femme blonde qui regarde

Cela pourrait être presque un sous-genre du cinéma de genre, tant c’est un trope que l’on retrouve régulièrement: la très belle jeune femme, attirant les hommes comme une fleur attire les abeilles, mais qui va s’avérer diabolique.
Je vous propose de se pencher sur cette variante de la femme fatale, sa représentation et ce qu’elle implique.
Attention, ça spoil!

Jennifer’s body, All the boys love Mandy Lane, La Mutante…tous ces films utilisent le même postulat de départ: une jolie jeune fille qui séduit des garçons que l’on « découvre » dangereuse.
Si certains films sont toujours considérés comme discutables (La Mutante), d’autres trouvent récemment grâce aux yeux de certaines, les considérant comme féministes (Jennifer’s body).
C’est un archétype de personnage très utilisé dans le cinéma de genre. Réunir sexe et violence, c’est lier explicitement deux éléments fondateurs de ce cinéma autour d’une couleur emblématique: le rouge (la passion et le sang).
Alors comment peut-on définir ce que j’appelle le trope « Mandy Lane » en référence au film cité plus haut? Quelles représentations et quel impact sur notre manière de voir ces femmes jolies mais dangereuses?

Le trope Mandy Lane, pourquoi?

J’ai choisi ce terme car il englobe selon moi, parfaitement la représentation du personnage féminin doux, dont on décide d’en faire finalement un personnage dangereux. C’est non seulement précisément le pitch de All the boys love Mandy Lane, mais aussi la situation personnelle de son actrice principale Amber Heard. Ce qui, vous en conviendrez, est une sacrée coïncidence.
Je ne reviendrai pas en détail sur l’affaire, mais le public a souvent eu l’image d’une femme jeune et belle qui a fait craquer Johnny Depp (alors en couple avec Vanessa Paradis), pour finir avec le déroulé que l’on sait.

Ce trope est largement inspiré par la figure de femme fatale, personnage féminin que l’on voit régulièrement au cinéma dès les années 30. Il s’agit d’un personnage évidemment sexualisé, qui utilise ses charmes pour piéger de pauvres hommes naïfs. C’est donc généralement l’antagoniste de l’intrigue, qui a fortement ancrer l’idée que les femmes ont un pouvoir érotique sur les hommes, permettant de les manipuler à leur guise. On peut y voir également une moralité religieuse, où succomber au charme d’une Eve pécheresse, court à la perte du personnage masculin. La femme fatale est donc une forme incarnation du diable.
Elle est généralement très lisible et prévisible (avec un intérêt donc limité). Il est attendu qu’elle entretient un certain mystère, qu’elle joue le chaud et le froid pour faire attendre/exciter le personnage masculin.
Je vous laisse imaginer à quel point cela a pu contribuer à forger dans l’imaginaire masculin la figure de la femme fascinante car secrète, difficile à attraper mais qui met du piment le quotidien, qui dit oui, puis non, puis disparait, ce qui fait tout son charme…

Dans le trope « Mandy Lane », on note quelques différences:

  • Toute la base de l’intrigue est basée sur cette spécificité du personnage (contrairement à des films comme Basic Instinct, La Rue Rouge, ou La Dame de Shanghaï),
  • Le personnage exerce sa prédation en usant de leur physique pour attirer les hommes ou au contraire attire naturellement les hommes sans action de sa part. Dans tous les cas, son physique est au centre.
  • Le personnage est caractérisé par le fait que le film sous entend qu’il plait à tous les hommes (évidemment pas les femmes). Cela renforce son objectification, car elle représente un objet de désir commun à tous (comme un dessert que tout le monde aime forcément: le chocolat, exemple pris au hasard).
    Le physique, répondant aux canons de beauté actuel, étant le seul critère.
    On n’est donc pas dans un triangle amoureux, qui concerne une sphère sociale limitée et définie. Ici, la beauté physique du personnage s’inscrit dans une universalité, un système.

