<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Critiques - Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
	<atom:link href="https://bonchicbongenre.fr/category/critiques/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://bonchicbongenre.fr/category/critiques/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sun, 21 Jun 2026 15:17:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/02/cropped-cropped-cropped-cropped-cropped-logojess10-8-2-32x32.png</url>
	<title>Archives des Critiques - Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
	<link>https://bonchicbongenre.fr/category/critiques/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>[Critique] Alpha: beauté figée (mais pas son bashing)</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/critique-alpha-beaute-figee-mais-pas-son-bashing/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/critique-alpha-beaute-figee-mais-pas-son-bashing/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 15:53:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bonchicbongenre.fr/?p=23722</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alpha est le 3e long métrage de la réalisatrice palmée Julia Ducournau. Il raconte l&#8217;histoire d&#8217;Alpha, une adolescente qui vit avec sa mère. Dans un contexte d&#8217;épidémie, elles sont entourées d&#8217;Amine, l&#8217;oncle toxicomane d&#8217;Alpha.Le film a été présenté à Cannes en 2025, et l&#8217;accueil a été si mauvais qu&#8217;il a même été considéré comme très &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-alpha-beaute-figee-mais-pas-son-bashing/">[Critique] Alpha: beauté figée (mais pas son bashing)</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-d42f8e2e75a7191530caf56fe9440a52 wp-block-paragraph" style="color:#ffefc3"><strong><em>Alpha</em></strong> est le 3e long métrage de la réalisatrice palmée Julia Ducournau. Il raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;Alpha, une adolescente qui vit avec sa mère. Dans un contexte d&rsquo;épidémie, elles sont entourées d&rsquo;Amine, l&rsquo;oncle toxicomane d&rsquo;Alpha.<br>Le film a été présenté à Cannes en 2025, et l&rsquo;accueil a été si mauvais qu&rsquo;il a même été considéré comme très maladroit pour les programmateurs, d&rsquo;oser montrer un tel « accident industriel » qui allait amener fatalement sa réalisatrice au pilori. Alors pourquoi tant de haine? <br>Les 3 rédactrices de Bon Chic Bon Genre, Jess, Leo et Jeanne ont toutes adoré <strong><em>Alpha</em></strong>, alors on avait envie de défendre le film ensemble et par la même occasion, revenir sur sa réception Cannoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avis de Jess</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-grave-feminisme-mordant/">Grave</a></em></strong>, le 1er film de Julia Ducournau a été ovationné tant par le public que par les professionnels (plusieurs prix raflés en festival et 6 nominations aux Césars 2018, ce qui est une véritable performance pour un film de genre).<br>Vient ensuite <strong><em>Titane</em></strong>, Palme d&rsquo;Or 2021; on peut dire que Julia Ducournau s&rsquo;est fait une place fulgurante à la fois dans le <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-17-sous-genres-du-cinema-de-genre/">cinéma de genre</a></strong>, mais aussi dans le cinéma tout court. Ce faisant, elle a permis par la même occasion, d&rsquo;aider à légitimer les films de genre. Qu&rsquo;on aime ou pas son cinéma, force est de constater qu&rsquo;elle a réalisé une véritable performance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais évidemment une telle ascension n&rsquo;est pas sans conséquence, surtout pour une femme et d&rsquo;autant plus, opérant dans un genre de cinéma qui est encore majoritairement réalisé et écrit par des hommes.<br><strong><em>Titane</em></strong> a beaucoup divisé,<strong><em> Alpha</em></strong> s&rsquo;éloigne un peu plus d&rsquo;un cinéma saignant et violent, Julia Ducournau teste, et sort de sa zone de confort. Elle dit avoir voulu s&rsquo;aventurer encore plus dans sa manière de montrer l&rsquo;amour.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-1024x576.webp" alt="" class="wp-image-23747" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-1024x576.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-1536x864.webp 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau-1320x743.webp 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Alpha-Julia-Ducournau.webp 1800w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, il est donc question d&rsquo;amour familial, et de comment cet amour surpasse la maladie sous toutes ses formes. Celle qui sert de métaphore du SIDA, mais aussi l&rsquo;addiction, une forme de neuroatypie d&rsquo;Alpha dont les crises de panique se matérialisent, ou encore l&rsquo;hypercontrôle de la mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet amour circule au sein du trio Alpha-sa mère-son oncle (avec une alchimie forte entre Borros-Farahani-Tahim), comme dans un cercle vertueux; qui tente de les porter. Comme tout amour familial, il est imparfait, complexe, douloureux, maladroit et c&rsquo;est aussi comme ca qu&rsquo;on peut décrire <strong><em>Alpha</em></strong>. C&rsquo;est loin d&rsquo;être un film parfait. Il se perd parfois dans des chronologies, des dialogues et des enchaînements qui paraissent parfois bancals. Et c&rsquo;est sans doute ça qui rend <strong><em>Alpha</em></strong> particulièrement touchant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai entendu que le film était très problématique dans sa représentation des malades du SIDA. Je trouve au contraire que Ducournau sublime ces malades, qui deviennent des statues comme grecques, qui illustrent comme le SIDA a sidéré, figé les coeurs et la solidarité. Ici ils sont perçus comme beaux, notamment par Alpha, contrebalançant la peur que la maladie suscite.<br>Par ailleurs les SFX sont sublimes, impressionnants de réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette poussière de morts qui imprègne les vivants, est la représentation à la fois la plus claire, touchante et vraie, de l&rsquo;impact de la mort de nos proches aimés, sur nous. Ils restent accrochés à notre peau, cheveux, souvenirs. <strong><em>Alpha</em></strong> réinvente la figure du fantôme et rien que pour ça, merci (pour ce moment).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avis de Jeanne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est classique de l&rsquo;industrie, quand tu fais des bangers coup sur coup, les gens attendent que tu reproduises la même formule <em>ad vitam aeternam</em>&#8230; Mais n&rsquo;en déplaise aux haters, <em><strong>Alpha</strong></em> c&rsquo;est de la bombe bébé. <strong>Julia tu as des choses à dire, continue à explorer TON cinéma, continue à être une punk, on continuera à aller te voir en salle !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Alpha</strong></em> c&rsquo;est un film qui parle du sida on l&rsquo;a compris, et qui rappelle la covid aussi un peu &#8211; puisque c&rsquo;est notre dernier trauma partagé &#8211; Mais c&rsquo;est aussi un parti pris sur l&rsquo;état du système de santé Français, fragilisé par les politiques de droite. <em>Petit rappel que les derniers gouvernements ont causé la fermeture de plus de 11% des hôpitaux laissant 13 millions de patients se débrouiller avec moins de 2000 hôpitaux publics</em>&#8230; Le manque de moyens, de place, de personnel, illustrés dans le film sont malheureusement d&rsquo;actualité. Tout comme la stigmatisation envers les personnes malades, la misogynie et l&rsquo;homophobie, autres motifs du film. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;accident industriel, il y a un film fait avec le coeur, qui aborde des sujets importants et actuels.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1000" height="419" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/tahar-rahim-alpha-film-cannes-2025.webp" alt="" class="wp-image-23748" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/tahar-rahim-alpha-film-cannes-2025.webp 1000w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/tahar-rahim-alpha-film-cannes-2025-300x126.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/tahar-rahim-alpha-film-cannes-2025-768x322.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/01/tahar-rahim-alpha-film-cannes-2025-143x60.webp 143w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em><strong>Alpha</strong></em>, le vent souffle. Tout le temps. En arrière plan, en fond sonore. Le vent est omniprésent, menaçant. Et là ou les précédents métrages étaient très charnels, <strong><em>Alpha</em></strong> est plus sentimental, mais avec un travail du son toujours ancré dans le body horror. Le récit est une montée en puissance et quand j&rsquo;ai réalisé pourquoi la poussière rouge s&rsquo;abat surtout sur les quartiers populaires, ça m&rsquo;a brisé le coeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi <em><strong>Alpha</strong></em>, c&rsquo;est un film populaire. <em><strong>Grave</strong></em> l&rsquo;était aussi avec son discours sur le déterminisme, et <strong><em>Titane</em></strong> sur la performance de genre. Franchement elle a réussi à me faire apprécier Vincent Lindon et Tahar Rahim en leur faisant jouer des personnages si durs, mais interprétés avec tellement d&#8217;empathie. <strong>Dans son cinéma Ducournau parle « des gens » de manière crue mais honnête. C&rsquo;est beau, ça fait bouillir le sang, aller voir un de ses films c&rsquo;est comme un bon concert de punk.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Avis de Leo</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Alpha</strong></em> est le troisième film de la réalisatrice française Julia Ducournau.<br>Présenté en compétition officielle à Cannes en 2025, le film reçut un accueil particulièrement négatif. Ce rejet soulève la question de la <strong>réception d’un film de réalisatrice </strong>dont les premiers films ont été des succès tant critiques que publics. Les attentes envers une femme semblent bien plus élevées que celles envers un homme, et on ressent un certain plaisir, à peine déguisé, à voir une femme échouer. Enfin, aux yeux de certains. <strong><em>Alpha</em></strong> n&rsquo;est pas un échec pour tout le monde… Bien au contraire !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Alpha</strong></em> est à ce jour le film le plus personnel de sa réalisatrice. Elle continue d’explorer ses obsessions : la mutation du corps et l’amour familial.<br>Par cette histoire de virus, de fantômes et d’ostracisation, Julia Ducournau compose un monde sensible, fantasmagorique, parfois cruel, où l’amour domine toujours.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="429" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-1024x429.jpg" alt="" class="wp-image-23847" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-1024x429.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-300x126.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-768x322.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-1536x644.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-2048x858.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-143x60.jpg 143w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/ALPHA-Photo-5-©MANDARIN-COMPAGNIE-KALLOUCHE-CINEMA-FRAKAS-PRODUCTIONS-FRANCE-3-CINEMA-scaled-1-1320x553.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="box-sizing: border-box; margin: 0px; padding: 0px;">On pouvait reprocher à <em><strong>Grave</strong></em> une mise en scène parfois trop simple, mais Julia Ducournau a amorcé, avec <em><strong>Titane</strong>, </em>des recherches formelles qu’elle prolonge aujourd’hui dan</span><em>s <strong>Alpha</strong>.</em><br>Là où <strong><em>Titane</em></strong> se montrait plus provocateur, <strong><em>Alpha</em></strong> privilégie des expérimentations plus subtiles. Son travail sur la photographie va à l’encontre de ce qu’on voit actuellement, surtout dans les films de plateforme, qui sont bien trop uniformisés et dépourvus de profondeur. Ici, elle travaille avec son directeur de la photographie, Ruben Impens, sur la désaturation des couleurs et la fluidité de la caméra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em><strong>Alpha</strong></em>, elle joue avec l’ambiguïté de la figure du fantôme. Ici, le traumatisme intergénérationnel et les non-dits entre une mère et sa fille sont au cœur du mécanisme de deuil. Les deux femmes vont devoir apprendre à communiquer pour traverser cette période de doute et de douleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Alpha</strong></em> est également une allégorie du virus du SIDA. Plutôt que de proposer un film historique et social, Julia Ducournau s’intéresse aux conséquences qu’un tel événement peut avoir sur la société et aux réflexes d’ostracisation à l’égard des populations qui diffèrent de la norme, en l’occurrence des homosexuelles et des immigrées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alpha</em> </strong>prend aussi la forme d’un poème, d’une fable mêlant spiritualité et écologie. Les éléments naturels prennent le contrôle de la ville et de l’homme. Le “vent rouge” s’insinue jusque dans la ville d’Alpha et dans les veines de son oncle. Les symptômes mortels font des êtres humains des statues de marbre. C’est beau comme seul la mélancolie peut l’être. <em><strong>Alpha</strong></em> est un oxymore qui allie fatalisme morbide et espoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, <em><strong>Alpha</strong></em> apparaît comme une œuvre profondément singulière, qui refuse les attentes autant qu’elle les confronte. Là où son accueil cannois a pu cristalliser des jugements parfois hâtifs, le film semble surtout témoigner d’une cinéaste en pleine affirmation. En explorant le deuil, la mémoire et la marginalité à travers une esthétique sensorielle et poétique, Julia Ducournau livre un film qui ne cherche pas à plaire, mais à éprouver, à déranger et surtout à émouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être faut-il alors voir, dans les réactions contrastées suscitées par <em><strong>Alpha</strong></em>, non pas un échec, mais la <strong>preuve de sa radicalité</strong>. Car c’est précisément dans cette tension que le film trouve sa véritable force. <em><strong>Alpha</strong></em> ne se laisse pas apprivoiser immédiatement : il s’impose comme une expérience, un geste de cinéma qui, avec le temps, pourrait bien révéler toute sa richesse et s’inscrire durablement dans le paysage du cinéma contemporain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour sur l&rsquo;accueil d&rsquo;Alpha à Cannes</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23848" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/03/maxpeoplefrfive121869-682ca2739c66b700620260-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <strong><em>Alpha</em></strong>, Julia Ducournau a cherché à expérimenter sa capacité (ou pas, c&rsquo;est selon), à montrer des notions d&rsquo;amour, de liens. Même si pour moi <strong><em>Alpha</em></strong> est un fil conducteur parfaitement ancré dans sa filmographie, on est assez loin de scènes sanguinolentes de <strong><em>Grave</em></strong>, ou de tueuse mécanique dans <strong><em>Titane</em></strong>. Donc je peux imaginer qu&rsquo;un certain public ne suive plus.<br>De plus, Alpha n&rsquo;est pas dénué de défauts, on est bien d&rsquo;accord; donc il y a effectivement aussi des choses à relever pour critiquer négativement le film.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, ce que je m&rsquo;explique moins, c&rsquo;est la <strong>virulence, voire la condescendance</strong> (avec des relans de sexisme, si je me laissais aller), des propos qui ont parfois été tenus dans des émissions, podcasts, critiques textuelles. Les remarques assassines n&rsquo;ont pas manqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte ou de nombreux films très mauvais sont faits en toute conscience pour des questions de rentabilité, ça me laisse assez pantoise d&rsquo;être aussi virulent-e envers <strong><em>Alpha</em></strong>.<br>Un film qu&rsquo;on peut trouver raté, peut être passable, mais dont il se dégage une incontestable sincérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <strong>La S&rsquo;horrorité</strong> on en parle lors de ce live, à 40 minutes:</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="La S&#039;Horrorité Live - Nos Films de 2025" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/3icbekkmV7A?start=8&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-alpha-beaute-figee-mais-pas-son-bashing/">[Critique] Alpha: beauté figée (mais pas son bashing)</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bonchicbongenre.fr/critique-alpha-beaute-figee-mais-pas-son-bashing/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[Critique] Que ma volonté soit faite</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/critique-que-ma-volonte-soit-faite/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/critique-que-ma-volonte-soit-faite/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Leo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 14:27:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[féministe]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[julia kowalski]]></category>
