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	<title>Archives des Féminisme - Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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	<title>Archives des Féminisme - Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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		<title>25 séries féministes à découvrir : entre avancée culturelle et résistance conservatrice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 15:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous propose dans cet article une liste chronologique de séries féministes qui ne sont pas assez mises en avant par les algorithmes de classement des moteurs de recherche. Comment qualifier une série féministe ?&#160; Loin de moi la prétention de décider ce qui est féministe ou pas, alors heureusement, il existe quelques tests permettant &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/series-feministes-entre-avancee-culturelle-et-resistance-conservatrice/">25 séries féministes à découvrir : entre avancée culturelle et résistance conservatrice</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Je vous propose dans cet article une liste chronologique de séries <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/comment-definir-film-feministe/">féministes</a></strong> qui ne sont pas assez mises en avant par les algorithmes de classement des moteurs de recherche. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment qualifier une série féministe ?&nbsp;</strong></h2>



<p>Loin de moi la prétention de décider ce qui est féministe ou pas, alors heureusement, il existe quelques tests permettant d’entamer une réflexion sur la représentation de personnages féminins dans les œuvres de fiction :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le test de Bechdel-Wallace</strong>, le plus connu, qui repose sur trois critères : Il doit y avoir au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre. Qui parlent ensemble. Qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme.</li>



<li><strong>Test de Mako Mori</strong> : le scénario propose un personnage féminin qui ne se limite pas à être un faire-valoir des personnages masculins.</li>



<li><strong>Le test de la lampe sexy</strong> : propose de remplacer un personnage féminin par une lampe, et de voir si l&rsquo;histoire est modifiée.&nbsp;</li>



<li><strong>Le test John Wick :</strong> propose de remplacer le personnage féminin par un petit chien et de voir si on obtient la même réponse émotionnelle.</li>
</ul>



<p>Le sujet des oeuvres est aussi à prendre en compte : ok il y a un lead féminin, ok il y a autant de personnages féminins que masculins, mais de quoi parle l’oeuvre ? Aborde t-elle concrètement des <strong>problématiques auxquels sont confrontés les femmes</strong> ? </p>



<p>Un nouveau test entre en jeu, dans une société de plus en plus polarisée :<strong> le test Furiosa</strong>, nommé d&rsquo;après le personnage de <strong><em>Mad Max</em></strong>. Inspiré par de nombreuses critiques d&rsquo;internautes mécontents de voir autant de personnages féminins. Le test pose une seule question : «est-ce que des internautes s&rsquo;énervent parce que ce film est féministe?»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fenêtre d’Overton comme mesure du progrès</strong></h2>



<p>La fenêtre d&rsquo;Overton, aussi connue comme la fenêtre de discours, la métaphore désigne l&rsquo;ensemble des idées, opinions ou pratiques considérées comme plus ou moins acceptables par l&rsquo;opinion publique.<br>D’abord, le féminisme est perçu comme marginal, militant, voire menaçant pour la norme télévisuelle. Puis, il devient un sujet acceptable, débattu, mais pas encore majoritaire. Puis il se normalise aux yeux de la majorité et des nouvelles générations.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Etape 1, <strong>l’impensable</strong> : Parler du sexe féminin à la télé. Avoir une série qu&rsquo;avec des femmes. Avoir une série sur des femmes voilées. </li>



<li>Etape 2, <strong>le radical&nbsp;</strong>: Les séries montrent des femmes qui rejettent les rôles traditionnels, indépendantes, sans maris, sans enfants, qui ne sont pas hétéro.&nbsp;</li>



<li>Etape 3 : <strong>l’acceptable</strong> : Les séries poussent le curseur du féminisme dans la fiction et dans la comédie (c’est ok car ça ne dérange pas trop, mais ça veut quand même faire réfléchir).&nbsp;</li>



<li>Etape 4 : <strong>le soutenu</strong> : Les séries doivent donner la parole aux femmes sur des sujets importants comme les VSS (violences sexistes et sexuelles). MeToo a eu son importance sur cette étape.</li>



<li>Etape 5 :<strong> le normal</strong> : Le féminisme dans les séries est courant, voir attendu par la majorité.&nbsp;</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La «Trump era» : un recul des avancées sociales</strong></h2>



<p>En Europe comme aux Etat-unis, la montée des populismes et les tensions économiques polarisent la société : montée du masculinisme, retour du conservatisme, trends <a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/"><strong>trad wives</strong></a> et skinnyTOK, abrogation des lois d’inclusivité Meta, recul des droits à l’avortement… Le pouls de la société se mesure aussi à travers les contenus générés à son époque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="244" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-1024x244.png" alt="" class="wp-image-23479" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-1024x244.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-300x71.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-768x183.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-252x60.png 252w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29.png 1276w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>On s&rsquo;est rejoui.es depuis quelques années d&rsquo;avoir plus d&rsquo;oeuvres par et pour les femmes, mais il faut veiller à ce que ça le reste. On commence à voir un léger déclin dans l&rsquo;industrie ces deux dernières année.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="636" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1024x636.png" alt="" class="wp-image-23470" style="width:528px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1024x636.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-300x186.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-768x477.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-97x60.png 97w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1320x819.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44.png 1466w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Le conservatisme voudrait fermer la fenêtre d’Overton, que certains sujets redeviennent tabous (retournent à la phase de l’impensable). On doit veiller a ce que le progrès ne soit pas perdu, et cela passe aussi par les informations qu&rsquo;on trouve sur internet. </p>



<p class="has-white-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-97563ddfab619e3b5d5b0131951a4787" style="background-color:#b91010"><strong>Dans l’objectif de laisser la fenêtre ouverte, je vous propose une liste chronologique de séries importantes, </strong>avant qu’elles ne soient oubliée par les algorithmes de classement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sex and the city (1998) &#8211; Drame romantique</strong></h2>



<p>La série ne passerait pas aujourd’hui le test de Bechdel. Je ne vais pas m’attarder dessus car je n’ai pas réussi à finir la première saison. Voir évoluer ces femmes (très) riches dans une société hétéronormée, grossophobe et privilégiée était pénible.</p>



<p>Mais remise dans le contexte de son époque, <strong><em>Sex and the city</em></strong> <strong>entrebâille la fenêtre sur ce qu’il est acceptable de dire à la télé ou pas </strong>(étape 1, l’impensable : parler du sexe féminin à la télé). Et juste pour ça, elle a le mérite d’exister.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Buffy the vampire slayer (1997) &#8211; Comédie drame</strong></h2>



<p>Il y a beaucoup de problèmes autour de la série <strong><em>Buffy</em></strong>. Bien que le personnage de Buffy casse les clichés sur les adolescentes blondes, les autres personnages féminins de la série sont un peu des clichés ambulants : Willow l’ingénue sensible, Faith la bad girl sexy, Ania la nagging wife, Tara la caution gay, Cordelia la bimbo stupide (harcelée par whedon), Dawn la fille pure (prédatée par Whedon). </p>



<p>Le personnage de Alex/Xander quant à lui, est (insupportable) une représentation de la culture du viol : forceur, jaloux, égérie de la friendzone victimaire.</p>



<p>Mais je dois dire que j’ai été agréablement surprise en revisionnant la série adulte par la qualité d’écriture. Globalement, au fil des 7 saisons, les personnages (sauf Xander) ont des arcs narratifs qui tiennent la route. Et ça, c’est aussi grâce à une <strong>équipe d’auteurs composé de 3 femmes</strong>, dont Marti Noxon. On oublie souvent de la citer car Joss Whedon prenait toute la place, mais c’est elle qui à su faire de <strong><em>Buffy</em></strong> et de ses protagonistes des personnages solides auxquels on peut encore s’identifier. En reprenant les rennes de la série, dans les saisons 6 et 7 qu’elle à dirigé sans Whedon, elle à su terminer l’histoire sur des enjeux féministes, où les tueuses se réapproprient leur pouvoir et s’entraident.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="480" height="270" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/giphy.gif" alt="" class="wp-image-23548"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Buffy contre les vampires</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The L word (2004) &#8211; Drame romantique</strong></h2>



<p>On a beaucoup entendu que <strong><em>Sex and the City</em></strong> avait ouvert la voie pour <strong><em>The L word</em></strong>. Je dirais plutôt que la créatrice de la série Ilene Chaiken (à la production de <strong><em>The Handmaid’s tale</em></strong>) s’est bien battue pour permettre à sa série d’exister<strong> </strong>(étape 2, le radical) : une série dramatique basée sur le vie d’une communauté de lesbiennes; avec des représentations de personnages bisexuel et transgenre, des sujets assez éloignés des habitudes des décideurs de l&rsquo;industrie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>30 Rock (2006) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p>Tina Fey est à la fois créatrice, scénariste, productrice et actrice principale de la série qui parle…d’une femme créatrice et productrice d’une émission de télé. Avec cette oeuvre un peu meta, Tina Fey se moque du sexisme systémique de l&rsquo;industrie télévisuelle. Pour l’ensemble de son oeuvre, et avec son humour satirique (qui se situe entre le radical et l’acceptable),<strong> </strong>Tina Fey à beaucoup oeuvré selon moi pour le<strong> féminisme au cinéma et à la télé. </strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Top of the lake (2013) &#8211; Thriller (vss)</strong></h2>



<p><strong><em>Top of the Lake</em></strong> de Jane Campion offre un regard incisif sur les violences faites aux femmes, notamment dans les petites communautés où elles sont souvent invisibilisées et dominées économiquement.<br>En suivant l&rsquo;enquête d&rsquo;une jeune inspectrice (Elisabeth Moss) revenue dans son village natal de Nouvelle-Zélande pour enquêter sur la disparition d&rsquo;une adolescente enceinte, la série explore les traumatismes passés et présents de ses personnages féminins. </p>



<p><strong><em>Top of the Lake</em></strong> ne se contente pas de dénoncer <strong>ces violences, elle les inscrit dans un contexte social et culturel plus large.</strong> La nature isolée des lieux, associée à des dynamiques de pouvoir patriarcales, créent un climat propice à l’oppression des femmes, à la prédation par les hommes. <strong><em>Top of the Lake</em></strong> est une très bonne enquête, mais qui ne vous laissera pas indemne émotionnellement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="640" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1024x640.jpg" alt="" class="wp-image-23549" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1024x640.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-300x188.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-768x480.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1536x960.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-2048x1280.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-96x60.jpg 96w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1320x825.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Top of the lake </em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Broad city (2014) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong><em>Broad City, </em></strong>créé et interprété par Ilana Glazer et Abbi Jacobson, est une des séries les plus fraiches et décomplexées des années 2010 ! À travers les aventures d&rsquo;Abbi et Ilana à New York, la série célèbre l’imperfection féminine et la sororité. <strong><em>Broad City</em></strong> aborde avec humour des sujets intimes comme l’épilation, la dépression saisonnière, et l’absence de toilettes publiques pour les femmes. Tout cela, ancré dans la bienveillance progressiste et la bonne humeur.</p>



<p><strong><em>BroadCity</em> </strong>normalise le<strong>s expériences féminines </strong>et invite à une plus grande acceptation de soi<strong>. </strong>Abbi et Ilana sont des personnages imparfaits, attachants et drôles qui incarnent une génération de jeunes femmes qui refusent de se conformer aux normes et qui cherchent à vivre leur vie pleinement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Crazy ex girlfriend (2015) &#8211; Comédie musicale</strong></h2>



<p><strong><em>Crazy Ex-Girlfriend</em></strong> est une série créée et interprété par Rachel Bloom. La série explore de manière intelligente et humoristique les <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-psychophobie-et-cinema-de-genre/">problèmes de santé mentale</a> </strong>grâce à un panel de personnages féminins complexes aux parcours variés. En utilisant le format de la comédie musicale, <strong><em>Crazy Ex-Girlfriend</em></strong> permet d&rsquo;exprimer des émotions complexes et de mettre en scène des situations difficiles avec originalité.<br>La série compte une chanson par épisode, dont certaines sont devenue des hymnes féministes (même pour moi alors que je n’aime pas les comédies musicales) comme <em>Let’s generalize about men, The getting ready sexy song, Period sex </em>et<em> Hot guys have problems too</em>. S’il fallait une série pour prouver qu’on peut être girly ET intelligente c’est celle-là.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Unbreakable Kimmy Schmidt (2015) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong><em>Unbreakable Kimmy Schmidt</em></strong> est une comédie américaine développée par Tina Fey, qui suit les aventures de Kimmy, une jeune femme sortie d&rsquo;une secte après avoir été enfermée dans un bunker pendant des années.<br>Fraichement arrivée à New York et malgré son passé traumatisant, Kimmy aborde la vie avec un optimisme à toute épreuve. Kimmy incarne la <strong>résilience féminine </strong>et la capacité à reconstruire sa vie après un traumatisme.</p>



<p>Avec un casting de comédiens incroyables (Ellie Kemper, Titus Burgess, Jane Krakowsky, Carol Kane) et l’humour incisif de Tina Fey, la série nous régale de jeux de mots sous-entendus féministes (entre le radical et l’acceptable).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="670" height="377" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt.jpg" alt="" class="wp-image-23550" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt.jpg 670w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 670px) 100vw, 670px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fleabag (2016) &#8211; Drame humour noir</strong></h2>



<p><strong><em>Fleabag</em> </strong>est une série britannique, créée et interprétée par Phoebe Waller-Bridge. Elle nous invite dans l’intimité imparfaite de son protagoniste : tourmentée, cynique, et peut être un borderline sur les bords. En brisant le quatrième mur elle met en scène ses défauts qui nous revoient aux nôtres. Le mécanisme n’est pas sans rappeler la série <em><strong>Peep Show</strong> </em>qui serait une sorte de pendant masculin de <strong><em>Fleabag</em></strong>. </p>



<p>En abordant des thèmes comme le deuil, l’amitié et la sexualité, <strong><em>Fleabag</em> </strong>déconstruit les stéréotypes féminins, et invite à une réflexion crue sur la vie. L&rsquo;humour noir caractéristique de la série sert également de vecteur pour dénoncer les inégalités et les injustices dont sont victimes les femmes (entre l’acceptable et le soutenu). <strong><em>Fleabag </em></strong>propose une représentation imparfaite mais réaliste et assumée de la féminité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Baroness von sketch show (2016) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong>Baroness von sketch show</strong> est une comédie de sketches canadienne créée, scénarisée, réalisée et interprétée par 4 femmes : Carolyn Taylor, Meredith MacNeill, Aurora Browne et Jennifer Whalen. <strong><em>Baroness von Sketch Show</em></strong> va vous régaler grâce à son humour absurde, mais qui tape juste sur les questions de genre. Les sketches abordent une multitude de sujets : la représentation des femmes dans les médias, la pression sociale liée à la beauté, les relations amoureuses et les inégalités salariales.</p>



<p>L&rsquo;humour de la série est une arme redoutable pour déconstruire les stéréotypes et les normes sociales. <strong><em>Baroness von Sketch Show</em></strong> est une œuvre qui célèbre la diversité des expériences féminines, et qui invite à une remise en question des normes patriarcales. C’est très drôle et incisif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23551" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Glow (2017) &#8211; Drame</strong></h2>



<p><strong><em>GLOW</em></strong> est une série sur le catch féminin qui se déroule dans les années 80. En suivant les aventures d&rsquo;un groupe de femmes qui se lancent dans le catch, la série explore les thèmes de l&rsquo;amitié, de la rivalité, de la quête de soi, et de la place des femmes dans le sport. Je n’ai personnellement pas accrochée à la série mais je dois reconnaitre que faire un <strong>parallèle entre le catch </strong>(comme élément performatif de la force) et la<strong> performance de genre, </strong>(ici la féminité) est interessant. </p>



<p>À travers le prétexte du catch, <strong><em>Glow</em> </strong>célèbre la<strong> diversité des expériences féminines </strong>et leur capacité physique<strong>. </strong>C’est intéressant d’aborder la série sous l’angle de la «bagarre» et de la force physique car c’est globalement absent du panorama télévisuel. On voit souvent des films et séries où les femmes pratiquent un sport stéréotypé féminin comme le patinage, la gym, la danse, mais elles ne sont quasiment jamais représentées comme étant capables de force physique comme dans le catch.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The handmaids tale (2017) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p><strong><em>The Handmaid&rsquo;s Tale</em></strong>, adapté du roman <strong><em>La servante écarlate</em></strong> de Margaret Atwood, plonge le spectateur dans un futur où les femmes non religieuses, non mariées, ou lesbiennes sont considérées comme impures et réduites à leur fonction reproductrices en étant asservies par la classe dirigeante.<br>La série propose une réflexion puissante sur les enjeux du féminisme, les dangers d&rsquo;un retour en arrière vis a vis des<strong> droits des femmes et de l’intégrisme religieux. </strong></p>



<p>La série explore les conséquences d&rsquo;un régime totalitaire qui opprime les femmes, en abordant des thèmes tels que la violence domestique, le viol, la maternité forcée et la surveillance de masse, l’hypocrisie des dirigeants religieux.<br>La série ne ménage pas ses spectateurs sans non plus tomber dans le misérabilisme; elle célèbre la résilience et la nécessité de lutter. <strong><em>The Handmaid&rsquo;s Tale</em></strong> est bien plus qu&rsquo;une simple dystopie futuriste. La série nous rappelle que les droits acquis peuvent être facilement perdus et que la vigilance est de mise à chaque élection. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Big little lies (2017) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p>La série, inspirée du roman&nbsp;<strong><em>Petits secrets, grands mensonges&nbsp;</em></strong>de Liane Moriarty gratte le vernis social de la réussite à l’américaine : gros salaire, grosse maison, mariage réussi, enfants modèles.&nbsp;</p>



<p>La série expose un tabou qui appartient à la sphère domestique et privée : les violences conjugales et leur impact sur les victimes d’un contrôle patriarcal : manipulation, isolement, culpabilisation.&nbsp;La saison 2 fait un peu forcé, mais la première saison est très bien ficelée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Killing Eve (2018) &#8211; Drame thriller</strong></h2>



<p>Développée par Phoebe Waller-Bridge (<strong><em>Fleabag</em></strong>), <strong><em>Killing Eve</em></strong> place des femmes au centre d’un genre traditionnellement masculin : le thriller d’espionnage. Un peu comme l’a fait <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/polite-society-les-femmes-savent-faire-des-films-daction/">Polite Society</a></em></strong> avec le film d’action, la série normalise (étape 5) la place des femmes dans le genre, sans jamais chercher à se justifier. En plus d’explorer le motif du <strong>désir féminin sans hétéronormativité</strong>, les personnages sont mus d’un moteur non dicté par le regard masculin; ce qui en fait un drame psycho-sexuel très interessant. L’intrigue repose sur une complexité morale <strong>loin des clichés normatifs</strong> (infirmière vs femme fatale). Eve et Vilanelle sont égales mais différentes, némésis mais complémentaires. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7.jpg" alt="" class="wp-image-23552" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7.jpg 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-374x249.jpg 374w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Killing Eve</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Unbelievable (2019) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p>Cette série n’est pas facile à regarder, c’est une histoire de viol dont la victime n’est pas crue. Parce que ce n’est pas une<strong> victime parfaite</strong>, parce qu’elle n&rsquo;a pas raconté une histoire classique, parce que les deux policiers ayant pris sa plainte n’ont pas d’empathie et n’ont pas été formé à accueillir des victimes de VSS.</p>



<p>L’enquête sera menée par deux détectives femme, Merritt Wever et Tony Colette. Leur enquête met en avant une autre manière d’exercer le pouvoir : à travers l’écoute, l’intuition, la patience et l’empathie, en contraste avec la brutalité hors sol des policiers masculins.</p>



<p>Malgré la dureté du propos je trouve que la série donne la parole aux femmes, sans<strong> fétichiser la violence</strong> contrairement à certaines séries de Ryan Murphy par exemple. <strong><em>Unbelievable</em></strong> dénonce aussi au passage, la violence systémique en donnant des statistiques sur les policiers qui battent leurs femmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Shrill (2019) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p>Développé par Aidy Bryant, comédienne au SNL, <strong><em>Shrill </em></strong>est une série qui parle de la grossophobie. Ou plutôt comment refuser la honte imposée par la société à cause de son poids ou d’un physique hors-norme. </p>



<p>La stigmatisation vécue par les personnes en surpoids façonne les comportements sociaux : le personnage d’Annie commence la série en cherchant à plaire aux autres, notamment son petit ami médiocre. Peu à peu, elle apprend à affirmer sa voix et ne plus avoir honte d’occuper l’espace. On entend parfois qu’être grosse c’est du militantisme en soi, car refuser de s’invisibiliser, c’est se libérer du besoin de validation masculine et sociale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23553" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The morning show (2019) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p><strong><em>The morning show </em></strong>parle de la culture du viol et de la complicité qui s’opèrent dans la sphère télévisuelle. Avec un récit subtil mais percutant la série nous interroge sur les <strong>zones grises du système qui perpétuent la culture du viol</strong>.<br>A travers le personnage de Mitch (Steve Carell) accusé de VSS et de viol, la série montre que les hommes ont du mal à remettre en question leurs pratiques de «séduction». Il passe par différentes phases : déni, colère, marchandage, dépression, mais n’arrive pas à admettre ses pratiques d’agresseur dans un système où on lui sert des jeunes femmes sur un plateau. </p>



<p>Ce que <strong><em>The morning show</em></strong> réussit très bien à montrer c’est que Mitch est un «nice guy». On a du mal à mettre les mots sur ce qu’on lui reproche. Mais des motifs répétitifs<strong> </strong>se dégagent de ces interactions avec les femmes pour dessiner un <strong>mécanisme de prédation</strong>. Ces agressions ne sont pas des accidents ou des approches maladroites; Mitch est un expert des zones grises ce qui lui permet de groomer et d’abuser de femmes en bas de l’échelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Derby girls (2020) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong><em>Derby girl </em></strong>est une série française, de Nikola Lange. Le roller derby est surtout un prétexte scénaristique qui permet un parallèle entre Tonya Harding, accusée d’avoir comploté une agression à coup de barre de fer dans le genoux de sa compétitrice,et Lola, le personnage principal de la série, qui coupe les doigts de la médaillée d’or de patinage artistique.<br>Lola devenue star déchue, est une jeune femme à l’ego surdimensionné, qui va être amenée à questionner son jugement sur les autres, quand elle se lie d’amitié avec une bande de meufs de sa ville pourrie. A travers l’équipe de derby des Cannibales licornes, on nous propose des personnages singuliers et hyper féministes qui dédramatisent plein de choses. <strong><em>Derby girl </em></strong>c’est une série légère qui nous invite à embrasser sans complexes sa féminité même si on dodues, sexuelles, poilues et qu’on boit de la bière.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-1024x575.webp" alt="" class="wp-image-23554" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-1024x575.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv.webp 1260w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Derby girls</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Kevin can fuck himself 2021 &#8211; Drame</strong></h2>



<p>Avec un exercice de style qui fait penser à <strong><em>The voices</em></strong>, Valerie Armstrong utilise le genre pour dénoncer les mécanismes de domination représentés à la télévision.<br>Le personnage principal, Allison McRoberts, vit dans un univers de sitcom classique : rires enregistrés, décor domestique, rôle de femme parfaite, mari attendrissant. Kevin incarne le patriarche comique, un homme infantile qui domine le foyer sous couvert d’humour. Mais dès qu’Allison quitte la pièce, le ton change : la série devient un drame réaliste et sombre. Elle n’est plus <strong>sous l’emprise </strong>de KévinL . Dès que le personnage a une minute pour réfléchir; elle se rend compte que son mari n’est pas attendrissant. C’est un homme immature, égoïste, et un peu alcoolique. </p>



<p><strong><em>Kevin can fuck himself</em></strong> est un petit bijou qui déconstruit les stéréotypes de culture populaire, et dénonce le<strong> gaslighting social </strong>qui glorifie les hommes médiocres, tout en rendant invisibles les femmes qui les soutiennent. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Yellow jackets (2021) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p><strong><em>Yellowjackets</em></strong> propose une représentation rare de la féminité.<br>Loin des clichés de filles fragiles et démunies, la série la série met en scène un groupe d’adolescentes victimes d’un crash d’avion, qui vont devoir survivre dans la nature sauvage. La série alterne habilement entre passé et présent, tissant un récit où le trauma persiste à travers le temps<strong>. </strong>Leur besoin de survie révèle les zones grises de la nature humaine, rarement représentées avec autant de cruauté et de nuance, surtout pour des<strong> personnages féminins. </strong>Aucun personnage n’est réduit à un archétype : mère, victime, manipulatrice, protectrice, tueuse… elles sont tout cela à la fois. <strong><em>Yellowjackets</em></strong> c’est l’incarnation d’une <strong>féminité non domestiquée</strong>, capable de cruauté, de désir, de violence ET de sororité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>We are Ladyparts (2021) &#8211; Comédie&nbsp;</strong></h2>



<p><strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/we-are-lady-parts-une-sitcom-pour-visibiliser-les-femmes-musulmanes/">We Are Lady Parts</a> </em></strong><em>e</em>st une comédie britannique qui transgresse un tabou (rappelez-vous étape 1, l’interdit) : une série avec que des femmes musulmanes dont plusieurs voilées !</p>



<p>Ecrite et réalisée par Nida Manzoor. La série parle de 5 femmes musulmanes vivant à Londres qui ont fondé un groupe de musique punk. La série est très drôle et apporte un nouveau regard sur les femmes musulmanes, bien loin des clichés qu’on a malheureusement l’habitude de voir. C’est drôle et ça dédiabolise une communauté trop souvent représentée sous le prisme des clichés terroristes; ou des clichés de soumission en ce qui concerne les femmes.<br>Les 5 membres du groupe <strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> sont des jeunes femmes qui illustrent la diversité de l’islam et des cultes. Voilées ou pas, tatouées ou pas, mariées ou pas. Et peu importe, car ce sont des humains qui aiment la musique et sont confrontées aux mêmes problèmes que tout le monde.</p>