Ma sorcière bien aimée

Ces films se retrouvent sur un point commun, qui peut être idéologiquement ambivalent. A savoir que contrairement à beaucoup de films d’horreur, et notamment de slashers (dont s’inspire Mandy Lane par exemple), ce ne sont pas les femmes qui sont exécutées pour avoir été immorales.
Ce sont les hommes qui sont punis pour obéir bêtement à des « pulsions » sexuelles, en grande partie basées et encouragées par des biais sexistes, voire de culture du viol.
On entretient l’idée que les hommes se résument à des pulsions, sans considérer que les femmes peuvent en avoir.
Mais d’un point de vue plus religieux (et d’autant plus sexiste), on peut aussi considérer que ce sont les femmes qui par essence, et de par leur beauté et/ou mystère, sont dangereuses. Elles sont insaisissables et représentent donc une menace, à l’image de la sorcière.
J’avais déjà évoqué en quoi écrire et filmer des personnages féminins « mystérieux » impliquaient généralement une objectification.

C’est peu dire que ce schéma de personnage et narratif est imprégné d’Eros (la femme sexy) et Thanatos (la mort amenée par la femme). Selon Freud, deux pulsions cohabitent en nous. Eros représentant les pulsions sexuelles dans l’idée d’une auto conservation, et Thanatos la pulsion de mort.
Si le travail de Freud peut être largement remis en question, notamment d’un point de vue féministe, je pense que c’est assez difficile de nier que les pulsions sexuelles sont largement répandues (qui donne lieu au marché le plus lucratif au monde). Tout comme les pulsions de mort nous animent (à travers diverses addictions et/ou comportements auto destructeurs).
A noter que la pulsion sexuelle (Eros) et la mort (Thanatos) sont représentées par un homme dans la mythologie (alors que le cinéma de genre a créé un schéma bien genré).

Ces personnages féminins existent d’abord à travers un statut d’objet convoité, à conquérir car elle n’est considérée qu’à travers sa beauté (évidemment dans les canons actuels), présentée comme magnétique. Cette beauté est assimilée à un sort jeté, un pouvoir magique à l’image d’une sorcière ou de la traditionnelle sirène qui séduit les marins avec leur chant, pour les emporter au fond de l’océan.
Certains films ne sont pas centrés uniquement sur cette caractéristique de personnage, mais en emprunte les codes. C’est le cas de Promising Young Woman, Ginger Snaps, American Mary.

Le cas de All the boys love Mandy Lane est évidemment emblématique.
Le personnage est physiquement l’incarnation de tous les canons de beauté: blonde, grande, mince, des yeux en amande et de belles pommettes. Mais ce qui la rend irrésistible, c’est qu’elle ne joue pas de cette beauté. Au contraire, elle tente de se faire discrète, est amie avec le looser de la bande, n’aguiche ni les hommes ni les femmes. Elle ne fait pas preuve de narcissisme. Tout cela la rend inaccessible et donc d’autant plus désirable. C’est donc précisément ce qui la rend dangereuse malgré elle: dès l’introduction, un jeune homme s’éclate au sol pour l’impressionner, pour se faire remarquer.

All the boys love Mandy Lane -© Studio Canal/ Dimension Films

Par ailleurs, elle s’élève au-dessus des garçons, mais aussi de ses amies. Elle ne boit pas, ne fume pas et est plus mature que ses camarades, ce qui lui permet de séduire (toujours malgré elle), le trentenaire sensé surveiller les adolescents durant leur week end. Une manière de faire accepter au public que c’est normal qu’une lycéenne mature séduise un trentenaire. Car lui c’est un homme qui n’est évidemment pas séduit par son physique, mais par son intelligence, contrairement aux adolescents en chaleur…
Ainsi, Mandy Lane représente tout ce qu’il y a de plus pur et d’attendu chez une femme: belle mais pas narcissique ni aguicheuse, mature pour correspondre à des hommes plus âgés.
D’ailleurs on retrouve son antithèse comme dans un miroir, chez ses camarades, comme dans tout cliché de film d’horreur. La copine dévergondée, et l’égocentrique qui seront punies.

Les auteur-es de ces films rendent pour responsables les femmes de l’attirance des hommes basés sur leurs propres concepts de canons de beauté.