		<category><![CDATA[que ma volonté soit faite]]></category>
		<category><![CDATA[réalisatrice]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bonchicbongenre.fr/?p=23608</guid>

					<description><![CDATA[<p>Que ma volonté soit faite projeté à l&#8216;Etrange Festival 2025.Nawojka est une jeune immigrée polonaise qui habite avec son père et ses frères dans un village français où ils vivent en tant que paysans. La jeune Naw rêve d’ailleurs. Elle s’imagine étudiante vétérinaire dans la ville d’à côté et devient obsédée par le mystère qui &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-que-ma-volonte-soit-faite/">[Critique] Que ma volonté soit faite</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-color has-background has-link-color wp-elements-faf48f04cdc3432adc6fd203131d546d wp-block-paragraph" style="color:#9f0404;background-color:#f6e9d1"><em><strong>Que ma volonté soit faite</strong></em> projeté à l<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/festival-etrange-festival-retour-sur-ledition-2025/">&lsquo;Etrange Festival 2025</a></strong>.<br>Nawojka est une jeune immigrée polonaise qui habite avec son père et ses frères dans un village français où ils vivent en tant que paysans. La jeune Naw rêve d’ailleurs. Elle s’imagine étudiante vétérinaire dans la ville d’à côté et devient obsédée par le mystère qui entoure l&rsquo;intrigante fille des voisins décédés, venue vider la maison familiale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="717" height="1024" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/257217984c3cd26812365f561f1d0f90-717x1024.jpg" alt="Que ma volonté soit faite © New Story " class="wp-image-23621" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/257217984c3cd26812365f561f1d0f90-717x1024.jpg 717w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/257217984c3cd26812365f561f1d0f90-210x300.jpg 210w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/257217984c3cd26812365f561f1d0f90-42x60.jpg 42w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/257217984c3cd26812365f561f1d0f90.jpg 756w" sizes="(max-width: 717px) 100vw, 717px" /><figcaption class="wp-element-caption">Que ma volonté soit faite © New Story </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Second long-métrage de la réalisatrice <a href="https://www.vma.fr/fiche.cfm/670003_julia-kowalski"><strong>Julia Kowalski</strong></a> qui avait déjà épaté Cannes avec son premier long, <em><strong>Crache coeur</strong></em>, et son court, <em><strong>J’ai vu le visage du diable</strong></em>; <strong><em>Que ma volonté soit faite</em> </strong>est une oeuvre sensuelle et aboutie qui continue sa réflexion autour du désir et de la spiritualité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Rencontre avec Julia Kowalski &quot;J&#039;ai vu le visage du diable&quot; - 21e Festival du cinéma de Brive 2024" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/vDsA6q-cdwA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Que ma volonté soit faite : un film charnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour montrer cet aspect charnel, la réalisatrice a fait le choix de filmer en pellicule 16mm. Ce choix permet de rendre avec plus de nuances, les couleurs et matières. Indispensable dans un film où le feu côtoie la boue. La peau animale est traitée avec autant de déférence qu’une cicatrice sur une jambe humaine. Les désirs et maux de notre héroïne se matérialisent sous la forme d’une masse visqueuse et blanchâtre mortellement fascinante. Cet étrange matière ajoute au mystère qui entoure ce village et cette jeune fille.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-1024x576.webp" alt="Que ma volonté soit faite © New Story" class="wp-image-23639" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-1024x576.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-1536x864.webp 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21-1320x743.webp 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/5d1386037c254b505ecd8dc5e2d19f21.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Que ma volonté soit faite © New Story</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La manière de filmer les corps n’est pas anodine.<br>Naw se protège encore dans des couches de vêtements informes, coquille d’une enfance qui touche à sa fin. C&rsquo;est pour elle une manière de montrer son refus d’admettre son corps et ses désirs. L’objet de ces derniers; la voisine, a elle, une féminité assumée. Son corps sera lui, filmé pendant la première partie du film à la façon <em>male gaze</em> : morcelé avec des travellings révélateurs. Cela jusqu’au point de rupture, une séquence particulièrement violente qui agira comme un déclencheur sur Naw. Cet événement l&rsquo;obligera à confronter ses désirs et ses biais patriarcaux. Une transformation qui passera par l’abandon de sa chrysalide, ces couches de vêtements et l&rsquo;acceptation de son corps, nu, pour ce qu’il est, prêt à s’émanciper.<br>Le duo d’actrices, Maria Wróbel et Roxane Mesquida, sont le choix parfait pour incarner ce duo ambigu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un film spirituel</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Que ma volonté soit faite</strong></em>, comme son titre l’indique, s’intéresse à la spiritualité. Celui-ci référence une citation de la prière du “Notre père”, “Que ta volonté soit faite” qui voudrait que Dieu souhaite la sanctification de ses croyants, et les invite à être la meilleure version d’eux-même. Le titre est assez ambigu car il montre la culture chrétienne dont vient Naw. Culture qui prend une place importante dans sa vie, son quotidien et sa façon d&rsquo;appréhender le monde. A la fois, il montre aussi une rupture avec ces mêmes préceptes, par l’utilisation de la première personne. Première personne qui montre ce besoin d’émancipation et le désir d’individualité du personnage</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-1024x576.webp" alt="Que ma volonté soit faite © New Story" class="wp-image-23638" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-1024x576.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-1536x864.webp 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d-1320x743.webp 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/55790909232dd2992706990c044a256d.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Que ma volonté soit faite © New Story</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette rupture semble d’abord passer par une <a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-de-la-possession-demoniaque/"><strong>possession</strong></a> par le diable, antagoniste habituel dans la religion chrétienne. Le film ne s&rsquo;arrête pas à cette conception manichéenne, cliché du cinéma horrifique. Il propose plutôt une variation autour de la figure de la sorcière et ses trois visages :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>l’ancienne</strong>: la mère de Naw morte par le feu dans des conditions étranges et considérée comme folle,</li>



<li><strong>la tentatrice</strong>, la voisine à la beauté hypnotisante et à la sexualité assurée</li>



<li><strong>la vierge</strong>, Naw qui se trouve à un croisement de sa vie.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun des trois personnages parait être la facette d’une même personne. Les deux aînées de Naw semblent être des avertissements de ce qui peut l’attendre dans cette société patriarcale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réflexion sur le patriarcat et la différence</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Que ma volonté soit faite</strong></em> dépeint la condition féminine dans une société patriarcale représentée par une galerie de personnages masculins variés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les frères qui font tout, même le pire, pour s’intégrer,</li>



<li>le vétérinaire qui joue un double jeu en se servant de son statut social et de son image de <em>nice guy</em> pour s’autoriser le pire</li>



<li>et surtout le père qui tente de faire au mieux et doit jongler entre soucis économiques, amour pour sa femme, sa fille et sa Pologne natale et besoin de s’adapter à son nouveau pays.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="614" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-1024x614.png" alt="Que ma volonté soit faite © New Story " class="wp-image-23623" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-1024x614.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-300x180.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-768x461.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-1536x922.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-2048x1229.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-100x60.png 100w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-04-a-00.14.36-1320x792.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Que ma volonté soit faite © New Story </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Julia Kowalski joue habilement avec les genres et notamment avec le fantastique.<br>Elle flirte avec ce dernier en proposant des images marquantes qui font appel à notre imaginaire commun (le corps tordu de la possédée, le rituel dans la forêt, les troupeau décimée…), sans jamais pencher pour une explication rationnelle et surtout en ancrant l’intrigue dans un hyperréalisme amené par la photographie à fleur de peau et le travail précis sur les matières.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Que ma volonté soit faite</strong></em> est un récit d’émancipation de la condition féminine par la figure de la sorcière, ainsi qu’une réflexion sur l’altérité. Que ce soit dans un contexte d’intégration d’une famille immigrée, ou le mépris pour ceux qui sont différents et ne se plient pas aux conventions du groupe.<br>La réalisatrice le fait avec un beau travail tout en nuance que ce soit dans l’écriture et la photographie.</p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-que-ma-volonte-soit-faite/">[Critique] Que ma volonté soit faite</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bonchicbongenre.fr/critique-que-ma-volonte-soit-faite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[Critique] Reflet dans un diamant mort</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/critique-reflet-dans-un-diamant-mort/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/critique-reflet-dans-un-diamant-mort/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Leo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 16:23:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<category><![CDATA[cattet et forzani]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[reflet dans un diamant mort]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bonchicbongenre.fr/?p=23266</guid>

					<description><![CDATA[<p>Suite à la disparition de sa voisine de chambre, un ancien agent secret reclus dans un palace de la côte d’Azur s’imagine que ses ennemis jurés refont surface. Oscillant entre présent et passé, il remonte le film de sa vie au risque de découvrir qu’il n’y tenait pas forcément le meilleur rôle. Et que les &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-reflet-dans-un-diamant-mort/">[Critique] Reflet dans un diamant mort</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-557241d707810edbe7d60cb5110a5bc0 wp-block-paragraph" style="color:#f3e8c6"><em>Suite à la disparition de sa voisine de chambre, un ancien agent secret reclus dans un palace de la côte d’Azur s’imagine que ses ennemis jurés refont surface. Oscillant entre présent et passé, il remonte le film de sa vie au risque de découvrir qu’il n’y tenait pas forcément le meilleur rôle. Et que les diamants sont loin d’être éternels. </em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="773" height="1024" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web-773x1024.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23268" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web-773x1024.jpg 773w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web-226x300.jpg 226w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web-768x1017.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web-45x60.jpg 45w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/rdudm-affiche-web.jpg 1134w" sizes="(max-width: 773px) 100vw, 773px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort &#8211; © UFO Distribution</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Reflet dans un diamant mort</em> : 007 chez les wokistes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le duo (presque) belge, <a href="https://galaxie-pop-la-constellation.lepodcast.fr/la-bobine-hurlante-numero-8-cattet-et-forzani" data-type="link" data-id="https://galaxie-pop-la-constellation.lepodcast.fr/la-bobine-hurlante-numero-8-cattet-et-forzani">Hélène Cattet et Bruno Forzani</a>, revient avec un nouveau bijou d&rsquo;orfèvrerie cinématographique à l’esthétique &#8211; encore une fois &#8211; très léchée. Il s’attaque dans <em><strong>Reflet dans un diamant mort</strong></em> au genre codifié et très ancré dans les années 70 du film d’espionnage. Impossible de ne pas penser au très British 007, James Bond face au film. Même si le duo évoque aussi et principalement les copies italienne, façon Fumetti Neri, avec notamment le personnage de Satanik qui est l’inspiration de Serpentik, l’antagoniste principal. Les deux sont pensées à l’image de l’Irma Vep de musidora, personnage iconique du muet dont la silhouette et la combinaison noire ont marqué la mythologie du cinéma. </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="484" data-id="23274" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-1024x484.