<p><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong>&nbsp;c’est drôle et intelligent. La série touche du doigt des sujets sérieux comme l’islamophobie, et montre comment elles se positionnent dans un monde où la bonne société musulmane va leur reprocher de faire du punk mais où les blancs vont de leur côté leur reprocher d’être pratiquantes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="700" height="700" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1.webp" alt="" class="wp-image-23555" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1.webp 700w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-300x300.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-150x150.webp 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-60x60.webp 60w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The baby – (2022) &#8211; Comédie horrifique</strong></h2>



<p>Cette comédie horrifique teinté de folk horror ,créé par Sian Robins-Grace et Lucy Gaymer, est une métaphore de l’<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/maternite-non-desiree-thematique-feministe-dans-le-cinema-de-genre/">injonction à la maternité</a> </strong>et des attentes qui pèsent sur les femmes. Le bébé est une malédiction qui la poursuit comme un parasite démoniaque. Son mode opératoire met en exergue les challenges de la maternité et du postpartum.</p>



<p>La genèse de la malédiction à un sous texte profondément féministe : le bébé a été conçu dans les années 60 lors d’un viol conjugal (comme dans&nbsp;<strong><em>Rosemary’s baby</em></strong>). Sa mère était homosexuelle, considérée comme folle et emprisonnée par son mari. J’ai aussi remarqué que dans <strong><em>The baby</em></strong>, les personnages masculins de pères sont soit complètements absents de l’écran soit présents dans les scènes de violence.</p>



<p>Petite aparté sur la scène du parc pour enfants (qui représente l’enfer pour Natasha), il s’agit d’une référence à des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SnQBihIyyaA">vrais parcs d’attraction qui ont pour but d’apprendre le capitalisme aux enfants</a> dès le plus jeune âge et sans supervision de leurs parents. Dans ces parcs, ils exercent des emplois (garde de prison, pompiste, serveur) et ils ont un salaire qui leur permet de payer les services dans le parc.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>A league of their own (2022) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p>Produit par Abbi Jacobson (<strong><em>Broad City</em></strong><em>)</em>, <strong><em>A League of Their Own</em></strong> utilise l’histoire de la première ligue de baseball féminin pour parler de la place de la femme et des lesbiennes dans la société de l’entre deux guerres.<br>Comme les hommes du pays sont partis au front, la première ligue professionnelle de baseball féminin voit le jour. A la base parti d’un événement promotionnel pour des bonbons, un casting est lancé en 1943 pour trouver de «belles femmes» capables aussi de jouer. <strong><em>A League of Their Own </em></strong>explore le sexisme, le racisme, et l’homophobie ambiante d’une époque où l’<strong>homosexualité était considérée comme anormale et criminalisée</strong>. A travers le récit de personnages féminins loin de clichés, la série nous parle des amitiés et des amours clandestins de ces femmes qui cherchent à s’émanciper du patriarcat.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-23556" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1024x683.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-768x512.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-374x249.jpg 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1320x880.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>A League of Their Own</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deadloch (2023) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p><strong><em>Deadloch </em></strong>est une série Australienne crée par deux humoristes féministes : Kate McCartney et Kate McLennan. <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/deadloch-une-comedie-policiere-australienne/">Deadloch</a> </em></strong>prend le parti d’être à la fois drôle et sombre. C’est un astucieux mélange des genres qui sert un discours féministe subtile mais affirmé. La série se moque des clichés sexistes : <strong><em>Deadloch</em></strong> joue avec les représentations de la masculinité toxique pour les dénoncer : sentiment d’être parfait, jalousie, accuser la maire d’avoir «<em>lesbiannisé»</em> la ville, misogynie, homophobie, harcèlement sexuel, agressions physiques, pédophilie, etc… </p>



<p>Ce qui est super dans <strong><em>Deadloch</em></strong>, c’est que ces personnages sont interprétés par de vrais queers et non pas des acteurs qui jouent un rôle de queer. (étape 5, le normal) Je n’avais jamais vu dans une série qui n’est pas spécifiquement destinée à un public queer, une telle diversité dans les personnages principaux : lesbiennes, gays, bisexuels, trans-masc, cross dresseur. On voit aussi des personnage féminins qui sortent des clichés qu’on a l’habitude de voir, totalement décomplexés et non genrés. La série parle aussi des aborigènes, et illustre comment la vie est plus difficile pour les peaux foncées et comment les blancs qui ont volé leurs terres, les utilisent pour remplir les quotas de diversité. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deadringer (2023) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p><strong><em>Deadringer</em></strong> est une mini série créée et scénarisée par Alice Birch, inspiré du film de 1998 de Cronenberg. Les soeur Beverly et Elliot Mantle sont interprétées par Rachel Weiss.</p>



<p>La série tourne autour d’un drame psycho-sexuel comme le film. Mais au lieu du cliché de l’introverti scientifique vs le charmeur frivole proposés par Cronenberg, Birch propose deux personnages plus développés, moins manichéens, tous deux sensibles, tous deux borderline.</p>



<p>Là ou les frères voulaient insérer des objets de torture dans les corps des femmes complètement déshumanisées au service du prestige scientifique; les soeurs sont disruptives parce qu’elles veulent remettre les femmes au coeur des soins pour limiter les <strong>violences gynécologiques</strong>. Et le <strong>body horror </strong>est incarné non pas par des viols médicaux mais inhérents à la féminité et la<strong> grossesse</strong> : les vergetures, le sang des menstruations, les douleurs physiques, l’accouchement, l’avortement, le post-partum, etc.</p>



<p>Apparemment le public féminin a globalement bien accueilli ce remake de <strong><em>Deadringer </em></strong>mais les critiques masculins ne voient pas l’interêt de ce remake. Pour la majorité «on n’aurait pas dû toucher à l’oeuvre du grand maitre». Ironique quand la série dénonce justement le manque d’empathie masculin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-1024x577.webp" alt="" class="wp-image-23558" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-1024x577.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-768x433.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023.webp 1296w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Deadringer</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Douglass is canceled (2024) &#8211; le contre exemple</strong></h2>



<p>Stephen Moffat nous propose selon moi un pastiche mou du morning show. C’est l’histoire d’un présentateur télé qui se fait cancel car il a fait une blague sexiste sur twitter. Personne ne connait la blague mais sa co-presentatrice semble avoir leaké le tweet. Au fil des épisodes on ne sait pas qui manipule qui ni pourquoi, et le personnage féminin est représenté comme une connasse.<br>Dans le seul épisode interessant de la série, (car il encapsule toute la tension de subir le jeu du prédateur) le producteur est finalement révélé comme un prédateur sexuel, et Douglass est puni car il a été complice, il n’a pas dénoncé les agissements de son collègue. On dirait que Moffat fait un exercice de féminisme pour nous montrer qu’il a compris et qu’il est désormais un allié. Ca sonne creux et c’est manichéen.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Vous m’excuserez j’ai sûrement oublié des oeuvres importantes en ne citant principalement que des séries anglophones, j’ai du mal à sortir de mon prisme européen (on peut blâmer la barrière de la langue mais je suis aussi un peu feignante).</em> <em><strong>Si vous avez des séries à me conseiller je vous écoute !</strong></em></p>



<p><em>Sources principales</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Observatoire européen de l’audiovisuel (OE A) / Council of Europe – études sur la part des femmes dans la production de films européens. </em><a href="https://www.obs.coe.int/en/web/observatoire/home/-/asset_publisher/9iKCxBYgiO6S/content/women-represent-less-than-one-film-director-out-of-four-in-europe?utm_source=chatgpt.com"><em>Observatoire+2Observatoire+2</em></a></li>



<li><em>Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) / Observatoire de l’égalité femmes-hommes – données pour la France sur l’emploi des femmes dans le cinéma-audiovisuel. </em><a href="https://www.cnc.fr/professionnels/etudes-et-rapports/etudes-prospectives/les-syntheses-du-cnc-n20--lemploi-des-femmes-dans-la-production-de-films-de-fiction-en-2020_1641342?utm_source=chatgpt.com"><em>CNC+2Genrimages+2</em></a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>[Analyse] Grossesse et maternité non désirée dans le cinéma de genre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Aug 2024 09:40:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse des représentations]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A contre sens du cinéma mainstream qui se repose sur des codes usés, le cinéma d&#8217;horreur féministe transgresse avec des oeuvres fortes et politisées. Je vais tacher d’analyser les différents thèmes horrifiques autour du rejet de la grossesse et de la maternité. Dualité des représentations dans le cinéma&#160; Dans le cinéma mainstream, la mère est &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-f7c5bd1ecd1ba3cf460776c66a73536b">A contre sens du cinéma mainstream qui se repose sur des codes usés, le cinéma d&rsquo;horreur féministe transgresse avec des oeuvres fortes et politisées. Je vais tacher d’analyser les différents thèmes horrifiques autour du rejet de la grossesse et de la maternité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dualité des représentations dans le cinéma&nbsp;</h2>



<p>Dans le cinéma mainstream, la mère est souvent incarnée comme protectrice, vulnérable et aimante. Avec ses bons et moins bons moments, la maternité est globalement représentée de manière positive et épanouissante. Une sorte de sacrifice glamour qui comble la femme et lui donne sa place dans la société.&nbsp;Quant aux femmes qui n&rsquo;ont pas de désir de maternité, le cliché véhiculé allègrement dans les films et les séries sont les suivants : sorcière, méchante belle-mère, tante exubérante ou femme triste, carriériste ou femme fatale dévoreuse d’hommes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="947" height="470" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters.jpg" alt="spinster" class="wp-image-22165" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters.jpg 947w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters-300x149.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters-768x381.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters-121x60.jpg 121w" sizes="(max-width: 947px) 100vw, 947px" /></figure>
</div>


<div style="height:32px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Dans le<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-quest-ce-que-le-cinema-de-genre/" data-type="post" data-id="207"> cinéma de genre</a></strong>, les représentations de la maternité sont plus diversifiées. Le genre aborde plus frontalement les aspects psychosociaux de la maternité. Pour en savoir plus sur la représentation de la mère dans le cinéma de genre je vous renvoie à ces deux excellentes références :&nbsp;un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gZkLhGDO84s&amp;t=2683s">essai vidéo de la chaine Videodrome</a>&nbsp;; et cet <a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-famille-cinema-de-genre/">article sur la famille dans le cinéma de genre</a>. Le cinéma de genre semble moins juger les femmes qui ne veulent pas d&rsquo;enfants ou font un <strong>rejet de maternité</strong>, en écrivant des personnages forts et attachants, placés dans des contextes qui créent de l&#8217;empathie.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="551" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-1024x551.png" alt="" class="wp-image-22300" style="width:732px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-1024x551.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-300x161.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-768x413.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-112x60.png 112w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52.png 1264w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Grossesse, sujet idéal de film d&rsquo;horreur </h2>



<p>Selon l&rsquo;OMS <em>« La période prénatale et la naissance sont encore trop souvent des expériences entachées de vécus négatifs pour les femmes. Une expérience positive pour la grossesse est définie comme la préservation de l’intégrité physique et socioculturelle, l’impression de vivre une grossesse ressentie comme normale par la femme, un bon vécu du travail et de l’accouchement et la jouissance d’une maternité heureuse</em>« .</p>



<p>Il y a encore énormément de tabous autour de ce sujet alors qu&rsquo;on lui donne une place très importante dans la société. Le corps qui change et qui se déforme, la pression sociale d’être une compagne et une mère parfaite, la démission paternelle ou charge mentale imposée à la femme, les changements très rapides et importants de la vie quotidienne, la gestion de la dualité mère/pute imposée par la société. Cela créé des paradoxes où vient se loger le doute et la peur, ce qui en fait un sujet idéal de film d’horreur.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>80% des femmes expriment de la peur à la perspective d’accoucher</em>.</p>
</blockquote>



<p><em>S</em><em>ource Cairn</em></p>



<p>L&rsquo;accouchement est un sujet de prédilection pour le body horror, sous genre du film d’horreur qui met l’accent sur les souffrances du corps. Dans des scènes très explicites insistant sur le déchirement de la chair, les fluides corporels, la douleur, les cris.&nbsp;Le postpartum quant a lui, semble encore être un sujet tabou qui mériterait plus de normalisation pour aider certaines mères, épuisées physiquement et émotionnellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changements dans la société</h2>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-5f2c1cf6d3a13e08a0550da4dcd3a857">Depuis quelques années, les luttes féministes tendent à normaliser le fait de <strong>ne pas avoir d’intérêt pour la maternité</strong>. Pour que ce choix soit compris comme un choix personnel<strong> </strong>et pas une admission d’incapacité.&nbsp;Le discours sur la santé mentale aussi progressé vers une meilleure reconnaissance des violences et des traumas intra familiaux, et le choix de ne pas souhaiter reproduire ces cycles,<strong> </strong>reconnu comme un acte de préservation.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-7f0c0bc923be6b735c55e6ada9b52f22">Plus que jamais, c’est aussi un choix politique que de<strong> </strong>refuser d’incarner des rôles de genre, voir la domestication. Cette tendance est opposée au mouvement <em>trad wife</em> (incarné par l’extrême droite) où la femme se veut épouse et mère dévouée corps et âme. Sur qui repose toute la charge mentale du couple, de la famille et du foyer.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1007" height="351" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl.jpg" alt="julia !!!!!" class="wp-image-22190" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl.jpg 1007w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl-300x105.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl-768x268.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl-172x60.jpg 172w" sizes="(max-width: 1007px) 100vw, 1007px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-606a359fbbd0e18aa846f9cf473c811c">Changements dans l&rsquo;industrie </h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Seulement 26% de femmes à la technique, 29% aux postes d’ingénierie contre 90% en costumes et près de 70% dans les métiers d’assistanat.</p>
</blockquote>



<p><em>Source étude CNC</em>&nbsp;</p>



<p>Les femmes sont sous représentées à des postes de pouvoir dans les milieux du cinéma et bénéficient de moins de financements pour leurs projets. Ce qui ne permet pas de visibiliser les problématiques féminines. Mais c’est en train de changer, il y a plus de productrices, réalisatrices, scénaristes femmes.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-67cb79198e397127e90a32bf2b0aa7b4">10% de réalisatrices femmes en 1980 contre 26% en 2021. Même si cela représente toujours moins de la moitié.&nbsp;</p>
</blockquote>



<p>Cela permet une libération de la parole des femmes et permet une pluralité des points de vue :&nbsp;la représentation de familles moins traditionnelles avec des représentations de familles recomposées, monoparentales ou gays. Plus de visibilité autour des questions purement féminines jusque là considérées comme secondaires (pression sociale, postpartum, body horror). La normalisation de <strong>ne pas vouloir être mère, </strong>ou en tout cas la dédiabolisation de la<strong> femme qui refuse la maternité.</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-7e7c82826350c0f9a70643f4fb342d0b">Le cinéma de genre transgresse avec des œuvres fortes et politisées. A travers différents thèmes horrifiques il nous offre différents points de vue autour du refus de grossesse ou de maternité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Grossesse immaculée, motif du viol</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="981" height="397" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd.jpg" alt="le village des damnés" class="wp-image-22194" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd.jpg 981w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd-300x121.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd-768x311.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd-148x60.jpg 148w" sizes="(max-width: 981px) 100vw, 981px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Le village des damnés &#8211; 1960</h3>



<p>Ce film de science-fiction horrifique est issu du roman de John Wyndham <em>The midwich cuckoos</em>. Dans un petit village d’Angleterre, les habitants tombent soudainement inconscients. Quelques mois plus tard, toutes les femmes du village en âge d’enfanter se retrouvent inexplicablement enceintes. On découvre rapidement que comme le coucou (oiseau parasitique), des extra-terrestres se sont servi des femmes comme <strong>hôtes non consentants pour élever leur progéniture. &nbsp;</strong></p>



<p>Le village étant contrôlé par l’armée, elles n’ont pas le choix de porter leur grossesse à terme. Le récit fortement ancré dans la culture du patriarcat (1960) est une réflexion sur ce qu’on est prêt à faire en tant que groupe social pour mener à bien le projet familial. Les parents sont enfermés dans le village et doivent élever des enfants tyranniques, qui les contrôlent et leur font du mal.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="877" height="347" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3.jpg" alt="Rosemary's baby" class="wp-image-22188" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3.jpg 877w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3-300x119.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3-768x304.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3-152x60.jpg 152w" sizes="(max-width: 877px) 100vw, 877px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Rosemary’s baby &#8211; 1968</h3>



<p>Le roman d’Ira Levin, au même titre que <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/">Les femmes de Stepford</a> </em></strong>roman du même auteur, dénonce le backlash féministe des 60’s en illustrant&nbsp;le ressentiment des hommes envers les femmes qui s’émancipent. C&rsquo;est une œuvre séminale dont on retrouve des références dans de nombreux films comme<strong><em> Hérédité, Get out, Fenêtre secrète, The omen,</em></strong> <strong><em>Quand Harry rencontre Sally</em></strong>, <strong><em>Forest Gump, L&rsquo;antre de la folie, X-files, Little evil, Toy story 4 </em></strong>et bien d&rsquo;autres.</p>



<p>Le récit de l’adaptation est centré sur la <strong>privation d’autonomie du corps de Rosemary</strong>. Son mari dit l’avoir mise enceinte alors qu’elle était inconsciente, ce qu’on qualifie désormais de<strong> </strong>viol conjugal.<strong> </strong>Au fur et à mesure que l’intrigue se développe, on découvre qu’en réalité son mari l’a sacrifiée à un culte sataniste pour avancer sa propre carrière (comme dans <strong><em>Les femmes de Stepford</em></strong>). Elle a en réalité été violée par Satan. Elle ne participe pas à sa propre fécondation et perd ainsi le contrôle sur son utérus.&nbsp;</p>



<p>Une fois enceinte, elle perd son autonomie quotidienne, puisque ses voisins (qui sont en réalité des sorcières), insistent pour «prendre soin d’elle», jusqu&rsquo;à empiéter sur son intimité. Prisonnière de son appartement, victime d’une grossesse compliquée, elle sombre peu à peu dans la paranoïa pré partum. Son mari (devenu totalement absent) et ses voisins la gaslightent en lui disant qu’elle est fragile. Ils prennent les décisions à sa place, la privant aussi d’autonomie mentale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="961" height="379" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al.jpg" alt="alien" class="wp-image-22196" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al.jpg 961w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al-300x118.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al-768x303.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al-152x60.jpg 152w" sizes="(max-width: 961px) 100vw, 961px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Alien &#8211; 1979</h3>



<p>L&rsquo;essence d<strong><em>’Alien </em></strong>réside dans la notion d’enferment et de viol. En effet dans ce classique de la science-fiction, les personnages sont en huis clos dans un vaisseau spatial et l’héroïne Ripley tente d’échapper à une insémination monstrueuse.&nbsp;</p>



<p>La <strong>symbolique sexuelle d&rsquo;Alien est évidente</strong> : Le <em>facehugger</em>, orné de deux gros sacs qui évoquent des testicules s’harnache au visage de l’hôte, sans possibilité de s’y soustraire; puis y enfonce un phallus dans sa gorge pour se reproduire à l’intérieur de son abdomen. Après gestion dans l’abdomen de l’hôte non consentant, le <em>chestbuster</em> sort en lui déchirant le ventre, dans un bain de sang et des cris rappelant l’accouchement. </p>



<p>Le travail de HR Gigger, artiste ayant designé les différents stades d’évolution de l’alien (oeuf, facehugger, chestbuster, et sa forme adulte le xénomoprphe) est bien connu comme étant une oeuvre hypersexuelle. Ses motifs récurrents sont les phallus, les vagins, les bébé morts et la dégénérescence organique. La direction artistique idéale pour designer les aliens, leur donnant une forme lourde de sens, qui complète la vision du scénariste.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="947" height="387" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at.jpg" alt="antibirth" class="wp-image-22198" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at.jpg 947w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at-300x123.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at-768x314.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at-147x60.jpg 147w" sizes="(max-width: 947px) 100vw, 947px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Antibirth&nbsp;&#8211; 2016</h3>



<p><strong><em>Antibirth</em></strong>, de Danny Perez, est un film punk, psychédélique et très corporel car le body horror y est très présent. La protagoniste, Lou, subit une <strong>grossesse </strong>mystérieuse<strong> non désirée.</strong> Le film nous montre des signes de <strong>déni de grossesse</strong> : alcool, drogue, tabac, junkfood, ventre collé au micro-ondes.&nbsp;Et exagère les signes de grossesse habituels : tétons qui saignent, vomi incessant, ampoules géantes, ventre dilaté. Pour finalement nous offrir une scène d&rsquo;accouchement complètement gore.</p>



<p>Le sous texte politique souligne la pauvreté de son milieu social. Drogue, prostitution, avortement payant, manque de médecins, pas de sécurité sociale… Le récit normalise l&rsquo;absence de désir maternel et l&rsquo;ancre dans une réalité sociale, tout en restant créant de l&#8217;empathie pour le personnage.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="915" height="515" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen.jpg" alt="the omen et Immaculée" class="wp-image-22192" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen.jpg 915w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 915px) 100vw, 915px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">The first omen &#8211; 2024 et Immaculate &#8211; 2024</h3>



<p><strong><em>Immaculée</em></strong> (film de Michael Mohan) et <strong><em>The first Omen</em></strong> (de Arkasha Stevenson) sont basiquement le même film….Tous deux inspirés de la Nonnesploitation et du Giallo, deux genres cinématographiques forts des 70’s. Dans les deux films, une jeune nonne américaine belle et virginale arrive dans un couvent en Italie. Toutes deux invitées par un prêtre influant, toutes deux tombées enceinte miraculeusement comme la vierge Marie, toutes deux en réalité offertes à Satan pour porter son engeance démoniaque (coucou <strong><em>Rosemary’s Baby</em></strong>).&nbsp;</p>



<p>Les thèmes des films sont angoissants pour beaucoup de femmes, mêlant horreur psychologique et body horror. On montre la misogynie systémique incarnée par l’institution patriarcale qu’est l’église.<strong> </strong>Les prêtres ont tous les droits sur les jeunes femmes, contrôlant leur vie, les réduisant au silence si besoin. La violence psychologique et physique est aussi infligée par les nonnes plus âgées qui ont assimilé la misogynie. &nbsp;</p>



<p>Autre motif angoissant, l’entrave au droit de disposer de son corps. Dans ces films les jeunes femmes sont prisonnières du couvent et leur corps offert à Satan. Dans <strong><em>The first omen</em></strong> on parle aussi d’inceste, puisque le démon ne peut procréer qu’avec son sang, c’est à dire ses propres filles. La torture gynécologique<strong> </strong>est aussi un sujet abordé, montrant le peu d’intérêt porté aux filles mères : femmes attachée, accouchements dans la douleur, brutalité, pas de soins post accouchement.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="447" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-1024x447.png" alt="" class="wp-image-22652" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-1024x447.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-300x131.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-768x335.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-137x60.png 137w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-1320x576.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57.png 1388w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Appartement 7A &#8211; 2024</h2>



<p><em><strong>Appartement 7A</strong></em>, réalisé par Natalie Erika James, se veut un préquel à <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong>. Centré sur le personnage de Terry Gionoffrio, que Rosemary&rsquo;s rencontre dans la laverie à la cave. Terri est elle aussi droguée et offerte au Démon, qui la viole pour la mettre enceinte. Elle est donc supposée porter l&rsquo;antechrist avant Rosemary qui vient d&rsquo;arriver dans le building Bramford. </p>



<p>Le film n&rsquo;est malheureusement pas très inspiré, à part des clins d&rsquo;oeil à l&rsquo;oeuvre originale et une photographie propre, il ne dit rien de nouveau par rapport à l&rsquo;oeuvre de 68. A art peut être que Terry est danseuse ce qui rappel <strong><em>Suspiria</em></strong> et son lot de sorcières. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Grossesse qui tourne mal, évoquant peur et rejet &nbsp;</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="389" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-1024x389.jpg" alt="prevenge" class="wp-image-22242" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-1024x389.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-300x114.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-768x292.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-158x60.jpg 158w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg.jpg 1043w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Prevenge &#8211; 2016&nbsp;</h3>



<p><strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-prevenge-allo-maman-ici-bebe/" data-type="post" data-id="268">Prevenge</a></em></strong> est une comédie d&rsquo;horreur britannique écrite, réalisée et jouée par Alice low, elle même enceinte au moment du tournage. Elle fait un pied de nez avec humour au folklore de femmes enceintes. Comme en témoigne cette baseline : «<em>je tue pour deux</em>» (au lieu de je mange pour deux).</p>



<p>Dans cette fiction, une femme enceinte entend les pensées de son bébé, qui l’encourage à tuer des gens. La folie incarnée par la mère peut être considéré comme du <strong>stress prénatal </strong>(paranoïa prépartum) engendré par la perte de son compagnon. Le film est une boucherie qui illustre vraiment la crise existentielle que peut amener la grossesse, surtout pour une mère célibataire.</p>



<p><strong><em>Prevenge</em></strong> illustre aussi la perte de contrôle de son propre corps au profil du fœtus, et les injonctions envers les mères qui n’ont plus leur mot à dire. Privée de libertés le temps de la gestation, et considérée comme un incubateur, la mère devient juste un vaisseau pour le bébé. &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="815" height="307" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth.jpg" alt="" class="wp-image-22251" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth.jpg 815w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth-300x113.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth-768x289.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth-159x60.jpg 159w" sizes="(max-width: 815px) 100vw, 815px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Mother&nbsp;! &#8211; 2017</h3>



