i on explique pas, comment comprendre? Et si on ne comprend pas, comment savoir lutter?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour illustrer cette confusion, on peut prendre l&rsquo;exemple de deux films:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><em>Promising Young Woman: </em></strong>Certaines critique féministes ont fustigé le fait que Cassie soit tuée à la fin. Comme si le personnage féminin qui se battait contre le viol perdait une seconde fois. Cassie serait donc montrée comme faible. Pourtant, c&rsquo;est contrebalancé par le fait que les coupables sont quand même punis en raison de l&rsquo;intelligence de Cassie qui avait anticipé la violence masculine. Elle savait qu&rsquo;elle risquait la mort. Et c&rsquo;est bien la réalité: les hommes tuent les femmes.<br>On a aussi critiqué le fait que la femme violée s&rsquo;est suicidée et que donc elle n&rsquo;apparait jamais à l&rsquo;écran, c&rsquo;est Cassie qui prend le fardeau de lui faire justice. Pourtant Cassie se met en danger tous les soirs pour sauver des femmes en confrontant les hommes à leurs comportements: elle a un angle d&rsquo;action systémique. De plus, le film montre l&rsquo;impact des violences sexuelles sur l&rsquo;entourage. Car elles ont aussi une incidence sur l&rsquo;entourage et peu de films le traite.</li>



<li><strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-substance/" data-type="post" data-id="22674">The Substance:</a></em></strong> On a pu lire via des sites de critiques féministes notamment qu&rsquo;il était problématique que les deux personnages féminins se battent à la fin. Comme si la sororité ne pouvait décidément pas exister dans cette critique de l&rsquo;âgisme. Mais c&rsquo;est pourtant le reflet même de la domination patriarcale qui divise les femmes et les met en compétition pour mieux les soumettre. C&rsquo;est important de visibiliser cette conséquence.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">La revanche du viol</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="400" height="276" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/thriller-lindberg.jpg" alt="" class="wp-image-1224" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/thriller-lindberg.jpg 400w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/thriller-lindberg-300x207.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il existe un<strong> </strong>sous genre du<strong> cinéma de genre</strong> qui s&rsquo;axe spécifiquement sur une violence faite en majorité sur les femmes, le viol. Le <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/festival-final-girls-berlin-ff-8-la-representation-du-rape-revenge/" data-type="post" data-id="19750">rape and revenge</a></strong>. <br>Il s&rsquo;agit de la vengeance d&rsquo;une femme qui a été violée et souvent battue, voire torturée. Ce sont des films majoritairement réalisés par des hommes (<em><strong>L&rsquo;ange de la vengeance, I spit on your grave, La dernière maison sur la gauche</strong>, <strong>Crime à froid</strong></em>,&#8230;). Même si Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi ont déversé rageusement<em> <strong>Baise Moi </strong></em>en 2000. Coralie Fargeat a fait aussi une entrée fracassante pendant la vague Me Too avec <strong><em><a class="rank-math-link" href="https://bonchicbongenre.fr/critique-revenge-me-too-rageur/">Revenge</a></em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>Le viol est un fléau dramatiquement banal, il est nécessaire que le cinéma de genre s&#8217;empare mieux des violences sexistes</strong></p></blockquote></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Le viol, sujet touchy</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le rape and revenge est un sous genre questionnable de par sa nature (baser son histoire et ses personnages sur l&rsquo;unique question de vengeance suite à un viol et rien d&rsquo;autre, avec une déculpabilisation dérangeant du spectateur) est souvent emprunt de sexisme. Car on y retrouve les clichés du viol:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Associer fille sexy et pulsions sexuelles des violeurs,</li>