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23274" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-1024x484.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-300x142.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-768x363.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-1536x726.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-127x60.jpg 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5-1320x624.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/7RDUDM-PHOTO-5.jpg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort © UFO Distribution</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="23275" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23275" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/musidora_2_0-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Musidora en Irma Vep dans Les vampires de Louis Feuillade</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si<strong> <em>Reflet dans un diamant mort</em></strong> reprend l’aspect ludique de ces séries de films, <em>comics</em> et autre romans <em>seventies</em>, il porte un regard beaucoup plus critique sur le machisme et l’eurocentrisme de l’époque. La robe façon Paco Rabanne en est un bon exemple. La robe est une pièce iconique de 1966 qui marqua une véritable rupture dans le monde de la mode de par son matériau non-conventionnel. Elle est le symbole d’une époque grâce à sa modernité, son côté ludique mais aussi son aspect très contraignant pour qui la porte. Car oui, s&rsquo;assoir sur des petites pièces de métal, ce n&rsquo;est pas agréable. Le film décide lui d’en faire un gadget tueur et puissant au style increvable.  </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="484" data-id="23278" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23278" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-300x142.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-768x363.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-1536x726.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-127x60.jpg 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO-1320x624.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/4RDUDM-PHOTO.jpg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort © UFO Distribution</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="816" height="809" data-id="23277" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4.png" alt="" class="wp-image-23277" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4.png 816w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4-300x297.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4-150x150.png 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4-768x761.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/810-810-paco-rabanne5_61ab4d7087bfd53b1a11518aeab431e4-61x60.png 61w" sizes="(max-width: 816px) 100vw, 816px" /><figcaption class="wp-element-caption">Robe Paco Rabanne</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Reflet dans un diamant mort</em> </strong>s’inscrit dans un contexte de réécriture des œuvres passées avec un œil critique actuel. Le symbole même du diamant n’est pas anodin. L’homme blanc s’est permis les pires atrocités en exploitant la terre au nom de l’industrialisation, du capitalisme et de son ego. Le réalisateur et la réalisatrice semblent exorciser ces démons passés par l’intermédiaire de séquences hallucinantes qui mêlent diamants (vrais ou faux ?), pétrole et corps nus féminins en souffrance. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une narration éclatée et un style imparable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le duo emploie une narration non linéaire où chaque séquence semble être le reflet disparate d’un même diamant. Si ce type de narration permet le plaisir de se perdre dans l’univers du film, il est aussi un moyen de montrer l’esprit vieillissant du héros qui devient incohérent. Il fait parti de l’ancien monde et le nouveau lui demande de payer l’addition.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="484" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23283" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-300x142.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-768x363.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-1536x726.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-127x60.jpg 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO-1320x624.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/2RDUDM-PHOTO.jpg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort © UFO Distribution</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cattet et Forzani font dialoguer leurs influences. Il y a bien-sûr les films d&rsquo;espionnage cités précédemment, mais aussi de nombreuses œuvres picturales. On trouve de nombreuses références au peintre belge, Magritte, grand artiste surréaliste à l’esprit ludique qui s’est amusé avec son audience de la même manière que le duo de réalisateurs joue avec son spectateur notamment en cassant le quatrième mur. Iels les invitent à réagir, à sortir de la torpeur, à arrêter de croire au confort de la salle de cinéma comme but en soi, métaphore qui invite nos sociétés bourgeoise à agir.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="484" data-id="23280" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23280" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-300x142.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-768x363.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-1536x726.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-127x60.jpg 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO-1320x624.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/8RDUDM-PHOTO.jpg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort © UFO Distribution</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="320" data-id="23281" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/image.jpg" alt="" class="wp-image-23281" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/image.jpg 480w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/image-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/image-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/image-374x249.jpg 374w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le faux miroir de René Magritte</figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les <em>James Bond girls</em> disent non au <em>male gaze</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si <em><strong>Reflet dans un diamant mort</strong></em> est du point de vue d’un homme, le film l’entoure de personnages féminins plutôt fascinants. Entre autres, la masquée Serpentik et l’intriguant personnage de l’autrice interprété par la trop rare Maria de Medeiros. Le film donne le ton dès le début du film. L’ancien agent se détend sur une terrasse d’un hôtel de la côte d’Azur et en profite pour reluquer sa jeune voisine en maillot de bain. Cette dernière s’en va et fait savoir au majordome que ce comportement l’importune. Le film marque une rupture claire avec le machisme de ses aînés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>James Bond girls</em> ne veulent plus être reluquer en maillot de bain. Le <em>male gaze</em> peut aller se rhabiller. Ce qui n&#8217;empêche pas le film de continuer à fétichiser le corps de ses actrices dans des séquences, effectivement, sublimes (merci au chef opérateur de génie Manu Dacosse) mais qui posent parfois question quant à la sublimation de la douleur au féminin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="484" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg" alt="Reflet dans un diamant mort - © UFO Distribution" class="wp-image-23282" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-1024x484.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-300x142.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-768x363.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-1536x726.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-127x60.jpg 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO-1320x624.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/06/6RDUDM-PHOTO.jpg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reflet dans un diamant mort © UFO Distribution</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Reflet dans un diamant mort</strong> </em>est une relecture moderne et artistique des films d’espionnage des années 70. Il pose un regard critique sur ces derniers, notamment sur le machisme ambiant et les douleurs causés par la surexploitation liées à l’industrialisation de la société de l&rsquo;époque. Le duo n’oublie pas sa signature en proposant un film à la limite de l&rsquo;expérimental et à l’esthétique léchée.</p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-reflet-dans-un-diamant-mort/">[Critique] Reflet dans un diamant mort</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bonchicbongenre.fr/critique-reflet-dans-un-diamant-mort/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[Critique] The Ugly Stepsister</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/critique-the-ugly-stepsister/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/critique-the-ugly-stepsister/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Leo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 16:22:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Emilie Blichfeldt]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[The Ugly Stepsister]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bonchicbongenre.fr/?p=23144</guid>

					<description><![CDATA[<p>The Ugly Stepsister, Elvira (Lea Myren) est une jeune fille comme toutes les autres : elle lit de la poésie et rêvasse, nez au vent, au beau prince charmant. Sa vie peut sembler douce si ce n&#8217;est le remariage de sa mère (Ane Dahl Torp), veuve, avec un noble du coin que cette dernière imagine &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-ugly-stepsister/">[Critique] The Ugly Stepsister</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-d474fc08e9c3ad0e9c479552041fa0b8 wp-block-paragraph" style="color:#fffef8"><em><strong>The Ugly Stepsister</strong></em>, Elvira (Lea Myren) est une jeune fille comme toutes les autres : elle lit de la poésie et rêvasse, nez au vent, au beau prince charmant. Sa vie peut sembler douce si ce n&rsquo;est le remariage de sa mère (Ane Dahl Torp), veuve, avec un noble du coin que cette dernière imagine fortuné.<br>Il n&rsquo;est déjà pas facile de déménager, mais quand son tout nouveau beau-père meurt le jour suivant la noce en laissant aux nouvelles femmes de sa vie plus de dettes que de souvenirs, la situation devient dramatique.<br>Pour survivre, il va falloir se trouver un homme riche, et vite ! Car il n&rsquo;est pas aisé d&rsquo;être femme dans un monde d&rsquo;hommes. La naïve Elvira, en âge de se marier, va se retrouver emportée dans une spirale infernale pour se trouver un bon parti.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="702" height="968" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/TUS_Pre-affiche_FR.png" alt="The Ugly Stepsister - © ESC Distribution" class="wp-image-23160" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/TUS_Pre-affiche_FR.png 702w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/TUS_Pre-affiche_FR-218x300.png 218w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/TUS_Pre-affiche_FR-44x60.png 44w" sizes="(max-width: 702px) 100vw, 702px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>The Ugly Stepsister</em> &#8211; © ESC Distribution</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>The Ugly Stepsister</em> : le <em>villain pov</em> de Cendrillon</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Premier long-métrage de la <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/entretien-emilie-blichfeldt-realisatrice-de-the-ugly-stepsister/" data-type="link" data-id="https://bonchicbongenre.fr/entretien-emilie-blichfeldt-realisatrice-de-the-ugly-stepsister/">réalisatrice norvégienne Emilie Blichfeldt</a></strong>, <em><strong>The Ugly Stepsiste</strong>r</em> joue avec <em>Cendrillon</em>, le conte des frères Grimm en en modifiant le point de vue. La réalisatrice nous place dans les chaussures de l&rsquo;une des « affreuses demi-soeurs » en lui conférant une humanité rafraichissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n&rsquo;est pas le seul personnage à recevoir ce traitement de faveur. Le film s&rsquo;écarte du manichéisme un peu bêta de l&rsquo;adaptation de 1950 de Disney et ancre chacun de ses protagonistes dans un contexte socio-économique, dans un univers irréel, certes, mais tangible. Cette contextualisation apporte une justification et de la nuance à des actions qui paraissent gratuites et cruelles dans les adaptations passées : la dureté de la mère, la jalousie envers Cendrillon&#8230; Ainsi, <em><strong>The Ugly Stepsister</strong></em> semble prendre certains codes à la Jane Austen, mais adapté par James Wan et Sofia Coppola.</p>



<h2 class="wp-block-heading">G<em>orecore</em> baroque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si <em><strong>The Ugly Stepsister</strong></em> se joue des points de vue de manière actuelle et féministe, il n&rsquo;oublie pas d&rsquo;être diablement divertissant grâce à une dose de <em>body-horror</em> inventif qui tient pas mal du <em>torture porn</em>. Gore en général considéré comme gratuit, il est dans ce film amené avec plus d&rsquo;intelligence, et ce, pour deux bonnes raisons.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-still-5-Photo-Lukasz-Bak-kopi-_1_-1024x576.png" alt="The Ugly Stepsister - © ESC Distribution" class="wp-image-23165" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-still-5-Photo-Lukasz-Bak-kopi-_1_-1024x576.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-still-5-Photo-Lukasz-Bak-kopi-_1_-300x169.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-still-5-Photo-Lukasz-Bak-kopi-_1_-768x432.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-still-5-Photo-Lukasz-Bak-kopi-_1_-1536x864.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-still-5-Photo-Lukasz-Bak-kopi-_1_-2048x1152.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-still-5-Photo-Lukasz-Bak-kopi-_1_-107x60.png 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-still-5-Photo-Lukasz-Bak-kopi-_1_-1320x743.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>The Ugly Stepsister</em> &#8211; © ESC Distribution</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Tout d&rsquo;abord, la réalisatrice fait en sorte que l&rsquo;audience ait de l&#8217;empathie pour Elvira qui est plus que de la chair à torture remplaçable. Ensuite, parce que toutes les atrocités qu&rsquo;elle subit sont infligées soit par sa mère, soit par elle-même au nom d&rsquo;une beauté factice et inatteignable. Le film rejoint <em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-substance/" data-type="link" data-id="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-substance/"><strong>The Substance</strong></a></em> dans son propos, et présente une fable autour de la détestation de soi dans une société patriarcale qui n&rsquo;est pas prête à accepter la féminité dans toute sa vérité et sa diversité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un <em>boy&rsquo;s club</em> de conte de fée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Puisque nous sommes dans une société d&rsquo;hommes, arrêtons-nous un instant sur les personnages masculins qui partagent de nombreux traits de dégueulasserie avec ceux de <em><strong>The Substance</strong></em>. Emilie Blichfeldt se fait un malin plaisir à tordre l&rsquo;image d&rsquo;amoureux courtois du prince charmant pour en faire un sale type privilégié qui pérore bêtement et écrit de la poésie graveleuse, toujours entouré de son <em>boy&rsquo;s club</em> du même acabit que lui.