<p>Comme tous les films de Darren Aronofsky, <strong><em>Mother !</em></strong> est un intense mélange des genres qui propose plusieurs lectures hautement symboliques (comme l&rsquo;affiche très largement inspirée de celle de <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong>). C’est un film anxiogène, en tant que spectateur on se sent aussi impuissant que le personnage principal, Mother.&nbsp;</p>



<p><strong><em>Mother </em></strong>est sur le point d’accoucher. Elle est symbolisée comme une allégorie de mère nature, et si on pousse plus loin la réflexion, elle est polarisée vers un féminin sacré* : la mère sacrificielle, aimante, douce, dotée d’une certaine divinité du fait de porter la vie. Dans le film, le côté spirituel est montré aussi via une pierre sacrée, et les allusions aux autres personnages en tant que personnages bibliques. Him, son mari poète est montré comme égoïste et égocentrique qui ne porte pas la charge mentale du foyer (il ne l’aide pas à préparer la maison, trop occupé à être un poète). Il laisse des inconnus rentrer chez lui parce qu’il veut leur adoration, alors qu’il délaisse sa femme.</p>



<p>Le motif du <em>home invasion</em> est clair dans le film. Tous ces gens qui débarquent dans l&rsquo;intimité de Mother peuvent être interprété comme la destruction de mère nature; mais aussi comme une perturbation du foyer provoqué par l’arrivée de bébé. Ces étrangers qui s&rsquo;imposent et foutent le bordel symbolisent le chaos à venir et la destruction du couple.&nbsp;Comme la maison représente à la fois la terre et Mother, la maison qui pourrit, saigne et s’effondre, pourrait aussi illustrer la transformation subie par le corps féminin pendant la grossesse et l’accouchement.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="793" height="311" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt.jpg" alt="titane" class="wp-image-22243" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt.jpg 793w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt-300x118.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt-768x301.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt-153x60.jpg 153w" sizes="(max-width: 793px) 100vw, 793px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Titane &#8211; 2021</h3>



<p><strong><em>Titane</em></strong> est le deuxième long métrage de Julia Ducourneau. Pour moi la grossesse dans le film est issue du viol, car la scène de sexe avec la voiture qui l&rsquo;aurait mise enceinte se passe comme dans un rêve, arrive directement après son agression par un homme sur le parking. La grossesse difficile d&rsquo;Alexia ferait donc sens si l&rsquo;on suit cette genèse. Mais comme cela reste une théorie je le classe dans la grossesse difficile.</p>



<p>La mutation est un thème qui fascine Ducourneau, on le sent bien dans ce film qui renverse les codes de genres et nous offre du body horror à foison. En cavale après un meurtre Alexia, enceinte, se fait passer pour un homme en se rasant la tête. Elle se cache chez le père d&rsquo;un garçon disparu, elle est immergée dans l&rsquo;univers très masculin des pompiers. Une grossesse qui se déroule donc à l&rsquo;opposé des clichés féminins habituels. Et un intéressant renversement des genres, car le personnage du père bien que très mascu dans le film, est emprunt de beaucoup de douceur.</p>



<p>Le body horror de la grossesse est appuyé par une mise en scène dérangeante. Alexia se rend compte qu&rsquo;elle est enceinte car de l&rsquo;huile de moteur coule de son vagin, l&rsquo;huile de moteur fuit aussi par ses seins qu&rsquo;elle a comprimés pendant plusieurs mois pour se travestir. L&rsquo;huile de moteur évoque la mort, mais aussi tous les fluides corporels féminins liés à la grossesse. Son ventre qui se déchire et devient du titane. La scène de sexe dans la voiture fait penser a <strong><em>Crash</em></strong> et nous intrigue sur l&rsquo;objet de son accouchement comme dans <strong><em>La mouche</em></strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="853" height="356" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss.jpg" alt="huesera" class="wp-image-22247" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss.jpg 853w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss-300x125.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss-768x321.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss-144x60.jpg 144w" sizes="(max-width: 853px) 100vw, 853px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Huesera &#8211; 2022</h3>



<p>Ce film réalisé par Michelle Garza Cervera prend le schéma inverse des films<strong> </strong>où les femmes sont envahies d’instinct maternel et décident de devenir mamans (<strong><em>Evil dead rise</em></strong> par exemple). Au début Valeria est heureuse de tomber enceinte et de fonder une famille avec son compagnon. Mais au fur et à mesure de sa grossesse le stress se développe.</p>



<p>Les facteurs de stress sont basés sur la pression sociale de la maternité. Les sacrifices attendus d’une mère<strong> </strong>sont représentés par le fait qu’elle doive transformer son atelier de travail et sa plus grande réussite, en pouponnière. De plus sa famille ne la soutient pas vraiment. Elle n’est validée que quand elle prend le chemin traditionnel attendu d’une femme hétéro, mais ils ne la pensent pas capable d’être une bonne mère. Son compagnon est montré comme démissionnaire.&nbsp;</p>



<p>Le stress est illustré dans le film avec les ressorts de l’horreur. Elle est hantée par des apparitions macabres comme hantée par le doute lié au changement de vie radical qu’implique d’être enceinte (son passé punk de punk lesbienne qu’elle a sacrifié au profit d’études et d’une relation avec un homme). Les apparitions accompagnée de craquements sonores, comme pour rappeler la douleur physique de l’accouchement.</p>



<p>Dans un acte de préservation ultime, elle décide de quitter son compagnon et d’abandonner l’enfant. Comme dans <strong><em>Antibirth</em></strong> il n’y a pas de jugement exercé sur ces personnages de femmes punk, qui sont montrées comme fortes et aimantes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Maternité forcée, rôle qui incombe aux femmes </h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="789" height="296" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv.jpg" alt="" class="wp-image-22253" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv.jpg 789w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv-300x113.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv-768x288.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv-160x60.jpg 160w" sizes="(max-width: 789px) 100vw, 789px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Vivarium &#8211; 2019</h3>



<p>Dans ce film de Lorcan Finnegan, un jeune couple se retrouve&nbsp;piégé dans une banlieue&nbsp;factice et sont forcés d’élever un enfant qu’on a déposé un matin devant leur porte.&nbsp;</p>



<p>Le film met le doigt sur l<strong>’angoisse de la <a href="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/11/critique-de-run-2020-une-histoire-tendue-et-pleine-de-suspens-sur-la-maternite-perverse.jpg"></a>maternité</strong> et les obligations sociales qui incombent aux femmes, puisque la protagoniste du film ne voulait pas d’enfant, mais se retrouve obligée de s’occuper d’un enfant démoniaque. Elle assure seule la charge domestique et émotionnelle de cette relation forcée. Elle nourrit l&rsquo;enfant, le divertit et le réconforte malgré son épuisement. Son compagnon étant totalement démissionnaire, elle doit assumer seule la charge de l’enfant.</p>



<p>Hommage au<strong> <em>village des damnés</em></strong> avec la mécanique du coucou (qu’on voit d’ailleurs posé sur un arbre au début du film), puisque le couple se sacrifie pour élever le bébé d’une autre espèce qui les tyrannise.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="841" height="311" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb.jpg" alt="" class="wp-image-22254" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb.jpg 841w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb-300x111.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb-768x284.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb-162x60.jpg 162w" sizes="(max-width: 841px) 100vw, 841px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">The baby &#8211; 2022 </h3>



<p>Dans cette comédie horrifique teinté de folk horror créé par Sian Robins-Grace et Lucy Gaymer, Natasha cheffe trentenaire commence a se sentir seule car autour d&rsquo;elle, toutes ses amies deviennent maman. Un jour alors qu&rsquo;elle fuit la baby shower de sa dernière amie enceinte, un bébé lui tombe littéralement dans les bras.</p>



<p>Métaphore de l&rsquo;injonction à la maternité et des attentes qui pèsent sur les femmes, le bébé est une malédiction qui la poursuit comme un parasite démoniaque. Le bébé semble avoir un mode opératoire récurrent qui met en exergue les challenges de la maternité : il trouve une victime et ne lui laisse aucun moment de répit (pleurs, cris, etc), tue tous les gens autour d&rsquo;elles (isolation) et il change de « maman » quand elles sont épuisées.</p>



<p>La genèse de la malédiction à un sous texte profondément féministe : le bébé a été conçu dans les années 60 lors d&rsquo;un viol conjugal (comme dans <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong>). Sa mère était homosexuelle, considérée comme folle et emprisonnée par son mari. Les pères sont absents de l&rsquo;écran, ou présents que dans les scènes de violence.</p>



<p>On trouve d&rsquo;autres références à <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong> : son médecin la trahi en la renvoyant chez son mari, et le bébé à un landau retro comme dans le film.</p>



<p>Petite aparté sur la scène du parc pour enfants (qui représente l&rsquo;enfer pour Natasha), il s&rsquo;agit d&rsquo;une référence à des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SnQBihIyyaA">vrais parcs d&rsquo;attraction qui ont pour but d&rsquo;apprendre le capitalisme aux enfants</a> dès le plus jeune âge et sans supervision de leurs parents. Dans ces parcs ils exercent des emplois (garde de prison, pompiste, serveur) et ils ont un salaire qui leur permet de payer les services dans le parc. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-22256" style="width:524px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1536x864.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1320x743.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Siobhan Roy dans Succession &#8211; 2018-2023&nbsp;</h3>



<p>Bien qu’il ne s’agisse pas d’un film de genre je trouve que l&rsquo;écriture du personnage est intéressant et révèle certains aspects complexes sur le désir ou le rejet de maternité dans un univers ultra capitaliste.&nbsp;</p>



<p>Siobhan est présentée comme un personnage ambitieux et extrêmement intelligent. Elle veut devenir CEO de l’entreprise familiale, mais elle est victime du sexisme ambiant et constamment rabaissée par son père l&rsquo;actuel CEO.</p>



<p>Se pose la question de la maternité dans son couple, qui est déjà basée sur une relation de pouvoir compliquée. Son mari Tom essaie de la faire tomber enceinte pendant qu’il est en prison. Elle ne souhaite pas assumer une grossesse seule et de plus elle n’apprécie pas la manipulation de son mari. Plus tard Tom insiste, et elle accepte de «peut être congeler ses œufs pour plus tard», avant de dire à son mari qu’elle ne l’aime pas.&nbsp;</p>



<p>Elle a un passif avec sa propre mère qui est montrée comme froide, très critique et narcissiques. N&rsquo;ayant pas non plus reçu d’amour de son père, elle n’a pas de modèle parental assez fort pour la rassurer dans sa propre maternité. Son ambition est de diriger une entreprise, pas de gérer une famille. Dans sa classe sociale elle sait que devenir mère n’est pas compatible avec une carrière où les hommes la respectent.</p>



<p>Malgré son statut social et son intelligence elle ne parvient pas à briser le plafond de verre. Finalement elle finit par tomber enceinte. Comme son mari Tom s’est vu offrir la carrière dont elle rêvait, après s’être déchirée avec sa famille, elle concède à rester auprès de Tom (proxi du pouvoir) et à fonder une famille. Tous les deux finiront ensemble sans amour, et Shiv deviendra sa mère malgré tout ce quelle a fait pour ne pas le devenir.</p>



<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-e75bcfe5ecbd80004969cbc27581a4a6" style="color:#fffaea">La maternité imposée ou refusée est finalement une thématique récurrente dans le cinéma de genre. Elle symbolise une des nombreuses injonctions imposées aux femmes, et qui est à l&rsquo;intersection de plusieurs pressions (charge mentale, réussite de l&rsquo;accouchement, du post partum, de l&rsquo;allaitement, de l&rsquo;éducation, etc..). Les réalisatrices ont encore à explorer cette thématique, encore principalement traitée par des hommes.</p>



<p>* <sub>Le féminin sacré est pour moi un courant dangereux qui penche vers les dérives sectaires.&nbsp;Si vous pensez que vous ou un membre de votre famille est sous emprise d’une dérive sectaire vous pouvez vous renseigner auprès de la <a href="https://www.miviludes.interieur.gouv.fr/conseils-et-principes-de-prudence/la-miviludes">https://www.miviludes.interieur.gouv.fr/conseils-et-principes-de-prudence/la-miviludes</a></sub></p>
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		<title>[Zoom] Réussir (ou pas) un film politique (français)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Feb 2024 08:56:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si tout film est politique, certains en font leur coeur de leur sujet, de manière consciente et assumée. Mélanger fiction et sujet politique (au sens sociétal j&#8217;entends) est particulièrement difficile.Comment faire cohabiter les faits et l&#8217;émotion, indispensables à l&#8217;empathie pour des personnages ?Qu&#8217;est ce qu&#8217;un film politisé (français) réussi selon moi? C&#8217;est en visionnant plusieurs &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-226612d416c3d68b1ccef3e6cc4a00f3" style="background-color:#ffebb5">Si tout film est politique, certains en font leur coeur de leur sujet, de manière consciente et assumée. Mélanger fiction et sujet politique (au sens sociétal j&rsquo;entends) est particulièrement difficile.<br>Comment faire cohabiter les faits et l&rsquo;émotion, indispensables à l&#8217;empathie pour des personnages ?<br>Qu&rsquo;est ce qu&rsquo;un film politisé (français) réussi selon moi?</p>



<p>C&rsquo;est en visionnant plusieurs films traitant d&rsquo;un sujet sensible (les violences policières, la prison, etc&#8230;) qui m&rsquo;ont déçue, que je me suis demandée comment peut-on allier politique et fiction avec succès?<br>Ce type de film est particulier car il n&rsquo;aura jamais vraiment raison. Pour des questions narratives il faut parfois prendre des raccourcis qui peut porter préjudices aux faits, le traitement de ces faits doit faire preuve d&rsquo;une certaine objectivité pour être crédible, alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien souvent d&rsquo;un contexte lié à des individus, et donc différents points de vue.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="419" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/avant_que_les_flammes_ne_s_eteignent-1024x419.jpg" alt="" class="wp-image-21667" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/avant_que_les_flammes_ne_s_eteignent-1024x419.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/avant_que_les_flammes_ne_s_eteignent-300x123.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/avant_que_les_flammes_ne_s_eteignent-768x314.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/avant_que_les_flammes_ne_s_eteignent-147x60.jpg 147w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/avant_que_les_flammes_ne_s_eteignent.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Avant que les flammes ne s&rsquo;éteignent</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Par ailleurs plusieurs questions épineuses se posent. Quel point de vue adopter pour faire comprendre une violence, notamment systémique? Comment filmer des victimes sans les acculer ou les réduire encore plus? Comment faire preuve de nuances et ne pas être trop manichéen? (quand bien même on constate toujours plus que le fossé entre les pauvres et les riches s&rsquo;agrandit toujours plus, et est à l&rsquo;origine de bien des maux? Doit-on être concerné-e pour évoquer un sujet, ou du moins prendre en compte les témoignages/ressentis de personnes concernées?<br>Je n&rsquo;évoquerai pas les films qui évoquent un parti ou des hommes/femmes politiques car il est question bien souvent de dynamiques de pouvoir et de manipulation que de sujets réellement politiques.<br>Autant de questions auxquelles je vais tenter d&rsquo;apporter une lumière, tout du moins mon regard.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Assumer la violence d&rsquo;une oppression</h2>



<p>Un des éléments les plus importants selon moi, est d&rsquo;assumer la violence qu&rsquo;engendre une oppression, et les impacts sur les personnes concernées.<br>La difficulté étant de ne pas basculer dans une sorte de torture porn, qui pourrait basculer dans une certaine complaisance vis à vis de la souffrance d&rsquo;un personnage.<br>Je pense qu&rsquo;il est nécessaire de montrer cette violence, si on s&rsquo;assure de prendre en compte plusieurs aspects:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la mise en scène est-elle du point de vue de la victime ou de l&rsquo;agresseur?</li>



<li>la durée des scènes violentes et la manière de les filmer. Est-ce long? Sur quoi et qui s&rsquo;attarde-t-on?</li>



<li>leur place dans la narration: élément déclencheur? twist? prétexte narratif qui ne fait pas avancer l&rsquo;histoire?</li>



<li>la caractérisation des personnages principaux et notamment ceux des victimes et des agresseurs. Est-elle développée? Pertinente? Cohérente avec le sujet du film?</li>



<li>la violence représente-t-elle une réalité politique?</li>



<li>Par qui est-il réalisé? Une personne concernée ou non?</li>
</ul>



<p>Prenons l&rsquo;exemple des films dits de « banlieues ». C&rsquo;est un type de film complexe à réussir. Il faut éviter les clichés en évitant d&rsquo;édulcorer les situations, et c&rsquo;est facile de tomber dans des représentations manichéennes. D&rsquo;autant que c&rsquo;est un décor politique sujet à d&rsquo;incessantes polémiques, avec une population stigmatisée quotidiennement.<br><strong><em>La Haine</em></strong>, le plus populaire, est un film qui reste marquant car il se place du point de vue de mecs de banlieues, et qu&rsquo;il est un des rares à être sans ambiguïté sur la violence policière. La scène de la garde à vue et la scène de l&rsquo;exécution finale en sont les preuves. Par ailleurs, le film ne se vautre pas dans une surenchère de la violence:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li> La scène finale est expéditive, tout comme le meurtre et cette mise en scène illustre la manière dont la violence s&rsquo;exerce,</li>



<li>Pendant la scène de la garde à vue, la caméra s&rsquo;attarde peu sur les flics et plus sur le visage terrifié des personnages filmés comme des victimes.</li>



<li>Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autres scènes de violences.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="269" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/h8gpddllyh791.gif" alt="" class="wp-image-21665"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>La Haine</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Si on est du côté des banlieusards, ils ne sont pas non plus évangélisés. Ils ne sont pas particulièrement malins, et sont empreints de misogynie. Ce qui apporte une crédibilité à l&rsquo;ensemble.<br>Pour autant, le film marque des limites:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Personnages féminins complètement oubliées et le peu qu&rsquo;on en voit, elles sont soient pénibles, soit potiches. C&rsquo;est quand même tout une partie de la population banlieusarde qu&rsquo;on oublie. Ce sont pourtant beaucoup les femmes qui se mobilisent, notamment à travers d&rsquo;associations.</li>



<li>Les personnages de banlieues sont peu caractérisés, et cette absence de complexité n&rsquo;élève pas la qualité de leur représentation,</li>



<li>Le film démarre sur des images d&rsquo;archives d&rsquo;émeutes, avec une histoire sous fond d&rsquo;un suspens sur un jeune entre la vie et la mort après sont passage à tabac par des flics. On a donc l&rsquo;introduction d&rsquo;un problème systémique, qui n&rsquo;est finalement pas exploité dans le film. La réflexion politique est donc limitée.</li>



<li>Le film est réalisé par un blanc privilégié d&rsquo;une famille issue du cinéma, tout comme son interprète principal. <strong><em>La Haine</em></strong> sera leur aller simple pour la gloire. Ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre n&rsquo;auront un engagement politique particulier par la suite, que ça soit à titre personnel ou via le cinéma (à part Kassovitz pour <strong><em>L&rsquo;ordre et la morale</em></strong>). Toute la limite est là. Celle d&rsquo;exploiter un sujet de misère sociale pour gagner la reconnaissance d&rsquo;une élite qui se délecte de voir ces histoires qui, tantôt les font pleurer ou les bouscule (sans qu&rsquo;elles soit directement pointée), dans leur confort bourgeois.</li>
</ul>



<p><strong><em>Les Rascals</em></strong>, sorti 27 ans après <strong><em>La Haine</em></strong>, reprend des éléments similaires:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une bande de jeunes de banlieue empreints de sexisme, qui peinent à trouver un but dans leur vie,</li>



<li>Un ton léger et humoristique qui traverse une partie du film,</li>



<li>Peu de scènes de violences mais très impactantes car clés dans la narration: agression raciste au début constituant le background du personnage principal, vengeance de ce même personnage qui sera l&rsquo;élément déclencheur, et le final qui sera le climax en pointant bien les fachos qui sont les réels  dangers.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/808016-les-rascals-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-21666" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/808016-les-rascals-1024x683.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/808016-les-rascals-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/808016-les-rascals-768x512.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/808016-les-rascals-1536x1024.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/808016-les-rascals-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/808016-les-rascals-374x249.jpg 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/808016-les-rascals-1320x880.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/808016-les-rascals.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les Rascals</em></figcaption></figure>
</div>


<p>A mon sens, le film est plus réussi sur deux points:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les jeunes sont beaucoup plus caractérisés. Leur violence n&rsquo;est pas atténuée, et on sait d&rsquo;où elle vient. Ils ont des aspirations propres (qui sont bien identifiées selon les personnages et pourtant il y en a beaucoup), même si freinées par leur statut social et le racisme. Ils sont nuancés (ils sont victimes de violences mais perpétuent des violences sexistes par exemple), ce qui permet de refléter une situation complexe et crédible.</li>



<li>Si le film contient également peu de personnages féminins, celui de Frédérique est soigné. Sa trajectoire est compréhensible, ce qui permet une empathie, en évitant la caricature d&rsquo;un personnage facho. Mais surtout, le film a l&rsquo;intelligence à travers elle, de montrer la puissance de la manipulation de l&rsquo;extrême droite sur les masses.</li>
</ul>



<p>Louper sa portée politique alors que c&rsquo;est le coeur de son sujet, c&rsquo;est ce qu&rsquo;a réalisé Mehdi Fikri avec <strong><em>Avant que les flammes ne s&rsquo;éteignent</em></strong>. Le film est plus ou moins inspiré de l&rsquo;histoire d&rsquo;Assa Traoré. On ne peut donc pas faire plus politiquement assumé. Avec un sujet pareil, l&rsquo;extrême droite a tenté d&rsquo;hacker les notes AlloCiné pour les faire baisser. Pourtant, on a entendu aucun politique de droite ou d&rsquo;extrême droite, flic etc, se plaindre publiquement du film. Cela s&rsquo;explique finalement assez simplement. Avant que les flammes ne s&rsquo;éteignent, ne voit aucune flamme démarrer. Alors que les violences policières est la problématique à traiter, on ne voit quasiment aucun flic, aucune violence policière. Le réalisateur semble avoir peur de la complexité  du problème (qui existe d&rsquo;un point de vue sociétal, social, juridique, étatique, etc..) et choisit de se concentrer sur son héroïne. Le problème c&rsquo;est que compte tenu du sujet, les 2 ne peuvent pas être dissociés. Car l&rsquo;histoire de d&rsquo;Adama et Assa Traoré n&rsquo;existe pas sans la réalité des violences policières. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus étonnant que le réalisateur était journaliste à l&rsquo;Humanité et était spécialisé dans le service police justice.</p>



<p>Plusieurs films se placent également du point de vue des policier. Que ça soit via l&rsquo;ex flic devenu réalisateur Olivier Marshall avec <strong><em>36 quai des orfèvres</em></strong>, <strong><em>La nuit du 12</em></strong>, <strong><em>Bac Nord </em></strong>ou <strong><em>Les Misérables</em></strong>.<br>Je ne reviendrai pas là non plus en détail sur les <a href="https://www.ecranlarge.com/films/news/1416687-bac-nord-cedric-jimenez-est-hallucine-par-la-recuperation-politique-de-son-film" data-type="link" data-id="https://www.ecranlarge.com/films/news/1416687-bac-nord-cedric-jimenez-est-hallucine-par-la-recuperation-politique-de-son-film">polémiques de <strong><em>Bac Nord </em></strong></a>car tout a été dit. S&rsquo;il existe des films de droite et de gauche (de manière consciente ou inconsciente côté réalisation), il ne faut pas oublier qu&rsquo;enfoncer des personnes déjà minoritaires et donc pénalisées au quotidien entraîne une responsabilité non négligeable. <br><strong><em>Les Misérables</em></strong> se place du point de vue des policiers mais en montrant une tout autre facette. En revanche, le film lui aussi, n&rsquo;ose pas affronter le sujet des violences policières (alors que lui aussi en fait son sujet principal). En effet, il s&rsquo;agit d&rsquo;une « vraie » « bavure » policière. Le flic n&rsquo;a pas délibérément tirer sur le gamin. Et le film noie ce manque de courage en choisissant de pointer leur magouille pour cacher cette erreur. Or, avec tous les dossiers depuis les années 60/70, il y a matière à traiter de la violence policière volontaire et assumée.<br><strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-vermines/" data-type="post" data-id="21638">Vermines</a></em></strong> (donc la politique n&rsquo;est pas le sujet principal) montre des violences policières sans ambiguïté et l&rsquo;extrême droite ne s&rsquo;est pas préoccupée du film. Parfois la portée politique d&rsquo;un film est finalement plus efficace quand ce n&rsquo;est pas le sujet du film.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le point de vue des personnes concernées</h2>