<li>Les violeurs sont souvent des inconnus,</li>



<li>Mise en scène voyeuriste des viols (on voit tout ou presque, avec un regard extérieur)</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourtant un genre qui pourrait être beaucoup plus intéressant. Car l&rsquo;écrasante majorité des viols est commis dans le cercle proche. Et le rape and revenge l&rsquo;ignore complètement. Le viol est un fléau dramatiquement banal, il est nécessaire que le cinéma de genre s&rsquo;en empare mieux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="560" height="236" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/UnfortunateLiveGiantschnauzer-max-1mb.gif" alt="" class="wp-image-7505"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Coralie Fargeat avait un peu rabattu ces carte dans <em><a aria-label="Revenge (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://bonchicbongenre.fr/revenge/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Revenge</strong></a></em>. Car elle s&rsquo;attache à nous projeter à travers le regard de la jeune femme, qui s&#8217;emploiera à tuer non seulement son bourreau, mais le témoin et la personne qui cautionne et banalise. Ici c&rsquo;est le rôle de la société qui est interrogé. Pas uniquement le coupable.<br>Mais le film mêle aussi le regard sexualisé que les hommes portent sur le corps de l&rsquo;héroïne. Corps qui deviendra malgré tout un outil de combat, transformé grâce à un élément fantastique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Violation </em></strong>de Madeleine Sims-Fewer et Dusty Mancinelli révolutionne la manière de représenter les violences sexistes et sexuelles, et notamment le rape and revenge. Le viol est commis par un proche, et surtout « sans » violence, sans menaces, sans agression au préalable. Et la narration construite en aller retour, permet de contextualiser la situation.<br><strong><em>Délivrance </em></strong>de John Boorman est l&rsquo;un des seuls qui représente un viol subi par un homme. Autre tabou de société qui serait intéressant d&rsquo;analyser.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="225" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/homepage_violation-movie-review-2021.jpeg" alt="" class="wp-image-7504" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/homepage_violation-movie-review-2021.jpeg 400w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/homepage_violation-movie-review-2021-300x169.jpeg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Violation</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la violence est alliée du sexisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais si la représentation explicite de la violence est nécessaire, le cinéma de genre peut aussi de laisser aller à du <strong>sexisme</strong>.<br>On ne compte plus le nombre de films d&rsquo;exploitation, notamment dans les années 70/80, qui regorgent de sexisme. Mais leur qualité et notoriété étant plus aléatoires, je me concentrerai sur des formes de production de films plus classiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le slasher, mauvais élève</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Même si j&rsquo;ai une tendresse particulière pour <a aria-label="la saga Halloween (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://bonchicbongenre.fr/guide-de-survie-de-la-saga-halloween/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>la saga Halloween</strong></a>, les personnages (victimes) féminins sont toujours objectifiés. Pire, les divers réalisateurs ont usé et abusé de l&rsquo;utilisation du sexe comme péché devant être puni. Résultat, en plus d&rsquo;une morale nauséabonde, on nous montre souvent des corps de femmes dénudées, lardées de coups de couteaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si j&rsquo;aime les films de Rob Zombie, il faut avouer que la mise en scène des meurtres des femmes sont souvent problématiques. Lors des meurtres, elles sont très souvent dénudées, sexualisées.<br>On peut ainsi noter une objectification totale de la sœur de Mickaël Myers lorsqu&rsquo;elle se fait tuer par ce dernier (même si de toutes façons le male gaze est permanent chez Zombie).<br>Dans le deuxième film, ce qui m&rsquo;a interpellée particulièrement c&rsquo;est le meurtre d&rsquo;une jeune femme dans une caravane s&rsquo;apprêtant à copuler. Myers arrive derrière elle, et la manière dont le meurtre est filmé, fait référence à un coït.<br>Sans compter Annie, qui est totalement nue lorsque Myers la massacre. Et pourtant j&rsquo;adore cette dernière scène, que je trouve particulièrement émouvante. Le montage humanise profondément la victime. Mais pourquoi les mettre nues? De la même manière que beaucoup de personnages féminins se font attaquer dans leur bain. Avez-vous souvent vu des hommes se faire tuer dans leur bain?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/Vendredi_13-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-1229" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/Vendredi_13-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/Vendredi_13-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/Vendredi_13-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/Vendredi_13-533x300.jpg 533w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/Vendredi_13.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans le mauvais <em><strong>Vendredi 13</strong> </em>de 2009 réalisé par Marcus Nispel, prenons la scène de meurtres dans le lac (qui fait un fort clin d’œil aux <strong><em>Dents de la Mer</em>)</strong>. La jeune femme qui est à demi nue (ba wai c&rsquo;est plus pratique pour faire du wakesurfing), est tuée d&rsquo;un coup de machette dans le crâne par Jason. La victime cachée sous un ponton, Jason plante sa machette à travers le bois et l&#8217;embroche comme un cochon. Et pour récupérer sa machette, il vient hisser le corps de la malheureuse, laissant apparaître sa poitrine généreuse, et retire sa machette du crâne en appuyant celui ci contre le bois. L&rsquo;aspect comique de cette scène est malvenue, car le film n&rsquo;est absolument pas dans cette tonalité. Cela participe à représenter la femme comme un objet, une viande, une violence qui est grotesque.<br><strong>Demoiselles d&rsquo;Horreur</strong> décortique cette séquence dans cette vidéo (à 1H04):</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="CINEMA HORRIFIQUEMENT CORRECT" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/nR4CqBmmPH4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sexisme n&rsquo;est en rien du politiquement incorrect subversif. Ces scènes ne font que reproduire des images que l&rsquo;on voit depuis&#8230;toujours dans le cinéma de genre! Elles sont dénuées de propos et ne font qu&rsquo;appauvrir le cinéma de genre, déjà bien stigmatisé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quand le torture porn porte bien son nom</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/3-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-1230" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/3-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/3-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/3-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/3-1536x864.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/3-533x300.jpg 533w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/3.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le cas de la plupart des<strong> slashers </strong>(surtout la vague qui a suivi le succès de <strong><em>Scream</em></strong>). Il y a beau avoir des personnages féminins qui survivent ou pas, se battent ou pas, ces films ne brillent pas par la valorisation des femmes. Elles sont dépersonnalisées au possible, voire bêtes. Ce sont des objets pour attirer l&rsquo;adolescent moyen. Ce sont toujours des corps correspondant aux canons habituels (minces, cheveux longs, gros seins, jambes interminables, débardeur et short qui va bien).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le torture porn est un sous genre qui se prête également plutôt bien au sexisme.<br>Prenons l&rsquo;exemple <strong><em>Saw 7 (Saw 3D)</em></strong> de Kevin Greutert. L&rsquo;introduction est la justification parfaite du <strong>féminicide</strong>.<br>Le film commence par bien entretenir le préjugé que les femmes sont les responsables des maux d&rsquo;une relation amoureuse, et donc de conflits entre hommes. A cause de quoi? Mais de l&rsquo;infidélité bien sûr!<br>Le traditionnel « triangle amoureux » où la femme est reine et mène les hommes par le bout du nez (de la bite). Ne plus, elle n&rsquo;hésite pas à continuer de manipuler ces pauvres hommes victimes afin d&rsquo;essayer de s&rsquo;en sortir. Aucun savoir vivre.<br>Il faut donc la punir. Quoi de mieux que de la couper en deux?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus loin, une autre scène appuie cette <strong>objectivisation du corps des femmes</strong>. On se permet de cadrer un beau plan sur la grosse poitrine découverte (alors que dans les scènes précédentes, le gilet est fermé) de la victime avant de lui exploser sévèrement la tête (comme ça plus d&rsquo;identité hop!).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de crier au politiquement correct, il faut s&rsquo;interroger sur la nécessiter de montrer ces images. Une mise en scène, une écriture de personnages sont là pour porter un propos. Soit c&rsquo;est volontaire et c&rsquo;est un point de vue (sexisme). Soit c&rsquo;est involontaire, et c&rsquo;est dire comme nous avons intériorisé ces violences sexistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sexisme intériorisé aussi dans la mise en scène</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de <strong><em>Terrifier 1 et 2 </em></strong>est un cas d&rsquo;école. Ces 2 films contenant des scènes très gores mettent en scène un clown tueur (très réussi) qui pourchassent des jeunes filles.<br>De mon point de vue, les meurtres sont mis en scène avec un angle particulièrement sexiste.<br>Premier point, le clown ne pourchasse que des femmes (alors que ce n&rsquo;est pas forcément le cas dans d&rsquo;autres slashers, d&rsquo;autant que le film est récent, et surtout que le film ne donne pas de raison spécifique à ça).<br>Par ailleurs, il s&rsquo;attaque à des femmes jeunes, sexy, un peu idiotes, aimant s&rsquo;amuser. C&rsquo;est effectivement un trope que l&rsquo;on retrouve beaucoup dans les slashers, mais déjà à l&rsquo;époque de <strong><em>Black Christmas</em></strong> en 1974, on avait au moins un personnage féminin un peu travaillé (du moins pas débile). Là on est en 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le clown s&rsquo;attaque aux hommes et femmes confondus, il n&rsquo;y met pas les mêmes formes.<br>Dans <strong><em>Terrifier,</em></strong> il commence par tuer des hommes de manière brutale et expéditive (tête et main coupées, couteau au visage).<br>Le prochain meurtre est celui du personnage féminin le plus débile, blonde (évidemment), que le tueur pend par les pieds, en lui écartant les jambes, nue (évidemment). Il ne trouve rien de plus monstrueux que de la découper en 2 vivante, en commençant par sa vulve. Cerise sur le gâteau saignant, il fait un selfie avec le corps de la malheureuse, en écho avec une scène précédente où la jeune femme a fait un selfie forcé avec le clown au restaurant. Bref, on se fout de la gueule de l&rsquo;écervelée.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="20334" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.16.52-1024x538.png" alt="" class="wp-image-20334" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.16.52-1024x538.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.16.52-300x158.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.16.52-768x404.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.16.52-1536x807.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.16.52-2048x1076.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.16.52-114x60.png 114w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.16.52-1320x694.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="602" data-id="20335" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.05-1024x602.png" alt="" class="wp-image-20335" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.05-1024x602.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.05-300x176.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.05-768x452.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.05-1536x903.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.05-2048x1204.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.05-102x60.png 102w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.05-1320x776.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Par la suite, il coupa la tête d&rsquo;un homme, mais s&rsquo;acharnera à <strong>défigurer </strong>de balles la tête et le corps de l&rsquo;amie de la blonde.<br>Enfin, le film se termine sur le clown qui s&rsquo;attaque de nouveau au visage d&rsquo;une femme, en dévorant la soeur de la précédente victime.<br>Aucun autre homme ne subit autant d&rsquo;acharnement et de torture sur des parties fortement liées à la féminité, en montrant des corps aussi sexualisés et dénudés.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="569" data-id="20336" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.47-1024x569.png" alt="" class="wp-image-20336" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.47-1024x569.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.47-300x167.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.47-768x427.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.47-1536x853.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.47-2048x1138.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.47-108x60.png 108w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/03/Capture-decran-2023-03-05-a-14.19.47-1320x733.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <strong><em>Terrifier 2 </em></strong>n&rsquo;est pas en reste. On retrouve le même principe avec la scène la plus marquante et  gore, où là encore le clown s&rsquo;acharne encore et encore à faire souffrir la jeune femme, à la limite du supportable pour ma part. D&rsquo;autant qu&rsquo;on en rajoute en filmant la réaction de la mère qui découvre sa fille méconnaissable aux côtés du tueur qui savoure la souffrance des 2. Un comportement qu&rsquo;on ne retrouve pas chez ses victimes masculines (qu&rsquo;il ne poursuit toujours pas).<br>Certains clament haut et fort que pourtant le tueur émascule l&rsquo;un des protagonistes. Oui, mais là encore c&rsquo;est expéditif. On pourrait éventuellement dire que dans un élan de wokisme, le tueur coupe la bite du mec qui insiste pour avoir des relations sexuelles, mais ça ne va pas plus loin (quoi que toujours plus loin que le 1er volet).<br>D&rsquo;autant qu&rsquo;il faut que noter que le réalisateur <strong>Damien Leone s&rsquo;est <a href="https://cinema.jeuxactu.com/news-cinema-terrifier-2-cette-scene-etait-tellement-gore-et-revoltante-qu-elle-a-censure-35860.htm#:~:text=Dans%20une%20des%20sc%C3%A8nes%2C%20un,id%C3%A9e%20d'aller%20plus%20loin." data-type="URL" data-id="https://cinema.jeuxactu.com/news-cinema-terrifier-2-cette-scene-etait-tellement-gore-et-revoltante-qu-elle-a-censure-35860.htm#:~:text=Dans%20une%20des%20sc%C3%A8nes%2C%20un,id%C3%A9e%20d'aller%20plus%20loin.">auto censuré dans <em>Terrifier 2</em></a></strong>. Il imaginait une scène beaucoup plus gore avec le pénis de son personnage. Vous remarquerez qu&rsquo;il s&rsquo;est auto censuré pour une scène violente concernant un personnage masculin, pas féminin.<br>Ce qui m&rsquo;amène à penser que le réalisateur (comme beaucoup d&rsquo;autres) a intériorisé des ressors sexistes, et quand bien même il s&rsquo;en défende, l&rsquo;intention n&rsquo;évite pas forcément le résultat.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Où sont les femmes?</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="333" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/critique-film-teeth-mitchell-lichtenstein-200-L-WFXRCg.jpeg" alt="" class="wp-image-1233" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/critique-film-teeth-mitchell-lichtenstein-200-L-WFXRCg.jpeg 500w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/critique-film-teeth-mitchell-lichtenstein-200-L-WFXRCg-300x200.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/03/critique-film-teeth-mitchell-lichtenstein-200-L-WFXRCg-450x300.jpeg 450w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Qu&rsquo;appelle-t-on female gaze?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour contrer ces visions sexistes, mettons à l&rsquo;honneur le <strong>female gaze</strong>. Mais qu&rsquo;est ce donc?<br>Si vous vous intéressez au genre, vous n&rsquo;avez pas pu passer à côté de la journaliste cinéma Iris Brey, qui a fait le tour des media pour expliquer ce concept. Elle a écrit un livre à ce sujet, appelé <strong><a aria-label="Le Regard Féminin, une révolution à l'écran (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://cheekmagazine.fr/culture/iris-brey-regard-feminin-female-gaze/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Regard Féminin, une révolution à l&rsquo;écran</a></strong>. Le concept de mâle gaze a été introduit par Laura Mulvey dans les années 70, mais il est resté confidentiel en France, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;Iris Brey le mette en lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rapidement comprendre de quoi il s&rsquo;agit, Mulvey explique qu&rsquo;il y a 3 regards sur les personnages. Celui du réalisateur, celui de la caméra et celui du public.<br>C&rsquo;est le regard de la caméra qui oriente le regard du spectateur-rice. Le cinéma étant dominé par le regard masculin (le male gaz donc), les corps (masculin ou féminin) sont filmés comme des objets. Et non pas comme des sujets, en mouvement. Mais il y a d&rsquo;autres éléments à prendre en compte, comme la place du personnage féminin dans la narration.<br>Le male gaze ou le female gaze peut venir autant d&rsquo;un réalisateur ou d&rsquo;une réalisatrice. C&rsquo;est vraiment le regard qui importe.<br>Je suis de plus en plus réservée sur cette notion de male et female gaze. Pour plusieurs raisons:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Depuis la popularisation de cette notion, tout le monde met un peu tout et n&rsquo;importe quoi derrière le male et female gaze,</li>