<br>Quant au bon père de Cendrillon/Agnès (Thea Sofie Loch Næss), s&rsquo;il n&rsquo;a pas bénéficié de beaucoup de temps d&rsquo;écran, il est suffisant pour le montrer condescendant envers ses nouvelles belles-filles laissant clairement comprendre la différence de classe entre les deux familles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="619" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-1024x619.jpg" alt="" class="wp-image-23161" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-1024x619.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-300x181.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-768x464.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-1536x928.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-2048x1237.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-99x60.jpg 99w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsiter-Still-2-Photo-Marcel-Zyskind-1320x798.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>The Ugly Stepsister</em> &#8211; © ESC Distribution</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une sororité complexe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;écriture du personnage de Cendrillon aurait pu tomber dans une caricature inverse. Si elle agace par son allure hautaine et ses privilèges de classe et de beauté, en tant que jeune-femme seule et dans le pétrin, ses attitudes ne semblent pas injustifiées. <strong><em>The Ugly Stepsister</em> </strong>ne considère pas la jalousie supposée entre les jeunes-filles comme inée, mais la montre comme la création d&rsquo;une société qui ne laisse peu de place aux femmes qui doivent se montrer hargneuses pour survivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième sœur, Alma (Flo Fagerli), vient en contrepoint de ses relations malsaines, car elle a tout simplement et très consciemment décidé de se tenir à l&rsquo;écart de cette mascarade qu&rsquo;est l&rsquo;apprentissage de la féminité. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La mascarade de la féminité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet apprentissage de la féminité est le coeur de <em><strong>The Ugly Stepsister</strong> </em>car on y voit principalement un enchainement de séquences qui montre les deux aspects de cette mascarade : les scènes de chirurgie esthétique barbares, entremêlées à celles des cours de bonnes conduites pour jeunes filles bien élevées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-1024x576.jpg" alt="The Ugly Stepsister - © ESC Distribution" class="wp-image-23162" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-1536x864.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-2048x1152.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/04/The-Ugly-Stepsister-Still-3-Photo-Lukasz-Bak-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>The Ugly Stepsister</em> &#8211; © ESC Distribution</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On voit dans <em><strong>The Ugly Stepsister</strong></em> une réminiscence d&rsquo;<em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=EqGBXbYBqlk" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=EqGBXbYBqlk"><strong>Innocence</strong></a></em> de Lucile Hadžihalilović qui entourait cet enseignement désuet d&rsquo;un voile étrange et mortifère. Si les films partagent un sens de l&rsquo;esthétique prononcé, quoique bien plus fourni et baroque pour le norvégien, Emilie Blichfeldt est nettement moins métaphorique, mais certainement plus rentre-dedans et terriblement efficace, d&rsquo;autant plus lorsqu&rsquo;elle se permet des embardées vers un humour noir mordant qui donne du rythme au long-métrage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>The Ugly Stepsister</em> </strong>est une relecture maline et mordante du conte de Cendrillon qui ne lésine pas ni sur le body horror bien <em>gruesome</em>, ni sur une esthétique baroque et bordélique pour délivrer son message : une réflexion autour de la détestation de soi dans une société patriarcale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>The Ugly Stepsister</strong></em> sera à retrouver en salle à partir du 2 juillet</p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-ugly-stepsister/">[Critique] The Ugly Stepsister</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bonchicbongenre.fr/critique-the-ugly-stepsister/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[Critique] Planète B</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/planete-b/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/planete-b/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 12:15:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Les Utopiales]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bonchicbongenre.fr/?p=22814</guid>

					<description><![CDATA[<p>Planète B se situe en 2039 et dépeint une société facturée, où la désobéissance civile est réprimée voilement par un état policier. La jeunesse, confrontée à l’effondrement climatique forme la R, un mouvement de désobéissance civile Eco-terroriste. Une nuit, des activistes traqués par l’État disparaissent sans laisser aucune trace. A leur réveil ils se découvrent &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/planete-b/">[Critique] Planète B</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-e2e7c798205c8313883a66bfb789624d wp-block-paragraph"><strong><em>Planète B</em></strong> se situe en 2039 et dépeint une société facturée, où la désobéissance civile est réprimée voilement par un état policier. La jeunesse, confrontée à l’effondrement climatique forme la <strong><em>R</em></strong>, un mouvement de désobéissance civile Eco-terroriste. Une nuit, des activistes traqués par l’État disparaissent sans laisser aucune trace. A leur réveil ils se découvrent enfermés sur un littoral totalement inconnu : PLANÈTE B. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Planète B</em></strong> est un <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-le-cinema-de-genre-francais/" data-type="post" data-id="295">film de genre français </a></strong>réalisé par Aude Léa Rapin, avec dans les rôles principaux, deux femmes, Adèle Exarchopoulos et Souheila Yacoub. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un futur fasciste et eco-anxieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène visuelle et sonore de <strong><em>Planète B</em></strong> lui confère un caractère très huis clos, qui n’est pas sans rappeler <strong><em>Les fils de l’Homme </em></strong>dans son côté froid mais intimiste. Et comme pour ce dernier, on parle d&rsquo;un film d’anticipation plutôt que de science-fiction car le film se déroule dans un futur très proche, et tous les motifs du film sont déjà à l’œuvre, comme la montée du fascisme et l’effondrement climatique. </p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-300x200.jpg" alt="" class="wp-image-22828" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-1024x683.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-768x512.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-1536x1024.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-2048x1365.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-374x249.jpg 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La surveillance : thème cher à la droite dure et à l’extreme droite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <strong><em>Planète B</em></strong>, la technologie est au service d’un système de répression sécuritaire. Les civiles ont accès à des technologies obsolètes alors que l’état est équipé en matériel numérique de pointe pour la surveillance. La vidéosurveillance algorithmique est normalisée (pratique largement critiquée par Amnesty International suite à son déploiement pendant les JO de Paris 2024). Les essaims de drones policiers surveillent tous les quartiers (mode se surveillance normalisé en France depuis 2023). Chaque citoyen doit porter des lentilles de contact à QR codes et se soumettre à des contrôles d’identité systématiques. Les étrangers sont restreints à des zones selon leur statut (comme dans les Centres de Rétention Administrative).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des exilés déshumanisés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Souheila Yacoub interprète une journaliste exilée qui a dû fuir son pays pour opposition politique. Comme beaucoup de migrants, même diplômés, elle se retrouve cantonnée aux métiers les plus subalternes sur l’échelle sociale. Elle survit en clandestinité, sous la menace permanente de l’expulsion. L’administration et la police ne la voient que comme une «migrante» qu’il faut faire sortir du pays. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="515" height="281" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04.png" alt="" class="wp-image-22826" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04.png 515w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04-300x164.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04-110x60.png 110w" sizes="(max-width: 515px) 100vw, 515px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Planète B</em></strong>&#8211; Le pacte</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La criminalisation des mouvements d’opposition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aude Léa Rapin voulait mettre en lumière à travers <strong><em>Planète B</em></strong> les dérives des affrontements idéologiques entre société civile et force de l’ordre. Elle a été inspirée par des manifestations récentes aux quatre coins du globe, violemment réprimées par les forces de l&rsquo;ordre qui n’ont pas hésité à blesser et mutiler : les manifestations étudiantes à Hong Kong, à Santiago ou à Beyrouth, les gilets Jaunes, Notre Dame des Landes… Dans <strong><em>Planète B </em></strong>toute désobéissance à la bonne marche de l’état reçoit une réponse policière et judiciaire violente. Les civiles qui s’expriment contre l&rsquo;état et pour la survie de la planète sont criminalisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La manipulation médiatique&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la France de <strong><em>Planète B, </em></strong>les médias ne parlent pas des opposants politiques. La <strong><em>R</em></strong> n’existe pas, le mouvement est censuré pour ne pas encourager les gens à le rejoindre. Ce tabou médiatique est aussi un excellent moyen de nier l’implication du gouvernement : les opposants ne sont pas enfermés dans des prisons inhumaines, ils se cachent car ils sont criminels. C&rsquo;est facile quand quelqu&rsquo;un possède plusieurs médias de contrôler la ligne éditoriale et donc l&rsquo;information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant la présentation du film aux <a href="https://www.utopiales.org/"><strong>Utopiales</strong></a>, Aude Léa Rapin nous explique qu&rsquo;elle voulait aussi faire un lien avec les disparitions récentes et inquiétantes de personnalités connues en Chine. Des femmes célèbres à l’international qui ont critiqué le pouvoir : Fan Bingbing, Peng Shuai et Zhao Wei. Mais aussi certains membres du gouvernement, notamment le ministre de la défense.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="168" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/images.jpg" alt="" class="wp-image-22827" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/images.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/images-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Planète B</em></strong>&#8211; Le pacte</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La prison virtuelle, un futur possible ? &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage d’Adèle Exarchopoulos et les autres résistants sont à la merci de l’armée, qui pratique sur eux de la torture psychologique sous forme de cauchemars, et de privation de sommeil afin d’obtenir des renseignements sur la <strong><em>R</em></strong>. Dans ce futur la prison virtuelle serait aussi un moyen de lutter contre les prisons surpeuplées. Dans ces prisons, les corps peuvent être empilés, il n’y a pas besoin d’espace, pas besoin d’exercice physique, pas besoin de soins, cela coûte moins cher. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enfermement dans un système informatique est une allégorie intéressante de la dictature : un système informatique est par définition totalitaire. Binaire, il ne permet d’agir que dans certaines fonctions définies. Il n’offre pas de possibilité hors de ce qui a été cadré, choisi, imposé. Il est sans nuance, inhumain. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Polarisation des extrêmes et désobéissance civile&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Planète B</strong> nous interroge sur un possible futur dystopique. Que doit faire la société face à l’inaction politique sur les enjeux écologiques ? La désobéissance civile (qualifiée de terrorisme par l’état &#8211; coucou Sainte Soline) est-elle le dernier levier pour forcer les états à respecter leurs engagements environnementaux ? Quand faut il intervenir ? Les gouvernements criminalisent les opposants, les migrants, les pauvres, bientôt ça pourrait-être vous ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Planète B sort au cinéma le 25 décembre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="PLANÈTE B Bande Annonce (2024) Adèle Exarchopoulos, Science-Fiction" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/p5B3O0JPKc8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/planete-b/">[Critique] Planète B</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bonchicbongenre.fr/planete-b/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[Critique] The Substance: l&#8217;élixir anti patriarcal</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/critique-the-substance/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/critique-the-substance/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Oct 2024 10:49:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[coralie fargeat]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bonchicbongenre.fr/?p=22674</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Revenge, Coralie Fargeat revient avec The Substance qui est d&#8217;une rage flamboyante, abordant une richesse de thématiques jamais survolées. Un tour de force qui restera un marqueur dans le traitement des violences sexistes au cinéma. Une ancienne star (Demi Moore), exclue du système en raison de son âge, trouve une certaine substance sensée résoudre &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-substance/">[Critique] The Substance: l&rsquo;élixir anti patriarcal</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-7d883793187a709452fffcb13c690822 wp-block-paragraph" style="background-color:#fff0c5">Après <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-revenge-me-too-rageur/" data-type="post" data-id="286">Revenge</a></em></strong>, Coralie Fargeat revient avec <strong><em>The Substance </em></strong>qui est d&rsquo;une rage flamboyante, abordant une richesse de thématiques jamais survolées. Un tour de force qui restera un marqueur dans le traitement des violences sexistes au cinéma.<br><br><em>Une ancienne star (Demi Moore), exclue du système en raison de son âge, trouve une certaine substance sensée résoudre son problème.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-92f1fad232586d31e0afe27f9d5b7f39">L&rsquo;avis de Jessica</h2>