Mais le film nous annonce finalement que tout cela est bien trop beau pour être vrai: Mandy Lane est en fait une meurtrière, qui a utilisé son meilleur ami coincé dans la fameuse « friendzone » pour exécuter ses camarades. Dans quel but? On sait pas. Mais en plus de tuer, elle a transformé son ami en incel. Une vraie diablesse.
Le film est doublement problématique dans son message. Les filles en apparence parfaites, cachent non seulement quelque chose de mal, mais en plus sans raison. Juste pour le plaisir de faire du mal.

L’autre problème que ces films posent est le fait de désigner ces femmes comme mauvaises, alors qu’elles ne font qu’utiliser ce que les hommes ont créé, pour survivre dans ce monde patriarcal. Car ce sont bien les hommes qui ont décidé quels étaient les canons de beauté, d’objectifier les femmes. Elles ne font que se servir de ces leviers de domination pour se faire une place, et se défendre.

Les auteurs de ces films rendent pour responsables les femmes de l’attirance des hommes basés sur leurs propres concepts de canons de beauté.
Enfin, ils reflètent un autre aspect sexiste; celui qu’il n’y a que les dites jolies femmes qui puissent être considérées comme des objets, ce qui n’est évidemment pas le cas dans la réalité. Que ça soit dans l’intimité, le cadre professionnel, matériel, etc..)

Pourquoi ces femmes s’avèrent dangereuses?

Ces personnages féminins s’avèrent agressifs, en réaction à la domination patriarcale (Knock Knock, Jennifer’s Body, Sweet Sixtine), mais souvent sans raison particulière, si ce n’est prendre le pouvoir (Mandy Lane, Def by temptation, Val). C’est peu dire que dans ce cas, on note une absence cruelle d’intérêt pour l’écriture de ces personnages. Ce qui n’en fait évidemment pas des films avec des personnages féminins dits « forts », et encore moins des films féministes. Il s’agit là d’exacerber l’aspect diabolique soi disant inné aux femmes.

Under the skin © A24

Si La Mutante et Under the skin ont des postulats similaires (des extraterrestres qui empruntent l’apparence d’une femme et qui adapte une attitude de prédatrice envers les hommes), le traitement est évidemment très différent. Dans La Mutante il s’agit de prendre le pouvoir à travers la reproduction (but ultime des femmes évidemment) en offrant des scènes érotiques classiques des thrillers des ’90. Dans Under the Skin, on ne sait pas vraiment pourquoi l’extraterrestre agit de la sorte, si ce n’est expérimenter une vie humaine, et le réalisateur a recours systématiquement à l’ellipse concernant les scènes intimes. De plus, la Mutante utilise le corps de son actrice pour attirer le chaland, quand le corps de Johansson n’est ni morcelé ou sexualisé.
Par ailleurs, les scènes de séduction sont toutes noires de mises en scène, distillant des pointes d’inquiétudes qui ne font que monter. Under the skin ne fait qu’orienter le public sur le fait que l’héroïne est dangereuse, pourtant c’est bien elle qui sera victime d’une tentative de viol et de féminicide. Comme si le réalisateur pointait bien le fait que malgré le pouvoir que les femmes peuvent obtenir à un moment, il reste relatif face à la domination masculine.

Il est intéressant de noter que les personnages de Promising Young Woman et Under The Skin ont une attitude de prédatrice, sans avoir besoin d’utiliser leurs charmes: ce sont des femmes, elles n’ont qu’à attendre que les hommes viennent à elles.
Dans Promising Young Woman, elle se met dans une situation favorisant les rencontres, quand dans Under The Skin elle entame une simple discussion au gré des rencontres.
On remarque que dans les 2 films, les héroïnes utilisent des artifices typiquement féminins, au point de les transformer et qu’elles ne soient plus reconnaissables au naturel (Cassandra à travers les vêtements et le maquillage, l’extraterrestre à travers le costume humain d’une femme).
Une manière d’appuyer l’existence d’un autre personnage, une autre facette à travers ce masque.