<li>Au fil du temps, je vois beaucoup de points de vues différents posés sur la manière de filmer le corps des femmes. Faut-il le montrer? Comment? Est-ce que montrer un corps sexy est nécessairement sexiste? La question est beaucoup plus complexe que l&rsquo;on ne croit et des films comme <strong><em>Pauvres Créatures </em></strong>ou <strong><em>The Substance</em></strong> l&rsquo;ont montré.</li>



<li>Est-ce qu&rsquo;on a besoin d&rsquo;être à la place du personnage féminin pour comprendre et expliquer les violences sexistes? Non.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Aux côtés de la victime de violences sexistes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci dit, on peut noter que <strong><em>Monster</em></strong> de Patty Jenkins se place du point de vue son héroïne. Le film retrace la vie d&rsquo;Aileen Wurno, la première femme considérée comme tueuse en série. C&rsquo;est d&rsquo;abord une femme victime de violences et de sexisme toute sa vie.<br>Pour avoir lu et entendu beaucoup de choses sur cette meurtrière, je tiens à rappeler qu&rsquo;Aileen a commencé à tuer pour se défendre, et que par la suite elle était animée de vengeance. Pas de sadisme et de plaisir comme la plupart des tueurs en série. <strong><em>Monster</em></strong> l&rsquo;illustre bien.<br>Le film démarre d&rsquo;ailleurs avec les propres pensées d&rsquo;Aileen, qui continueront tout au long du film. Lors de l&rsquo;agression, la caméra se place bien dans le regard d&rsquo;Aileen. Et on suit l&rsquo;évolution du couple qu&rsquo;elle forme avec Selby sans sexualisation et objectivisation des corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si on reprend l&rsquo;exemple de <strong><em>HandMaid&rsquo;s Tale</em></strong> qui est souvent montré du doigt pour sa violence, force est de constater que si le même principe que <em><strong>Monster</strong></em>, la voix off de June nous guide. Et on est bien à sa place lors des viols. Le public est à ses côtés dans son combat, ses pertes, sa souffrance. L&rsquo;horreur de cette dystopie est palpable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un registre plus comico horreur, un de mes films chouchou, <strong><em>Teeth </em></strong>de Mitchell Lichtenstein reprend la peur ancestrale des hommes, à savoir que les femmes auraient un vagin denté. La scène chez le gynécologue est parlante. Celui-ci ne se soucie guère ni de ce que dit Dawn, ni de ce qu&rsquo;elle ressent. Et nous, <strong>public, sommes aux côtés de Dawn</strong> qui ne voit pas ce qu&rsquo;il fait, et on ne voit pas non plus ce qui se passe à l&rsquo;intérieur. Nous sommes comme elle, en attente de comprendre, de savoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Combattre le mâle par le mal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dans<strong> le cinéma de genre</strong>, on peut aussi donner du sens aux violences faites aux femmes, avoir un point de vue plus extérieur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Par des réalisatrices&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le maladroit mais néanmoins intéressant <strong><em>Dark Touch</em></strong> réalisé par Marina De Van, utilise la télékinésie pour parler de l&rsquo;inceste, grand fléau tabou des violences sexistes. Via ce pouvoir, la petite fille exprime sa colère, sa douleur, mais surtout se défend, et finit par prendre le contrôle. La mise à mort des parents incestueux est particulièrement violente, et les femmes ne sont pas épargnées, comme souvent à ce sujet. Comme pour élargir la problématique de l&rsquo;inceste.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1023" height="614" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/dark-touch.jpg" alt="Marina de Van" class="wp-image-257" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/dark-touch.jpg 1023w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/dark-touch-300x180.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/dark-touch-768x461.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/dark-touch-450x270.jpg 450w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/dark-touch-850x510.jpg 850w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2019/09/dark-touch-833x500.jpg 833w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Et la violence, même si elle est morale, est aussi exercée par les enfants, sur la petite fille. En effet, en raison de par ses problèmes, elle se sent différente et isolée. Et <strong><em>Dark Touch</em></strong> est malin dans le sens où la petite fille se révolte uniquement contre les adultes maltraitants, ou étouffant (qui est une forme de violence de non considération des besoins de l&rsquo;autre). Et elle s&rsquo;allie uniquement avec les enfants qui connaissent la maltraitance. Seule l&rsquo;assistante sociale qui respecte son <strong>consentement</strong> et sa zone de confort arrive à tisser un lien avec l&rsquo;héroïne. Une manière inhabituelle d&rsquo;aborder un sujet tabou. <br>Tellement tabou que la DDASS à l&rsquo;époque a refusé que <a aria-label="Marina De Van tourne avec des enfants français (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.youtube.com/watch?v=Uw2dWGnoKeg" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Marina De Van tourne avec des enfants français</strong></a>. Elle a donc tourné son film en Irlande.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les réalisateurs et les violences sexistes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le cas de <strong><em>Martyrs</em></strong>, film culte de Pacal Laugier, tantôt adoré par les un-s, tantôt détesté par les autres. Le film ne fait pas dans les dentelles, et il contient des séquences gores particulièrement difficiles, et à l&rsquo;imposé d&rsquo;un ton grand guignol qui pourrait faire tomber la tension.<br>Le corps est d&rsquo;autant plus important dans <strong><em>Martyrs</em></strong>, puisqu&rsquo;il est le prisme de la recherche de sens ultime. Les femmes sont spécifiquement visées pour des raisons fanatiques obscures. Si le female gaze n&rsquo;est pas total dans le film (on est bien dans le regard de Lucie, puis d&rsquo;Anna), la dernière partie du film bascule dans le point de vue des bourreaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <strong><em>Martyrs</em></strong>, les corps sont en mouvement, ils souffrent, ils se battent, ils luttent, ils tuent. Ils ne sont ni objets, ni sexualisés, malgré qu&rsquo;ils soient pour certains découverts. En effet,<strong> le film montre la folie des puissant-es</strong>, qui au nom d&rsquo;une <strong>idéologie </strong>font tomber toutes les barrières possibles pour atteindre leur but. Il n&rsquo;y a ni complaisance, ni voyeurisme dans ces violences. Elles illustrent comment les femmes sont utilisées pour satisfaire le désir d&rsquo;un dominant. Et ainsi, de quelle manière elles sont victimes de <strong>sexisme</strong>. Malmener un personnage féminin est aussi un prisme pour dénoncer.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="261" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/04/giphy.gif" alt="" class="wp-image-7506"/></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un regard sur les violences sexistes à redéfinir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autant d&rsquo;exemples qui montrent la complexité d&rsquo;interpréter les images que l&rsquo;on voit à l&rsquo;écran.<br>Il me semble important en tout cas de se poser ces questions. Car <strong>l</strong>&lsquo;intérêt d&rsquo;un film de genre, est d&rsquo;avoir la capacité de tenter d&rsquo;expliquer des travers de société. <br>James Mangold, réalisateur du grandiose<strong><em> Logan</em></strong>, disait qu&rsquo;il ne voulait pas faire de son film un manifeste politique. En revanche, il disait aussi que c&rsquo;est la responsabilité des cinéastes de créer des allégories et de soulever des questions. Une portée <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/zoom-pourquoi-tous-les-films-sont-politiques/" data-type="post" data-id="8931">politique</a></strong> donc?</p>