<p class="wp-block-paragraph">“J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m’excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. » Ces mots de Virginie Despentes lâchés dans son incontournable « King Kong Théorie », sont illustrés par Coralie Fargeat dans <strong><em>The Substance</em></strong>. Elle parle aux vieilles, aux exclues, aux jeunes, aux femmes enceintes, ne n&rsquo;excusant de rien, assumant le gore de la chair dans tous ses états.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/TheSubstance_Still_02-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-22692" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/TheSubstance_Still_02-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/TheSubstance_Still_02-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/TheSubstance_Still_02-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/TheSubstance_Still_02-1536x864.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/TheSubstance_Still_02-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/TheSubstance_Still_02-1320x743.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/TheSubstance_Still_02.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Il était une fois&#8230;</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>The Substance</em></strong> utilise des codes issus des contes (l&rsquo;introduction, la référence à Cendrillon, la figure du monstre qui vient troubler l&rsquo;ordre établi&#8230;) pour raconter l&rsquo;histoire d&rsquo;une princesse adulée par le show business qui cherche l&rsquo;amour. Pas à travers le Prince Charmant, mais en étant validée par la société, grâce à un filtre apparemment miraculeux.<br>Une richesse de thématiques vient nourrir le sujet central du film: l&rsquo;amour. A la manière d&rsquo;une drogue, Elisabeth (Demi Moore), s&rsquo;est nourrie de l&rsquo;amour des autres pour exister. S&rsquo;aimer grâce aux regards des autres étant pour le moins risqué, lorsque tout s&rsquo;arrête, Elisabeth doit retrouver cet amour pour se reconstituer. <br>Mais ce personnage ce sont toutes les femmes qui ont connu un jour ou l&rsquo;autre, ou connaissent quotidiennement, la pression, le gouffre financier et de temps, la douleur, de se conformer aux normes de beauté faites sur les femmes. A titre personnel, c&rsquo;est la première fois que je vois un film qui retranscrit aussi justement l&rsquo;impact de ce poids.<br>Coralie Fargeat dit qu&rsquo;avec <strong><em>The Substance</em></strong>, elle a voulu représenter le fait que dans la mesure où un <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/zoom-les-realisatrices-et-le-body-horror/" type="link" id="https://bonchicbongenre.fr/zoom-les-realisatrices-et-le-body-horror/">corps féminin</a></strong> n&rsquo;est jamais neutre dans l&rsquo;espace public, c&rsquo;est constitutif d&rsquo;une inégalité majeure. En plus d&rsquo;infliger une douleur physique et morale, cela a un impact sur la capacité des femmes à s&rsquo;imposer dans l&rsquo;espace public, à prendre la parole, à être là.<br>C&rsquo;est finalement déjà une thématique perceptible dans <strong><em>Revenge</em></strong>, l&rsquo;héroïne étant victime de la projection de fantasmes masculins sur son corps.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="22691" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D007_00052_CROP-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-22691" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D007_00052_CROP-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D007_00052_CROP-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D007_00052_CROP-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D007_00052_CROP-1536x864.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D007_00052_CROP-2048x1152.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D007_00052_CROP-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D007_00052_CROP-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" data-id="22690" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D002_00028-copyf1-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-22690" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D002_00028-copyf1-1024x681.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D002_00028-copyf1-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D002_00028-copyf1-768x511.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D002_00028-copyf1-1536x1022.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D002_00028-copyf1-2048x1362.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D002_00028-copyf1-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D002_00028-copyf1-374x249.jpg 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/10/2562_D002_00028-copyf1-1320x878.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">La chair &amp; le sang</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour dénoncer l&rsquo;absurdité de ces normes maltraitant les corps et les esprits, Fargeat pousse les curseurs à fond. Que ça soit dans les gros plans de chair dans la douleur (les femmes enceintes ayant eu des péridurales s&rsquo;en souviennent), ou dans l&rsquo;exploitation de la jeunesse du corps en exagérant/déformant les plans sur les fesses et la poitrine.<br>Ce trop plein dénonce l&rsquo;utilisation des corps féminins qu&rsquo;on presse, qu&rsquo;on déforme, qu&rsquo;on use et qu&rsquo;on jette à des fins évidemment capitalistes, notion que l&rsquo;on retrouve dans l&rsquo;<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-lecofeminisme-cinema-genre/" data-type="post" data-id="9416">éco féminisme</a></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>The Substance</em></strong> marie une esthétique pub à un décor fantastique et angoissant en se réappropriant des références (<strong><em>Shining </em></strong>évidemment mais surtout la séquence hallucinée de la mère dans <strong><em>Requiem for a dream</em></strong> qui cherchait elle aussi à conformer son corps en prenant des amphétamines).<br>Pour faire transpirer la notion d&rsquo;injonction présente même dans la pseudo solution trouvée par Elisabeth, quoi de mieux que de réutiliser la typographie des messages autoritaires d&rsquo;<strong><em>Invasion Los Angeles</em></strong>?<br>Coralie Fargeat exploite avec brio ces références, prouvant qu&rsquo;elles nous nourrissent tous-te, et que leurs richesses permettent de porter un nouveau propos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas faire l&rsquo;impasse sur la prestation de Demi Moore, à la fois pour des questions symboliques (star sexy des années 90), mais aussi pour son interprétation bluffante et touchante. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus remarquable que c&rsquo;est la première fois en 2024 qu&rsquo;elle présentait un film à Cannes, à 60 ans. Un body horror sur les diktats d&rsquo;Hollywood.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Etre féministe, c&rsquo;est être paradoxale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais finalement la thématique qui m&rsquo;a le plus touchée dans <strong><em>The Substance</em></strong>, c&rsquo;est sa capacité à montrer que les femmes (et encore plus les féministes), doivent faire cohabiter des pensées contradictoires et parfois noires. En plus des normes, nous nous battons quasi en permanence contre nous même.<br>Nous sommes tiraillées en permanence entre les injonctions, nos convictions, nos besoins d&rsquo;amour, d&rsquo;indépendance, de nous sentir belles et désirables, mais jusqu&rsquo;où? Est-ce que nous qui le voulons bien ou est-ce parce qu&rsquo;on évolue avec ces constructions sexistes?<br>La dernière partie illustre toutes ces contradictions en mélangeant burlesque, tendresse, et déchirement. Car notre vie c&rsquo;est ça: une alternance de moments de fierté où on s&rsquo;assume et on prend notre place dans ce monde, la violence patriarcale en backclash.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une claque. <strong>Le film cartonne aux US </strong>alors donnons de la force à ce film qui est un marqueur pour le cinéma de genre et la portée politique de son propos féministe.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-34c9a1633ec3b4512c172defaa295011">L&rsquo;avis de Jeanne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ce film hautement symbolique, Coralie Fargeat s’élève contre le male gaze systémique de l’industrie audiovisuelle où les hommes dominent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les femmes face à l’industrie&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La scène d’exposition du personnage d’Elisabeth (Demi Moore, 61 ans) nous montre une très belle femme, avec un corps sculpté et dynamique. Sur son visage, on aperçoit quelques signes de l’âge, mais en tant que spectateur on ne peut s’empêcher de la trouver incroyable pour son âge. C&rsquo;est avec ce paradoxe que Fargeat appui sur le problème systèmique de l&rsquo;industrie : son producteur lui annonce que sa carrière est finie car elle a 50 ans et n’est donc plus désirable (alors que si). S’ensuit un accident de voiture qui symbolise toute la violence encaissée par le personnage. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la scène suivante, Elisabeth est en train de boire des cocktails, la camera s’attarde un moment sur sa robe dos nu qui laisse entrevoir tous les plis de sa peau dont les détails sont exagérés par la lumière choisie pour éclairer le club. L’ambiance choisie est faite pour sublimer les corps lisses et écraser les défauts de l&rsquo;âge. Comme si on voulait lui faire comprendre qu’elle n&rsquo;est plus à sa place dans la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Coralie Fargeat et son équipe appuient aussi sur l’injonction à être une femme jeune et ingénue. Les femmes belles et intelligentes sont menaçantes pour les hommes. Comme dans <strong><em>Don’t worry darling</em></strong> ou <strong><em>Blink Twice</em></strong>, le scénario appuie sur le fait qu&rsquo;il faut être une femme agréable, souriante, facile. Sue (Margaret Qualley) incarne parfaitement cette injonction, puisque derrière son sourrire le personnage n&rsquo;a pas vraiment de personnalité ni de lignes de dialogues : on voit surtout son corps et la caméra s’attarde beaucoup sur ses fesses. Les fesses de Sue sont la star en fait, ça que l&rsquo;industrie propulse au rang de star.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le regard des hommes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;introduction du producteur (Denis Quaid) est je crois la meilleur scène d&rsquo;exposition que j&rsquo;ai vu de ma vie. Le personnage arrive dans le cadre en gueulant des trucs horribles sur les femmes (agression auditive et sexiste), s’ensuit un gros plan fixe sur sa peau boursouflée qui transpire (agression visuelle et je dirais même olfactive, j’avais l’impression de sentir son parfum dégueulasse à travers l’écran). Pendant qu’il vomit son discours misogyne autosuffisant tout cela est filmé du point de l’urinoir : le mec nous pisse littéralement dessus.&nbsp;Ces choix de mise en scène sont magnifiques et efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long du film on voit un panel de personnages masculins qui n’ont aucun tact avec Elisabeth et ne font que sexualiser Sue (sans voir quand elle ne va pas bien quand elle commence à decrépire). Pendant le spectacle on voit beaucoup d&rsquo;hommes dans public qui sont en train de baver devant les danseuses, comme de petits garçons émerveillés à Noël. Le voisin d’Elisabeth à une attitude qui change radicalement avec le regard qu’il porte sur le physique de Sue. La seconde scène où on le voit est dailleurs flippante car il tente de s&rsquo;inviter chez elle pour l&rsquo;apéro et force un date. Il projète son désir sur Sue qui n&rsquo;en a pas pour lui, et ignore la notion de consentement, ça aurait pu basculer en ASS si le film avait pris un autre tournant&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le body horror quotidien des femmes&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sang, les injections, les cicatrices, le vomi… Le gore et le body horror sont totalement justifié dans <strong><em>The substance</em></strong> puisque dès notre plus jeune âge on nous apprend qu’«il faut souffrir pour être belle». La souffrance physique est une réalité ancrée dans le corps des femmes. De plus le corps qui change, qui mute, c&rsquo;est ce que quasiment toutes les jeunes filles endurent avec la puberté. Toutes les adolescentes sont un peu <strong><em>Cronenbergiennes</em></strong> finalement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Coralie Fargeat appuie aussi sur les souffrances psychologiques. C’est difficile pour les femmes qui ont toujours été désirées de ne plus recevoir le même traitement. Voir de se rendre compte que la valeur qu’on nous donne est juste sexuelle, et non pas un regard d’égal à égal. C’est déshumanisant. C’est violent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis fait la réflexion à un moment que Demi Moore a 61 ans, c&rsquo;est une femme magnifique et on parle tout le temps de sa beauté, mais à aucun moment on parle des efforts qu&rsquo;elle a fait pour ça. Tout le régime alimentaire, sportif, dermatologique, tous les efforts qu’il faut pour maintenir une routine comme ça, pour ne pas grossir, ne pas vieillir, tout ça c’est aussi une forme de sacrifice qui est occulté dans les médias. On veut voir des femmes belles mais on ne veut pas parler de comment elles sont « crées ». </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Moi jeune vs Moi vieille</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <strong><em>The substance </em></strong>Fargeat propose une réflexion interessante sur l’ambivalence de la pensée qui peut s’exprimer dans une même personne à deux âges différents. Elisabeth et Sue son sensé ne faire qu’un mais à deux âgés différents qui ne leur permettent pas de se comprendre ou de communiquer. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A 20 ans on est insouciant on méprise la vieillesse, les corps ridés et flasques. Et on le voit bien avec le personnage de Sue qui insulte Elisabeth à la télé en la traitant de dinosaure. Puis elle passe un cap quand elle l&rsquo;a cannibalise carrément et profanant son corps. Parallèlement à ca Elisabeth veut punir son double plus jeune, une fois qu’elle à commencé lui a voler ce qui lui restait de sa jeunesse. La projetant dans un avenir où son corps n’a plus 50 ans avec ce qui lui reste de beauté, mais un corps de femme encore plus vieille, décrépie, les articulations qui forment des noeuds, la peau tachée, les ongles jaunis. La dissociation du corps et des expériences des deux personnages entraînent une perte de soi et c’est pourtant par le respect de soi même qu’elles auraient pu profiter pleinement de l&rsquo;élixir de jeunesse.