<p>Il reste très compliqué de réaliser un film du point de vue des personnes de banlieues, car ce sont logiquement des personnes qui ont moins accès au cinéma.<br><strong><em>Gagarine</em></strong> est un des rares exemples réussis. Il raconte l&rsquo;histoire de la destruction imminente (et vraie) de la cité Gagarine à Ivry sur Seine qui a eu lieu en 2020. Youri, passionné d&rsquo;astronomie, transforme la cité en environnement spatial pour tenter de résister à la destruction (on y voit évidemment un parallèle avec la réalité). Il est aidé par Diana, issue de la communauté Rom (certainement le 1er personnage de cette communauté traité qui n&rsquo;est pas caricaturé au cinéma). Les personnages sont caractérisés et non caricaturaux, on sort du traitement classique du drame social. Les réalisatrices-eurs n&rsquo;évitent pas la portée politique pour autant mais comme <strong><em>Vermines</em></strong>, ils utilisent un autre angle (fantastique, poésie).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/gag_191122_still-02069879b-1920x804-1-1024x429.jpg" alt="" class="wp-image-21664" style="width:840px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/gag_191122_still-02069879b-1920x804-1-1024x429.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/gag_191122_still-02069879b-1920x804-1-300x126.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/gag_191122_still-02069879b-1920x804-1-768x322.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/gag_191122_still-02069879b-1920x804-1-1536x643.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/gag_191122_still-02069879b-1920x804-1-143x60.jpg 143w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/gag_191122_still-02069879b-1920x804-1-1320x553.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/01/gag_191122_still-02069879b-1920x804-1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Gagarine &#8211; Haut et Court</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Etre du point de vue des concerné-es n&rsquo;en fait pour autant un film réussi. L&rsquo;exemple de <strong><em>Bandes de filles </em></strong>est assez parlant. Je ne reviendrai pas en détail sur les problèmes du films déjà beaucoup évoqués, notamment <strong><a href="https://www.madmoizelle.com/bande-de-filles-probleme-294696">ici</a></strong>. Le souci c&rsquo;est qu&rsquo;au delà de perpétuer les clichés sur la banlieue (qui plus est quand on ne fait pas l&rsquo;effort de se documenter sur un sujet aussi sensible, comme l&rsquo;a avoué Sciamma), c&rsquo;est que ça distille l&rsquo;idée que ces personnes sont responsables de leur malheur/choix. Dans la continuité de la fameuse doctrine « quand on veut on peut ». Or, pourquoi la drogue est dans les quartiers? Pourquoi les jeunes fuient systématiquement la police même quand ils n&rsquo;ont rien fait? Quel système encourage la loi du plus fort? Ces questions sont rarement abordées, voire jamais.<br>Même problème avec <strong><em>Athena</em></strong> de Romain Gavras, qui sublime la répression. La chaîne<em> Histoires Crépues </em>l&rsquo;explique très bien:</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="ATHÉNA ou L&#039;esthétique de la répression - Critique du film" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/ROZJ5Fhr7rY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Si on s&rsquo;écarte des films de « banlieue », <strong><em>Je verrai toujours vos visages </em></strong>évoque un sujet tout aussi politique: la justice réparatrice/restaurative. A l&rsquo;heure où nous sommes, le tout répressif est d&rsquo;autant plus la réponse à tout que l&rsquo;extrême droite monte partout dans le monde. C&rsquo;est un donc un sujet inaudible pour le moment, qui est pourtant essentiel. Le constat que la prison ne sert à rien, que les personnes enfermées ressortent bien souvent encore plus abîmées et dangereuses. Donc l&rsquo;idée est de miser sur le dialogue entre victimes et agresseurs (pas forcément l&rsquo;agresseur concerné d&rsquo;ailleurs) pour leur faire réaliser les conséquences de leurs actes. Plusieurs féministes ont évoqué le sujet mais je vous conseille notamment cette émission, et surtout ce <strong><a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/une-histoire-de-la-justice-restaurative-4868213">podcast de France Culture</a></strong>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Que faire des hommes violents ? | Un podcast à soi (30) - ARTE Radio Podcasts" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/s7xox3ZPCcU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Pour avoir pas mal lu/écouté sur le sujet, j&rsquo;ai trouvé le film de Jeanne Herry assez léger. Le film suit parallèlement l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme incestée (Adèle Exarchopoulos) par son frère qui souhaite le rencontrer à sa sortie de prison pour établir des règles, et un groupe de paroles entre victimes et agresseurs (qui n&rsquo;ont pas agressé ces personnes, mais en prison pour d&rsquo;autres faits).<br>La partie avec le personnage de la soeur est réussi et touche juste que ça soit en termes d&rsquo;émotion mais aussi d&rsquo;un point de vue purement logique (elle souhaite se sécuriser pour ne pas le croiser à l&rsquo;avenir). La partie thérapie de groupe me semble en revanche plus vaine et assez superficielle. Le problème est que le film n&rsquo;explique pas assez le principe et la complexité sociétale, logistique, humaine de cette justice. Comme on s&rsquo;y attend, les agresseurs sont pris d&#8217;empathie et tout le monde finit par manger des gâteaux ensemble. La réalité est quand même plus complexe, et il aurait été par exemple pertinent de pousser un peu plus le raisonnement: quid des meurtriers, (selon légitime défense ou pas)? quid des violeurs? (sachant qu&rsquo;actuellement 0,6% des violeurs pour environ 70K de plaintes donc la question de la pertinence de la justice se pose).</p>



<p><strong><em>Une femme du monde</em></strong> qui s&rsquo;intéresse au milieu de la prostitution, est un des seuls films qui ne fait pas preuve de misérabilisme sur le sujet. La prostitution fascine et dégoûte depuis toujours, et le cinéma n&rsquo;a pas été en reste à représenter ce milieu avec assez peu de nuances. C&rsquo;est assez logique avec la société abolitionniste dans laquelle nous vivons.<br><strong><em>Une femme du monde </em></strong>prend le contrepied en montrant pour la 1ère fois à l&rsquo;écran le STRASS, le syndicat des travailleurs-euses du sexe (et qui est donc contre les lois pénalisant la prostitution). L&rsquo;héroïne assume son travail (« sex work is work »), et se bat pour ses droits (en étant militante du STRASS), et aussi pour gagner sa vie, comme n&rsquo;importe quelle travailleuse finalement. Rien n&rsquo;est édulcoré et le film propose enfin un vrai portrait d&rsquo;une travailleuse du sexe, en ancrant son propos avec un angle profondément politique. Car oui, la gestion du travail du sexe l&rsquo;est. D&rsquo;un point de vue économique, social etc&#8230;D&rsquo;autant que le film n&rsquo;oublie pas son sujet: suivre la détermination d&rsquo;une femme à aider financièrement son fils. Il reste ancré dans sa problématique, dans son personnage. Elle n&rsquo;est pas un prétexte à évoquer une lutte en oubliant de l&rsquo;incarner à travers un personnage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le film politique sur les violences conjugales</h2>



<p>Si les violences conjugables sont montrées à l&rsquo;écran depuis toujours sans en avoir conscience (et notamment les violences sexuelles), le cinéma s&rsquo;en empare de plus en plus pour le traiter politiquement.<br>C&rsquo;est le cas dans le traumatisant <strong><em>Jusqu&rsquo;à la garde</em></strong> de Xavier Legrand qui montre la tendance de la justice à continuer de donner des droits de gardes à des hommes violents avec les conséquences que cela entraine. Le film est du point de vue des victimes, avec une tension grandissante suscité chez le public qui traduit la tension propre des victimes de violences intra familiales. Car le film n&rsquo;oublie pas que les violences conjugales ont aussi un impact sur les enfants.<br>C&rsquo;est à mon avis un des soucis de <strong><em>L&rsquo;amour et les forêts</em></strong>, qui alors qu&rsquo;il y a des enfants, fait comme s&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas là, ce qui occulte tout une partie des problèmes des violences conjugales. Par ailleurs, le film penche parfois dangereusement sur une certaine complaisance à filmer la douleur de la victime et manque cruellement de subtilité. Cette manière de traiter la violence conjugale (homme possessif, jaloux, impulsif, isolant, puis finalement violent), a été déjà vue 1000 fois (notamment à travers des téléfilms des années 90), et à l&rsquo;heure de #metoo il aurait été bienvenue d&rsquo;ouvrir d&rsquo;autres angles.</p>



<p>Est-il nécessaire d&rsquo;être concerné-e de près ou de loin par une oppression pour en parler? A mon sens non, car même si c&rsquo;est le cas, cela ne veut pas dire que la personne aura les armes techniques et artistiques pour retranscrire à l&rsquo;écran ce qu&rsquo;elle voudra transmettre.<br>En revanche, dans tous les cas, cela implique un travail documentaire via divers formats et divers sources pour tenter d&rsquo;avoir une vision globale de son sujet et capter les nuances et les complexités.<br>Et c&rsquo;est souvent ce qui manque.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-0323dfe1d1fd221479971dbfcf5b3a5d" style="background-color:#f0dca7">Si tout film est politique, il reste important que des films assument un sujet frontalement politique. Mais cela entraine une exigence en termes de recherches, de connaissances de son sujet, de savoir d&rsquo;où on parle et avec quels angles. Mais pour cela, il faut déjà être conscient-e de ses propres biais, de son propre racisme ordinaire ou sexisme intégré.</p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/zoom-reussir-ou-pas-un-film-politique-francais/">[Zoom] Réussir (ou pas) un film politique (français)</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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		<title>[Critique] Polite society : les femmes savent faire des films d&#8217;action</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/polite-society-les-femmes-savent-faire-des-films-daction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Sep 2023 08:46:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Polite society est un film d&#8217;action féministe. Ria Khan est une adolescente anglaise d’origine pakistanaise qui aspire à devenir cascadeuse. Elle pense qu’elle doit sauver sa soeur ainée, Lena, d’un mariage arrangé. Avec ses amies elle va tout faire pour empêcher le mariage au nom de l&#8217;indépendance féminine et de la sororité. Un film d&#8217;action &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background">Polite society est un film d&rsquo;action féministe. <em>Ria Khan est une adolescente anglaise d’origine pakistanaise qui aspire à devenir cascadeuse. Elle pense qu’elle doit sauver sa soeur ainée, Lena, d’un mariage arrangé. Avec ses amies elle va tout faire pour empêcher le mariage au nom de l&rsquo;indépendance féminine et de la sororité.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-21283" style="width:610px;height:343px" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault-1024x576.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault-300x169.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault-768x432.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault-107x60.jpeg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Un film d&rsquo;action féministe et différent qui a peiné à voir le jour</h2>



<p><strong><em>Polite society</em></strong>&nbsp;est une comédie d’action sortie en 2023 et réalisé par Nida Mansoor qu’on connait pour <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/we-are-lady-parts-une-sitcom-pour-visibiliser-les-femmes-musulmanes/" data-type="post" data-id="20616">We are lady parts</a>,</em></strong> série qu’elle a réalisé après avoir fait ses armes sur deux épisodes de <strong><em>Dr Who</em> </strong>pour la BBC.&nbsp;</p>



<p>La direction artistique du film est assuré par Ashley Connor qui a elle même collaboré à<em> <strong>Knives out</strong></em>, la série <strong><em>Broad City</em></strong> et a reçu un <em>Independent Spirit Award</em> de la meilleure photographie pour le thriller psychologique <strong><em>Tàr</em></strong>.</p>



<p>Nida Mansoor explique dans des interviews que le script de <strong><em>Polite Society</em></strong> a maturé pendant 10 ans et que son projet a essuyé beaucoup de refus avant de trouver enfin un financement. Certains producteurs voulaient changer la famille pakistanaise pour une famille blanche, ou enlever l’action pour en faire une comédie romantique.&nbsp;</p>



<p>En bref ils voulaient «normaliser» le script du film pour le faire rentrer dans une case blanche et dans un seul genre, le privant ainsi de son originalité et de sa richesse.&nbsp;</p>



<p>Et c’est bien heureux que Nida ait pu faire le film qu’elle voulait car ce film est la preuve qu’une femme peut faire un film d’action avec du fun et du sens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment réussir l’exposition des personnages</h2>



<p>En 5 minutes l’exposition des personnages est brillamment pliée grâce aux plans, à la musique et aux symboliques.&nbsp;</p>



<p>L’introduction de Ria se fait tout en références : musique asiatique avec des cuivres, bruits d’entrainement d’arts martiaux, symétrie de plans, tout cela évoque les films de Tarentino et donc tout le folklore cinématographique qui va avec. Cela nous invite dans l’univers de Ria, ado cascadeuse badass et fan de cinéma.&nbsp; &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-1024x575.png" alt="" class="wp-image-21284" style="width:604px;height:339px" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-1024x575.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-300x168.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-768x431.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-107x60.png 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-1320x741.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49.png 1390w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Lena quant à elle, est introduite avec des ressorts plus comiques et des plans saccadés évoquant les films d&rsquo;Edgar Wright, nous plongeant dans un univers à l’humour totalement British et anti establishment. Lena poignarde sa toile avec son pinceau en jurant 6 ou 7 fois ce qui nous indique sa frustration d’artiste, puis on la retrouve mascara coulant et clope au bec dans la rue, vêtue de son plus beau joggo elle dévore un poulet entier assise par terre.&nbsp;</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="578" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-1024x578.png" alt="" class="wp-image-21285" style="width:602px;height:340px" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-1024x578.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-300x169.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-768x433.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-106x60.png 106w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-1320x745.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30.png 1382w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Cette intro illustre en même temps les deux grands genres du film, à savoir l’action et la comédie en introduisant des <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-de-la-femme-forte/" data-type="post" data-id="3477">personnages féminins</a></strong> non relayés aux clichés de la féminité.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une comédie d&rsquo;action et un film de genres haut en couleurs</h2>



<p>Nida Mansoor et Ashley Connor nous offrent un film qui à son propre dynamisme et ses propres codes dans la mise en scène. En plus de quelques références cinématographiques citées ci-dessous.</p>



<p>Le basculement de genre permet d’illustrer ce que ressent Ria. Horreur quand elle a peur, heist movie quand elle s’infiltre, film de KungFu quand elle se dispute avec un antagoniste, etc. <strong><em>Polite society</em> </strong>est réellement un film qui compose avec tous les genres. La bande son contribue à nous faire comprendre les motifs cinématographiques. On pourrait citer en références <strong><em>Scott Pilgrim, Kill Bill </em>et <em>Everything everywhere all at once.</em>&nbsp;</strong></p>



<p>Beaucoup des ressorts comiques sont utilisés pour présenter les personnages de Ria et Lena en juxtaposition avec les codes de féminité imposés par la bonne société. Cette ironie dans la mise en scène exulte la comédie satirique britannique à la <strong><em>Shawn of the dead</em></strong>.&nbsp;</p>



<p>Les motifs du film d’horreur et du thriller social sont aussi utilisés pour mettre en exergue les angoisses féministes de Ria : le mariage, la domestication, la grossesse, et l’épilation sont vus à travers le prisme horrifique. <strong><em>Polite Society </em></strong>fait de gros clins d’oeil aux <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/" data-type="post" data-id="20774">Stepford wives</a></em></strong>, à <strong><em>Rosemary’s baby,</em> </strong>et à<strong> <em>Get out.</em>&nbsp;</strong></p>



<p>Les scènes d’action sont inspirées du cinema Hongkongais et des films de Kung fu chers à la réalisatrice d’origine Pakistanaise. On pourrait citer <strong><em>Tigre et dragons</em></strong> et <strong><em>Matrix</em></strong>. Les combats sont techniquement très bien chorégraphiés. L’actrice qui joue Ria s’est entrainée durement pour faire ses propres cascades dans le film.&nbsp;</p>



<p>La scène de danse du<em> big fat Indian wedding</em> est magnifique, et les décors et costumes inspirés des films Bollywood. La danse que Ria adresse au futur marié est hyper agressive et badass, illustrant dans cette rupture sa détermination féministe.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-1024x429.png" alt="" class="wp-image-21286" style="width:666px;height:279px" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-1024x429.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-300x126.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-768x322.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-1536x644.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-143x60.png 143w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-1320x553.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36.png 1914w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Un certain public a trouvé que la ligne entre la réalité et le fantasme n’était pas claire. Mais on est en 2023, a-t-on vraiment besoin que le film qu’on regarde nous explique ce qu’on regarde ? En effet <em><strong>Polite Society</strong> </em>joue des codes de cinéma et brise la ligne entre réalité et fiction mais cela permet de faire des métaphores intéressantes et de proposer un autre genre de récit.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les motifs de la sorrorité et du féminisme</h2>



<p>En plus d’être très intéressant visuellement,<em> <strong>Polite Society</strong></em> aborde des problématiques de fond sur la condition féminine.&nbsp;</p>



<p>Et cela non sans humour. Dans une scène très courte et très drôle, le film dénonce que même les vernis à ongles sont sexualisés : «est-ce <em>Friponne sexy</em> ? Non c’est <em>Orgazmatron</em>&nbsp;».</p>



<p>C’est aussi très drôle de voir le père de famille qui ne comprend pas trop ce qui se passe dans la tête de ses filles et que, malgré tout il les soutient. L’écriture de ce personnage brise ainsi le cliché du patriarche dominant et tyrannique souvent représenté dans les familles asiatiques.</p>



<p>Le film illustre une vision idéale de la sororité. Lena soutient le rêve de sa sœur de devenir cascadeuse, assiste à ses entrainements et l’encourage. Ria soutien sa sœur dans sa dépression post école d’art et l’encourage à persévérer pour devenir une artiste.&nbsp;</p>



<p>Au delà des liens fraternels, les liens d’amitié illustrés par les copines de Ria sont aussi montrés comme un système de soutien et d’épanouissement. Ses copines l’aident dans son plan pour sauver Lena, et les antagonistes deviennent alliées.</p>



<p>Ria la jeune cascadeuse incarne l’antithèse d’une féminité codifiée par la société. Elle est en total contrôle de son corps, déterminée mentalement et forte physiquement. Pour sauver sa soeur elle va même devenir agressive, en puisant dans sa force intérieure de jeune fille pas encore brisée par le patriarcat.</p>



<p>Ria incarne aussi un individualisme sain en refusant le conformisme de son entourage qui pousse les femmes à s’enfermer dans un rôle traditionnel d’épouse et de mère. Elle ne veut pas que sa sœur arrête de se définir comme une artiste pour se définir à travers un homme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le déterminisme et la pression de la «bonne société»</h2>



<p>Comme Nida Mansoor a réussi à faire en sorte que <em><strong>Polite Society</strong> </em>ne soit pas white washé pour plaire à une audience blanche, le film aborde de thèmes culturels propres à l’héritage sud asiatique et pakistanais. Derrière les très belles scènes du film se cachent un commentaire social fort.&nbsp;</p>



<p><em><strong>Polite Society</strong> </em>aborde la problématique du mariage arrangé et les pressions exercées dans certaines familles pour perpétuer la tradition. Ria, une jeune femme pakistanaise immigrée de seconde génération se voit offrir d’autres options de vie que celles imposées a leurs mères. Et peut donc choisir de s’extraire des carcans de domestication. C’est ce postulat et ce qu’on sait du personnage de Lena qui fait naitre le doute dans sa tête et donc l’intrigue du film.&nbsp;</p>



<p>Le personnage de Lena quant à lui embrasse pleinement la tradition à un moment pivot du récit. Le film nous montre ce qu&rsquo; implique le mariage arrangé, la jeune épouse peut quitter sa famille et appartenir désormais à la famille de l’homme. Cela est subtilement abordé dans la scène où Lena dit qu’elle part avec son mari à Singapour qu’elles ne se reverront pas.</p>



<p>Le scénario se moque un peu aussi des fils à maman qui sont groomés dans cette tradition. Maman choisit leur future épouse, celle qui incarnera le mieux la réussite de la famille. Perpétuant ainsi les clichés de la bonne société riche, bien sous tout rapport. Incarnant finalement un certain élitisme. Je ne spoilerai pas l’intrigue dans cet article mais le dénouement est hyper comique et symbolique par rapport au statut des mères.</p>



<p>Ria et Lena sont mal vues par les amies de leur mère qui évoluent dans la bonne société car Ria n’est pas assez féminine, et Lena a arrêté ses études. Ce groupe de femmes est également condescendant envers la mère car elle est moins traditionnelle. Elle priorise le bonheur et la liberté de ses filles par rapport aux dictats de la tradition bourgeoise. No spoil mais Nida dénonce aussi le fait que les riches voient plus les autres comme du bétail que comme des égaux.<br><em><strong>Polite Society</strong> </em>fait aussi un clin d’œil au cliché du médecin asiatique. Ria veut faire un stage de cascadeuse, mais on la force a faire stage avec un docteur. </p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="483" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-1024x483.png" alt="" class="wp-image-21287" style="width:624px;height:294px" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-1024x483.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-300x141.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-768x362.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-1536x724.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-127x60.png 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-1320x622.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19.png 1896w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<div style="height:24px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Un film à enjeux qui devrait en inspirer d&rsquo;autres <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f91e.png" alt="🤞" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></h2>



<p>Pour moi <em><strong>Polite Society</strong> </em>est une réussite. Le film mérite qu’on parle plus de lui car l’industrie ne laisse pas souvent des femmes diriger des films d’action. C’était un pari risqué qui pour moi est réussi, et prouve encore une fois que les femmes ne doivent pas être cantonnées à la réalisation de drames ou de comédies.</p>



<p>On espère voir plus de films comme ça au cinéma au lieu de blockbusters mascu formatés qui coutent des millions.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Polite Society - Official Trailer - In Theaters April 28" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/TRFM7HQmkH0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>[Analyse] Le trope de la &#8216;Stepford wife&#8217; &#8211; Les femmes de Stepford</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 13:36:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse des représentations]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous avez surement déjà entendu parlé de «stepford wife» même sans avoir lu le livre ou vu le film. C’est parce que l’objet du roman Les femmes de Stepford est tellement fort qu’il est rentré dans la pop culture. Quand on pense «Stepford wife» on pense femme au foyer des années 50. Mais la problématique &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/">[Analyse] Le trope de la &lsquo;Stepford wife&rsquo; &#8211; Les femmes de Stepford</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background">Vous avez surement déjà entendu parlé de «stepford wife» même sans avoir lu le livre ou vu le film. C’est parce que l’objet du roman <strong><em>Les femmes de Stepford</em></strong> est tellement fort qu’il est rentré dans la pop culture. Quand on pense «Stepford wife» on pense femme au foyer des années 50. Mais la problématique va beaucoup plus loin en réalité qu’une femme en robe fleurie qui fait des gâteaux.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’oeuvre originelle : The Stepford wives / Les femmes de Stepford&nbsp;</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading">Le livre d’Ira Levin sorti en 1972</h3>



<p><strong>Le livre écrit par Ira Levin </strong>(à qui on doit aussi <strong><em>Rosemary’s baby</em></strong>)<strong> illustre la paranoïa masculine envers le féminisme des années 60</strong> et <strong>le ressentiment des hommes envers les femmes qui s’émancipent</strong>. Dans les <strong><em>Stepford wives</em></strong>, ces hommes nostalgiques d’une vie « plus simple »avec des épouses domestiquées remplacent leurs femmes par des robots sosies plus obéissants. Dénuées de pensée critique, elles dévouent leurs vies aux désirs de leurs maris.</p>



<p>L&rsquo;acte de créer un corps féminin fait penser au <strong>mythe de Pygmalion</strong>, le sculpteur qui cisèle une statue de femme si belle qu&rsquo;il en tombe amoureux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le film de Bryan Forbes sorti en 1975</h3>



<p>Dans le film un mari pousse sa femme à quitter New York pour déménager la famille dans une petite ville des <em>suburbs</em>. Ce mari a été séduit par la promesse que sa carrière va bénéficier d’un boost et l’illusion que cette vie est plus heureuse pour la famille. <strong>Envieux des femmes </strong>« parfaites »<strong> de ses nouveaux voisins, il finit par trahir sa femme et complote avec les autres hommes de la ville dans le but de la remplacer par un robot</strong>. Pendant tout le film on assiste au gaslighting qu’elle subit pendant qu’elle se rend compte petit à petit du secret que cache la ville.</p>



<p>En plus d’être un film féministe ce petit bijou est aussi une <strong>critique anticapitaliste</strong>. Les <strong><em>Stepford wives</em></strong> ne parlent que de produits ménagers comme dans des publicités, et elles vivent leur meilleure vie au supermarché, qui est rempli de jolis rayons colorés et abondants. La production du film a d&rsquo;ailleurs été confiée à un anglais (Bryan Forbes) pour pouvoir critiquer le concept du « rêve américain » ce qui n&rsquo;aurait pas été possible par un studio US.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="614" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/image-1024x614.jpeg" alt="" class="wp-image-20778" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/image-1024x614.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/image-300x180.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/image-768x461.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/image-100x60.jpeg 100w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/image.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le trope de la Stepford wife s’articule autour de plusieurs éléments</strong></h2>



<p>On retrouve 4 notions essentielles dans le concept de <em>stepfordisation</em> :&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Domestication de la femme :&nbsp;</h3>



<p>La figure de parfaite housewife, épouse préoccupée avant tout par des soucis domestiques et son apparence, qui se conforme aux normes de genre dans le but de satisfaire son mari.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pygmalion &amp; Robot sexy  :</h3>



<p>Le corps féminin créé de toute pièce par un homme artiste ou savant et le corps féminin remplacé par une machine sexuelle, dans les deux cas l&rsquo;homme exerce un contrôle sur le corps.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Dans la figure de parfaite housewife et du robot sexuel se croisent la notion que la femme doit faire plaisir à l’homme en étant facile, sexy et assumer les corvées domestiques. </strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Suburbia Life :</h3>



<p>Notion de succès social et financier traduit par une vie en communauté avec des jolies maisons, des jolis jardins, etc. Dans cet environnement c’est le patriarche qui domine car il est le principal pourvoyeur financier.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Assimilation / Body snatcher :&nbsp;</h3>



<p>Remplacement ou contrôle du soi par l’utilisation de l’enveloppe corporelle, par un groupe d&rsquo;individus à des fins de conformité sociale.<strong>&nbsp;</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Dans les concepts de suburbia et de body snatcher&nbsp; on retrouve la notion de pression sociale : des règles comportementales, avec beaucoup de pression de groupe.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="578" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48-1024x578.png" alt="" class="wp-image-20779" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48-1024x578.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48-300x169.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48-768x434.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48-106x60.png 106w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48.png 1190w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Plongeons maintenant dans les déclinaisons du complexe de la Stepford wife.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Suites et reboots</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading">Revenge of the Stepford Wives &#8211; 1980&nbsp;</h3>