<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph" style="color:#f8ebc9">Malgré la forte des présences des femmes (et des rôles plus intéressants que dans le cinéma « classique »), les violences sexistes sont présentes dans le cinéma de genre. Et il est temps de le questionner plus, de remettre plus en question ce cinéma sensé être transgressif, mais qui pourtant peut répéter des schémas archaïques.</p>
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		<title>[Analyse saga] Halloween, le Mal Myers</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/analyse-saga-halloween-mal-myers/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 21:57:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Sagas]]></category>
		<category><![CDATA[halloween]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[john carpenter]]></category>
		<category><![CDATA[saga]]></category>
		<category><![CDATA[slasher]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suites, reboot, remakes&#8230;la saga Halloween est dense et complexe à comprendre. Je propose ici un débroussaillage de cette saga mythique (pour le pire et pour le meilleur!). Suivez le guide! C&#8217;est une sage idéale pour passer sa soirée d&#8217;Halloween évidemment, tant elle propose des histoires différentes, et devient parfois des histoires d&#8217;Halloween indépendantes des unes &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-color has-background wp-block-paragraph" style="color:#fff2de;background-color:#a90c0c">Suites, reboot, remakes&#8230;<strong>la saga Halloween</strong> est dense et complexe à comprendre. Je propose ici un débroussaillage de cette saga mythique (pour le pire et pour le meilleur!). Suivez le guide!</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une sage idéale pour passer sa <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/top-10-de-films-pour-un-halloween-diversifie/">soirée d&rsquo;Halloween </a></strong>évidemment, tant elle propose des histoires différentes, et devient parfois des histoires d&rsquo;Halloween indépendantes des unes des autres.<br>En effet, la particularité de cette saga (en dehors du fait qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas de suite logique dans la chronologie des sorties), est que <strong>Laurie Strode</strong> a plusieurs histoires qui ne sont pas toutes liées.<br>Tantôt « simple » victime de Myers, elle est parfois sa demi-soeur. Elle est aussi parfois mère mais d&rsquo;enfants qui disparaissent au gré des films. C&rsquo;est aussi un personnage tué, mais finalement de retour dans d&rsquo;autres films&#8230;<br>Voici une time line qui regroupe les films et les liens entre eux:</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="788" height="960" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/FCZPGohWEAgA3Gg.jpeg" alt="" class="wp-image-8848" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/FCZPGohWEAgA3Gg.jpeg 788w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/FCZPGohWEAgA3Gg-246x300.jpeg 246w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/FCZPGohWEAgA3Gg-768x936.jpeg 768w" sizes="(max-width: 788px) 100vw, 788px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween de John Carpenter (1978)</h2>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="259" height="384" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Halloween_1978_theatrical_poster.jpg" alt="" class="wp-image-1083" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Halloween_1978_theatrical_poster.jpg 259w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Halloween_1978_theatrical_poster-202x300.jpg 202w" sizes="(max-width: 259px) 100vw, 259px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Après avoir tué sa soeur à l&rsquo;âge de 6 ans, Mickaël Myers est interné. 20 ans plus tard, il parvient à s&rsquo;échapper et revient dans sa ville d&rsquo;enfance où il sème la terreur auprès de baby sitter&#8230;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Film culte, qui lança la mode du <a aria-label="slasher (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://bonchicbongenre.fr/les-sous-genres-du-cinema-de-genre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>slasher</strong></a> (le premier étant <strong><em>Black Christmas</em></strong> de Bob Clark en 1974), John Carpenter, réalisateur underground, fait une entrée fracassante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un tueur qui fera date, caractérisé par un masque blanc qui prend ses <strong>origines dans Star Trek.</strong> Carpenter dira qu&rsquo;il s&rsquo;est également inspiré des <strong><em>Yeux sans visage</em></strong>.<br>D&rsquo;un pas lent et assuré, Mickaël Myers avance assurément vers ses prochaines victimes, armé de son couteau de cuisine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir massacré sa sœur étant enfant à Halloween, Mikaël Myers passe 20 ans en hôpital psychiatrique. Cette ellipse est le premier mystère qui entourera pendant longtemps le concept même de ce croquemitaine.<br>Suivi par le Dr Loomis qui l&rsquo;a suivi toutes ces années, il soulève la question du Mal qui habite Mickaël Myers. Élément narratif clef, dont les scénaristes useront et abuseront par la suite, pour expliquer moultes rebondissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les années, <strong><em>Halloween</em></strong> a gardé une atmosphère particulièrement oppressante et malsaine. L&rsquo;aspect implacable de Mickaël Myers fait toujours son effet. Sans parler de la bande son, composée par Carpenter, qui nous dit de presser le pas au son des notes de piano qui martèlent l&rsquo;arrivée des malheurs.<br>Signe que le film reste un incontournable du genre, est qu&rsquo;il a été maintes fois analysé, même sous le prisme des <strong>notes de musique</strong>.<br>Je reste profondément marquée par ce croquemitaine impénétrable, qui incarne à merveille une muraille de noirceur qui se dresse devant ses victimes. Rares sont les tueurs qui malgré une qualité plus que discutable des films, parviennent à susciter une angoisse aussi présente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film a toujours interrogé sur son caractère qui peut apparaître réactionnaire. Laurie Strode incarne le <strong>puritanisme américain</strong>, le modèle à suivre (à l&rsquo;inverse de ce que représente John Carpenter à Hollywood). Ce sont ses amies, faisant des folies de leurs corps, qui auront affaire à la lame de Myers.<br>Pourtant, Carpenter a toujours précisé que le film représentait plutôt l&rsquo;attaque de cette partie de l&rsquo;Amérique en quête de liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous conseille d&rsquo;écouter cette <a aria-label="émission de France Inter sur Carpenter (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener" href="https://www.franceinter.fr/emissions/blockbusters/blockbusters-22-aout-2019" target="_blank"><strong>émission de France Inter sur Carpenter</strong></a>, très instructive sur la démarche du réalisateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Halloween</em></strong> a coûté 300 000$ pour en rapporter 70 millions. La belle affaire!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween 2 de Rick Rosenthal (1981)</h2>



<figure class="wp-block-image size-medium is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/h2poster1-225x300.jpg" alt="" class="wp-image-1084" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/h2poster1-225x300.jpg 225w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/h2poster1-768x1024.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/h2poster1-1152x1536.jpg 1152w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/h2poster1-1536x2048.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/h2poster1.jpg 1800w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Laurie Strode est emmenée à l&rsquo;hôpital suite à son agression par Myers. Mais celui-ci est bien déterminée à la suivre jusque là</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rick Rosenthal (<strong><em>Bad Boys</em></strong>) démarre sa carrière en réalisant la suite directe, <strong><em>Halloween</em></strong> <strong><em>2</em></strong>. Toujours écrit par Carpenter et Hill, le film situe l&rsquo;action directement après la fin du premier. Le Dr Loomis poursuit toujours Myers, qui poursuit Laurie Strode, transférée à l&rsquo;hôpital.<br>C&rsquo;est dans cet épisode qu&rsquo;il a été décidé de présenter Laurie Strode comme la demi-soeur de Myers, et donc de trouver une <strong>justification</strong> quant à la détermination de celui-ci à la poursuivre.<br>Une idée qui aurait pu être bonne, si le personnage de Strode n&rsquo;aurait pas été autant sacrifié par la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Halloween 2 </em></strong>perd évidemment en idées de mises en scène, mais il est grandement aidé par son lieu d&rsquo;action. Un hôpital comme décor est du pain béni pour un film d&rsquo;horreur. Des couloirs interminables, du sang, du blanc, des outils coupants pour ne pas dire tranchants, Mickaël Myers se sent comme à la maison. <br>Certaines mises à mort sont marquantes, comme l&rsquo;infirmière qui se vide de son sang grâce aux soins de transfusion en sens inverse, mis en place par notre croquemitaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film marchera moins bien que son prédécesseur mais sera tout de même un grand succès. Mais il est vrai que le film s&rsquo;avère bien fade et les interprètes donnent le sentiment d&rsquo;être en roue libre.<br>On est vraiment dans la base de la base d&rsquo;un slasher honnête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A noter que Rosenthal n&rsquo;en aura pas fini avec <strong><em>Halloween</em></strong>, puisqu&rsquo;il prendre les manettes d&rsquo;<em><strong>Halloween Resurrection </strong></em>que j&rsquo;évoque plus loin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween 3, le sang du sorcier de Tommy Lee Wallace (1982)</h2>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="262" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/index.jpg" alt="" class="wp-image-1085"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un fabricant de jouets met au point des masques très spéciaux pour Halloween. Un docteur se met à enquêter après avoir tenté de soigner un homme tué par ce fabricant.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quasiment dans la foulée du second opus sort <strong><em>Halloween 3</em></strong>, mon chouchou. Mal aimé à tout points de vue (histoire, réalisation&#8230;), c&rsquo;est le vilain petit canard de la saga. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au placard le croquemitaine, Mickaël Myers est supprimé du scénario.<br>Il était question ici de faire partir la saga sur une<strong> toute autre direction</strong>. De faire exister le concept d&rsquo;<strong><em>Halloween</em></strong> sous plusieurs thématiques diaboliques.<br><strong><em>Halloween 3 </em></strong>se penche sur un fabricant de masque voulant éradiquer les enfants en leur faisant regarder la télé, tout en portant un masque. En voilà un projet politiquement incorrect!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Piètre réalisation? Certes. Jeu des interprètes approximatif? Certes. Scénario à grosses ficelles? Ok. N&#8217;empêche, il se dégage d&rsquo;<strong><em>Halloween 3</em></strong> un charme fou avec son <strong>concept cynique</strong> à souhait.<br>Il faut savoir que la télévision couleur aux USA est arrivée au milieu des années 50, et qu&rsquo;à l&rsquo;époque de la sortie du film, la <strong>télévision câblée existe avec 27 chaînes</strong> basiques et déjà des chaînes payantes. C&rsquo;est dire si ce media a eu très tôt une force massive.<br><strong><em>Halloween 3</em></strong> a donc le mérite de s&rsquo;inscrire dans cette série de films démontrant les dangers addictifs de la télévision (<strong><em>Vidéodrome</em></strong> de Cronenberg, mais aussi <strong><em>Poltergeist</em></strong> dans une moindre mesure.) A savoir la force des images, des écrans, sur nos vies et comportements (ou si la télévision nous mangera tout cru?).</p>