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Trajectoire tragique de la soumission ou de l’auto-détestation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <strong><em>The substance </em></strong>les femmes sont belles et puissantes au début du récit mais se perdent en chemin, à cause des pressions subies et du regard déformé qu&rsquo;elles ont sur elles-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeune beauté engendre une créature difforme et monstrueuse qui n&rsquo;est plus que la somme de la vision des hommes qui veulent la contrôler. Elle reprend les codes de beauté mainstream : robe, sourire, rouge a lèvres, elle se plante des boucles oreilles dans la chair pour être coquette et bien propre sur elle. Ensuite quand elle est sur scène exposée au regard de tous ces hommes, un sein jaillit de son visage, rappelant les commentaires du directeur de casting à propos d’une fille pas très jolie qui «aurait dû avoir des nichons à la place du visage&nbsp;pour avoir au moins un truc à offrir». Le sein qui jaillit et s’écrase au sol est comme un vomi en réponse à la violence reçue par ce commentaire misogyne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme de 50 ans, <a href="https://bonchicbongenre.fr/hagspotation-ou-comment-sont-representees-les-femmes-vieillissantes-au-cinema/">Hag domestiquée</a>, devenue recluse qui s’auto déteste à cause du regard des autres. N’ose plus s’exposer au monde, n’ose plus chercher l’amour, vit dans la crasse, se gave de nourriture grasse pour se punir (ou du moins punir son corps plus jeune). Elle finit littéralement par incarner une vieille sorcière bossue, aux doigts crochus, avec les seins qui pendent. C’est une trajectoire tragique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>John Merrick au bal du diable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le calvaire prend fin lorsque la créature Monstre ElisaSue monte sur scène et dans une scène digne de <strong><em>Carrie au bal du diable, </em></strong>inonde de son sang le public d’hommes-enfants pervers tel un John Merrick (<strong><em>Elephant man</em></strong>), figure martyrisée qui viendrait se venger. Prend ça dans la gueule patriarcat !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré toute la violence infligée ou auto-infligée, <strong><em>The substance </em></strong>à aussi un message qui est : apprendre à s’aimer. Assez de voir des femmes magnifiques se détester a cause de vieux dégueulasses qui se servent d’elles. Finalement les rides, le gras, les défauts, on s&rsquo;en fout parce que le corps c&rsquo;est juste un sac de viande. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on dégage, notre force de caractère qui nous rend beau tout au long de la vie.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Substance - Official Teaser Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/qWfnXRoWVJg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-substance/">[Critique] The Substance: l&rsquo;élixir anti patriarcal</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bonchicbongenre.fr/critique-the-substance/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[Critique] The angry black girl and her monster</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/critique-the-angry-black-girl-and-her-monster/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/critique-the-angry-black-girl-and-her-monster/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 May 2024 11:40:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bonchicbongenre.fr/?p=21969</guid>

					<description><![CDATA[<p>The angry black girl and her monster a été présenté lors du BIFFF 2024. C&#8217;est un film fantastique qui propose une nouvelle lecture de Frankenstein, évoquant le racisme et surtout les problèmes socio économiques subits par les afro américains.Une petite pépite à découvrir. Vicaria est une adolescente qui vit dans un quartier gangréné par la &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-angry-black-girl-and-her-monster/">[Critique] The angry black girl and her monster</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-color has-background has-link-color wp-elements-94079a5d1a7472de0eb9ea048235a4f2 wp-block-paragraph" style="color:#f4e2a9;background-color:#b60505"><strong><em>The angry black girl and her monster </em></strong>a été présenté lors du <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/bifff-2024-love-hate-bleeding/" data-type="post" data-id="21870">BIFFF 2024</a></strong>. C&rsquo;est un film fantastique qui propose une nouvelle lecture de<strong> </strong>Frankenstein, évoquant le racisme et surtout les problèmes socio économiques subits par les afro américains.<br>Une petite pépite à découvrir.</p>



<p class="has-text-color has-background has-link-color wp-elements-b570dfe834f4ef072e328533716ba342 wp-block-paragraph" style="color:#a50a0a;background-color:#fbe7af">Vicaria est une adolescente qui vit dans un quartier gangréné par la drogue et la violence qui en découle. Brillante scientifique, elle se lance dans la création d&rsquo;un monstre pour contrer la mort qui frappe ses proches depuis toute petite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>The angry black girl and her monster</em></strong> est le premier film du réalisateur noir Bonami J.Story. On compte sur les doigts d&rsquo;une main, les personnes noires à la réalisation de films de genre (qui parviennent jusqu&rsquo;à nous du moins). Jordan Peele a ouvert le game en 2017 évidemment, et on peut aussi noter Justin Simien (<strong><em>Bad Hair</em></strong>) qui depuis a perdu toute son essence politique avec <strong><em>Le manoir hanté</em></strong>. On a également Tim Story avec <strong><em>The Blackening</em></strong>, ainsi que les réalisateurs Christopher Renz et Gerard Bush qui se sont faits remarquer avec leur moyen <strong><em>Antebellum</em></strong>. Côté femme, le désert est encore plus parlant avec Nia DaCosta (soutenue par Jordan Peele) avec le reboot de<strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/analyse-saga-candyman/" data-type="post" data-id="1743"> Candyman</a></em></strong>, qui s&rsquo;est, elle aussi, perdue avec <strong><em>The Marvels</em></strong>.<br>La blaxploitation des années 70 n&rsquo;a pas vraiment porté ses fruits.<br>Peu parviennent à intégrer intelligemment une lecture politique, liée à leur oppression, le racisme (et notamment le racisme subit par les afro américains qui reste différent de l&rsquo;Europe). </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/5d705ba9a55605eb6849d6ae0c1eebcbdd90df7056988d2e0ecaeb626069e36f-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-22009" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/5d705ba9a55605eb6849d6ae0c1eebcbdd90df7056988d2e0ecaeb626069e36f-768x1024.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/5d705ba9a55605eb6849d6ae0c1eebcbdd90df7056988d2e0ecaeb626069e36f-225x300.jpg 225w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/5d705ba9a55605eb6849d6ae0c1eebcbdd90df7056988d2e0ecaeb626069e36f-1152x1536.jpg 1152w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/5d705ba9a55605eb6849d6ae0c1eebcbdd90df7056988d2e0ecaeb626069e36f-1536x2048.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/5d705ba9a55605eb6849d6ae0c1eebcbdd90df7056988d2e0ecaeb626069e36f-45x60.jpg 45w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/5d705ba9a55605eb6849d6ae0c1eebcbdd90df7056988d2e0ecaeb626069e36f-1320x1760.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/5d705ba9a55605eb6849d6ae0c1eebcbdd90df7056988d2e0ecaeb626069e36f.jpg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le cas avec <strong><em>The angry black girl and her monster</em></strong>, dont le titre reflète à la fois le sujet du film, et sa tonalité. En effet, le titre est presque un pitch, et la « fille noire en colère » fait référence au cliché à la fois sexiste et raciste qui veut qu&rsquo;une femme est hystérique, et qu&rsquo;elle fait du bruit, surtout quand elle est noire. Avec cette référence, le réalisateur assume de se réapproprier ce cliché, et surtout donne une dimension politique en intégrant un monstre à la fois réel mais aussi métaphorique. Ici il est question d&rsquo;un monstre sociétal, qui pénalise la communauté afro américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On est tout de suite en empathie avec le personnage de Vicaria qui mêle humour et volonté sans faille, le tout sans s&#8217;empêcher d&rsquo;être agressive s&rsquo;il le faut (que ça soit envers la prof blanche ou le dealer noir).<br>Le réalisateur parvient à évoquer les dilemmes de cette communauté sans les discréditer (les problèmes de discrimination les amènent à dealer, qui engendre de la violence entre eux, etc..). Le tout est souvent traité avec humour très politisé, ce qui permet de faire passer le message sans lourdeur. Par ailleurs, les personnages ont une certaine complexité, car pour une fois ils ne sont pas tous d&rsquo;accord sur les raisons de leur situation socio économique. D&rsquo;ailleurs, les lignes sont aussi brouillées quand il s&rsquo;agit de savoir qui fait vraiment peur ici: la petite fille qui a des réactions étranges au regard de la situation? Le monstre? Le dealer? Le bras droit du dealer?</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/94037e287ac5c9bd50f2278167128df80ea8f0d6c130eb304684d1e307ed1e55-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-22012" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/94037e287ac5c9bd50f2278167128df80ea8f0d6c130eb304684d1e307ed1e55-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/94037e287ac5c9bd50f2278167128df80ea8f0d6c130eb304684d1e307ed1e55-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/94037e287ac5c9bd50f2278167128df80ea8f0d6c130eb304684d1e307ed1e55-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/94037e287ac5c9bd50f2278167128df80ea8f0d6c130eb304684d1e307ed1e55-1536x864.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/94037e287ac5c9bd50f2278167128df80ea8f0d6c130eb304684d1e307ed1e55-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/94037e287ac5c9bd50f2278167128df80ea8f0d6c130eb304684d1e307ed1e55-1320x743.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/94037e287ac5c9bd50f2278167128df80ea8f0d6c130eb304684d1e307ed1e55.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En raison des discriminations raciales, Vicaria cherche un sens à cela en assimilant la mort qui règne en permanence dans son environnement (affrontements entre gangs, violences policières et drogues&#8230;), à une maladie. <br>Une très belle idée qui se matérialise par la forme d&rsquo;une maladie lente, qui s&rsquo;imprègne: les ralentis de balle perdues, le cœur qui lâche petit à petit d&rsquo;un adolescent noir qui meure tué par la police, la drogue qui tue à petits feux le père.<br>En réponse à cela, Vicaria décide de redonner vie à son défunt frère, et c&rsquo;est là qu&rsquo;<em><strong>Angry black and her monster</strong> </em>perd un peu de cohérence avec l&rsquo;idée de départ de la maladie. En quoi ressusciter un cadavre pallie à une maladie?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, cela n&rsquo;impacte pas l&rsquo;efficacité du reste du récit dont le déroulé reste évidemment attendu, mais qui offre des séquences horrifiques brutales et bien rythmées à défaut d&rsquo;être véritablement angoissantes.<br>Par ailleurs, le réalisateur tord la morale de Frankenstein et d&rsquo;un récit initiatique classique (apprendre de ses erreurs), pour nuancer cette affirmation. En fonction des situations, agir de la même manière et prendre des risques peut être la bonne solution pour tenter de réparer des erreurs, ou de rééquilibrer une justice.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="169" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/1439959_backdrop_scale_1280xauto-300x169.jpeg" alt="" class="wp-image-21982" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/1439959_backdrop_scale_1280xauto-300x169.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/1439959_backdrop_scale_1280xauto-1024x576.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/1439959_backdrop_scale_1280xauto-768x432.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/1439959_backdrop_scale_1280xauto-107x60.jpeg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/05/1439959_backdrop_scale_1280xauto.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Quand Frankenstein créé son monstre par vanité et arrogance, <strong><em>A angry black girl and her monster</em></strong> montre la créature comme une réappropriation de la violence raciste et ses conséquences. C&rsquo;est aussi l&rsquo;occasion pour Vicaria de montrer ses compétences scientifiques. Là où Mary Shelley a été invisibilisée à son époque, <strong><em>A angry black girl and her monster</em></strong> lui rend hommage en remplaçant Frankenstein par une femme.<br>La jeune Laya Deleon Hayes, plutôt connue dans des séries enfantines ou ado, porte le film de bout en bout, avec une énergie déconcertante. Chad Coleman sorti de la série The Wire offre une interprétation touchante d&rsquo;un père en perdition mais animé par l&rsquo;amour de sa fille qui le maintient en vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A angry black girl and her monster</em></strong> est un premier long très prometteur et j&rsquo;ai hâte de découvrir la suite de la filmographie de Bonami J.Story.</p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-the-angry-black-girl-and-her-monster/">[Critique] The angry black girl and her monster</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bonchicbongenre.fr/critique-the-angry-black-girl-and-her-monster/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[Critique] Vampire humaniste cherche suicidaire consentant</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/critique-vampire-humaniste-cherche-suicidaire-consentant/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/critique-vampire-humaniste-cherche-suicidaire-consentant/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 12:52:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bonchicbongenre.fr/?p=21773</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sasha est une vampire adolescente qui refuse de tuer des gens pour se nourrir. Sa famille subvient dont à ses besoins. Mais pour l&#8217;aider à gagner en autonomie, ses parents la confie à sa cousine qui devra lui apprendre à chasser. Sa rencontre avec Paul, qui se sent profondément seul et qui pense au suicide &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-vampire-humaniste-cherche-suicidaire-consentant/">[Critique] Vampire humaniste cherche suicidaire consentant</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-7c99ed4bc2d5843fe3232d67da91a6fd wp-block-paragraph" style="background-color:#fbe7b1">Sasha est une vampire adolescente qui refuse de tuer des gens pour se nourrir. Sa famille subvient dont à ses besoins. Mais pour l&rsquo;aider à gagner en autonomie, ses parents la confie à sa cousine qui devra lui apprendre à chasser. Sa rencontre avec Paul, qui se sent profondément seul et qui pense au suicide va être une rencontre déterminante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas dire que <strong><em>Vampire humaniste cherche suicidaire </em></strong>consentant cherche le consensus avec son titre. Certains en seront frappés et le retiendront, d&rsquo;autres en seront rebutés.