<p>Le téléfilm ne présente aucun intérêt par rapport au film original si ce n’est que cette fois pas de robots, <strong>les femmes sont contrôlées avec des pilules</strong> qu’elles prennent 4 fois par jour et <strong>qui les rendent dociles.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">The Stepford children &#8211; 1987</h3>



<p>Dans ce téléfilm, les hommes <em>stepfordisent</em> leurs femmes et <strong>remplacent leurs ados par des robots </strong>pour qu’ils soient plus obéissants. Il fait penser au film <strong><em>Comportements troublants</em></strong> de 1998, où les ados sont également remplacés par des gentils enfants des année 50.</p>



<h3 class="wp-block-heading">The Stepford husbands &#8211; 1996</h3>



<p>Cette fois ce sont les maris qui sont changés par le club des femmes, mais les rôles de genre ne sont pas pour autant inversés. On se demande quel est l&rsquo;intérêt du twist car le patriarcat n&rsquo;est pas remis en question, l’héroïne conforte son mari dans ses attitudes agressives, et ce sont toutes les autres femmes les antagonistes.<strong>&nbsp;</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">The Stepford wives / Et l’homme créa la femme &#8211; 2004</h3>



<p>Cette comédie ratée avec Nicole Kidman est un reboot bercé de féminisme washing des années 2000<strong>, qui ne dénonce pas le patriarcat comme l’oeuvre originale. </strong>Le film dit plus ou moins que les <strong>femmes carriéristes ne sont pas de bonnes mères et ne sont pas assez disponibles pour leurs maris, qui finissent donc par les tromper.</strong> Le <strong>méchant est aussi une</strong> <strong>femme</strong>, qui veut un retour aux valeurs traditionnelles de la famille nucléaire.Dans cette version, l&rsquo;antagoniste et l&rsquo;héroïne ont tort<strong>, </strong>et les personnages masculins sont très passifs. Si vous ne connaissez que cette version des <strong><em>Stepford wives</em></strong> je vous encourage à regarder la version de 1975 !</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="447" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25-1024x447.png" alt="" class="wp-image-20780" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25-1024x447.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25-300x131.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25-768x336.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25-137x60.png 137w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25.png 1190w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Voir la femme comme objet sexuel et ménager</strong></h2>



<p class="has-black-color has-text-color">Inspirés du mythe de <strong>Pygmalion</strong> et de <strong><em>Les femmes de Stepford</em></strong>, il existe plus d’une centaine de <strong>films sur des hommes qui créent des femmes robots</strong>.<strong> </strong>Dont voici une courte liste qui reprend les notions essentielles du trope.</p>



<p>Je ne cite pas dans cette liste les androïdes féminines qui n’ont pas vocation à servir d’épouses ou d’objet sexuel : <strong><em>Metropolis, Alita, Ghost in the shell, Battle Star Galactica, Blade Runner, Akta maniskor, M3gan</em></strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La fiancé de Frankenstein &#8211; 1935</h3>



<p>A la base Elizabeth à été adoptée par la famille Frankenstein pour devenir la femme de Victor Frankenstein. Comme cela se faisait à l’époque, toute sa vie a servie de<strong> préparation à devenir une épouse</strong>. Puis elle se fait tuer et ressusciter en créature pour <strong>servir de compagne au monstre de Frankenstein</strong>. Elle n’est pas une femme robot comme dans <strong><em>The stepford wives</em></strong> mais elle est sacrifiée et son corps est utilisé par et pour un homme.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Weird science &#8211; 1985</h3>



<p>Des incels boutonneux <strong>fabriquent «la femme parfaite» en scannant numériquement des morceaux de femmes découpés dans des magasines pornos </strong>(comme la camera découpe des morceaux du corps féminin pour l’objectifier). Le film normalise l’obsession sexuelle chez les ados et l&rsquo;humour est lourd.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Code Lisa &#8211; 1998</h3>



<p>Qui est la série dérivée de <strong><em>Weird science</em></strong>, Deux ados fabriquent «la femme parfaite» grâce à un ordinateur. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Simone &#8211; 2002</h3>



<p>Un producteur sur le déclin décide de créer une <strong>fausse actrice grâce à la motion capture</strong>, afin de donner un boost à sa propre carrière. Simone n&rsquo;existe pas dans notre réalité mais elle existe bien dans les écrans et le public pense qu&rsquo;elle existe. <strong>Sa voix et ses attitudes sont contrôlées par le producteur.</strong>  </p>



<h3 class="wp-block-heading">Ex machina &#8211; 2014</h3>



<p>Alex Garland expose des problématiques féministes dans ses films, on l’a vu aussi avec son dernier long métrage <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-men-are-trash/" data-type="post" data-id="10175">Men</a></em></strong>. Dans <strong><em>Ex Machina</em></strong> il <strong>critique le patriarcat via le concept de «mâle alpha*»</strong> : puissant&nbsp;économiquement, puissant physiquement, et sexiste. Opposé à son subordonné représenté par un jeune homme moins accompli (beta*).&nbsp;Au delà du discours sur le complexe de dieu, ce qui glace le sang c’est le <strong>traitement de la femme objet : la création de robots esclaves sexuels, </strong>à qui on a donné une conscience et qui donc savent qu&rsquo;elles sont abusées.</p>



<p>Le film nous montre aussi <strong>comment un</strong> <strong>jeune homme peut se laisser séduire par une femme artificielle</strong> :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Elle est belle (son design facial est issu d’une compilation des recherches porno du mec).&nbsp;</li>



<li>Le contexte est propice à créer une dimension intime par le dialogue (il lui parle pendant 7 jours).&nbsp;</li>



<li>Elle se met en position de victime (mettant ainsi le jeune homme en position de sauveur).&nbsp;</li>



<li>Elle change physiquement, passant de robot au corps mécanique avec rouages apparents à une femme de chaire en petite robe d’été (fetish masculin de la petite robe d’été).</li>
</ul>



<p>Ces réflexions sont trop souvent survolées dans les analyses et les interviews, où on parle surtout de la tech et de la photographie du film.&nbsp;</p>



<p><em>*alpha/beta : termes utilisé pour illustrer des concepts mascu. Personnellement je ne crois pas en ces représentations.&nbsp;</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Her &#8211; 2013</h3>



<p><strong><em>Her</em></strong> est un film qui nous interroge sur la<strong> notion d’amour</strong> en faisant tomber son protagoniste amoureux d&rsquo;une assistante vocale. On parle ici d’une <strong>IA vocale</strong> certes évoluée, mais qui reste artificielle et a été<strong> </strong>développée pour satisfaire et aider son acquéreur. </p>



<p>Elle fait penser aussi à l’<strong>IA domotique dans <em>Blade Runner 2049</em></strong> qui est en quelque sorte prisonnière<strong> </strong>de l’appartement. Ce modèle ayant besoin qu’on lui installe un programme pour pouvoir aller se promener dans les flux internet.  </p>



<h3 class="wp-block-heading">Wifelike &#8211; 2022</h3>



<p>Dans cet univers, on commercialise des <strong>femmes androïdes appelées «compagnes»</strong> qui sont hyersexualisées et ont des hobbies de femmes comme faire le ménage et du crochet. Ce film n’est pas une satire mais plutôt un <strong>fantasme scfi-fi-action</strong>. Le scénario est inutilement complexe et t<strong>outes les actrices du film ont 30 ans de moins que les acteurs masculins en plus d&rsquo;avoir le droit à très peu de temps de parole.</strong> C’est mal écrit et mal joué, j’irais même jusqu’a dire que le film s’adresse à des incels. En 2022 ça fait mal de voir un film comme ça.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Westworld &#8211; 2016</h3>



<p>Dans cette série des gens riches se payent le luxe de partir jouer les cowboys dans un <strong>univers peuplé de robots qu’ils peuvent tuer et violer </strong>en toute impunité.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Il aura fallu attendre après 2010 pour que l’objectification du corps féminin ne soit plus considéré comme normal ou comme un sujet de comédie. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="499" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-1024x499.png" alt="" class="wp-image-20781" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-1024x499.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-300x146.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-768x374.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-123x60.png 123w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-1320x643.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58.png 1388w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Suburbia, assimilation et conformité</strong></h2>



<p class="has-black-color has-text-color">La <strong>représentation du « rêve Américain » </strong>est un sujet exploité dans beaucoup de films et de séries. Elever un enfant dans une « <strong>famille nucléaire</strong> » dans une <strong>communauté</strong> avec de belles maisons, des jardins bien entretenus, et de bonnes écoles est considéré comme un gage de <strong>succès</strong>. Mais cela peut aussi devenir un sujet d’angoisse, illustré dans certains film et séries. </p>



<h3 class="wp-block-heading">The X-Files &#8211; Arcadia (S6 ep 15) &#8211; 1999</h3>



<p>Mulder et Scully enquêtent sur la disparition d’une famille dans une communauté privée. <strong>Pour pouvoir s’intégrer ils doivent se faire passer pour un couple</strong> dans cette communauté où les habitants sont angoissés et très à cheval sur les règles. Tout est réglementé, de la couleur des boites-aux-lettres à la hauteur du gazon, en passant par le jour où il faut sortir les poubelles.<strong> </strong>Dans la réalité aux Etats-Unis dans certaines communautés appartenant à des holdings si tu n’obéis pas à certaines règles ou si tu ne peux pas financer les travaux, tu peux te faire virer de ta maison.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La treizième Dimension &#8211; Evergreen (S1 ep 1) &#8211; 2002</h3>



<p>Une famille aménage dans une communauté privée (et oui encore). Notre protagoniste une ado rebelle, subit des pressions de la part de ses parents et du président de la communauté pour retirer ses piercings, tatouages et cheveux colorés. On parle ici de <strong>contrôle du corps comme premier levier de lavage de cerveau.</strong> Ensuite viennent les tentative de contrôler la pureté de la pensée : port de l’uniforme, activités obligatoires pour les jeunes, pression de groupe<strong> </strong>et menaces d’exclusion «pour le bien de la communauté».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Get out &#8211; 2017&nbsp;</h3>



<p>Jordan Peele a clairement cité <strong><em>The Stepford wives</em></strong> comme une source d’inspiration à son thriller social. Il lui rend hommage avec une scène miroir où Georgina est mise en scène comme Mrs Van Sant. Le film qui se situe dans une petite <strong>banlieue bourgeoise et blanche</strong>, utilise aussi le principe de <strong>body snatcher</strong> : <strong>les noirs se voient privés de leur corps, investi par des blancs riches,</strong> qui veulent leur prendre leur jeunesse ou leur talent.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vivarium &#8211; 2019</h3>



<p>Un jeune couple qui a pour projet d’acheter une maison se retrouve <strong>piégé dans une banlieue </strong>déserté où <strong>toutes les maisons sont les mêmes</strong>. Ils sont ensuite forcés d’élever un enfant qui n’est pas le leur dans cette vie où la nourriture n’a pas de goût. <strong><em>Vivarium</em> joue avec nos angoisses de domestication </strong>en montrant un certain idéal de vie qui tourne au cauchemar à force de répétitions et illustre l’<strong>absurdité de nos vies dans une société consumériste.</strong> &nbsp;</p>



<p>Le film met aussi le doigt sur l’<strong>angoisse de la<a href="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/11/critique-de-run-2020-une-histoire-tendue-et-pleine-de-suspens-sur-la-maternite-perverse.jpg" data-type="attachment" data-id="4039"> </a>maternité</strong>, avec une protagoniste qui ne voulait pas d’enfant mais qui se retrouve obligée de s’occuper d’un enfant démoniaque, à cause des <strong>pressions sociales qu’elle a subi en tant que femme</strong>. Son compagnon étant totalement démissionnaire, elle doit assumer seule la charge de l’enfant. Lui, préfère s’absenter pour aller creuser un trou (métaphore du <a href="https://bonchicbongenre.fr/lenfer-du-travail-dystopie-en-entreprise-dans-les-films-et-series/" data-type="post" data-id="19410">travail</a> probablement) pour fuir la situation et les obligations.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Blood ride (S1 ep 1) &#8211; 2020</h3>



<p>Dans ce premier épisode de la série d’anthologie d’horreur, notre protagoniste et sa famille viennent tout juste d’aménager dans un village isolé. On sent une inspiration de <strong><em>The witches </em></strong>(1966) et comme dans <strong><em>Les</em></strong> <strong><em>femmes de Stepford</em></strong> on sent planer une menace par le <strong>comportement étrange des habitants </strong>: toutes les femmes du village se baladent avec leurs animaux de compagnie dans les bras. Elles agissent de la même manière et semblent partager un secret.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Polite society &#8211; 2023</h3>



<p><strong><em>Polite society</em></strong> est une comédie d’action féministe (que je recommande chaudement), la plus jeune soeur veut empêcher sa cadette de faire un mariage arrangé. Elle ne comprend pas pourquoi sa grande soeur artiste punk se met à porter des cardigans aux couleurs pastels et va se marier<strong> </strong>avec un homme quelle connaît&nbsp; à peine. Et l’accuse d’être devenue une Stepford wife.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="262" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-1024x262.png" alt="" class="wp-image-20782" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-1024x262.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-300x77.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-768x196.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-235x60.png 235w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-1320x337.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48.png 1394w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dé-Stepfordisation : réapropriation du corps et de l’esprit&nbsp;</strong></h2>



<p class="has-black-color has-text-color">Le féminisme  a progressé à Hollywood, commercialement en tout cas, et <strong>les studios sont plus enclins à investir dans des oeuvres écrites et réalisées par des femmes</strong>. Ce qui permet d&rsquo;offrir au public un nouveau point de vue. Mais rien n’est gagné car on fait quand même le constat qu’entre <strong><em>Les Femmes de Stepford</em></strong> (1975) et <strong><em>Gone Girl</em></strong> (2014) il ne s’est rien passé de significatif en terme de prise de position féministe dans le cinéma.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La fiancée de Chucky &#8211; 1998&nbsp;</h3>



<p>Comme dans <strong><em>La fiancé de Frankenstein,</em></strong> la motivation derrière ce film était de donner à Chucky une <strong>compagne</strong>. Mais <strong>Don Mancini a fait ça intelligemment.</strong> Tiffany est certes sexy mais elle possède sa sexualité elle ne sert pas d’objet. Elle veut faire plaisir à Chucky mais <strong>refuse la servitude</strong>. Et pour elle les taches domestiques se résument à éponger le sang après un meurtre. <strong>Non seulement il a donné à son personnage féminin un vrai arc narratif fort mais en plus il en à fait une icône.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Gone girl &#8211; 2014&nbsp;</h3>



<p><strong><em>Gone girl </em></strong>c’est pour moi l’anti Stepford wife. Amy la protagoniste <strong>refuse d’incarner ce que les hommes attendent d’elle</strong> : être la «cool girl». La cool girl <strong>satisfait tous les fantasmes paradoxales de son mec</strong> : manger des pizza et boire des bières mais ne pas être grosse, être la bonne copine et être quand même sexy et disponible sexuellement, etc…Elle a beau être intelligente, forte et accomplie, son mari ne s’intéresse pas à elle à un niveau personnel, il n’est pas disponible émotionnellement, il n’assume pas la charge mentale des corvées domestiques.<strong> Il se plaint ensuite que sa femme n’est pas satisfaite et il fini par la tromper</strong> (alternative à la remplacer par un robot).</p>



<p>Amy utilise pour se venger les stéréotypes de genre et les attentes des hommes a son égard en jouant à tour de rôle femme fatale, femme battue, épouse dévouée, … <strong>C&rsquo;est un personnage exutoire aux injonctions sociétales </strong>qui incarne le<strong> <em>female rage</em>.&nbsp;</strong>Sa vengeance est certes celle d’une sociopathe, mais quand on analyse pourquoi elle agit comme ça, en tant que femme c’est difficile de ne pas la voir comme une icône féministe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">The handmaid’s tale &#8211; 2017</h3>



<p>Les extrémistes catholiques ont pris le pouvoir. Sous ce nouvel ordre, <strong>la conformité est de rigueur (conformité vestimentaire, de culte, et de pensée)</strong>. <strong>Dieu est le maitre des hommes, et les hommes sont les maitres des femmes. </strong></p>



<p>Leurs épouses doivent donc être respectables sous tout rapport : pieuses, belles, dévouées, et surtout obéissantes.<strong> </strong>Elle n’ont plus accès à l’éducation et lire leur est interdit.&nbsp;Comme elles sont stériles on utilise des «servantes écarlates» pour la reproduction. Ce sont les dernières femmes qui peuvent procréer et qui sont considérées comme inférieures par ce nouveau gouvernement religieux et patriarcal (non mariées, divorcées, homosexuelles, mères célibataires). June, l’héroïne de la série trouve par la rebellion, un moyen de garder sa santé mentale. Elle va tout faire pour récupérer sa liberté de corps et d&rsquo;esprit.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Don’t worry darling &#8211; 2022</h3>



<p>Ce film s’inspire de <strong><em>Les femmes de Stepford </em></strong>pour le revisiter avec un twist moderne. Dans cette communauté <strong>on ne sait pas si on lave le cerveau des femmes ou si on les remplace par des robots. </strong>Spoiler, ni l’un ni l’autre les femmes ont été kidnappées dans la vraie vie puis uploadées dans une simulation en réalité virtuelle. Ainsi les hommes peuvent en abuser à leur convenance en leur faisant croire qu’elles ont choisi d’être là.&nbsp;</p>



<p>Le film n’est pas aussi abouti que <strong><em>Les femmes de Stepford</em></strong> ou <strong><em>Gone girl</em></strong>, mais certains mécanismes d’emprise sont intéressants à analyser. Comme à Stepford il y a un leader charismatique à la tête d’un groupe d’hommes qui contrôlent des femmes. Et l’héroïne du film passe ses journée à faire le ménage et à cuisiner dans leur énorme maison, en attendant le retour du mari prodige.<strong> </strong>&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Companion &#8211; 2025</h2>



<p>Ce film réalisé par Drew Hancock pourrait être une suite des <strong><em>Stepford wives</em></strong>, où la femme robot pète un cable et décide de se venger. L&rsquo;exposition du personnage d&rsquo;Iris fait miroir au film original de 75 en nous présentant Iris toute apprêtée qui se ballade avec son chariot dans une allée vide de supermarché.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-1024x429.png" alt="" class="wp-image-22844" style="width:611px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-1024x429.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-300x126.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-768x322.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-1536x644.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-2048x859.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-143x60.png 143w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-1320x554.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Elle y rencontre Josh son petit ami, dont le personnage fait écho aux hommes de Stepford par des caractéristiques que les deux films mettent en exergue : le fait qu&rsquo;ils pensent que les choses leurs sont dues (de part leur statut d&rsquo;hommes blancs), leur désir d&rsquo;une femme soumise (il la désactive quand il à fini de l&rsquo;utiliser), agréable (il lui dit tu devrais sourire et faire comme si tu passais un bon moment) et disponible pour le sex (il la traite littéralement de « fuck-bot » quand il lui explique qu&rsquo;elle est un robot, mettant en exergue son détachement émotionnel). Spoiler ça ne finit pas bien pour Josh.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sirens &#8211; 2025</h2>



<p>Devon est en mission pour libérer sa soeur Simone de l&#8217;emprise de Michaela Kell, une femme de tech billionnaire qui organise un weekend de gala pour la bonne société. Dans cette communauté d&rsquo;ultra riches tout est ritualisé, des vêtements couleurs pastel aux &lsquo;séances&rsquo; de philanthropie. Les références à Stepford sont évidentes. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="264" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-1024x264.png" alt="" class="wp-image-23259" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-1024x264.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-300x77.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-768x198.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-1536x396.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-233x60.png 233w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-1320x340.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10.png 1778w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Tout est mis en scène pour qu&rsquo;on perçoive Kiki comme tyranique. Mais au fur et à mesure qu&rsquo;on détricotte l&rsquo;arc narratif des 3 personnages féminins, le récit n&rsquo;est plus si manichéen. Le climax de la série nous montre qu&rsquo;en fait la bonne société laisse Mr Kell dicter les règles, car sa fortune lui confère du pouvoir. Ce qui lui permet de changer de femmes sans que personne ne sourcille et met en exergue un système corrompu où les femmes comptent moins que les galas et les chemises pastel. </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/">[Analyse] Le trope de la &lsquo;Stepford wife&rsquo; &#8211; Les femmes de Stepford</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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		<title>[Série] Deadloch &#8211; Une comédie policière féministe</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/deadloch-une-comedie-policiere-australienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jul 2023 18:59:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deadloch est une série Australienne qui prend le parti d&#8217;être à la fois drôle et dark. C’est un astucieux mélange des genres qui sert un discours féministe subtile mais affirmé.&#160; Cette série féministe (que vous pouvez trouver sur Prime) à été créée par deux femmes : Kate McCartney et Kate McLennan qui endossent le rôle &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background"><strong><em>Deadloch </em></strong>est une série Australienne qui prend le parti d&rsquo;être à la fois drôle et dark. C’est un astucieux mélange des genres qui sert un discours féministe subtile mais affirmé.&nbsp;</p>



<p>Cette <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/series-feministes-entre-avancee-culturelle-et-resistance-conservatrice/">série féministe</a></strong> (que vous pouvez trouver sur <em>Prime</em>) à été créée par deux femmes : Kate McCartney et Kate McLennan qui endossent le rôle de créatrices, scénaristes et productrices. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-1024x768.png" alt="" class="wp-image-20728" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-1024x768.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-300x225.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-768x576.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-1536x1152.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-2048x1536.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-80x60.png 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-1320x990.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ca parle de quoi Deadloch ?&nbsp;</strong></h2>



<p>En Tasmanie, plus précisément dans une petite ville où les ragots vont bon train, un cadavre d’homme nu est découvert et une enquête policière commence. Les deux enquêtrices chargées de l’affaire se rendent vite compte que ce n’est pas le premier cadavre de la ville et vont devoir enquêter pendant un festival d’art qui a pour but de raviver économiquement l’île. &nbsp;</p>



<p>On baigne dans une ambiance noire style <strong><em>The Killing</em></strong> ou <strong><em>Top of the lake</em></strong>, à la limite du huis clos car les personnages évoluent dans une petite ville insulaire en hiver.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi Deadloch c’est la meilleure comédie policière de l’année ?&nbsp;</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une super enquête</strong></h3>



<p><strong><em>Deadloch</em></strong> n’est pas la <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/series-anthologies-science-fiction/" data-type="post" data-id="10559">série</a></strong> policière à laquelle on est habituées. On n&rsquo;est pas sur des clichés d’enquêteurs sombres et torturés qu’on croise souvent dans le genre thriller et crime. Les enquêtrices sont des policières «normales» ce qui va aussi donner un ton humoristique à la série.</p>



<p>En plus c’est bien foutu, c’est rythmé, on est tenu.e.s en haleine car jusqu’au bout on ne sait pas qui est le tueur. Ou la tueuse ? Car <strong><em>Dealoch </em></strong>est aussi une enquête qui prend un chemin différent du genre : là les victimes sont toutes des hommes… Et donc les créatrices de la série s’en sont donné à cœur joie pour jouer avec les stéréotypes, nous déstabiliser dans ce qu’on connait de ce genre de série pour nous tenir en haleine jusqu’à l’épisode final.&nbsp;</p>



<p>En interrogeant ce qui fait un tueur ou une tueuse, <em><strong>Deadloch</strong></em> prend le parti très intéressant d’aller contre les théories évolutionnistes (les tueurs en série hommes «chassent» et les femmes «cueillent») mais inclut le concept de<strong> patriarcat</strong> et de conditionnement sociétal dans les motifs criminels. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>«&nbsp;Les hommes qui tuent en série ont envie de notoriété. Les femmes qui tuent en série ne veulent pas être découvertes.&nbsp;»</em></p>
</blockquote>



<p><strong><em>Deadloch</em></strong> est une série policière c’est vraiment bien ficelée, chaque épisode est un peu plus sombre que le précédent, mais avec des pointes d’humour car n’oublions pas que c’est aussi une comédie noire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="543" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-1024x543.png" alt="" class="wp-image-20729" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-1024x543.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-300x159.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-768x407.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-1536x814.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-2048x1086.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-113x60.png 113w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-1320x700.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Deadloch c&rsquo;est drôle</h2>



<p><strong><em>Deadloch</em></strong> est bien écrit, est intelligent et satirique. Les australiens sont très bons dans le registre de l&rsquo;humour noir.&nbsp;</p>



<p>On ne rit pas des crimes bien évidemment, mais des clichés sexistes d’abord, et on se bidonne avec les personnages hauts en couleur.&nbsp;Le duo formé par les enquêtrices est surprenant, et va là où on ne les attend pas avec des répliques et des situations marrantes.&nbsp;</p>



<p>Des situations comiques viennent ponctuer l’intrigue et on sent bien que les acteur.ices ont aimé travailler sur ce projet car il y a une bonne alchimie entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la diversité dans les représentations&nbsp;</h2>



<p>Je n&rsquo;avais jamais vu dans une série qui n&rsquo;est pas spécifiquement destinée à un <strong>public queer </strong>une telle diversité dans les personnages principaux : lesbiennes, gays, bisexuels, trans-masc, cross dresseur (hétéro qui aime porter des robes)….Ce qui est super dans <strong><em>Deadloch</em></strong> c&rsquo;est que ces personnages sont interprétés par de vrais queers, ce qui est rare, souvent ce sont des acteur.ices hétéros qui jouent des personnages gays.&nbsp;</p>



<p>On voit aussi des personnage féminins qui sortent des clichés qu&rsquo;on a l’habitude de voir, totalement décomplexés et non genrés. </p>