<p class="wp-block-paragraph">On passe au dessus de la ridicule histoire d&rsquo;amour, et de l&rsquo;enquête poussive pour savourer des moments glaçants. <br>Les inoubliables scènes de télé avec les masques, qui laissent place à de la vermine, symbolisant ces cerveaux ramollis. Ce contrôle de la population avec un organisme sectaire est un élément narratif présent dans <strong><em>Halloween 6</em></strong>. A noter que les masques des enfants, sont présents dans <strong><em>Halloweens Kills</em></strong>. Ils sont d&rsquo;ailleurs particulièrement réussis, car toute la magie ludique et enfantine d&rsquo;Halloween n&rsquo;existe plus. On saisit d&#8217;emblée à travers leur design, qu&rsquo;ils ne sont pas adaptés à des enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;échec cuisant public et critique feront repartir les producteurs sur la piste de Myers. Il restera à jamais l&rsquo;opus étranger, mais témoin d&rsquo;une tentative créative audacieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween 4 de Dwight H. Little (1988)</h2>



<figure class="wp-block-image size-medium is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="180" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Halloween_4_Le_Retour_de_Michael_Myers-180x300.jpg" alt="" class="wp-image-1086" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Halloween_4_Le_Retour_de_Michael_Myers-180x300.jpg 180w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Halloween_4_Le_Retour_de_Michael_Myers.jpg 500w" sizes="(max-width: 180px) 100vw, 180px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mickaël Myers revient hanter sa nièce Jamie, après la mort accidentelle de sa mère, Laurie Strode.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Six ans plus tard sort <strong><em>Halloween 4</em></strong>, ou le début des complications. Le temps d&rsquo;écrire une nouvelle chasse à l&rsquo;Homme de Myers en tous cas.<br>Dwight H. Little se distinguera par la réalisation de mauvais films par la suite (<strong><em>Sauvez Willy 2</em></strong>, <strong><em>Anacondas</em></strong>&#8230;). Il sera surtout aux manettes de séries (<strong><em>Prison Break</em></strong> ou <strong><em>Bones</em></strong>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jamie Lee Curtis ne voulait plus jouer dans des films d&rsquo;horreur (après <strong><em>Fog </em></strong>et <strong><em>Le Bal de l&rsquo;horreur</em></strong>), son personnage est tué dans un accident de voiture (détail mentionné très rapidement).<br>Dans les pas d&rsquo;<strong><em>Aliens le retour </em></strong>de James Cameron sorti en 1986, les scénaristes créent le personnage d&rsquo;une petite fille, Jamie (coïncidence?), fille de Laurie Strode.<br>Myers se réveille d&rsquo;un coup, après un coma dû à ses blessures de la fin du second opus. Le Dr Loomis, toujours aux trousses de Mickaël, doit être sacrément fatigué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zéro mise en scène, photo immonde, meurtres tous aussi plats les uns que les autres, <strong><em>Halloween 4</em></strong> est un ratage. <br>Mais <strong>Danielle Harris </strong>qui interprète Jamie, tire son épingle du jeu, tout comme Ellie Cornell qui joue sa soeur adoptive. Le duo est touchant, et leur justesse de jeu permet de créer une réelle empathie.<br>On la retrouvera d&rsquo;ailleurs des années plus tard dans les <em>Hallowee</em>n de Rob Zombie.<br>On retrouve les</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le<strong> </strong>final fait écho au premier film, en rejouant la scène de l&rsquo;enfant tueur, démarrant ainsi l&rsquo;idée d&rsquo;une malédiction planante de Myers. La scène est marquante, tant la violence associée à un enfant reste rare et tabou. Cela assoit aussi l&rsquo;aspect maléfique et non humaine de Myers, comme une entité, plus qu&rsquo;une personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En termes de box office, même si les résultats ne sont pas aussi florissants que pour les deux premiers opus, ils permettront de relancer la saga. En revanche en France, il passe quasi inaperçu. C&rsquo;est le début d&rsquo;une longue traversée du désert pour la saga dans l&rsquo;Hexagone.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween 5 de Dominique Othenin-Girard (1989)</h2>



<figure class="wp-block-image size-medium is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="194" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/2037937061_small_4-194x300.jpg" alt="" class="wp-image-1087" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/2037937061_small_4-194x300.jpg 194w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/2037937061_small_4.jpg 300w" sizes="(max-width: 194px) 100vw, 194px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Jamie est hospitalisée et est toujours sous emprise de Myers. Le Dr Loomis, de plus en plus obsédé par Myers, pousse la petite fille à se surpasser pour l&rsquo;arrêter.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la seconde fois, un nouveau Halloween suit de près le précédent. <strong><em>Halloween 5 </em></strong>continue de narrer les mésaventures de la pauvre nièce de Myers. De possession de Jamie par son oncle, les scénaristes nous amènent doucement sur bientôt une toute autre thématique. On laisse en fait complètement de côté l&rsquo;amorce de la fin d&rsquo;<strong><em>Halloween 4</em></strong>. Jamie n&rsquo;est pas une tueuse, mais plutôt liée par l&rsquo;esprit à Myers, et ressent tout quand il agit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage de Rachel est tué rapidement, et on se concentre cette fois sur le duo formé par Loomis et Jamie. Ici le duo est l&rsquo;exact reflet inverse de celui formé par Jamie et Rachel dans <em>Halloween 4</em>. Le Dr Loomis, obsédé par Myers, ne voit pas Jamie comme une enfant, voire un être humain, mais plutôt un objet nécessaire à l&rsquo;arrêt des massacres. Pour soigner sa propre culpabilité de ne pas avoir su protéger sa ville de son patient, il se repose sur Jamie.<br>Danielle Harris est la seule raison qui nous permet de rester éveillé-e face à tant de laideurs (il faut voir le masque de Myers!), d&rsquo;incohérences. Par exemple, alors que Loomis ne cesse de répéter que le vide occupe les yeux de Myers, il tente de jouer sur l&rsquo;affect (!) de Myers en expliquant que sa nièce peut l&rsquo;aider.<br>Sans compter qu&rsquo;à moins d&rsquo;être sensible aux jumpscares, la frayeur reste toute relative (les scènes de meurtres en plein acte sexuel dans la grange est risible).</p>



<p class="wp-block-paragraph">On amorce ici l&rsquo;idée d&rsquo;un dominant sur Myers, en introduisant un personnage avec un chapeau, évoluant dans le noir. Il vient délivrer Myers, prisonnier du commissariat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film est un échec aux USA, et passe inaperçu en France. Il fera les beaux jours d&rsquo;amateur-rice-s de genre comme moi, qui chercheront à se forger une cinéphile d&rsquo;horreur dans les vidéo clubs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween 6, la malédiction, de Joe Chappelle (1995)</h2>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="184" height="273" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/index-1.jpg" alt="" class="wp-image-1088"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Jamie, enceinte, est retenue captive par la secte qui contrôle Myers. Elle s&rsquo;échappe mais est assassinée finalement par son oncle.<br>Tommy Doyle qui était gardé par une babysitter tuée par Myers en 1978, doit affronter Myers avec l&rsquo;aide de Kara Strode.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le public attendra (vraiment?), six ans pour retrouver notre croquemitaine préféré. C&rsquo;est Joe Chappelle qui s&rsquo;y colle, et il ne fera plus grand chose à partir des années 2000. <br>Le film sortira un an avant <strong><em>Scream</em></strong>, un poil trop tôt pour proposer un bon scénario.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film reprend l&rsquo;idée du précédent, en assumant la thématique de la secte.<br>Et ils ne feront pas dans la dentelle. Myers n&rsquo;aurait été réveillé que par une malédiction invoquée par la secte. Par ailleurs, Jamie accouche mais on ne comprend pas de qui est l&rsquo;enfant. Le chef? Myers? Et surtout&#8230;ce que ça apporte au film d&rsquo;un point de vue narratif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tommy Doyle</strong> (joué par Paul Rudd!) refait surface, le petit garçon que gardait Laurie Strode dans le premier film. Il prendra en charge l&rsquo;enfant de Jamie pour la grande fureur du croquemitaine.<br><strong><em>Halloween 6 </em></strong>a tous les défauts des deux précédents opus. Mais le personnage de Jamie n&rsquo;est pas présente, et l&rsquo;histoire de la secte est ridicule, sans queue ni tête. Et rien de risible à se mettre sous la dent.<br>D&rsquo;ailleurs plusieurs versions ont circulé en salle, en vidéo, en fonction des pays. Un joyeux bordel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce résultat, au delà d&rsquo;une catastrophe, est la fin de la 1ère time line.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween 20 ans après, de Steve Miner (1998)</h2>