<br>Le cinéma de genre s&rsquo;intéresse depuis toujours à l&rsquo;adolescence et notamment à l&rsquo;adolescente. Période charnière de quête de soi et du corps (règles et transformation), la figure féminine est le sujet idéal à questionner et à analyser. <br>La réalisatrice Québécoise <strong>Ariane Louis Seize </strong>s&rsquo;intéresse dans <strong><em>Vampire humaniste cherche suicidaire</em></strong> consentant, au malaise psychologique que l&rsquo;on ressent à cette période en réussissant à allier les situations personnelles et différentes vécues par une fille <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-du-vampire-selon-le-genre/" data-type="post" data-id="21711">vampire</a></strong>, Sasha, et un garçon, Paul.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/03/image-w1280.webp" alt="" class="wp-image-21789" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/03/image-w1280.webp 800w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/03/image-w1280-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/03/image-w1280-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/03/image-w1280-107x60.webp 107w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>© h264/SODEC/TÉLÉFILM CANADA/CRÉDIT D’IMPÔT CINÉMA ET TÉLÉVISION QUÉBEC/CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU CANADA dist. : Wayna Pitch</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des vampires à plusieurs facettes humanistes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sasha est très entourée par une famille de<strong><a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/obsession-vampire-3190557"> vampire </a></strong>qui s&rsquo;inquiète de ne pas la voir évoluer en chasseuse. Elle refuse de tuer, rejetant la violence que cela implique, et l&rsquo;injustice que cela représente (pourquoi sa vie vaudrait plus qu&rsquo;une autre?). Ce raisonnement est transposable aux débats actuels sur notre rapports aux animaux et à leur consommation. Sachant que les animaux ont une sensibilité, quel est notre droit à tuer ces êtres vivants (d&rsquo;autant que les humains ont des alternatives pour le coup).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul est davantage soutenu par sa mère, qu&rsquo;on sent démunie face aux pensées suicidaires de son fils. Sa solitude lui créé une absence de sens, et si son suicide peut rendre service à la culpabilité et à la vie de Sasha, ça l&rsquo;arrange. En ces temps de débats sur la fin de vie, et le suicide adolescent dans l&rsquo;actualité, c&rsquo;est peu dire si le sujet est touchy.<br>Mais Ariane Louis Seize et sa scénariste Christine Doyon réussissent haut la main le pari. Il faut dire que leur rigueur professionnelle et artistique les ont conduites à faire relire le scénario par une association de prévention contre le suicide pour vérifier que le scénario ne contenait pas de soucis ou de contresens qu&rsquo;elles auraient pu commettre. Ainsi, sans jugement sur le personnage de Paul, <strong><em>Vampire humaniste cherche suicidaire consentant</em></strong>, évoque avec douceur le sujet du suicide, pour surtout mettre en lumière au fil du film, la beauté du sentiment de ne plus se sentir seul.e.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="932" height="582" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/03/OJXAV4N2ABCDRLAPLROTYNLSYI.jpg" alt="" class="wp-image-21788" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/03/OJXAV4N2ABCDRLAPLROTYNLSYI.jpg 932w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/03/OJXAV4N2ABCDRLAPLROTYNLSYI-300x187.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/03/OJXAV4N2ABCDRLAPLROTYNLSYI-768x480.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/03/OJXAV4N2ABCDRLAPLROTYNLSYI-96x60.jpg 96w" sizes="(max-width: 932px) 100vw, 932px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>© h264/SODEC/TÉLÉFILM CANADA/CRÉDIT D’IMPÔT CINÉMA ET TÉLÉVISION QUÉBEC/CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU CANADA dist. : Wayna Pitch</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des vampires politiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et ce n&rsquo;est pas le seul sujet <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/zoom-pourquoi-tous-les-films-sont-politiques/" data-type="post" data-id="8931">politique</a></strong> qui est abordé. A travers Sasha, Ariane Louis Seize questionne notre légitimité à tuer un être vivant pour le manger (alors que dans le cas de Sasha, elle n&rsquo;a que le sang humain pour survivre, contrairement à nous). Ainsi, on la sent piégée dans sa situation de vampire, écartelée par sa famille et son instinct qui lui dit de ne pas tuer.<br>Tout comme la fin de vie, qui est filmée avec une grande délicatesse.<br>D&#8217;emblée par son titre, <strong><em>Vampire humaniste cherche suicidaire consentant</em></strong> questionne la notion de consentement non pas à travers l&rsquo;acte sexuel (ou indirectement à travers le mythe du vampire), mais à travers l&rsquo;état psychologique d&rsquo;autrui. C&rsquo;est ce que Sasha cherche à comprendre chez Paul, en l&rsquo;aidant à se libérer psychologiquement et physiquement, pour répondre à ses propres conflits. Le film n&rsquo;oublie pas que la question du suicide est nuancée et complexe, et ne juge jamais son personnage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut noter le travail sur les couleurs (beaucoup de vert et rouge pour les vampires), et les décors nous mettent dans un cocooning vampiresque gothique des plus agréables. Un travail délicat et précis de Shawn Pavlin, déjà présent sur les courts de la réalisatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui m&rsquo;a particulièrement touchée dans <strong><em>Vampire humaniste cherche suicidaire consentant</em></strong>, c&rsquo;est la représentation d&rsquo;une amitié amoureuse à l&rsquo;écran. J&rsquo;ai personnellement souvent ressenti ce type d&rsquo;émotion ou de sentiment, et jamais l&rsquo;art n&rsquo;a vraiment questionné ou représenté cette notion. Ces coups de foudre amicaux, où finalement la seule (et grosse) différence se situe dans la sexualité. Un sentiment de proximité énorme envers une personne sans envie de le toucher pour autant. La scène où les deux personnages écoutent Brenda Lee « emotions » illustre parfaitement cet état, et est un hommage à la sublime scène similaire dans un autre film de vampire à la vibe arty <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-a-girl-walks-home-alone-at-night/" data-type="post" data-id="1128">A girl walks home alone at night</a></em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ariane Louis Seize revisite le mythe du vampire en lui ôtant tous les clichés habituels, pour évoquer la quête d&rsquo;identité et la compréhension de l&rsquo;autre. Quoi de plus humaniste dans cette démarche artistique?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bande annonce de <strong><em>Vampire humaniste cherche suicidaire consentant:</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Vampire humaniste cherche suicidaire consentant (Ariane Louis-Seize) - Bande annonce" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/pfNlE9sq1X4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-vampire-humaniste-cherche-suicidaire-consentant/">[Critique] Vampire humaniste cherche suicidaire consentant</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bonchicbongenre.fr/critique-vampire-humaniste-cherche-suicidaire-consentant/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[Critique] Vermines</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/critique-vermines/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/critique-vermines/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Dec 2023 20:20:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bonchicbongenre.fr/?p=21638</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vermines est le 1er long métrage de Sebastien Vanicek dont le pitch est simple: un amateur de bestioles exotiques ramène dans sa cité un spécimen d&#8217;araignée particulièrement dangereux. L&#8217;araignée va se faire la malle et part investir les lieux.Le cinéma de genre français est vigoureux et Vermines en est un nouvel exemple. Arachnophobes, Vermines risque &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-vermines/">[Critique] Vermines</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-50bc1ec35f8d9c30ce76997d727e9b77 wp-block-paragraph" style="background-color:#f4e5b7"><strong><em>Vermines </em></strong>est le 1er long métrage de Sebastien Vanicek dont le pitch est simple: un amateur de bestioles exotiques ramène dans sa cité un spécimen d&rsquo;araignée particulièrement dangereux. L&rsquo;araignée va se faire la malle et part investir les lieux.<br>Le <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-le-cinema-de-genre-francais/" data-type="post" data-id="295">cinéma de genre français</a></strong> est vigoureux et <strong><em>Vermines</em></strong> en est un nouvel exemple.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="625" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/vermines-affiche.jpg" alt="" class="wp-image-21643" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/vermines-affiche.jpg 500w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/vermines-affiche-240x300.jpg 240w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/vermines-affiche-48x60.jpg 48w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/vermines-affiche-448x560.jpg 448w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Arachnophobes, <strong><em>Vermines </em></strong>risque d&rsquo;être compliqué pour vous. J&rsquo;aime les araignées, et pourtant Vermines est tellement efficace que mon expérience sensorielle a été très tendue.<br>Sous son ressort un peu facile (exploiter la peur très courante des araignées), et son aspect grand spectacle, <strong><em>Vermines</em></strong> propose une charge politique forte à plusieurs points de vue. D&rsquo;un point de vue narratif et de mise en scène.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un film de monstre français ça ne se refuse pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Vermines » est un terme qui permet de relier les araignées identifiées comme nuisibles, et les (jeunes) habitants de cité considérés comme des vermines par l&rsquo;élite. Le parallèle est évident mais il n&rsquo;est jamais lourdement souligné dans le film. C&rsquo;est la mise en scène qui prend le relai, à l&rsquo;image de <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/analyse-saga-candyman/" data-type="post" data-id="1743">Candyman</a></em></strong> et de sa cité Cabrini Green. La cité (Noisy où le réalisateur a grandi), est filmée comme un cocon, un complexe rond, délabré. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus un cocon que quand l&rsquo;invasion commence, le bâtiment est confiné, laissant les habitants face à la mort. On pourrait même pousser le parallèle avec le fait qu&rsquo;on impose aux bestioles de Caleb, le héros, d&rsquo;être enfermées dans des boîtes, de la même manière qu&rsquo;on a parqué des populations immigrantes dans les quartiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <strong><em>Vermines </em></strong>est avant tout un divertissement efficace, tendu, nerveux, sachant doser parfaitement le champs et le hors champs. Le film est d&rsquo;autant plus malin qu&rsquo;il mise sur des séquences de stress universelles (comment se débarrasser d&rsquo;une araignée dans une salle de bain), parvenant à faire d&rsquo;une scène quotidienne, un fort moment de tension.<br><strong><em>Vermines</em></strong> prouve qu&rsquo;on peut réaliser un divertissement intelligent. Une fois n&rsquo;est pas coutume, les personnages féminins sont pertinents alors même qu&rsquo;ils sont secondaires. La soeur du héros, Manon écoute du métal en bricolant (nous sortant un peu du uniquement classique hip hop dans ce genre de films) est d&rsquo;une énergie incroyable. Face à son frère, face à l&rsquo;adversité. Point de love interest ici, l&rsquo;amour qu&rsquo;on essaye de se communiquer est fraternelle et amical.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="528" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/6tQkJ3WAIg-YKs8jP1dsMhHvlGk-1024x528.jpg" alt="" class="wp-image-21644" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/6tQkJ3WAIg-YKs8jP1dsMhHvlGk-1024x528.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/6tQkJ3WAIg-YKs8jP1dsMhHvlGk-300x155.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/6tQkJ3WAIg-YKs8jP1dsMhHvlGk-768x396.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/6tQkJ3WAIg-YKs8jP1dsMhHvlGk-1536x791.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/6tQkJ3WAIg-YKs8jP1dsMhHvlGk-2048x1055.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/6tQkJ3WAIg-YKs8jP1dsMhHvlGk-116x60.jpg 116w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/12/6tQkJ3WAIg-YKs8jP1dsMhHvlGk-1320x680.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vermines ou la résistance des indésirables</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c&rsquo;est la charge politique qui étonne dans <strong><em>Vermines</em></strong>. A commencer par le casting, dont les personnages principaux sont non blancs.<br>Alors que ce n&rsquo;est clairement pas le but affiché, le film n&rsquo;oublie pas d&rsquo;éviter les clichés habituels des cités. Il est question de trafic mais pas de drogue (l&rsquo;idée des chaussures vient du réalisateur qui adore les TN), les habitants ne sont pas des personnages-pions et des scènes touchantes montre ce à quoi ils sont exposés.<br>Les violences policières sont explicites; les protagonistes survivants sont traités de la même manière que les araignées. C&rsquo;est là qu&rsquo;on voit la peur des policiers face à ces « vermines » avec la violence qui va avec.<br>Questionnés sur les violences policières dans le film, Lisa Nyarko et Théo Christine évoquent pudiquement que le film parle de la difficulté à communiquer, que ça soit entre frère et soeur ou communautés et police.<br>Comme <strong><em>Alien</em></strong>, le film questionne le traitement des espèces vivantes par les humains. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs un sujet qui touche particulièrement le réalisateur qui parle de responsabilité qu&rsquo;on l&rsquo;on a vis à vis des animaux: mauvais traitements, consommation excessive de viande, surpêche, etc..<br>D&rsquo;ailleurs le film est souvent du point de vue des animaux (la caméra juste derrière la tête du chien qui observe son environnement, les dialogues que l&rsquo;on entend de l&rsquo;intérieur des vivariums&#8230;).<br>Ici, les araignées ne font qu&rsquo;investir un lieu qu&rsquo;on leur a imposé, et répliquer à un enfermement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parsemé de clins d&rsquo;oeil (intro rappelant <strong><em>l&rsquo;Exorciste</em></strong>, la boîte de chaussures des <strong><em>Gremlins</em></strong>, le feu, la croissance rapide du monstre et le cocon comme dans <strong><em>Alien</em></strong>), <strong><em>Vermines</em></strong> s&rsquo;avère être un véritable film de monstre qui s&rsquo;assume, comme on en voit rarement (jamais?) dans le cinéma de genre français. Le tout porté par un casting impeccable avec une belle alchimie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bande annonce de <strong><em>Vermines</em></strong> (sortie le 27 décembre 2023):</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="VERMINES Bande Annonce (2023) Invasion d&#039;Araignées" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/zzZAotvS5LY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-vermines/">[Critique] Vermines</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bonchicbongenre.fr/critique-vermines/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[Zoom] Les meilleures comédies d&#8217;horreur</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/les-meilleures-comedies-horrifiques/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/les-meilleures-comedies-horrifiques/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Oct 2023 12:11:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bonchicbongenre.fr/?p=21494</guid>