<p>La série présente aussi des personnages aborigènes et illustre comment la vie est plus difficile pour les peaux foncées et comment les blancs qui ont volé leurs terres les utilisent pour remplir les quotas de diversité.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>«Ses ancêtres ont fondé la ville… non colonisé la ville !»</em></p>
</blockquote>



<p>Les personnages dénoncent parfois sous le ton de l’humour, parfois avec un ton plus dramatique&nbsp; des thèmes sérieux comme la misogynie, l’homophobie et le racisme.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.29.50-1-1024x596.png" alt="" class="wp-image-20731"/></figure>
</div>


<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Le féminisme dans Deadloch</h2>



<p><strong><em>Deadloch</em></strong> joue avec les représentations de la <strong>masculinité toxique</strong> pour illustrer les personnages masculins de petites villes un peu bloquées dans le passé. Dans les premiers épisodes, les personnages masculins ont des comportements dont on pourrait moquer la bêtise : sentiment d’être parfaits, jalousie homophobe, accuser la maire d’avoir <em>lesbiannisé</em> la ville, être offensés car des homme sont tués (douce ironie)…</p>



<p>Plus les épisodes passent, plus on va vers des trucs sombres : misogynie, homophobie agressive, harcèlement sexuel, agressions physiques, pédophilie, etc…&nbsp;</p>



<p>La <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/comment-definir-film-feministe/" data-type="post" data-id="497">réflexion féministe</a></strong> est tellement bien ficelée avec l’intrigue qu’on se demande jusqu’au bout si le tueur est un homme ou une femme, et pourquoi ces meurtres ?!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Deadloch | Red Band Trailer | Prime Video" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/PRYlkqIK_4A?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Bref je recommande <strong><em>DeadloCH</em></strong>, avec un CH. Attention sinon vous allez tomber sur un film d’action avec Bruce Willis, c’est pas la même vibe ^^</p>



<p>Et si vous connaissez déjà <strong><em>Deadloch </em></strong>ou si vous voulez voir plus de comédies Australiennes voici mes recommandations :&nbsp;<strong><em>Muriel, Priscilla folle du desert, Ruptures et compagnie, What we do in the shadows, Flights of the concords, Wilfred, Please like me.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/deadloch-une-comedie-policiere-australienne/">[Série] Deadloch &#8211; Une comédie policière féministe</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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		<item>
		<title>[Série] We are lady parts: visibiliser les femmes musulmanes </title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/we-are-lady-parts-une-sitcom-pour-visibiliser-les-femmes-musulmanes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 May 2023 16:45:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>We Are Lady Parts parle de 5 femmes musulmanes vivant à Londres qui ont fondé un groupe de musique punk. La série est très drôle et apporte un nouveau regard sur les femmes musulmanes, bien loin des clichés qu&#8217;on a malheureusement l&#8217;habitude de voir. We Are Lady Parts&#160;(2021)&#160; C&#8217;est une série féministe britannique écrite et &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/we-are-lady-parts-une-sitcom-pour-visibiliser-les-femmes-musulmanes/">[Série] We are lady parts: visibiliser les femmes musulmanes </a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background"><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> parle de 5 femmes musulmanes vivant à Londres qui ont fondé un groupe de musique punk. La série est très drôle et apporte un nouveau regard sur les femmes musulmanes, bien loin des clichés qu&rsquo;on a malheureusement l&rsquo;habitude de voir. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>We Are Lady Parts</em>&nbsp;(2021)&nbsp;</strong></h2>



<p>C&rsquo;est une <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/series-feministes-entre-avancee-culturelle-et-resistance-conservatrice/">série féministe</a></strong> britannique écrite et réalisée par Nida Manzoor. Elle a grandi dans une famille musulmane Pakistanaise et a émigrée en Angleterre durant son enfance. Elle voulait créer cette série pour rendre plus visible les femmes musulmanes à la télévision, et c&rsquo;est vrai qu&rsquo;il existe peu de représentations de ce type qui soient positives et diversifiées.</p>



<p>Avant de pouvoir réaliser sa série, Nida a travaillé comme scénariste à la BBC et réalisé 2 épisodes de <strong><em>Dr Who</em></strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="622" height="350" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp3.jpeg" alt="we are ladyparts" class="wp-image-20617" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp3.jpeg 622w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp3-300x169.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp3-107x60.jpeg 107w" sizes="(max-width: 622px) 100vw, 622px" /></figure>
</div>


<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une sitcom fraiche&nbsp;</strong></h2>



<p><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> parle de 5 femmes musulmanes vivant à Londres qui ont fondé un groupe de musique punk. La série est racontée sous le prisme de femmes musulmanes pratiquantes issues de la classe populaire.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="We Are Lady Parts | Official Trailer | Peacock Original" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/MPqzoAjxvl4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> est un petit bijou très loin des clichés qu&rsquo;on on a malheureusement l’habitude de voir dans les médias. C’est drôle et ça dédiabolise une communauté trop souvent représentée sous le prisme des clichés terroristes; ou des clichés de soumission en ce qui concerne les femmes.</p>



<p>Les 5 membres du groupe <strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> sont des jeunes femmes qui illustrent la <strong>diversité de l&rsquo;islam</strong> et des cultes. Voilées ou pas, tatouées ou pas, mariées ou pas. Et peu importe, car ce sont des humains qui aiment la musique et sont confrontées aux mêmes problèmes que tout le monde. C’est ce que la série raconte. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une série politique</strong></h2>



<p><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> c’est drôle et intelligent. La série touche du doigt des sujets sérieux comme l’islamophobie, avec cette chanson délicieusement insolente «Voldemort sous mon hijab». Elle interroge pourquoi les gens ont peur des femmes voilées, peut être que Voldemort se cache dessous ?&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="We Are Lady Parts | &quot;Voldemort Under My Headscarf&quot; Song Debut" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/b_rM72UY7pM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>On aborde aussi comment elles se positionnent dans un monde où la bonne société musulmane va leur reprocher de faire du punk mais où les blancs vont de leur côté leur reprocher d’être pratiquantes. Décidément on ne peut pas plaire à tout le monde&#8230;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp.jpeg" alt="" class="wp-image-20618" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp.jpeg 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp-300x200.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp-90x60.jpeg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp-374x249.jpeg 374w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
</div>


<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Féministe et punk</strong></h2>



<p>Dans <strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> on sent bien une inspiration et un amour des films à propos la musique :<strong><em> Spinal Tap, The commitments, 8 miles, les Runnaways, Scott Pilgrim</em></strong>. Et plus particulièrement sur des jeunes qui forment un groupe et passent par les étapes de petits concerts nuls au fond de trous paumés.  </p>



<p>Bien que tout le cast et la réalisatrice partagent une passion commune pour la musique, à la base les actrices ne sont pas du tout dans l’univers punk. Certaines d’entre elles jouaient de la musique, plutôt soul et jazz d’ailleurs, la batteuse fait de l’électro et n’avait jamais touché une batterie avant le projet.&nbsp;</p>



<p>Le choix d&rsquo;écrire des personnages dans un groupe punk est un super choix pour appuyer le discours de la série.&nbsp;</p>



<p>Nida Manzoor a gagné un BAFTA (British Academy Film Awards) en 2022 pour la série. Et vient de sortir son film <strong><em>Polite Society, </em></strong>une comédie-d’action-d’arts martiaux-horrifique (spoiler c&rsquo;est un petit bijou).</p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="203" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/08/polite_society-203x300.jpeg" alt="" class="wp-image-21168" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/08/polite_society-203x300.jpeg 203w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/08/polite_society-41x60.jpeg 41w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/08/polite_society.jpeg 540w" sizes="(max-width: 203px) 100vw, 203px" /></figure>
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		<item>
		<title>[Festival] Final Girls Berlin FF #7 Représentation des femmes noires et cinéma de genre</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/festival-fffs-representation-femmes-noires-cinema-genre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Mar 2022 12:43:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse des représentations]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Final Girls Berlin FF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’ai eu le plaisir d’assister à cette triple conférence animée par des expertes et militantes de l’histoire Afro-Américaine, dans le cadre du Final Girls Berlin Film Festival, Du 3 au 6 février 2022. C’était vraiment intéressant de découvrir ce que ces femmes avaient à dire, surtout dans un contexte post MeeToo et Black Lives Matter.&#160; &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background" style="color:#f6efda">J’ai eu le plaisir d’assister à cette triple conférence animée par des expertes et militantes de l’histoire Afro-Américaine, dans le cadre du <strong>Final Girls Berlin Film Festival, Du 3 au 6 février 2022. </strong>C’était vraiment intéressant de découvrir ce que ces femmes avaient à dire, surtout dans un contexte post MeeToo et Black Lives Matter.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Conférence &#8211;</strong><strong>Figures et représentations des femmes noires dans le cinéma de genre et d’horreur</strong></h2>



<p>Présenté Adia Cullors, Rhonda Jackson Joseph et Tira Adams</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="347" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/111111-copie-1024x347.jpg" alt="" class="wp-image-9738" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/111111-copie-1024x347.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/111111-copie-300x102.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/111111-copie-768x260.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/111111-copie-1536x521.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/111111-copie-2048x694.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/111111-copie-1320x448.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<div style="height:45px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">1 &#8211; <strong>L’archétype de la prêtresse dans le cinéma d’horreur :&nbsp;</strong></h2>



<p>Tira Adams est écrivaine et youtubeuse &#8211; <a href="https://www.youtube.com/channel/UCb1ko129-WVUc3_SSQRvIXA">Mistress of the imaginarium</a> </p>



<p>Cette conférence parlait des représentations de la femme noire dans les médias, vaisseau par lequel l’archétype de la «&nbsp;prêtresse vaudou&nbsp;», femme forte, indépendante et dangereuse, à été entretenu et diffusé pendant des décennies.</p>



<p><strong>1900 &#8211; 1920</strong></p>



<p>Popularisation de la figure de « Voodoo mama&nbsp;», figure de prêtresse indissociable à l’époque de la musique blues et des négro spirituals. Ces chants sont l’héritage des religions Africaines revendiqué par les esclaves comme un moyen de garder contact avec les esprits de leurs ancêtres.</p>



<p>Aujourd’hui quand on pense blues, on pense Muddy Waters, BB King, John Lee Hooker. On pense à la légende de Robert Johnson qui aurait pactisé avec le diable pour devenir le meilleur bluesman.&nbsp;On ne pense pas (ou plus) aux femmes du blues, et pourtant elles étaient nombreuses à l’époque. Comme <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=EsS2EYz-pJQ">Ma Raine</a></em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=EsS2EYz-pJQ">y</a>, considérée comme «&nbsp;la mère oubliée du blues&nbsp;», qu&rsquo;elle à rendu populaire dans tous les Etats-Unis. A l&rsquo;époque la meuf ose revendiquer le même salaire que les hommes et assume sa bisexualité publiquement. Elle à même été mentor de Bessie Smith et a donné des cours de chant à Louis Armstrong, rien que ça…&nbsp;</p>



<p></p>



<p><strong>Les 70’s&nbsp;</strong></p>



<p>Emergence de la «&nbsp;blaxploitation », terme polémique considéré par certains comme l’opportunité de représenter le public Afro-Américain, jusque là relayé à des caricatures. Mais considéré par d&rsquo;autres comme l’exploitation de la culture noire par des producteurs blancs à des fins purement commerciales.&nbsp;Il existe tout de même un consensus sur le fait que la blaxploitation à ouvert la porte à plus de représentation de la diversité, et a donné à la communauté noire-américaine ses premières grandes héroïnes. Comme Pam Grier, actrice iconique du film <strong><em>Scream Blacula Scream</em></strong> !&nbsp; Qui incarne la femme noire, non pas comme une vaudou mama ou un objet sexuel, mais une femme intelligente et forte, une figure de final girl.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/pam-grier-biopic-pam-blaxploitation-coffy-jackie-brown-film-carriere-memoires-films-cultes-768x768-1.jpeg" alt="" class="wp-image-9739" width="384" height="384" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/pam-grier-biopic-pam-blaxploitation-coffy-jackie-brown-film-carriere-memoires-films-cultes-768x768-1.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/pam-grier-biopic-pam-blaxploitation-coffy-jackie-brown-film-carriere-memoires-films-cultes-768x768-1-300x300.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/pam-grier-biopic-pam-blaxploitation-coffy-jackie-brown-film-carriere-memoires-films-cultes-768x768-1-150x150.jpeg 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/pam-grier-biopic-pam-blaxploitation-coffy-jackie-brown-film-carriere-memoires-films-cultes-768x768-1-120x120.jpeg 120w" sizes="(max-width: 384px) 100vw, 384px" /></figure></div>



<p><strong>Les années 80</strong></p>



<p>Les années 80 sont un peu problématiques, on revient au cliché du vaudou diabolique. Le vaudou Un exemple très populaire est <strong><em>Chucky. </em></strong>Dans ce film, le tueur Charles Lee Ray utilise un sort vaudou «&nbsp;Ade due Damballa&nbsp;» pour transférer son âme dans une poupée tueuse. Fun fact : Damballa est aussi le dieu de la fécondité, Chuck aurait pu juste tomber enceinte et le film aurait pris une tournure très différente…</p>



<p>Cette décennie popularise l&rsquo;esthétique «&nbsp;southern-gothic&nbsp;» illustré par un Bayou à l’ambiance sinistre. Dans <strong>Angel heart</strong>, un thriller horrifique, un détective est piégé par une prestesse, conçue lors d&rsquo;une cérémonie vaudou par un démon. Elle incarne les pêchés et les mensonges qu’il à généré. Le film contrairement au livre se passe à la Nouvelle Orléans pour rajouter une couche de southern-gothic et en faire un film plus sombre.</p>



<p><strong><em>L&rsquo;Emprise des ténèbres</em></strong>, va relancer la figure du zombie. Et l’industrie du cinéma va la sur-exploiter. Bien que les films de zombies existent depuis les années 30, plus de 60 films de zombies ont été produits dans les années 80. Depuis, le zombie est dépossédé de son contexte historique et religieux (à la base le zombie est une figure de la religion Haïtienne), et replacé dans un contexte occidental de contamination et de virus mortel, trope par lequel on identifie le genre aujourd&rsquo;hui.</p>



<p><strong>Les 90’s&nbsp;</strong></p>



<p>On assiste à l’émergence de films Afro-Américains indépendants, avec une réapropriaton du discours hors du prisme des représentation blanches. Scénarisé et réalisé par Kasi Lemmons, <strong><em>Eve’s Bayou </em></strong>est un film sur le poids du secret familial et la vengeance par le vaudou. Le film comporte un casting entièrement noir et remporte un succès commercial et critique sans précédent, ce qui va ouvrir la voie pour d’autres réalisateurs racisés.</p>



<p>La décennie est propice au cinéma indépendant Afro-Américain, avec des films comme <strong><em>Boyz n the hood</em></strong>, <strong><em>Menace 2 Society </em></strong>etc mais n’étant pas de films horrifiques ou féministes je ne m’attarderai pas dessus.</p>



<p><strong>Les années 2010-2020 : un changement de paradigme ?</strong> </p>



<p>Les violences policières et systémiques envers les communautés Afro-Américaines explosent. La France n’est pas épargnée par ce problème d’interpellations policières violentes et les inégalités de traitement ne sont plus tolérées par la jeunesse. Le mouvement Black Lives Matter résonne partout dans le monde.&nbsp;</p>



<p>C’est dans ce contexte que les créateur.ices racisés vont enfin pouvoir prendre une place légitime dans le cinéma mainstream et horrifique pour faire entendre leurs voix.&nbsp;Le genre de l’horreur bénéficie d’un nouveau souffle, que certains appellent «&nbsp;elevated horror&nbsp;», genre qui mélange l’horreur psychologique, politique et sociale.</p>



<p>On voit avec plaisir apparaitre de nouveaux discours dans les films d’horreur, qui viennent enrichir notre perception du monde et mettre la lumière sur des problèmes actuels.&nbsp;Je vous conseille cette liste de films : <strong><em>His house </em></strong>de Remi Weekes, <strong><em>Get Out</em></strong> qu’il n’est plus nécéssaire de présenter, <strong><em>Candyman 2021</em></strong> de Nia da Costa, <strong><em>The good madam</em></strong> de Jenna Cato Bass et Babalwa Baartman.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="307" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-13-à-11.53.24-1024x307.png" alt="" class="wp-image-9740" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-13-à-11.53.24-1024x307.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-13-à-11.53.24-300x90.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-13-à-11.53.24-768x230.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-13-à-11.53.24.png 1162w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<p>Et bonne nouvelle ! En 2020 est sorti le <strong><em>film Le blues de <strong><em>Ma Rainey</em></strong></em></strong> avec Viola Davis.&nbsp;</p>



<p>a-one, a-two, a-you know what to do <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<div style="height:34px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">2 &#8211; <strong>La figure de la final girl noire dans le cinéma de genre</strong></h2>



<p>Adia Cullors &#8211; Historienne, écrivaine et activiste, Adia a travaillé pour le musée Smithsonian, le musée de la culture Africaine-Américaine et l’université médicale John Hopkins. &nbsp;</p>



<p>Dans sa conférence, elle aborde les représentations de la final girl noire et ses implications socio-politiques. Malgré quelques succès cinématographiques cités dans cet article, on constate tout de même le manque de représentation des femmes racisées dans le cinéma, et donc le manque de considération pour ce même public, qui ne se voit pas représenté.</p>



<p>Toutes les protagonistes citées dans sa conférence, ne sont pas considérées comme des<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-de-la-femme-forte/" data-type="post" data-id="3477"> final girls</a></strong> tel que le cinéma blanc à pu le populariser :</p>



<p><strong>La final girl blanche :&nbsp;</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Elle est souvent blonde, issue de la classe moyenne</li><li>Elle est jeune et virginale (par opposition aux victimes souvent sexuées)</li><li>Elle représente l’innocence et est frappée par un danger qu’elle ne soupçonnait pas</li><li>Elle survit souvent de manière individuelle (tous ses amis sont morts avant elle car ils ont péché de sexe, de drogue ou de stupidité)</li><li>Elle devient adulte en tuant le méchant.</li></ul>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="417" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/blanches.jpeg" alt="" class="wp-image-9748" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/blanches.jpeg 1000w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/blanches-300x125.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/blanches-768x320.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></div>



<div style="height:19px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>La final girl noire est différente car son contexte socio-politique est différent :</p>



<p><strong>La final girl noire :</strong>&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Elle est déjà adulte, dans le sens ou elle n’est plus innocente car elle est consciente du racisme et donc des injustices et des danger préexistants,</li><li>Elles et souvent «&nbsp;urbaine&nbsp;» ayant eu une vie «&nbsp;difficile&nbsp;»</li><li>Elle peut être déjà mère, ou incarner un personnage protecteur de sa communauté</li><li>Elle revendique sa féminité et sa sexualité</li><li>Elle doit assumer le poids de la féminité ET celui d’être racisée, dans un environnement où les inégalités sont systémiques et quotidiennes.</li></ul>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="199" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/blck-1024x199.jpg" alt="" class="wp-image-9749" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/blck-1024x199.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/blck-300x58.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/blck-768x149.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/blck-1536x298.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/blck-2048x398.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/blck-1320x256.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<p>Parmis les final girls noires citées on retrouve :</p>



<p>Lisa Fortier (Pam Grier &#8211; <strong><em>Scream Dracula Scream!</em></strong>),&nbsp;Ganja Meda (Marlene Clark &#8211; <strong><em>Ganja &amp; Hess</em></strong>),&nbsp;Selena (Naomi Harrris &#8211; <em><strong>28 jours plus tard</strong></em>), Melanie (Sennia Nanua &#8211; <strong><em>The girl with all the gifts</em></strong>), Brianna (Teyonah Parris &#8211; <strong><em>Candyman 2021</em></strong>)</p>



<div style="height:24px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">3 &#8211; <strong>La figure maternelle noire dans le cinéma d’horreur</strong> </h2>



<p>Rhonda Jackson Joseph &#8211; écrivaine nominée au Stoker Award, prix&nbsp;littéraire récompensant les œuvres d&rsquo;horreur et décerné par la Horror Writers Association.</p>



<p>Il existe un certain nombre de films d’horreur sur la maternité, (<strong><em>Psychose, the Omen, le sixième sens, les autres, …</em></strong>) mais ils sont souvent produits par des hommes blancs et on y représente souvent la femme comme une <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-famille-cinema-de-genre/" data-type="post" data-id="8175">mère au foyer</a></strong> un peu reloue avec ses problèmes de dépression. Certains de ces films peuvent manquer d’une réelle réflexion sur la charge mentale de la maternité et le poids écrasant de la pression sociale.&nbsp;</p>



<p>Deux films selon moi ne font pas cette erreur : <strong><em>Mother ! </em></strong>de Darren Aronofsky, qui illustre tellement bien son propos que ça en devient douloureux. Et <strong><em>Rosemary’s baby </em></strong>écrit par Ira Levin, auteur féministe selon moi car on lui doit aussi Les femmes de Stepford. Ira Levin signe deux livres cultes sur le poids de la féminité dans un monde patriarcale, avec des personnages féminins nuancés, forts et dotés d’humour.&nbsp;</p>



<p>Depuis peu, on peut voir des (très bons) films sur le sujet, réalisés par des femmes : <strong><em>The</em></strong> <strong><em>Babadook </em></strong>de Jennifer Kent,<strong><em> <a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-prevenge-allo-maman-ici-bebe/" data-type="post" data-id="268">Prevenge </a></em></strong>de Alice Lowe, et <strong><em>You are not my mother </em></strong>de Kate Dolan. Et bien qu’on ait laissé la place à des réalisatrices, on déplore encore le manque de diversité dans le cinéma d’horreur et le manque de place accordé à des créateurs non blancs. Pourtant le cinéma d’horreur à besoin de diversité s’il veut rester un genre pertinent.&nbsp;</p>



<p>Dans cette conférence, R.J nous parle des (rares) nuances de représentation de la figure maternelle noire dans le cinéma d’horreur.&nbsp;</p>



<p>Un des clichés largement répandu prend racine dans l’esclavage. C’est le stéréotype de «&nbsp;la grosse mama noire&nbsp;», la «&nbsp;mammy&nbsp;» en anglais.&nbsp; Domestique obèse et asexuée, elle est contente de prendre soin des petits blancs. Elle incarne une figure maternelle joviale (mais asservie) qui donne confiance.&nbsp;Rhonda Jackson rappelle qu’en réalité les domestiques de maison étaient souvent petites et chétives car mal nourries et souvent agressées sexuellement, donc mères elles-mêmes.</p>



<p class="has-text-align-center"><em>/!\&nbsp; Cette partie contient du SPOIL</em> <em>/!\&nbsp; </em></p>



<p>Dans le film <strong><em>Ma </em></strong>avec Octavia Spencer, ce stéréotype est utilisé et detrourné pour devenir la figure de l’agresseur. Pourtant on ne peut pas nier que Ma est en réalité une victime, ayant été harcelée à cause de sa couleur de peau par les blancs de son lycée, et même agressée sexuellement. Ma se venge et devient alors une figure d’empowerment. &nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="341" height="192" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/sggkhlxx_9_5426_7431_8_muochl_mvgwmnzkre3C805vQhtDYWV7zJyzMwnXCTFK_BZZZZYAmNF4One_B8Y7j_xEg9CdZaQYBQtENaj4phEVJB3Hpc35pQ9_SvE3co76PHLHaEsZty7QJ6PnZdroVRkyPaaQGmp.jpeg" alt="" class="wp-image-9745" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/sggkhlxx_9_5426_7431_8_muochl_mvgwmnzkre3C805vQhtDYWV7zJyzMwnXCTFK_BZZZZYAmNF4One_B8Y7j_xEg9CdZaQYBQtENaj4phEVJB3Hpc35pQ9_SvE3co76PHLHaEsZty7QJ6PnZdroVRkyPaaQGmp.jpeg 341w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/sggkhlxx_9_5426_7431_8_muochl_mvgwmnzkre3C805vQhtDYWV7zJyzMwnXCTFK_BZZZZYAmNF4One_B8Y7j_xEg9CdZaQYBQtENaj4phEVJB3Hpc35pQ9_SvE3co76PHLHaEsZty7QJ6PnZdroVRkyPaaQGmp-300x169.jpeg 300w" sizes="(max-width: 341px) 100vw, 341px" /></figure></div>



<p>Dans le film <strong><em>US </em></strong>Jordan Peele nous propose un portrait contrasté. La mère «Red&nbsp;» est un clone mais elle aime profondément ses enfants. Tandis que la mère «&nbsp;Adelaid&nbsp;» est humaine mais ayant été forcée à avoir des enfants, elle les utilise plutôt comme des instruments de revanche. En explorant le concept de consentement et de maternité forcée, Jordan Peele exprime plusieurs couches de réflexion autour des dynamiques de domination raciale et sexuelle.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="512" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Us-Movie-Ending-Explained-1024x512.jpeg" alt="" class="wp-image-9746" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Us-Movie-Ending-Explained-1024x512.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Us-Movie-Ending-Explained-300x150.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Us-Movie-Ending-Explained-768x384.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Us-Movie-Ending-Explained-1320x660.jpeg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Us-Movie-Ending-Explained.jpeg 1400w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<div style="height:18px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Si ces sujets vous intéressent, le documentaire <strong><em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Pc6Rzzd8l4s&amp;t=1643s">A History Of Black Horror</a></em></strong> est disponible sur Youtube </p>



<p>Il reste quand même encore du chemin à parcourir, car en cherchant des photos des protagonistes de Candyman 2021 je suis navrée de constater qu’il n’y en a que pour les acteurs masculins :&nbsp;</p>