Tamara © Liongate

Sexisme passif bien actif

Tamara cumule tous les poncifs problématiques de la comédie romantique: la fille moche harcelée et amoureuse de son prof, qui va s’avérer canon après l’élément déclencheur. Comme on est dans le cinéma de genre, l’élément déclencher est ici la mort (comme dans Jennifer’s body). Dès lors, elle utilise son charme (sous forme de pouvoirs magiques), pour se venger, et pour atteindre son but qui n’a pas changé depuis sa mort: pécho son prof. Pour une fois, on peut noter que c’est un personnage masculin (le prof) qui se sacrifie (et non pas un personnage de mère sacrificielle comme on peut souvent en voir dans le cinéma de genre). Ce sacrifice sera nécessaire pour conjurer le sort.

Le catastrophique Sweet Sixteen cumule tous les poncifs plus aussi sexistes les uns que les autres. Une adolescente de 16 ans est rapidement désignée coupable de meurtres de jeunes hommes avec qui elle avait rendez-vous. Séductrice, menteuse, puis ange à protéger, on apprend finalement que c’est sa mère qui tue les hommes qui s’approchent de sa fille (normal).
Ce qui est problématique c’est que tout le long, le film tente d’expliquer la soi disante culpabilité de l’adolescente uniquement parce qu’elle est jolie, qu’elle le sait et qu’elle en joue.

Ce sexisme fondé sur l’ambivalence des hommes à l’égard des femmes (un mélange/alternance de fascination, d’attirance et de détestation/rejet par la suite) fait écho aux travaux des sociologues Fiske et Glick

Ces personnages féminins, au centre de l’histoire, dont les films portent souvent leurs prénoms (Jennifer’s body, Val, Tout le monde aime Mandy Lane, Tamara) sont-ils actifs ou passifs?
Dans la majorité des cas, elles sont actives. Dans Under the skin, l’héroïne est constamment active. Elle choisit ses proies, son chemin. Dans Knock Knock, les 2 jeunes femmes envahissent lentement mais sûrement l’espace de l’homme pour en arriver à le violer (car oui c’est du viol et je pense que ça serait beaucoup plus évident si les rôles étaient inversés).
Dans Jennifer’s body, elle est active tout du long (dans le choix de suivre le groupe, de chercher ses proies, mais aussi de rejeter/séduire son amie).
Mêmes remarques pour Val, la prédatrice de Def By Temptation et les cannibales de Aunties Lees meet pies.
A part Mandy Lane et Sweet Sixtine, les héroïnes sont maitresses de leur récit. Mais cela ne les empêche pas d’être objectifiées pour autant (Aunties Lees meet pies étant l’exemple emblématique).

Knock Knock © Liongate

Quel regard pour quelle représentation?

Le cinéma de genre foisonne de films qui associent le corps et la sexualité féminine, à la dangerosité. En revanche, on ne trouve presque aucun film avec le schéma inverse. A savoir un personnage masculin qui utilise sa beauté et son charme pour manipuler.
Pourtant, la vie réelle foisonne d’exemples d’hommes qui charment et s’avèrent dangereux (drogues, manipulation, violences psychologiques, etc..) dans le but de violer et/ou dominer.

Run sweat heart run de la réalisatrice Shana Feste est un des rares exemples qui touche du doigt ce schéma. Un homme riche et séduisant, charme une jeune mère célibataire dans le but d’asseoir sa violence et son pouvoir. Le film prend en compte (certains) nouveaux codes de séduction, selon lesquels l’homme ne séduit plus en s’imposant. Il s’inscrit dans une posture à l’opposé du virilisme: timide mais pas trop, paraissant peu sûr de lui et un peu maladroit. Cela lui permettra de susciter l’empathie et surtout le désir chez la jeune femme.
Cette revisite du petit chaperon rouge n’oublie pas de pointer que si la violence patriarcale est possible c’est d’abord parce qu’il y a un cercle qui le permet (institutions, boy’s club…).

Run sweetheart run © Amazon

Dans le trope « Mandy Lane », le personnage féminin est identifié comme mauvais, néfaste, destructeur pour les hommes.
Ce trope objectivise les femmes répondant aux canons de beauté actuels. Or, on sait que toutes les femmes, quelles que soient leur physique sont objectifiées (que ce soit sexuellement, professionnellement, etc…)

A quelques exceptions près, ces films entretiennent un regard sexiste, forgé par des clichés parmi lesquels:

  • une belle femme est une femme qui répond aux critères de beauté standard (fine, traits fin, belle poitrine, yeux de biche avec un regard intense et mystérieux..)
  • il n’y a que les hommes qui sont attirés par les femmes (apparemment les lesbiennes n’existent toujours pas),
  • la femme est présentée comme celle qui détient le pouvoir, et l’homme victime de manipulation (apparemment le patriarcat n’existe pas),
  • le schéma inverse n’existe pas (un homme sexy mais dangereux). Comme si les femmes n’avaient pas de désir, et les hommes n’étaient pas dangereux, à travers un masque de beauté.