<figure class="wp-block-image size-medium is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="205" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/51K1T2NX8SL._AC_SY445_-205x300.jpg" alt="" class="wp-image-1089" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/51K1T2NX8SL._AC_SY445_-205x300.jpg 205w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/51K1T2NX8SL._AC_SY445_.jpg 304w" sizes="(max-width: 205px) 100vw, 205px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Laurie Strode, mère d&rsquo;un garçon, a changé d&rsquo;identité et est directrice d&rsquo;une école. Toujours traumatisée par l&rsquo;agression de son frère en 1978, elle peine à avoir une vie équilibrée. C&rsquo;est sans compter sur Myers qui la retrouve enfin.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La saga semblait morte et enterrée, mais c&rsquo;est sans compter sur<strong><em> Scream </em></strong>de Wes Craven, qui redonnera un coup de fouet au slasher en 1996. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Jamie Lee Curtis dans une période un peu creuse, accepte de reprendre le flambeau. L&rsquo;occasion de relancer la saga. C&rsquo;est le début d&rsquo;une nouvelle time line car le film reprend la suite d&rsquo;<strong><em>Halloween 2 </em></strong>et occulte tous les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On commence à bifurquer sérieusement. <strong>Laurie Strode est sensée être morte, vous vous rappelez? Exit. Elle est sensée avoir eu une fille? Exit.</strong> Donald Pleasence qui jouait le Dr Loomis est mort en 1995 donc la question ne se pose pas.<br>Laurie Strode a maintenant 40 ans, est mère d&rsquo;un adolescent joué par <strong>Josh Harnett</strong>, qui tient ici son premier rôle. Sa copine est jouée par Michelle Williams, qui est encore inconnue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mise en scène classique pour un slasher mais soignée, on respire enfin. Qui plus est, le décor de l&rsquo;établissement scolaire est une très bonne idée. Elle permet de mêler lieu sécurisant et connu, mais qui devient petit à petit le théâtre du piège qui se referme sur les personnages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les acteur-rice-s sont convaincant-e-s, les personnages travaillés pour qu&rsquo;on ressente de l&#8217;empathie. Et la drôlerie de <strong><em>Scream</em></strong> étant passé par là, on a aussi droit à des <strong>passages plus légers</strong> qui permettent un ensemble relativement harmonieux. D&rsquo;ailleurs c&rsquo;est le même scénariste aux manettes, <strong>Kevin Williamson</strong>. Et c&rsquo;est peu dire que <strong><em>Scream</em></strong> et <strong><em>Halloween 20 ans</em></strong> après se ressemblent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>musique</strong> est ce qu&rsquo;il y a de plus choquant, car on note un copié collé pour certaines séquences (moments de suspens avec le garde, ou de course poursuites). Pour les fans de <strong><em>Scream</em></strong>, on se trouverait presque plongé-e dedans à certains moments. C&rsquo;est <strong>Marco Beltrami </strong>qui compose la musique des deux films.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite on note des <strong>reflets presque exacts </strong>de certaines scènes. Voyez plutôt:</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" data-id="8876" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejeb4fZWkAA4D3c-1-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-8876" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejeb4fZWkAA4D3c-1-1024x1024.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejeb4fZWkAA4D3c-1-300x300.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejeb4fZWkAA4D3c-1-150x150.jpeg 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejeb4fZWkAA4D3c-1-768x768.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejeb4fZWkAA4D3c-1-1536x1536.jpeg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejeb4fZWkAA4D3c-1.jpeg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejeb4fZWkAA4D3c-1-1320x1320.jpeg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejeb4fZWkAA4D3c-1-120x120.jpeg 120w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" data-id="8877" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejece_zWAAMvB-v-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-8877" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejece_zWAAMvB-v-1024x1024.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejece_zWAAMvB-v-300x300.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejece_zWAAMvB-v-150x150.jpeg 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejece_zWAAMvB-v-768x768.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejece_zWAAMvB-v-1536x1536.jpeg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejece_zWAAMvB-v.jpeg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejece_zWAAMvB-v-1320x1320.jpeg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/Ejece_zWAAMvB-v-120x120.jpeg 120w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" data-id="8878" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecILIXcAEK84P-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-8878" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecILIXcAEK84P-1024x1024.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecILIXcAEK84P-300x300.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecILIXcAEK84P-150x150.jpeg 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecILIXcAEK84P-768x768.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecILIXcAEK84P-1536x1536.jpeg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecILIXcAEK84P.jpeg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecILIXcAEK84P-1320x1320.jpeg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecILIXcAEK84P-120x120.jpeg 120w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" data-id="8879" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecVHnXYAAVsJY-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-8879" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecVHnXYAAVsJY-1024x1024.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecVHnXYAAVsJY-300x300.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecVHnXYAAVsJY-150x150.jpeg 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecVHnXYAAVsJY-768x768.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecVHnXYAAVsJY-1536x1536.jpeg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecVHnXYAAVsJY.jpeg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecVHnXYAAVsJY-1320x1320.jpeg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjecVHnXYAAVsJY-120x120.jpeg 120w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Je trouve aussi des <strong>similitudes</strong> entre<strong> Laurie </strong>et <strong>Sidney </strong>qui doivent affronter les <strong>démons du passé</strong>, à savoir, ceux qui ont détruit une partie de leur famille. Et si<strong><em> H20 </em></strong>reste faiblard par rapport à <strong><em>Scream</em></strong>, l&rsquo;écriture de Laurie Strode est enfin réussi. D&rsquo;ailleurs je trouve que c&rsquo;est uniquement dans cet opus qu&rsquo;on note une écriture aussi pertinente et fine de Laurie Strode. Son traumatisme est très bien traité à travers ses difficultés sociales, d&rsquo;alcool et Jamie Lee Curtis livre une interprétation juste.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjedlZfWoAAnzf9-300x300.jpeg" alt="" class="wp-image-8883" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjedlZfWoAAnzf9-300x300.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjedlZfWoAAnzf9-150x150.jpeg 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjedlZfWoAAnzf9-768x768.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjedlZfWoAAnzf9-120x120.jpeg 120w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/EjedlZfWoAAnzf9.jpeg 960w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d&rsquo;être un grand film, <strong><em>Halloween 20 ans après</em></strong> donne un coup de sang à la saga, et offre quelques beaux moments de frayeur honorables. Steve Miner sortira par la suite l&rsquo;honorable <strong><em>Day of The Dead</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plein boom du slasher, il fait parti de ceux qui sortent du lot. Le film bénéficie d&rsquo;une belle sortie aux USA et en France et fait un score honorable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween Résurrection de Rick Rosenthal (2002)</h2>



<figure class="wp-block-image size-medium is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="213" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/518TG1PAMEL._AC_SY445_-213x300.jpg" alt="" class="wp-image-1090" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/518TG1PAMEL._AC_SY445_-213x300.jpg 213w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/518TG1PAMEL._AC_SY445_.jpg 316w" sizes="(max-width: 213px) 100vw, 213px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Après avoir réglé le compte de Laurie Strode, Myers revient dans sa maison qu&rsquo;il voit investit d&rsquo;une émission de télé réalité.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je crois que le résumé en dit déjà beaucoup sur les intentions du film.<br>La saga retrouve <strong>Rick Rosenthal</strong>, réalisateur du second opus! Autant il s&rsquo;en était tiré honorablement pour <strong><em>Halloween 2</em></strong>, autant il se vautre dans la médiocrité pour ce <strong><em>Halloween Resurrection</em></strong>.<br>Pourtant, le film essaye d&rsquo;être cohérent avec son époque en proposant de situer l&rsquo;action dans une télé réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir assister à l&rsquo;<strong>exécution rapide</strong> de Laurie Strode (alors que ça fait déjà 3 films où elle l&rsquo;affronte sans trop de dommages), on assiste à une émission dont le but est de balancer des candidat-es dans l&rsquo;ancienne maison de Myers. Et c&rsquo;est tout. Un scénario complètement idiot, et creux. Aucune réflexion sur la puissance des images de la télé réalité et de ses artifices. Donc on s&rsquo;ennuie. Mortellement si j&rsquo;ose dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;idée du retour de Myers dans sa maison sera reprise dans <strong><em>Halloween Kills</em></strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween de Rob Zombie (2007)</h2>