<p><strong>Saura tu retrouver la seule photo d’un personnage féminin ?</strong>&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-12-à-16.35.14-1024x538.png" alt="" class="wp-image-9755" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-12-à-16.35.14-1024x538.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-12-à-16.35.14-300x158.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-12-à-16.35.14-768x403.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-12-à-16.35.14-1536x806.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-12-à-16.35.14-2048x1075.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/03/Capture-décran-2022-03-12-à-16.35.14-1320x693.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<p></p>



<p></p>
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		<title>[Dossier] L&#8217;écoféminisme dans le cinéma de genre</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/dossier-lecofeminisme-cinema-genre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Feb 2022 15:25:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse des représentations]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[écoféminisme]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bien avant les préoccupations actuelles sur le climat, le cinéma de genre s&#8217;est inquiété des questions sur l&#8217;écologie et de l&#8217;impact des humains sur la faune et la flore.C&#8217;est aussi un cinéma qui a toujours plus mis en scène des personnages féminins.Ces deux aspects combinés, font que le cinéma de genre peut être amené à &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-text-color has-background" style="color:#fff1cc;background-color:#af1c1c">Bien avant les préoccupations actuelles sur le climat, le <strong>cinéma de genre </strong>s&rsquo;est inquiété des questions sur l&rsquo;<strong>écologie </strong>et de l&rsquo;impact des humains sur la faune et la flore.<br>C&rsquo;est aussi un cinéma qui a toujours plus mis en scène des <strong>personnages féminins</strong>.<br>Ces deux aspects combinés, font que le cinéma de genre peut être amené à s&rsquo;intéresser à l&rsquo;<strong>écoféminisme</strong>, de manière directe ou non.<br><br>Mais qu&rsquo;entend-t-on par <strong>écoféminisme</strong>? Comment s&rsquo;inscrit-il dans le <strong>cinéma de genre</strong> et à travers quelles oeuvres?<br>Je vous partage mon point de vue sur le sujet.</p>



<p><strong>L&rsquo;éco féminisme</strong> est une notion liée à l&rsquo;<strong>écologie</strong>. Elle est apparue récemment dans les débats politiques Français, à l&rsquo;occasion de la dernière primaire du parti des Verts, portée par Sandrine Rousseau.<br>L&rsquo;écoféminisme est pourtant bien présent dans les débats de société, les sphères militantes et privées depuis longtemps.</p>



<p>La 1ère partie sera consacrée à définir ce qu&rsquo;on entend par <strong>éco féminisme</strong>, et ce que personnellement j&rsquo;en retire. Puis, j&rsquo;évoquerai les <strong>problématiques soulevées par l&rsquo;éco féminisme</strong> à travers le <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-quest-ce-que-le-cinema-de-genre/" data-type="post" data-id="207">cinéma de genre</a></strong>, qui, nous le verrons une fois de plus, est un genre de cinéma riche et pertinent pour répondre à ces questionnements.<br>Je n&rsquo;évoquerai pas les films qui traitent uniquement de l&rsquo;écologie, car ils sont très nombreux et surtout ne correspondent pas tout à fait à la problématique de ce dossier.</p>



<p>Inutile de préciser que dans la mesure où j&rsquo;étudie ici une <strong>sous thématique du féminisme</strong>, il est question de parler de <strong>structures dominantes masculines</strong>. Le not all men est ton ami (jamais en vrai, arrêtez avec ça).</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong>Je SPOIL donc je suis. Vous êtes prévenu-es.</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color">Par ici, Poison Ivy vous emmène pour la visite. (Je ne parlerai malheureusement pas de ce personnage ici tant le film dans lequel il apparait est nul, et ne doit plus jamais être cité.)</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="225" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/M5Tz.gif" alt="" class="wp-image-9658"/></figure>



<p><strong>SOMMAIRE</strong></p>



<p><em>1-Ecologie et responsabilité</em>s</p>



<p><em>2-L&rsquo;écoféminisme, mouvement multiple et complexe</em></p>



<p><em>3-Le corps, une interface négligée</em></p>



<p><em>4-Femme et mère nature</em></p>



<p><em>5-La femme, source de vie?</em></p>



<p><em>6-Dis moi qui tu manges, je te dirais qui je vois</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="1-ecologie-et-responsabilites">1-Ecologie et responsabilités</h2>



<p>Prendre son vélo pour aller travailler, pratiquer le zéro déchet, ne plus acheter de plastiques, limiter son utilisation de l&rsquo;eau, acheter local..Les bonnes pratiques pour être plus écologiste que le jour précédent ne manque pas.<br>Que ça soit les marques, les livres, les chaînes YouTube, les émissions&#8230;tous les vecteurs de communication sont porteurs de messages et de conseils écologiques. Cette prise de conscience qui doit être faite par chacun-e, est d&rsquo;autant plus présente lorsque des catastrophes surviennent. Qu&rsquo;elles soient météorologiques, climatiques, ou industrielles. Ces événements nous rappellent à quel point l&rsquo;urgence est là, et que le comportement citoyen ne devrait plus être une variable d&rsquo;ajustement, selon nos envies.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>La responsabilité massive et majoritaire des grandes entreprises sur la pollution de la planète est peu traitée dans la sphère publique</p></blockquote></figure>



<p>Il est communément admis que si nous en sommes arrivé-es là, c&rsquo;est parce que la course à la croissance toujours autant plus juteuse, n&rsquo;est pas compatible avec une planète saine à vivre.<br>Elle n&rsquo;est donc pas plus compatible avec un fonctionnement humain et sociétal viable. Ce qui explique révoltes, grèves, et arrêts de travail réguliers.<br>Le capitalisme est donc responsable à grande échelle de <strong>dominations de classe, de genre et de race, </strong>car sa prospérité est basée sur l&rsquo;exploitation de minorités.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="270" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/W9-8kl.gif" alt="" class="wp-image-9660"/></figure>



<p>Pourtant, la responsabilité massive et majoritaire des grandes entreprises sur la pollution de la planète est peu traitée dans la sphère publique et médiatique. Surtout en comparaison des petits gestes du quotidien, qui sous entend que c&rsquo;est à chacun-e de nous prendre ses responsabilités.<br>100 entreprises seulement, émettent 70% du CO2 mondial. C&rsquo;est peu dire que faire pipi sous la douche tous les matins ne serait pas suffisant. Ainsi, même si tout le monde devient des citoyen-nes exemplaires, la planète n&rsquo;ira pas mieux, si ces entreprises poursuivent leur activités irresponsables.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><a href="https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-lundi-17-janvier-2022"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="149" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-05-à-16.58.20-300x149.png" alt="" class="wp-image-9469" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-05-à-16.58.20-300x149.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-05-à-16.58.20-1024x509.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-05-à-16.58.20-768x382.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-05-à-16.58.20.png 1226w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p>On peut se dire que la manière dont nous consommons aura un impact sur les décisions mercantiles des grandes entreprises. Pourtant, si elles tentent de s&rsquo;adapter à certains changements (frémissements) de consommation, on peut déjà constater que cela n&rsquo;a pas d&rsquo;impact réel sur le changement climatique pour le moment. En effet, on estime le réchauffement à +3° d&rsquo;ici la fin du siècle.<br>Par exemple, même si le COVID a drastiquement remis en question les voyages en avion, cela n&rsquo;a pas empêché <strong><a href="https://www.capital.fr/entreprises-marches/polemique-sur-les-vols-a-vide-le-coup-de-gueule-des-aeroports-contre-les-compagnies-aeriennes-1424711" data-type="URL" data-id="https://www.capital.fr/entreprises-marches/polemique-sur-les-vols-a-vide-le-coup-de-gueule-des-aeroports-contre-les-compagnies-aeriennes-1424711">certaines compagnies de voler à vide</a></strong>, afin de garder ses créneaux de vols.<br>Attention, je ne dis pas qu&rsquo;avoir des comportements écologiques ne sert à rien. C&rsquo;est le point de départ pour diffuser des idées, et créer un mouvement collectif, et tente des influences à plus haut niveau. En revanche, cela ne sera pas suffisant pour sauver la planète.</p>



<p>La réflexion de l&rsquo;<strong>écoféminisme </strong>au situe au cœur de ce constat. A savoir que le capitalisme tel qu&rsquo;il est pratiqué aujourd&rsquo;hui, structure un système de domination générale sur les minorités, dont font partie les femmes.</p>



<p>Qui dit écologie, dit thématique sur les phénomènes de destruction (nature, santé&#8230;), avec le comportement humain (pollution des grosses entreprises, aviation, continents de plastique, etc&#8230;).<br>On constate donc d&#8217;emblée un lien très fort entre le cinéma de genre et les enjeux de l&rsquo;écologie, qui est une source d&rsquo;angoisse inépuisable (elle).<br>Si on ajoute le fait que les <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-de-la-femme-forte/" data-type="post" data-id="3477">personnages féminins </a></strong>sont plus présents dans le cinéma de genre depuis toujours, le lien entre <strong>cinéma de genre</strong> et<strong> écoféminisme</strong> est pour moi, évident.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="2-l-ecofeminisme-mouvement-multiple-et-complexe">2-L&rsquo;écoféminisme, mouvement multiple et complexe</h2>



<p>Des mouvements liés à l&rsquo;écoféminisme apparaissent dès le début des années 70 un peu partout dans le monde (USA, Mali, Inde&#8230;). La France ne fait pas exception puisque c&rsquo;est Françoise d&rsquo;Eaubonne, féministe Française, qui est connue pour être l&rsquo;une des 1ères à utiliser le terme « écoféministe » en 1974 à la sortie de son livre « <strong>Le féminisme ou la mort</strong>« .<br>Etonnamment (non), ni le terme, ni ses idées ne trouvent un écho en France, alors qu&rsquo;il continue de se développer ailleurs à travers des organisations comme <em>Women for life on Earth</em> ou par le travail de l&rsquo;Indienne Vandana Shiva.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="219" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/rv-9017-6_ver_1_0-219x300.jpeg" alt="" class="wp-image-9662" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/rv-9017-6_ver_1_0-219x300.jpeg 219w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/rv-9017-6_ver_1_0-748x1024.jpeg 748w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/rv-9017-6_ver_1_0-768x1051.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/rv-9017-6_ver_1_0.jpeg 1000w" sizes="(max-width: 219px) 100vw, 219px" /><figcaption class="wp-element-caption">Françoise d&rsquo;Eaubonne </figcaption></figure>



<p>De manière globale, l&rsquo;<strong>écoféminisme </strong>démontre que le capitalisme (dominé par les hommes blancs cis hétéro), non seulement détruit la planète, mais en plus créé des inégalités, notamment de genre et de race.<br>Ainsi, on peut avoir une vision de l&rsquo;écoféminisme très pragmatique. Les femmes sont par exemple plus touchées par le temps partiel, ou sont à la tête de famille monoparentales. Elles sont très peu aux postes de pouvoir, et la tendance actuelle est de reprendre possession du corps des femmes, notamment en entravant le droit d&rsquo;avortement. Sans compter le sexisme permanent et la culture du viol qui les menacent. Tant d&rsquo;obstacles et de faiblesse budgétaires qui placent les femmes dans une situation vulnérable. Par conséquent, elles habitent davantage dans des zones à risques, plus impactées par le climat, et dans des passoires énergétiques.<br>Dans les pays pauvres, cela se traduit par le fait que les femmes chargées d&rsquo;aller chercher de l&rsquo;eau, sont obligées d&rsquo;aller de plus en plus moins, dans des zones de plus en plus compliquées à atteindre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="une-societe-patriarcale-et-colonialiste-destructrice">Une société patriarcale et colonialiste destructrice</h3>



<p>Le lien plus évident et intéressant selon moi, est l&rsquo;<strong>idéologie que l</strong>e capitalisme a développé, à travers des concepts de <strong>domination sur les êtres</strong>, de manière globale.<br>Ainsi, comme le capitalisme a besoin de <strong>croissance</strong>, il s&#8217;empare de <strong>territoires</strong>. Colonisation, déforestation, chalutage en eaux profondes, industrialisation de l&rsquo;élevage&#8230;la liste des destructions est longue.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>Les sphères publiques sont masculines</strong>, et portent donc les travers d&rsquo;une vision dominatrice et dévorante de son environnement</p></blockquote></figure>



<p>On retrouve exactement le même principe avec le corps des femmes, territoire à conquérir de gré, ou de force.<br>Par ailleurs, quand l&rsquo;homme a commencé à conquérir ces territoires, il a scindé la nature et la culture, en estimant que certaines communautés (humaines et animales), n&rsquo;étaient pas correctement évoluées&#8230;selon la vision de l&rsquo;homme blanc hégémonique. Ainsi, la base de civilisation est basée sur des idées qui détruisent et dominent. Est ce donc un modèle souhaitable?</p>



<p>C&rsquo;est précisément la thématique soulevée dans <strong><em>Long week end</em></strong>. Le film évoque la relation chaotique d&rsquo;un couple, qui part en pleine nature pour tenter de se retrouver. Une thématique très récurrente dans le cinéma de genre, qui est le parfait vecteur permettant de statuer sur son couple à travers des épreuves.<br>A peine arrivés sur leur lieu de camping, l&rsquo;homme ne supporte ni la nature qui vit autour de lui, ni la distance de sa femme. Il s&rsquo;attèle à tenter de contrôler son environnement à coups de carabine et de produits chimiques. Ce couple détruit, et lui n&rsquo;assumant pas cet échec, propage sa force nuisible sur elle et la nature.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="468" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/long-week-end-photo-1168445-1024x468.jpg" alt="" class="wp-image-9536" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/long-week-end-photo-1168445-1024x468.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/long-week-end-photo-1168445-300x137.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/long-week-end-photo-1168445-768x351.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/long-week-end-photo-1168445-1536x702.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/long-week-end-photo-1168445-1320x603.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/long-week-end-photo-1168445.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Long week end</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Solaris Distribution</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;homme a beau entendre un cri étrange qui se rapproche de plus en plus, il ne tient pas compte des avertissements, et continue tête baissée dans son projet mortifère. L&rsquo;homme détruit en voulant prendre possession d&rsquo;un territoire, et la 1ère à en payer le prix sera sa femme.<br>Ce qui est particulièrement réussi dans<strong><em> Long week end,</em></strong> c&rsquo;est sa capacité à montrer que la faune et la flore s&rsquo;allient pour contrer ces humains. Et si dans la réalité, on ne peut pas dire que la nature gagne le combat, les catastrophes climatiques témoignent de sa force destructrice et mortelle.<br>D&rsquo;ailleurs, parler de dérèglement climatique n&rsquo;est pas juste. La nature réagit simplement à l&rsquo;activité humaine.<br>Il faut noter que le film est précurseur pour son époque. A sa sortie en 1974, les questions écologiques ne sont pas prises au sérieux, malgré les alertes déjà inquiétantes de la communauté scientifique.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong><em>In Fear </em></strong>et <strong><em>The Hallow</em></strong> sont des oeuvres qui font de la forêt, un véritable personnage menaçant. Mais dans des buts différents. <br>Le pitch d&rsquo; <em>In Fear</em> est très banal: un couple en week end se perd dans la campagne et sont confrontés à un homme bien décidé à jouer dangereusement avec eux. Ce qui rabat les cartes habituelles de ce genre de survival de « couple » (dont le but est de tester la solidité de celui-ci), c&rsquo;est qu&rsquo;ils se ne se connaissent que depuis peu de temps. Cela change tout dans la dynamique relationnel.<br>Labyrinthes, forêt filmée comme un piège ou grands espaces découverts tout aussi hostiles, le film présente des personnages en danger en raison du comportement masculin destructeur. En effet, l&rsquo;agresseur joue sur les codes masculins hégémoniques pour fragiliser d&rsquo;abord l&rsquo;homme qui se sent blessé dans sa virilité, surtout face à une nouvelle conquête. Cela amène à fissurer la coopération naturelle face à un danger, qu&rsquo;il y avait dans le couple. Le jeune homme finit par agir de manière stupide, mettant en danger sa toute récente compagne.<br>Ici, la <strong>violence patriarcale contamine le décor</strong> qu&rsquo;est cette forêt hostile, qui accentue le danger.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="518" data-id="9614" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/In_Fear-1024x518.jpeg" alt="" class="wp-image-9614" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/In_Fear-1024x518.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/In_Fear-300x152.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/In_Fear-768x388.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/In_Fear.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="9613" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/InFear-2014-1-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-9613" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/InFear-2014-1-1024x576.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/InFear-2014-1-300x169.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/InFear-2014-1-768x432.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/InFear-2014-1.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption"><strong><em>In Fear</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Studio Canal UK</figcaption></figure>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong><em>The Hallow</em></strong> utilise le danger de la forêt de manière plus classique. Un couple et son bébé s&rsquo;installe dans une nouvelle maison située dans une forêt. Le père, ingénieur en environnement, doit analyser quels arbres doivent être supprimés. Considérés comme une <strong>menace par les locaux </strong>qui ne cessent d&rsquo;avertir la famille d&rsquo;un danger qui court sur leur fils, ils réalisent qu&rsquo;ils sont entourés de créatures de la forêt. <strong>L&rsquo;homme, responsable de la destruction des arbres</strong>, est très vite contaminé par une <strong>substance forestière</strong>, qui le rendra violent. Ainsi, la femme devient la cible à la fois des créatures, et de son mari. Elle luttera seule pour protéger son bébé.<br>Les derniers plans illustrent efficacement la situation actuelle: <strong>les hommes exploitent</strong> et détruisent la nature, mais on voit cette <strong>fameuse substance sur les rondins de bois prêts à être exportés</strong>. On comprend donc la nature riposte et organise sa lutte partout où l&rsquo;homme l&rsquo;exploitera. <br>Par ailleurs, on souligne que la <strong>femme fait partie de la nature,</strong> car le plan final porte sur la couverture d&rsquo;un livre avec un dessin du diable de la foret, la mère et son bébé.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="206" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/tumblr_plj847l6MF1y1xq39o7_500.gif" alt="" class="wp-image-9634"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>The Hallow</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Entertainement One</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="3-le-corps-une-interface-negligee"><br>3-Le corps, une interface négligée</h2>



<p>Pour continuer de dominer et de <strong>contrôler un corps féminin plus puissant</strong> que lui qui lui fait peur (le fait de pouvoir donner la vie), l&rsquo;homme a assigné les femmes à des rôles la réduisant à l&rsquo;intérieur, hors de la sphère publique, et donc de l&rsquo;Histoire.<br>Il est donc logique que les <strong>luttes féministes </strong>les plus connues (1930 avec les Suffragettes, fin des années 70 avec le MLF, etc&#8230;) avaient pour objectif de <strong>sortir les femmes des rôles sociaux assignés </strong>(maison, enfants, etc..) pour leur faire gagner la sphère publique. Dans l&rsquo;idée de les valoriser (à juste titre), de mettre en lumière leur travail, leur savoir, mais aussi de les rendre indépendantes financièrement, et donc libres. Quitte à oublier un détail: <strong>ces sphères publiques sont masculines</strong>, et portent donc les travers d&rsquo;une vision dominatrice et dévorante de son environnement. Cette vision gomme totalement l&rsquo;aspect de communauté humaine et écologique, et s&rsquo;ancre dans un individualisme.<br>Prendre soin de son environnement devrait pourtant être la base de tout, puisque c&rsquo;est ce qui nous permet et permettra de vivre sur cette Terre.<br>Avec cette envie légitime d&rsquo;exister, <strong>l&rsquo;importance du rapport à son propre corps et à son environnement, </strong>a été oubliée. C&rsquo;est ce que pointe l&rsquo;écoféminisme.<br>Simone de Beauvoir ou Elisabeth Badinter sont représentatives de cette vision du féminisme; cette dernière étant parfois très critique à l&rsquo;égard des femmes qui souhaitent revenir à des pratiques plus naturelles comme l&rsquo;allaitement.</p>



<p>Je vous conseille cette émission des <strong>Couilles sur la table</strong> qui expose les grands principes de l&rsquo;écoféminisme avec Jeanne Burgart-Goutal,agrégée de philosophie:</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table/le-patriarcat-contre-la-planete"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="352" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-06-à-21.18.05-1024x352.png" alt="" class="wp-image-9512" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-06-à-21.18.05-1024x352.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-06-à-21.18.05-300x103.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-06-à-21.18.05-768x264.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-06-à-21.18.05-1536x528.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-06-à-21.18.05-2048x704.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-06-à-21.18.05-1320x454.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Ce qui m&rsquo;amène à évoquer l&rsquo;<strong>utilisation de son corps</strong>. Avec les progrès techniques et les luttes, les femmes ont g<strong>agné en gestion des tâches ménagères </strong>(à défaut d&rsquo;avoir gagner l&rsquo;égalité de la répartition des tâches et de la charge mentale). Si certaines se tuent moins à la tâche, d&rsquo;autres ne s&rsquo;en occupent même plus, car si elles ont les moyens, s&rsquo;offrent les services d&rsquo;une aide ménagère.<br>Dans ce constat, deux notions liées à l&rsquo;écoféminisme:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le <strong>capitalisme</strong> (une business woman à qui on demande toujours plus de croissance) embauche (ou exploite), des femmes souvent issues des minorités. Elles sont souvent mal payées, pas déclarées et n&rsquo;ont pas vraiment le choix que d&rsquo;accepter ce travail.</li>



<li>ces <strong>femmes éloignées d&rsquo;un travail manuel</strong>, (ménage, couture, jardinage, mécanique, etc..) ne savent plus utiliser leur corps, leurs mains et deviennent dépendantes de services marchands. </li>
</ul>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>La rupture de communication avec l&rsquo;environnement entrave l&rsquo;existence d&rsquo;une harmonie nécessaire</p></blockquote></figure>



<p>En disant aux femmes que l&rsquo;<strong>émancipation passe par la victoire dans une sphère publique masculine</strong> et sexiste, les bases d&rsquo;un rapport à l&rsquo;environnement (et à sa survie) ont été oubliées: savoir cuisiner, jardiner, coudre, etc..cette <strong>dépendance </strong>(qui plus est à un service marchand) questionne avec la notion de liberté et d&rsquo;émancipation rattachée au féminisme, non?</p>



<p>De nombreuses femmes qui se disent<strong> écoféministes </strong>expliquent qu&rsquo;avant d&rsquo;être dans cette démarche, elles ne mettaient qu&rsquo;uniquement en valeur leurs corps (à travers le soin ou le sport). Mais leurs corps n&rsquo;étaient plus en <strong>interface avec le monde</strong>, comme par exemple, en prenant soin de la terre, via un potager. Cette <strong>rupture de lien</strong>, de communication avec le vivant et la nature, entrave une harmonie nécessaire avec l&rsquo;environnement qui nous permet simplement de respirer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="utiliser-la-force-de-la-nature">Utiliser la force (de la nature)</h3>



<p>On peut voir ces thématiques de l&rsquo;écoféminisme, dans les films <strong><em>Sweetheart</em></strong> et <strong><em>Bedevilled </em></strong>mettent en scène des personnages féminins dont les corps sont en interface avec la nature.<br>Dans <strong><em>Sweetheart</em></strong>, Jenn teste sa résistance à l&rsquo;adversité sur son île déserte. Elle doit donc faire face à la nature, par essence hostile à un être humain démuni, mais aussi à son entourage proche (son copain et une amie). Le poids de ces deux menaces sont matérialisées par un démon qui se réveille la nuit.<br>Pour survivre, son corps fait complètement interface avec la nature. Elle chasse, cherche, fabrique, combat, et s&rsquo;adapte à la météo.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="433" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/sweetheart-movie-kiersey-clemons.jpeg" alt="" class="wp-image-9595" style="width:800px;height:433px" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/sweetheart-movie-kiersey-clemons.jpeg 800w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/sweetheart-movie-kiersey-clemons-300x162.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/sweetheart-movie-kiersey-clemons-768x416.jpeg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Sweetheart</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Universal Pictures</figcaption></figure>