					<description><![CDATA[<p>La comédie d&#8217;horreur est en genre particulier car on attend du spectateur qu&#8217;il connaisse les codes de l&#8217;horreur pour que les ressorts comiques fonctionnent. Parce qu&#8217;on a tous vu Zombieland, La cabane dans les bois et Shaun of the dead, on a dégoté pour vous les comédies d&#8217;horreur les moins connues du grand public. Alors &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/les-meilleures-comedies-horrifiques/">[Zoom] Les meilleures comédies d&rsquo;horreur</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph">La comédie d&rsquo;horreur est en genre particulier car on attend du spectateur qu&rsquo;il connaisse les codes de l&rsquo;horreur pour que les ressorts comiques fonctionnent. Parce qu&rsquo;on a tous vu <strong><em>Zombieland, La cabane dans les bois et Shaun of the dead</em></strong>, on a dégoté pour vous les comédies d&rsquo;horreur les moins connues du grand public. Alors voici une liste des meilleures comédies horrifiques qui méritent qu&rsquo;on parle d&rsquo;elles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mort vous va si bien (1992) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mort vous va si bien&nbsp;(<strong><em>Death Becomes Her</em></strong>) est un conte classique qui expose la rivalité de deux femmes qui vont commettre l’irréparable dans leur quête de jeunesse et beauté éternelle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette comédie horrifique fantastique réalisée par <strong>Robert Zemeckis</strong>, le papa de <strong><em>Retour vers le future, Forest Gump et Roger rabbit</em></strong>, sent bon l’originalité des 90’s, les effets spéciaux pratiques et on peut y voir Bruce Willis avec des cheveux.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Death Becomes Her (1992) Official Trailer - Meryl Streep, Goldie Hawn Movie HD" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/NFXQQ2uAeHM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">A fantastic fear of everything (2014) UK</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A Fantastic Fear of Everything</em></strong> est une comédie d&rsquo;horreur &lsquo;noire&rsquo; Britannique. <strong>Simon Pegg</strong> y campe un écrivain pour enfants complètement névrosé qui a peur de tout. Obsédé par le désir d&rsquo;écrire un roman sur un serial killer, il se retrouve malgré lui embarqué dans une histoire de meurtre au Lavomatic. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Simon Pegg en slip qui rase les murs à la poursuite d’un serial killer est certainement le film qui manquait à votre vie.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="A Fantastic Fear Of Everything Official US Release Trailer #1 (2014) - Simon Pegg Comedy Movie HD" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/R9_H34YiKH0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Housebound (2014) Nouvelle Zélande</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Housebound</em></strong>&nbsp;est une comédie d’épouvante Néo Zélandaise qui joue avec les notions de <em><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-famille-cinema-de-genre/">family horror</a></em>. Une jeune femme au passé criminel est assignée à résidence… chez sa mère, qu’elle ne supporte pas. Quoi de plus horrible me direz vous ? Et bien d’après sa mère, la maison est hantée !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film bascule très facilement du film d’horreur à la comédie loufoque, et il est porté par une des meilleures final girls des derniers temps.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Housebound Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/ji8Tsuj3u0c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">What we do in the shadows (2014) Nouvelle Zélande</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus un <strong>mockumentaire</strong> que film d&rsquo;horreur, il explore la vie de vampires en collocation à Wellington, capitale très ensoleillée de la Nouvelle Zélande. <strong><em>What we do in the shadows</em></strong> est pour moi LA MEILLEUR COMEDIE HORRIFIQUE DU MONDE ENTIER. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On y retrouve l’humour décalé de Jemaine Clement (<strong><em>Flight of the Conchords, Gentlemen Broncos, Eagle vs Shark</em></strong>) et Taika waititi (<strong><em>Thor Ragnarock, Hunt for the Wilder people</em></strong>).&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="What We Do in the Shadows - Official Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/IAZEWtyhpes?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deathgasm (2015) Nouvelle Zélande</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deathgasm </em></strong>est une comédie d&rsquo;horreur métal réalisée par Jason Lei, à qui on doit aussi <strong><em>Guns Akimbo</em></strong>. Deux jeunes métalleux doivent lutter contre les forces du mal après avoir volé une partition satanique, qui quand elle est jouée provoque l’apocalypse. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est fun et léger est beaucoup plus respectueux que la comédie ratée de Julien Doré sur le métal.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Deathgasm - Official Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/qz3kt1gh0OE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Cooties (2015) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la comédie horrifique <strong><em>Cooties</em></strong> <strong>Elijah Wood</strong> et <strong>Rain Wilson</strong> (<strong><em>The Office</em></strong>) vont devoir faire équipe après s’être fait attaquer par des enfants….zombies. Un virus contenu dans des nuggets de cantine ont transformé en zombies les enfants qui n’ont pas encore fait leur puberté. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est fun quand on aime voir des enfants se faire défoncer à coup de plateaux de cantine par leur prof de sport.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Cooties Official Trailer #1 (2015) - Elijah Wood, Rainn Wilson Movie HD" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/G_he1HiLy0A?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Satanic panic (2019) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Satanic Panic</em></strong>&nbsp;est une comédie d’action légère. Dans ce film une livreuse de pizza payée au salaire minimum est capturée par une secte qui veut se servir de sa virginité pour invoquer <strong>Baphomet</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette comédie horrifique touche du doigt comment les riches utilisent les classes pauvres pour rester riches, tout en restant léger.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Satanic Panic - OFFICIAL TRAILER" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/mpwVh6c7fFs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Come to daddy (2019) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <strong><em>Come to daddy,</em></strong> <strong>Elijah Wood </strong>campe un DJ vaniteux qui décide de renouer contact avec son père biologique, qu’il n’a pas vu depuis des décennies. La rencontre avec le vielle homme antipathique ne se passe pas comme prévu et on est embarqué dans une comédie horrifique qui soulève plus de questions qu’elle n’en répond.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film part un peu en ventre mou après que le mystère soit exposé, mais le postulat de départ sur la dynamique parent-enfant est intéressante.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Come to Daddy - Official Trailer (2020) Elijah Wood" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/3D05YjZmVSI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Get ducked (2020) UK</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la comédie d&rsquo;horreur britannique <strong><em>Get duked</em></strong>, 3 jeunes de cité sans aucun talent de survie et un nerd, sont envoyés en randonnée dans les Highlands en guise de travaux d’internet généraux. Livrés a eux mêmes, ils sont pourchassés par des mystérieux chasseurs habillés comme la royauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Get duked </em></strong>est un joli commentaire social illustrant comment la classe ouvrière est sacrifiée par la monarchie.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Get Duked! – Official Redband Trailer | Prime Video" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/si5C-3F9Pw4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bad hair (2020) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 80 une jeune femme noire qui travaille dans l’ombre des plateaux télé finit par céder aux injonctions de beauté des blancs et se fait poser des extensions de cheveux lissés. Elle va rapidement découvrir le prix à payer pour son succès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La comédie horrifique <strong><em>Bad hair</em></strong> s’en prend aux injonctions esthétiques qui pèsent sur les cheveux crépus, dénonce le racisme systémique et la <a href="https://bonchicbongenre.fr/lenfer-du-travail-dystopie-en-entreprise-dans-les-films-et-series/">mise en compétition des femmes dans les années 80</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bad Hair - Trailer (Official) | Hulu" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/DmrTRblGeKw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">All my friends hate me (2021) UK</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pete est invité à fêter son anniversaire, avec ses amis de la fac, dans le château de son meilleur ami. Les événements qui vont s’enchaîner sur le weekend vont le mettre sur la défensive. Est il paranoïaque ou est-ce que ses amis ne l’aiment pas ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>All My Friends Hate Me</em></strong>&nbsp;est une comédie typiquement britannique qui parle d’angoisses sociales. Le film joue sur l’horreur psychologique de l’anxiété avec humour.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="All My Friends Hate Me - Official Trailer (2022) Tom Stourton, Georgina Campbell" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/qcLusCip1Gs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bodies bodies bodies (2022) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Bodies Bodies Bodies</em></strong>&nbsp;est un slasher américain qui voit une bande d’amis riches et désabusés se réunir pour faire la teuf dans un manoir un weekend de tempête. Entre les rivalités, la drogue et un jeu de loup garou qui tourne mal, le weekend va virer au cauchemar.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette comédie horrifique reprend les codes du slasher classique avec un twist pour illustrer le narcissisme de la Gen Z.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bodies Bodies Bodies | Official Trailer 2 HD | A24" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/cTzGKsZjBOY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Let the wrong one in (2022) Ireland</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Let the Wrong One In</em></strong> est une comédie d&rsquo;horreur indépendante Irlandaise. Malgré son petit budget ce film parodique de vampire est très sympa. Les effets visuels sont réussis et <strong>Anthony Stewart Head</strong> (Gilles dans <strong><em>Buffy</em></strong>) prend son rôle de chasseur de vampires très au sérieux. </p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Let the Wrong One In - Official Movie Trailer (2022)" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/_XFO2Wk9DxY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deadstream (2023) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un <strong>Youtubeur</strong> qui s’est fait cancel décide de passer une nuit dans le manoir le plus hanté des usa pour relancer sa chaîne. Cette comédie d&rsquo;horreur est astucieuse dans la mise en scène car on ne voit que ce qui se passerait lors d&rsquo;un vrai stream, par la face-cam du streamer et les cameras disséminées dans la maison. L’atmosphère est très immersive du coup et comme le personnage est détestable on se délecte de ce qui lui arrive.  </p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Deadstream - Official Trailer (2022) Joseph Winter, Melanie Stone, Jason K. Wixom" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/lsl4UF-o76Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Sorry about the demon (2023) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sorry About the Demon </em></strong><em>est </em>une comédie horrifique à petit budget produite par <strong>Shudder</strong>. Le film nous raconte l’histoire d’un jeune homme nouvellement célibataire, qui se voit louer un manoir par une « gentille famille ». Évidemment le manoir est hantée et il doit apprendre a vivre en collocation avec les démons.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’humour en décalage avec l’horreur en fait une comédie légère avec quand mes des effets visuels de qualité.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Sorry About the Demon - Official Trailer [HD] | A Shudder Original" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/T0TwQ1QHAZ0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Totally killer (2023) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une jeune fille de 16 ans voyage dans le temps jusqu&rsquo;en 1987, où elle fait équipe avec sa mère jeune, pour attraper le tueur «sweet 16» qui avait tué des jeunes filles de la génération précédente.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Totally Killer</em></strong> est un slasher très fun qui revient sur les aspects problématiques des teenage movies (comédies pour les ados) des années 80.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Totally Killer - Official Red Band Trailer | Prime Video" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/vNm3VPPKEQI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">The blackening (2023) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">The Blackening&nbsp;est une <a href="https://bonchicbongenre.fr/la-comedie-comme-outil-satirique/">comédie satirique</a> inspiré des slashers classiques. Le film, qui se déroule le 16&nbsp;juin, date de la libération des esclaves afro américains, nous présente un groupe d&rsquo;amis noirs ciblés par un tueur masqué alors qu&rsquo;ils séjournaient dans une cabane dans les bois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La baseline du film est tout aussi ironique «<em>We can’t all die first</em>» faisant un pied de nez au trope du personnage noir qui meurt en premier dans les films d’horreur.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Blackening (2023) Official Trailer - Grace Byers, Jermaine Fowler, Melvin Gregg, X Mayo" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/moiRCJR4ToY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/les-meilleures-comedies-horrifiques/">[Zoom] Les meilleures comédies d&rsquo;horreur</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bonchicbongenre.fr/les-meilleures-comedies-horrifiques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