<figure class="wp-block-image size-medium is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/18802987-225x300.jpg" alt="" class="wp-image-1091" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/18802987-225x300.jpg 225w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/18802987.jpg 600w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le petit Mickaël Myers évolue dans une famille pour le moins toxique et a quelques problèmes à l&rsquo;école. Après avoir assassiné une partie de sa famille, il est interné. Mais c&rsquo;est sans compter sur la soirée d&rsquo;Halloween où il compte retrouver sa soeur, Laurie Strode.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq plus tard, Rob Zombie, un des maîtres de l&rsquo;horreur, adulé par les autres, tantôt détesté par les autres. Auteur de <strong><em>La maison des 1000 morts</em></strong>, <strong><em>The Devil&rsquo;s Rejects</em></strong>, l&rsquo;annonce de sa présence à la réalisation d&rsquo;un <strong><em>Halloween</em></strong> émoustille.<br>On démarre avec <strong><em>Halloween</em></strong>, une toute nouvelle time line. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Et il y a de quoi. Rob Zombie a l&rsquo;ambition de faire d&rsquo;<strong><em>Halloween </em></strong>un mélange de <strong>reboot et remake</strong>. Reboot car la première partie du film se porte sur la <strong>genèse de Mickaël Myers</strong>. On le voit enfant, évoluant entre mère paumée mais volontaire et beau père violent, sœur ignorante.<br>Remake car la seconde partie du film reprend les éléments du premier <strong><em>Halloween</em></strong>: la traque de Laurie Strode par Myers. Un ambitieux programme donc.<br>C&rsquo;est l&rsquo;occasion d&rsquo;assister à un point de vue sur le personnage que représente Myers. Un démon? Le Mal en personne? Un être humain doué d&rsquo;une force inconnue?<br>En tous cas, Zombie prend le parti de mettre un visage humain sur un croquemitaine légendaire. Et donc introduit forcément une espèce d&rsquo;humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zombie utilise <strong><a data-type="post" data-id="8175" href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-famille-cinema-de-genre/">la famille</a></strong> comme point de départ à un comportement déviant.<br>Il y a la figure classique du beau père violent, ou de la soeur qui n&rsquo;est d&rsquo;aucun soutien. Mais ces antagonistes sont contrebalancés par le personnage éculé de la mère douce et aimante (incarnée par Sheri Moon Zombie).<br>Le film montre que malgré cet amour, un enfant qui a des fragilités, peut basculer du côté obscur quand il reste entouré de violence et d&rsquo;humiliations.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="350" height="196" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/814539755.gif" alt="" class="wp-image-8899"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On peut aimer Rob Zombie pour les mêmes raisons qu&rsquo;on peut ne pas l&rsquo;aimer. Son cinéma est <strong>brutal</strong>, à l&rsquo;opposé de la subtilité. Aucune respiration, aucune légèreté, ça tranche, ça saigne, et ça ne donne aucune chance.<br>Et ça fait sens avec la<strong> brutalité</strong> de Myers.<br>Par contre, on a droit au traditionnel male gaze sur Sheri Moon Zombie et surtout sur la soeur de Myers incarnée par Hanna R. Hall (Cecilia dans <strong><em>Virgin Suicides</em></strong>). Cette manière de sexualiser à outrance les personnages féminins chez Zombie est non seulement redondantes (en plus de perpétuer des <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/violences-sexistes-cinema-de-genre/">clichés sur la culture du viol</a></strong>), mais en plus n&rsquo;apporte rien au scénario. Ici l&rsquo;hypersexualisation justifie le fait que le beau père ait des gestes inappropriés sur sa belle fille&#8230;<br>Par ailleurs, on peut regretter que le personnage de Laurie Strode n&rsquo;est absolument pas renouveler. On reste sur la jeune femme sage, prude, qui n&rsquo;a surtout pas de vie sexuelle, elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Scout Taylor-Compton</strong> fait le job en Laurie Strode sans étinceler particulièrement. Mais on note surtout la présence de <strong>Danielle Harris</strong>, qui jouait la fille de Laurie Strode dans <strong><em>Halloween 4, 5 et 6</em></strong>. Elle incarne ici Annie, une amie de Laurie Strode (qui était aussi un personnage présent dans le film de 1978). Vous suivez toujours?<br>Malcolm McDowell, qui joue Alex dans <strong><em>Orange Mécanique</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Halloween sera un succès avec 80 millions de $ au box office US, mais sera un échec en France comparé à <strong><em>Halloween Resurrection</em></strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween 2 de Rob Zombie (2010)</h2>



<figure class="wp-block-image size-medium is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="212" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/19239468-212x300.jpg" alt="" class="wp-image-1092" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/19239468-212x300.jpg 212w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/19239468.jpg 600w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Après son agression, Laurie Strode habite avec son amie Annie et son père. Traumatisée, elle appréhende Halloween qui arrive&#8230;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudra 3 ans à Rob Zombie pour proposer la suite directe de son <em><strong>Halloween</strong></em>. A l&rsquo;origine, les Français Alexandre Bustillo et Julien Maury devaient le réaliser. Ils ont expliqué que Zombie a dû finalement réaliser le 2ème volet pour se libérer des frères Weinstein.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Laurie Strode</strong>, la fille modèle s&rsquo;est transformée en métalleuse afin d&rsquo;exprimer son mal être (cliché quand tu nous tiens). Elle est hantée par son frère, et tente de se reconstruire, alors qu&rsquo;elle apprend enfin être la sœur de Myers&#8230;Mickaël Myers est comme à son habitude, bien décidé à achever son œuvre.<br>Rob Zombie introduit la notion de rêves, de basculement dans le désespoir le plus total. Sans issue. Mais le scénario l&rsquo;intrigue tourne rapidement dans le vide, avec des séquences oniriques plates.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="208" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/IrAz.gif" alt="" class="wp-image-8910"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré des <strong>représentations sexistes</strong>, <strong><em>Halloween 2 </em></strong>brille par certains moments de mises en scène de génie comme Zombie sait le faire. Comme le meurtre d&rsquo;Annie.<br>La confrontation avec Myers est d&rsquo;une <strong>force dramatique rarement vue dans le slasher</strong>. Le meurtre est divisé en deux parties. La première est l&rsquo;<strong>attaque</strong>. Nous sommes à la place de Myers, et confronté-es au <strong>regard d&rsquo;Annie </strong>qui se tourne, et qui, via un ralenti, <strong>sort progressivement du champ</strong>, comme pour annoncer que sa mort est déjà là. Ensuite, le ralenti continu et accentue la <strong>terreur d&rsquo;Annie</strong>. Un désespoir noir s&rsquo;en dégage.<br>Alors qu&rsquo;on pense que la scène est finie, la séquence suivante s&rsquo;ouvre sur Laurie et une amie rentrant d&rsquo;une soirée. Elles se posent tranquillement autour d&rsquo;un thé. Au moment où Laurie pénètre dans la chambre d&rsquo;Annie, elle constate le désordre. Et les flash back de l&rsquo;agression commencent, qui traduisent la compréhension instantanée par Laurie de l&rsquo;horreur que son amie a vécu. Et encore une fois, comme rarement, on a l&rsquo;opportunité de ressentir une réelle émotion à la mort d&rsquo;un personnage. A la fois via le prisme de l&rsquo;amitié avec Laurie, et via l&rsquo;amour paternel. Un vrai tour de force à mon sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rob Zombie clôture cette nouvelle time line avec deux opus très différents du reste de la saga. Qu&rsquo;on aime ou pas, Zombie a eu l&rsquo;audace de s&rsquo;approprier cette saga tout en apportant un vent de fraîcheur. Et vous l&rsquo;aurez deviner, c&rsquo;est ce <strong><a data-type="post" data-id="207" href="https://bonchicbongenre.fr/focus-quest-ce-que-le-cinema-de-genre/">cinéma de genre</a></strong> que j&rsquo;aime, même avec ses défauts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween de David Gordon Green (2018)</h2>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="215" height="290" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/4251359.jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg" alt="" class="wp-image-1093"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Deux journalistes enquêtent sur le personnage de Mickaël Myers. Laurie Strode vit recluse depuis l&rsquo;agression dont elle a été victime par Myers. Elle a peu de contacts avec sa fille et sa petite-fille, mais elle sera bientôt obligée de les protéger.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l&rsquo;on croyait en avoir fini, le croquemitaine revient 8 ans après le dernier film.<br>Réalisé par le quasi inconnu David Gordon Green, <strong><em>Halloween</em></strong> rebat de nouveau les cartes. On repart ici après le premier <strong><em>Halloween</em></strong> en 1978. Je précise que dans le 1er film, Laurie Strode n&rsquo;est pas la soeur de Myers. C&rsquo;est une idée introduite dans la suite (pas celle de Zombie, hein, faut suivre!)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fois, Laurie Strode (de nouveau vivante pour la 2ème fois), retrouve les traits de Jamie Lee Curtis. Elle n&rsquo;a donc pas de fils, comme dans <strong><em>Halloween 20 ans après</em></strong>, mais une fille (mais pas Jamie), nommée Karen. Celle-ci considère sa mère comme paranoïaque et tente de protéger sa fille de sa grand mère.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="150" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Jamie-Lee-Curtis-in-Halloween-2018-300x150.jpg" alt="" class="wp-image-1098" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Jamie-Lee-Curtis-in-Halloween-2018-300x150.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Jamie-Lee-Curtis-in-Halloween-2018-1024x512.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Jamie-Lee-Curtis-in-Halloween-2018-768x384.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Jamie-Lee-Curtis-in-Halloween-2018-1536x768.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Jamie-Lee-Curtis-in-Halloween-2018-600x300.jpg 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/Jamie-Lee-Curtis-in-Halloween-2018.jpg 2000w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;ère de me too,<strong><em> Halloween </em></strong>met à l&rsquo;honneur les femmes. Et élément notable, toutes les générations sont réunies pour faire face. Les <strong>personnages masculins </strong>sont pour ainsi dire <strong>insignifiants</strong> (le père inutile, le petit copain volage, le nice guy toxique qui sera d&rsquo;ailleurs puni par Myers).<br>Jamie Lee Curtis ressemble un peu à une caricature de Linda Hamilton dans <strong><em>Terminator</em></strong>. Le personnage a donc ici un traitement très différent des autres, présentant Strode comme presque la traqueuse.<br>Judy Greer dans le rôle de la fille, et l&rsquo;inconnue Andi Matichak dans celui de la petite fille de Laurie Strode complètent ce trio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le film brasse des<strong> thématiques déjà vues</strong> et ne les traitent pas vraiment (le cynisme des journalistes en quête de scoop, le stress post traumatique), on s&rsquo;approche d&rsquo;une <strong>brutalité du Myers de Rob Zombie</strong>.<br><strong><em>Halloween</em></strong> prend soin de proposer un spectacle divertissant et carré, en flattant les fans de la saga. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween Kills de David Gordon Green (2021)</h2>