Cruelle ambivalence

Ces personnages féminins ne forment finalement qu’un unique personnage, presque transposable d’un film à l’autre.
Ce sexisme fondé sur l’ambivalence des hommes à l’égard des femmes (un mélange/alternance de fascination, d’attirance et de détestation/rejet par la suite) fait écho aux travaux des sociologues Fiske et Glick en 1996. Ils évoquent le concept de « sexisme passif« . Il est basé sur des stéréotypes positifs (« les femmes sont douées pour le ménage/l’organisation » ou négatifs « les femmes sont incapables de diriger ». Cette ambivalence s’explique par la cohabitation entre 2 pouvoirs:

  • structurel: qui place les hommes en position de pouvoir sous toutes ses formes (politiques, légales, professionnelles…)
  • dyadique: qui place les hommes en dépendance des femmes vis-à-vis de la sexualité et de la reproduction.

C’est bien ce dernier point qui illustre le trope Mandy Lane. Les personnages masculins sont présentés comme dépendants des personnages féminins.

Ces films visent directement le public masculin, à quelques exceptions près (Under the Skin, ou Promising Young Woman qui s’il vise le public masculin ce n’est pas pour les mêmes raisons que les autres).
Le cas de Jennifer’s body est intéressant. Le film a été marketé pour le public masculin à coup de promo sur le physique de Megan Fox, (préalablement bien utilisé dans les Transformers), et on explique souvent l’échec du film par le fait que le public masculin n’a pas trouvé ce qu’il était venu chercher dans le film. Pas de Megan Fox à moitié nue, pas de scène torride.
Il y a sans doute une part de vérité, seulement, le sex appeal de Megan Fox est utilisé (sans qu’on ait une traditionnelle mise en scène morcelée du corps féminin), et son personnage n’est pas beaucoup plus intéressant que celui de Mandy Lane par exemple. C’est son amie qui est à mon sens la vraie héroïne à retenir.

Et maintenant?

Si certains films empruntent intelligemment les codes de la femme sexy mais létale (Under the skin, Promising Young Woman), la plupart entretiennent et accentuent les poncifs de la femme fatale.
En plus d’entretenir des clichés qu’on peut entendre quotidiennement, cela marque un manque d’originalité et d’inventivité certain, alors qu’il y a des thématiques à creuser qui peuvent être pertinentes.
A noter que ces films sont majoritairement réalisés par des hommes, et les films les plus intéressants sont ceux réalisés par des femmes.

Qu’est-ce que le désir? D’où vient-il et comment est-il entretenu/tué? Quelles sont les raisons d’user de son charme? Envers les femmes, les hommes, ou s’il on est genderfluid? A quel moment cela devient une violence/dangereux pour l’une ou 2 parties ou les 2?
Ca serait également l’occasion de rabattre les cartes de la représentation de la beauté. On sait que les fantasmes sur le physique sont d’une grande variété (avec tout le sexisme et le racisme que ça peut engendrer ceci dit), donc il serait bien d’élargir la représentation de la beauté.
Bref ce ne sont pas les thématiques qui manquent non?

Liste des films cités:

  • Mandy Lane de Jonathan Levine
  • Jennifer’s Body de Karyn Kusama
  • La mutante de Roger Donaldson
  • Under the skin de Jonathan Glazer
  • Def by temptation de James Bond III
  • Tamara de Jeremy Haft
  • Val d’Aaron Fradkin
  • Auntie Lees Meat Pies de Joseph F. Robertson
  • Sweet Sixteen de Jim Sotos
  • Knock Knock d’Eli Roth
  • Promising Young Woman d’Emerald Fennell
  • Ginger Snaps de John Fawcett
  • Run sweat heart run de Shana Feste
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