<figure class="wp-block-image size-medium is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="189" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/1097806-189x300.jpeg" alt="" class="wp-image-8917" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/1097806-189x300.jpeg 189w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/1097806-646x1024.jpeg 646w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/1097806-768x1216.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2021/10/1097806.jpeg 947w" sizes="(max-width: 189px) 100vw, 189px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Laurie Strode est transférée à l&rsquo;hôpital suite à ses blessures. Pendant ce temps, Myers est sauvé des flammes par des pompiers et sème la terreur dans la petite ville en proie à la paranoïa.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">David Gordon Green continue sa trilogie avec ce 2ème opus qui était très attendu après la réussite de son prédécesseur.<br>Malheureusement la <strong>déception </strong>fut à la hauteur de l&rsquo;attente.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Halloween Kills</em></strong> se perd dans des <strong>hommages </strong>en tous genres à la saga, et dans des thématiques intéressantes sur le papier, mais complètement sous exploitées.<br>Le film est une suite direct de son prédécesseur et qui se déroule en partie à l&rsquo;hôpital, comme dans <strong><em>Halloween 2.</em></strong> On retrouve les masques d&rsquo;<strong><em>Halloween 3 </em></strong>sur ceux des adolescents insupportables. On a l&rsquo;infirmière d&rsquo;<strong><em>Halloween 2 </em></strong>également, mais aussi Tommy Doyle (cette fois sous les traits d&rsquo;Anthony Michael Hall et pas de Paul Rudd comme dans <strong><em>Halloween 6</em></strong>). Sans compter l&rsquo;introduction qui rejoue des scènes qui se passent dans le film de 1978, mais tournées spécialement pour <strong><em>Halloween Kills</em></strong>. Vous suivez toujours?<br>Mais <strong><em>Halloween Kills</em></strong> reprend deux éléments pertinents, déjà évoqués plus tôt dans la saga:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La notion de <strong>malédiction</strong> à l&rsquo;origine de Myers dans <strong><em>Halloween 4 et 5 </em></strong>qui se traduisait à travers le personnage de la petite fille, Jamie,</li>



<li>Le retour de Myers dans sa maison dans <strong><em>Halloween Resurrection</em></strong>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La 1ère idée est exploitée à travers les <strong>habitants d&rsquo;Haddonfield devenant paranoïaques</strong>, et agressifs. Ce n&rsquo;est pas sans rappeler des violences de foules récemment observées aux USA, comme l&rsquo;assaut du Capitole. Pour autant, le <strong>sujet est aussi vite évacué qu&rsquo;il a été introduit</strong>. Cet aspect est bien mieux traité dans <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-assassination-nation-me-too-saignant/" data-type="post" data-id="45">Assassination Nation</a></em></strong>, dont ce n&rsquo;est pourtant pas non plus, la thématique principale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Halloween Kills</em></strong> aborde le fait que Myers n&rsquo;est en fait obsédé ni par Laurie Strode, ni par le meurtre. Mais il aspire simplement à regagner son foyer. L&rsquo;idée aurait pu être intéressante si elle avait été évoquée dans le 1er film. Là&#8230;on met la suspension d&rsquo;incrédulité du public à rude épreuve, surtout si on s&rsquo;adresse à des férus de la saga. Après tant de représentations de meurtres de Myers, il ne serait en fait qu&rsquo;animé par habiter dans sa maison?<br>Et si c&rsquo;est le cas, pourquoi ne pas le laisser faire&#8230;? On assiste à des incohérences plus grosses les unes que les autres, avec des adultes et des adolescents non entrainés, qui vont à l&rsquo;affrontement avec une armoire à glace?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le film se perd dans sa narration avec des allers retours de scènes à l&rsquo;hôpital et dans la ville, qu&rsquo;il peine à lier.<br>La brutalité de Myers monte d&rsquo;un cran pour atteindre le Myers de Zombie cette fois. <strong><em>Halloween Kills</em></strong> a l&rsquo;ambition de faire passer un moment agréable entre ami-es, et fans de la saga. Dommage car les idées étaient prometteuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halloween Ends de David Gordon Green (2022)</h2>



<figure class="wp-block-image size-medium is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="189" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/02/halloween-ends-affiche-teaser.jpg-189x300.webp" alt="" class="wp-image-20016" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/02/halloween-ends-affiche-teaser.jpg-189x300.webp 189w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/02/halloween-ends-affiche-teaser.jpg-38x60.webp 38w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/02/halloween-ends-affiche-teaser.jpg.webp 568w" sizes="(max-width: 189px) 100vw, 189px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quelques années après les derniers événements, Laurie Strode vit avec sa petite fille. Allyson pleine à trouver sa place dans cette société qui la rejette. Elle trouve refuge auprès Corey, lui aussi rejeté après un événement tragique. Ce rapprochement viendra challenger Allyson sur son rapport au bien et au mal.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">David Gordon Green clôture cette nouvelle trilogie dans cette saga improbable en faisant prendre un nouveau virage à Mickaël Myers. Un peu trop serré le virage, tant le tout manque de cohérence.<br>Et pourtant, le film démarre avec une introduction des plus réussies. En quelques minutes, le film parvient à montrer comment une situation des plus banales (un babysitter en difficulté avec un gamin insupportable), peut basculer dans l&rsquo;horreur. En raison d&rsquo;un hasard (le fait que Corey ne savait pas que le gamin était derrière la porte), mais aussi par faille humaine. Dès lors, mon attention était retenue, en attente de découvrir ce que ce <strong><em>Halloween Ends</em></strong> allait proposer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la même manière, la problématique abordée par le biais du personnage d&rsquo;Allyson est pertinente. A savoir questionner le rapprochement de deux personnes rejetées: vont-elles s&rsquo;aider ou s&rsquo;enfoncer mutuellement?<br>Malheureusement, le film lâche vite le fil de cette thématique, et s&#8217;embarque dans une représentation de Myers abordée sous un autre angle dans<strong><em> Halloween 6</em></strong>. Myers ne fonctionne finalement pas seul, et s&rsquo;attache à transmettre son Mal à une personne idéal pour cela: un adolescent rempli de mal être.<br>Ainsi, Myers est faible, presque penaud, si bien que la scène finale d&rsquo;affrontement avec Laurie Strode sort de nulle part, malgré son efficacité. Ce sentiment est renforcé par le fait que Strode est également presque en back stage durant tout le film.<br>Le final est malgré tout puissant, tentant de mettre un point final à cette entité maléfique de Myers, mais est représentative du film dans son ensemble. Des scènes isolées réussies, mais qui ne parviennent pas à donner une structure solide et pertinente à l&rsquo;ensemble.<br>Mieux que <strong><em>Halloween Kills</em></strong>, bien en dessous de <strong><em>Halloween</em></strong>, une trilogie qui finie en mi figue-mi raisin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mickaël Myers: ce croquemitaine mystérieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir visionné tous ces films, on voit comme il est compliqué de définir Mickaël Myers. Pour des raisons mercantiles (pour le faire revenir), ou artistiques, sa représentation varie énormément. Tantôt enfant tueur, croquemitaine de chair et d&rsquo;os, entité maléfique increvable, frère psychopathe&#8230;On ne connait pas vraiment les intentions de Myers. Le point commun est que sa démarche lente et son visage fantomatique est terrifiant.<br>De mon point de vue, l&rsquo;explication la plus probable qui correspond globalement à la saga dans son ensemble, est qu&rsquo;il est une représentation du Mal dans sa forme la plus simple. Même quand il est humanisé à travers les films de Rob Zombie, c&rsquo;est pour se transformer en spectre incarnant la cruauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Azz l&rsquo;Epouvantai</strong>l traite du personnage de<strong> Mickaël Myers</strong> et passe en revue ses caractéristiques:</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Le Bestiaire de l&#039;Horreur #09 : Michael Myers (Halloween)" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/XVe7r4d4fho?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une saga inégale mais audacieuse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal <strong>problème de la saga </strong>(en dehors de ses opus de qualité variable), est qu&rsquo;il est difficile de s&rsquo;attacher à ce personnage de Laurie Strode qui n&rsquo;a pas vraiment d&rsquo;identité. Elle est à la fois soeur ou pas, mère d&rsquo;enfants qui existent ou pas. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré des gros ratés, <strong>la saga Halloween</strong> a eu le mérite de <strong>regorger d&rsquo;idées</strong>. Bonnes, mauvaises, inabouties, balbutiantes, tout ou presque a été testé. C&rsquo;est aussi ce qui fait son <strong>charme</strong>.<br>Dans tous les cas, cela a permis de fixer durablement dans le temps, la<strong> silhouette du croquemitaine, « the shape » </strong>sans doute le plus connu et le plus marquant du <strong>cinéma de genre</strong>.<br>Avec un simple masque blanc et une démarche lente donc terrifiante, ce n&rsquo;est pas étonnant qu&rsquo;il ait marqué à la fois ses auteurs, et son public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Et vous, quel est votre film préféré de la saga?</em></strong></p>
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