<p>Dans un autre registre autrement plus violent, <strong><em>Bedevilled</em></strong> met en exergue la dureté du travail manuel à la campagne. Une jeune urbaine vient rendre visite à une ancienne amie, restée dans leur village. Elle est réduite en<strong> esclavage</strong> sur à peu près tous les aspects: sexuel, labeur, maternité&#8230;Rien ne lui sera épargné. Ecrasée par le <strong>soleil</strong> et à la tâche, les r<strong>ayons</strong> lui donnent soudain une <strong>force démoniaque</strong>. Dès lors, elle se transforme en <strong>serial killeuse</strong>, supprimant d&rsquo;abord les femmes (on était déjà assez loin d&rsquo;une sororité, mais ici on y met définitivement fin), puis les hommes.<br>Ici, on voit que le <strong>travail manuel à la terre </strong>est effectivement exténuant (même si on évite pas le cliché des hommes campagnards arriérés); quand les <strong>hommes ne font rien</strong>, mais rendent impossible la vie des femmes, en <strong>exerçant la violence patriarcale</strong>.<br>Par ailleurs, elle est triplement punie, car bien qu&rsquo;elle tente de protéger sa fille, celle-ci se tourne vers la jeune femme urbaine (et <strong>blanche de peau, qui symbolise ici la pureté et la richesse</strong>). Elle est clairement désignée dans le film comme la personne équilibrée qui peut sauver la petite fille.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="9593" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/19431318.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-9593" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/19431318.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx-1024x683.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/19431318.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/19431318.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx-768x512.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/19431318.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="894" height="424" data-id="9592" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-16-à-19.23.47.png" alt="" class="wp-image-9592" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-16-à-19.23.47.png 894w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-16-à-19.23.47-300x142.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-16-à-19.23.47-768x364.png 768w" sizes="(max-width: 894px) 100vw, 894px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="9594" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/imQSnQ1T2qoCJnZssg0XiI3dIGe-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-9594" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/imQSnQ1T2qoCJnZssg0XiI3dIGe-1024x576.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/imQSnQ1T2qoCJnZssg0XiI3dIGe-300x169.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/imQSnQ1T2qoCJnZssg0XiI3dIGe-768x432.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/imQSnQ1T2qoCJnZssg0XiI3dIGe-1536x864.jpeg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/imQSnQ1T2qoCJnZssg0XiI3dIGe-1320x743.jpeg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/imQSnQ1T2qoCJnZssg0XiI3dIGe.jpeg 1772w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption"><strong><em>Bedevilled</em></strong>&#8211; ©&nbsp;King Records</figcaption></figure>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong><em>On peut aussi noter l&rsquo;exemple de La Nuée où une mère célibataire cultive des insectes</em></strong>. On retrouve ici l&rsquo;illustration du poids du capitalisme qui s&rsquo;abat sur les épaules de cette mère célibataire, qui tente de sauver sa ferme.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Mais l&rsquo;exemple de <strong><em>The innocents</em></strong> est particulièrement notable. Le film évoque la <strong>trajectoire croisée </strong>d&rsquo;enfants dotés de pouvoirs et livrés à eux mêmes, testant les notions de bien et de mal.<br>Les <strong>affrontements</strong> ont d&rsquo;abord lieu au milieu d&rsquo;une forêt où les enfants utilisent des <strong>éléments naturels </strong>via leurs pouvoirs (les branches, la terre&#8230;). Le <strong>décor du final r</strong>eprend un autre élément naturel; un petit <strong>lac</strong> qui <strong>symbolise ici la séparation</strong> entre deux camps. Mais tout au long du film, les enfants manipulent de la terre, du sable, font vibrer l&rsquo;eau. Et la mise en scène juxtapose très souvent les enfants et des composants de la nature:</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="299" height="168" data-id="9602" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/téléchargement.jpeg" alt="" class="wp-image-9602"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" data-id="9604" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/The_Innocents_child-1024x429.jpeg" alt="" class="wp-image-9604" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/The_Innocents_child-1024x429.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/The_Innocents_child-300x126.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/The_Innocents_child-768x322.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/The_Innocents_child-1536x643.jpeg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/The_Innocents_child-1320x553.jpeg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/The_Innocents_child.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="680" height="285" data-id="9603" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/the-innocents2-e1644325639735.jpeg" alt="" class="wp-image-9603" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/the-innocents2-e1644325639735.jpeg 680w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/the-innocents2-e1644325639735-300x126.jpeg 300w" sizes="(max-width: 680px) 100vw, 680px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption"><strong><em>The innocents</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Camera Films</figcaption></figure>



<p class="has-black-color has-text-color">L&rsquo;utilisation de la <strong>nature reliée au pouvoir,</strong> est une manière d&rsquo;établir une <strong>connexion </strong>entre les humains (et ici l&rsquo;avenir de l&rsquo;homme), et les éléments naturels. Ainsi, on voit clairement la force que l&rsquo;on peut en tirer.<br>La force et l&rsquo;impact de la nature sur des générations se vérifie avec <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-inunaki-le-village-oublie-une-vengeance-feminine/" data-type="post" data-id="3287">Inunaki</a></em></strong>, film japonais qui reprend une légende urbaine et qui montre les conséquences d&rsquo;un comportement patriarcal.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="4-femme-et-mere-nature">4-Femme et mère nature</h2>



<p>Si l&rsquo;écoféminisme n&rsquo;a jamais percé en France, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas avant que certains essentialisent la femme, en l&rsquo;associant à la <strong>nature</strong>. La  Terre mère, la mère nature&#8230;des exemples de termes qui rappellent qu&rsquo;il est facile de recadrer la femme dans une rôle social.</p>



<p>Aux premiers abords c&rsquo;est l&rsquo;impression que peut donner des films comme <strong><em>Gaïa</em></strong> et <strong><em>The girl with all the gifts</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="540" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Gaia.jpeg" alt="" class="wp-image-9610" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Gaia.jpeg 960w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Gaia-300x169.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Gaia-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Gaia</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Decal</figcaption></figure>



<p>Concernant <strong><em>Gaïa</em></strong>, on note la référence à la déesse mère des Titans. Le film (qui est un énorme plagiat de <strong><em>The Last Of Us</em></strong>), raconte les aventures d&rsquo;une <strong>garde forestier</strong> en terre hostile, Gabi. Elle rencontre un homme et son fil vivants en autarcie. Il est intéressant de relever que pour une fois <strong>on inverse le schéma classique du personnage blanc perturbé par une population indigène.</strong> Ici, c&rsquo;est la jeune femme qui est racisée, et qui a affaire à des hommes blancs vivant une vie sauvage. Ca semble anodin, mais c&rsquo;est souligner que le rapport à la nature est bien une question universelle.<br>Ici la <strong>nature prend littéralement possession du corps</strong> via des champignons qui paralysent, et transforment progressivement les humains en élément végétal. Mais il faut noter que cette <strong>contamination est sublimée</strong>, et ne bascule jamais dans une esthétique gore et répugnante. Les corps sont recouverts de fleurs.<br>La scène de générique et de final se répondent. Au début on constate la <strong>fertilité d&rsquo;une forêt</strong>. Et la dernière séquence est un fondu qui fait un parallèle avec la foret, et les fleurs qui recouvrent le corps. Homme ou femme, le corps humain n&rsquo;est finalement qu&rsquo;un élément naturel parmi d&rsquo;autres.<br>Gabi n&rsquo;a finalement pas plus de pouvoirs que les autres, et n&rsquo;a pas un traitement différent.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="610" height="324" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/téléchargement.gif" alt="" class="wp-image-9609"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>A girl with all the gifts</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Warner Bros Distributeur</figcaption></figure>



<p>On retrouve une idée similaire dans <strong><em>A girl with all the gifts</em></strong>. Le postulat de base est classique pour post apo sur fond de zombies, appelés affamés: des humains tentant de survivre, et qui se placent au dessus de cette nouvelle espèce (tiens ça me rappelle quelque chose). Le film prend une autre tournure quand il questionne les raisons pour lesquelles <strong>il faudrait sacrifier une espèce plutôt qu&rsquo;une autre</strong>? Autrement dit, quelles sont les raisons valables de privilégier l&rsquo;être humain? La réponse est plus ou moins dans le final, quand on constate que c&rsquo;est la femme qui est enfermée (pour se protéger des affamé-es qu&rsquo;elle éduque).<br><strong><em>A girl with all the gifts</em></strong> utilise un motif similaire à celui de <strong><em>Gaïa</em></strong>, celui de la nature qui envahit le corps. Les « affamé-es » sont recouverts de terre et de plantes, et ce sont des sortes de cosse responsables de la contamination.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="5-la-femme-source-de-vie">5-La femme, source de vie?</h2>



<p>Il est vrai qu&rsquo;on associe souvent <strong>la femme à l&rsquo;eau</strong>. Source de vie, elle représente la <strong>fécondité</strong>. Ainsi, on la retrouve dans la <strong>mythologie</strong>, à travers notamment l&rsquo;histoire de<strong> Psyché</strong>, contrainte de faire face à 4 épreuves dont 3 en lien avec l&rsquo;eau. Pourtant l&rsquo;écoféminisme ne fait jamais ce lien direct.<br>Dans le cinéma de genre, on note qu&rsquo;il est courant d&rsquo;avoir des personnages féminins intégrés dans une mise en scène ou une histoire liée à l&rsquo;eau: <strong><em>Sweetheart, Instinct de survie, La Llorona, Haunting of Bly Manor, Sea Fever, The night house</em></strong>, <strong><em>Mad Max, Tank Girl</em></strong>&#8230;</p>



<p><strong><em>Mad Max </em></strong>établit un lien clair entre <strong>exploitation des femmes et l&rsquo;eau</strong>. Les femmes sont réduites en esclavage. Littéralement engrossées pour produire du lait (source de vie), elles sont emprisonnées à l&rsquo;endroit où l&rsquo;eau (2ème source de vie) de la  falaise, est déversée au compte goutte.<br>Une fois libres, elles affrontent l&rsquo;espace désertique toujours plus loin, pour trouver une <strong>terre fertile</strong>, incluant forcément de l&rsquo;eau. <strong>Chercher de l&rsquo;eau encore et toujours plus loin</strong>, ça ne vous rappelle pas quelque chose évoqué plus haut?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="190" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/giphy-1.gif" alt="" class="wp-image-9580"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Mad Max Fury Road</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Roadshow home video/ Warner Bros</figcaption></figure>



<p>Dans le détonnant <strong><em>Tank Girl</em></strong> il est aussi question de femmes qui luttent contre une entreprise faisant de la rétention d&rsquo;eau. Le ton du film est autrement plus joyeux et fun, il n&rsquo;en reste pas moins que ce n&rsquo;est pas anodin de mettre en scène des personnages féminins et marginaux dans un décor de sécheresse, qui se battent pour une répartition égale d&rsquo;une denrée précieuse: l&rsquo;eau.</p>



<p>Quand il s&rsquo;agit de fantômes féminins, l&rsquo;eau n&rsquo;est plus synonyme de vie. En effet, on remarque qu&rsquo;il est souvent question d&rsquo;un lac, qui est utilisé comme décor. Un espace à la fois très grand, mais qui a des limites, contrairement à l&rsquo;océan. Ainsi, on retrouve ce motif dans <strong><em>La Llorona</em></strong>, la série <strong><em>Haunting of Bly Manor</em></strong> ou encore <strong><em>The night house</em></strong>. L&rsquo;idée est de représenter des personnages enfermés dans un souvenir, un problème. L&rsquo;eau représente la source de ce problème, et c&rsquo;est souvent à la source que la <strong>résolution finale</strong> a lieu.</p>



<p><strong>Mais davantage de liens directs avec la nature, ne veut pas dire </strong>reproduire les schémas de domination.<br>Le<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-17-sous-genres-du-cinema-de-genre/" data-type="post" data-id="85"> sous genre </a></strong>du <strong>folk horror</strong> montre comment il peut être aisé de manipuler des personnes en perte de repères en utilisant les forces de la nature. En effet, on retrouve souvent des personnages en situation de détresse qui sont conscients de failles dans leur mode de vie actuel. Une reconnexion à la nature permet de se poser et donc de s&rsquo;ouvrir à l&rsquo;extérieur. Une brèche idéale pour les manipulateurs. C&rsquo;est le cas dans <strong><em>Midsommar</em></strong> par exemple.</p>



<p>Si l&rsquo;ensemble de ces travaux manuels étaient répartis de manière équitable, quels que soient les statuts, on s&rsquo;approcherait déjà plus d&rsquo;un <strong>schéma plus juste et respectueux de l&rsquo;environnement</strong>.<br>Cela rejoint d&rsquo;ailleurs le fait, que non seulement les pays riches se gavent de nourriture, mais en jettent; quand les pays pauvres meurent de faim. Le film <strong><em>La plateforme</em></strong> schématise parfaitement ce constat en nous mettant face à nos excès. Encore une fois, cette <strong>individualisme lié au capitalisme</strong>, permet la mort injuste de millions de gens. Les <strong>niveaux des plateformes représentent la supériorité des Etats</strong>, qui se permettent de se servir et de se resservir, tout en dictant à ceux d&rsquo;en bas, comment se comporter.<br>Le <strong>mécanisme des plateformes</strong> renvoient à la machinerie capitaliste massive, qui n&rsquo;interrompt jamais son processus.<br>C&rsquo;est une <strong>femme racisée</strong> (Asiatique), réduite au silence, qui est la 1ère à se rebeller (en cherchant un enfant), contre cette machine bien huilée. <br>On note aussi que c&rsquo;est une femme, à la tête de l&rsquo;Administration qui sélectionne et envoie les gens à la plateforme. Une illustration qu&rsquo;une femme au pouvoir dans un système inégalitaire, reste un instrument pour le pérenniser. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="208" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/platform.gif" alt="" class="wp-image-9476"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>La plateforme</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Netflix/ Basque Films</figcaption></figure>



<p>Donc avant de s&rsquo;inquiéter de la production en masse qu&rsquo;on ne pourrait plus produire en changeant nos structures, faut-il encore prouver qu&rsquo;on a <strong>autant besoin de produire pour tant d&rsquo;excès</strong> et de gâchis?<br>Une <strong>production raisonnée et pour tous-tes</strong> serait déjà un projet plus juste, et surtout plus efficace pour garder notre planète.</p>



<p>La thématique de la <strong>nourriture est phare dans l&rsquo;écoféminisme</strong>.<br>Que l&rsquo;on se sente concerné ou pas par la cause animale,<strong> la consommation de viande est une source majeure de pollution</strong>. La viande bovine représente 41% des émissions de gaz à effet, en raison d&rsquo;un élevage intensif. On retrouve ici le problème d&rsquo;excès.<br>Cet excès est rendu possible aussi parce que, comme nous l&rsquo;avons constaté précédemment, nous nous sommes éloignés de la nature, de la terre et par conséquent des animaux. Il y a fort à parier que si on assistait à la manière dont les <strong>animaux sont torturés en élevage intensif,</strong> on mangerait beaucoup moins de viande. Cette distance crée implique forcément une certaine <strong>ignorance consciente ou pas</strong>, qui permet à cette industrie de perdurer (appuyée évidemment par des lobbying).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="6-dis-moi-qui-tu-manges-je-te-dirai-qui-je-vois">6-Dis moi qui tu manges, je te dirai qui je vois</h2>



<p>Par ailleurs, il est clair que la consommation régulière, voire excessive, de viande, est associée à un <strong>modèle masculin hégémonique</strong>. Une énergie, une force, qui traduit aussi <strong>la <a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-de-la-possession-demoniaque/" data-type="post" data-id="2510">possession de l&rsquo;autre</a></strong>, en le dévorant et du coup, le dominant. D&rsquo;ailleurs, les <strong>exemples de films plus haut</strong>, montre qu&rsquo;on aime reprendre cette thématique de <strong>possession</strong> du corps de l&rsquo;autre, pour faire reprendre des droits à la nature sur l&rsquo;homme.<br>C&rsquo;est une thématique que l&rsquo;on retrouve d&rsquo;ailleurs régulièrement dans la <strong>mythologie </strong>avec par exemple, <strong>Saturne</strong> à qui on prédit qu&rsquo;il sera dépassé par ses enfants. Il décide de les manger pour les faire disparaitre complètement.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>La consommation régulière, voire excessive, de viande, est associée à un <strong>modèle masculin hégémonique</strong></p></blockquote></figure>



<p>Une autre thématique de l&rsquo;écoféminisme, est le lien entre <strong>nourriture/animaux/objet et femme</strong>. Celui-ci est évident, quand on passe en revue le nombre de publicités associant les femmes à des animaux. Comme par exemple la publication de <em>Le Gaulois</em>, avec des poules qui dansent le french cancan. Mais on peut aussi noter des<strong> plats</strong> portant des noms féminisés.<br>Les <strong>pubs sexistes </strong>réduisant les femmes à un morceau de viande « à prendre », dont on peut se servir, ont nourri pendant des dizaines et des dizaines d&rsquo;années un imaginaire collectif.<br>Actuellement, les pubs frontalement sexistes ne sont plus tolérées. Cependant, <strong>les femmes sont toujours largement objectifiées</strong> de manière moins directes (comme <em>Orangina</em>), ce qui témoigne à quel point il est intériorisé de représenter les femmes de cette manière.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="750" height="648" data-id="9504" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-06-à-21.06.30.png" alt="" class="wp-image-9504" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-06-à-21.06.30.png 750w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-06-à-21.06.30-300x259.png 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="859" data-id="9505" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/d4465476e2b48d101a79ff3fbc09e67f-2.jpeg" alt="" class="wp-image-9505" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/d4465476e2b48d101a79ff3fbc09e67f-2.jpeg 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/d4465476e2b48d101a79ff3fbc09e67f-2-210x300.jpeg 210w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="610" height="852" data-id="9507" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/181100_w610h852cx305cy427.jpeg" alt="" class="wp-image-9507" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/181100_w610h852cx305cy427.jpeg 610w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/181100_w610h852cx305cy427-215x300.jpeg 215w" sizes="(max-width: 610px) 100vw, 610px" /></figure>
</figure>



<p> Le livre de Carol J.Adams « <strong>la politique sexuelle de la viande</strong> » fourmille d&rsquo;exemples sur le sujet. Publié en 1980, ce livre important pour l&rsquo;écoféminisme, démontre le lien entre oppressions des espèces et des minorités. On peut relever de <strong>nombreuses insultes sexistes qui utilisent des noms d&rsquo;animaux</strong>: truie, vache, chienne&#8230;</p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="206" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/007075-full-206x300.jpeg" alt="" class="wp-image-9495" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/007075-full-206x300.jpeg 206w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/007075-full.jpeg 400w" sizes="(max-width: 206px) 100vw, 206px" /></figure>



<p>En effet, la <strong>comparaison femmes/animaux</strong> est particulièrement vraie pour les <strong>femmes racisées</strong>, comme l&rsquo;explique l&rsquo;émission de <strong>Kiffe ta race </strong>sur le sujet du veganisme. Un regard exotique (et blanc) est posé sur sa femme, souvent lié à la sexualité. Panthère, tigresse&#8230;il est projeté sur ces femmes un animal exotique, agressif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="#77 - Véganisme, écoféminisme... des trucs de Blanc·hes ?" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/ghWU1CaSpe8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p>Ces assimilations pourraient ne pas être un problème (car en soi l&rsquo;humain est un animal comme un autre), seulement ici il est utilisé dans l&rsquo;idée de <strong>rabaisser, objectifier </strong>(et donc dominer), toujours à travers l&rsquo;apparence physique et/ou la sexualité des femmes.<br>Par ailleurs, malgré qu&rsquo;on entende régulièrement que les vegan empêchent les gens de vivre, il faut noter que notre <strong>société a une considération de l&rsquo;animal encore très modérée</strong>. Notre considération est également à géométrie variable selon les espèces.<br>De plus, certaines personnes qui adorent les animaux (en apparence selon moi), ne les considèrent pas moins comme des <strong>objets </strong>(il faut voir le business sur les races de chien et chats par exemple). Ces constations donnent donc des indications sur la <strong>considération accordée aux femmes.</strong>..</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="le-cochon-ne-merite-pas-l-homme">Le cochon ne mérite pas l&rsquo;homme</h3>



<p>Je vous vois venir, vous me direz que les <strong>hommes aussi sont comparés à des animaux</strong>. Pourtant, on peut noter des différences de traitement. Par exemple, l&rsquo;insulte « chien » reste modérément utilisée, et surtout elle fait référence à une notion de trahison. Ce n&rsquo;est pas un rabaissement direct de la personne, et encore moins à sa sexualité.</p>



<p>C&rsquo;est surtout le #balancetonporc qui a visibilisé la comparaison entre un homme qui ne respecte pas les femmes, et un cochon.<br>On la retrouve parfois dans le cinéma de genre. Par exemple dans <strong><em>Carrie</em></strong>. Avec l&rsquo;arrivée de ses règles, Carrie représente la transformation de la jeune fille prude, à celle qui doit avoir une sexualité (avec toutes les difficultés que cela entraine dans une société patriarcale). On note que la mère de Carrie rétorque à celle-ci que les hommes sentent le sang, et sont à sa recherche. Cela prend tout son sens, quand, au même moment, les garçons vont saigner des porcs. La caméra s&rsquo;attarde sur des dessins représentant des cochons, et se décale sur les hommes.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="518" data-id="9567" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.47.34-1024x518.png" alt="" class="wp-image-9567" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.47.34-1024x518.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.47.34-300x152.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.47.34-768x389.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.47.34-1320x668.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.47.34.png 1364w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="279" data-id="9568" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Carrie-1976-Movie-Picture-01.jpeg" alt="" class="wp-image-9568" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Carrie-1976-Movie-Picture-01.jpeg 500w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Carrie-1976-Movie-Picture-01-300x167.jpeg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="9569" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/carrie1-1200x675-cropped-1024x576.png" alt="" class="wp-image-9569" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/carrie1-1200x675-cropped-1024x576.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/carrie1-1200x675-cropped-300x169.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/carrie1-1200x675-cropped-768x432.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/carrie1-1200x675-cropped.png 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption"><strong><em>Carrie</em></strong>&#8211; ©&nbsp;United Artist</figcaption></figure>



<p>Dans <strong><em>Razorback</em></strong>, les violeurs sont associés à la monstruosité de l&rsquo;animal. De manière générale dans leur comportement pour le moins peu civilisé. Mais aussi dans une scène spécifique. Après avoir échappé de peu à un viol, le personnage féminin est finalement agressé par le razorback. On note un gros plan sur ses cornes, superposées à l&rsquo;entrejambe du personnage. Si on prend en compte la scène juste avant, on voit clairement un parallèle. <br>A noter que le personnage féminin est une <strong>reporter engagée dans la lutte écologique</strong>, et qui vient déranger une petite ville bien décidée à ne pas changer ses habitudes. Elle sera agressée pour cette raison.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-6 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="455" data-id="9566" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.59.36-1024x455.png" alt="" class="wp-image-9566" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.59.36-1024x455.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.59.36-300x133.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.59.36-768x341.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.59.36-1320x586.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-15.59.36.png 1324w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="420" data-id="9565" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.00.34-1024x420.png" alt="" class="wp-image-9565" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.00.34-1024x420.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.00.34-300x123.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.00.34-768x315.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.00.34.png 1308w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption"><strong><em>Razorback</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Event cinema/ Warner Bros</figcaption></figure>



<p>Tout ça pour dire que cette comparaison vise en premier lieu un <strong>comportement nocif envers les femmes.</strong> <strong>Pas un rabaissement concernant sa propre personne</strong>. Alors que les femme sont insultées souvent parce qu&rsquo;elle n&rsquo;agissent pas ou ne pensent pas, selon ce qu&rsquo;une société patriarcale attend d&rsquo;elle.<br>Enfin, les <strong>insultes</strong> visant les femmes sont <strong>autant prononcées</strong> par des hommes que par des femmes, qui ce témoigne d&rsquo;une <strong>organisation structurelle sexiste</strong>. On entend beaucoup moins les hommes utiliser ce type d&rsquo;insulte pour désigner un autre homme.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="morceau-de-viande-humaine-au-menu">Morceau de viande humaine au menu</h3>



<p>Pourtant, il est tout à fait possible de comparer l&rsquo;être humain à de la viande, et donc au traitement subi par les animaux, de manière intelligente. <strong><em>Massacre à la tronçonneuse </em></strong>en est un exemple criant. On oublie souvent de mentionner que ce chef d&rsquo;oeuvre donne texture et corps (si je puis dire), à la <strong>représentation classique des victimes de films d&rsquo;horreur, </strong>qui sont des chairs à canon.<br>Dès le début, Franklin mentionne la barbarie des abattoirs. On note d&rsquo;ailleurs le déni d&rsquo;un personnage (qui représente donc le <strong>déni collectif</strong>), qui ne souhaite pas poursuivre la suite de la conversation arguant qu&rsquo;elle ne veut pas être dégoûtée car elle aime la viande.  La scène se finit avec l&rsquo;auto stoppeur qui laisse une <strong>marque ensanglantée</strong> sur le camion à la manière d&rsquo;un marquage de bétail. <br>De plus, on note la scène mémorable de Pam, <strong>pendue à un crochet de viande</strong>, à la manière d&rsquo;un animal torturé (l&rsquo;actrice a d&rsquo;ailleurs souffert physiquement). La scène mythique du dîner renvoie à des chasseurs, jouant avec leur proie Sally, et donc leur nourriture. L&rsquo;entièreté du film fait ressortir tout ce qu&rsquo;il y a de plus poisseux et repoussant dans la chair. Ca colle, ça suinte.<br>Tobe Hooper a d&rsquo;ailleurs déclaré qu&rsquo;il avait cessé de manger de la viande un temps pendant et après le tournage, dégoûté.<br>Le podcast <strong>Une invention sans avenir </strong>consacre un <strong><a href="https://shows.acast.com/une-invention-sans-avenir/episodes/3-une-orgie-de-viande-ou-pas" data-type="URL" data-id="https://shows.acast.com/une-invention-sans-avenir/episodes/3-une-orgie-de-viande-ou-pas">épisode évoquant 3 oeuvres avec un sous texte vegan</a></strong> (dont <strong><em>Massacre à la tronçonneuse</em></strong>). </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="229" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/giphy.gif" alt="" class="wp-image-9515"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Massacre à la tronçonneuse</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Studio Canal</figcaption></figure>



<p>Comment ne pas parler de<strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-grave-feminisme-mordant/" data-type="post" data-id="270"> Grave</a></em></strong>, dont le sous texte est clair: <strong>tu manges de la viande animale, donc tu peux manger ta propre espèce</strong>. La mise en scène du film exploite ce qu&rsquo;il y a de plus animal en nous: <strong>Justine est très souvent au sol</strong> (la scène du frigo, du bizutage&#8230;). Par ailleurs, elle place les <strong>animaux</strong> au <strong>même niveau que les hommes</strong>. C&rsquo;est explicite à travers une ligne de dialogue (qui montre aussi la naïveté et le manque de nuances au début du film), mais aussi dans son rapport avec son chien. Au début du film, il est assis sur la banquette au même niveau que Justine, qui se réconforte auprès de lui. Julia Ducournau a même précisé qu&rsquo;elle aurait souhaité attacher le chien avec une ceinture de sécurité, mais que ça n&rsquo;a pas été possible. Le chien représente un soutien plus fort que ses propres parents.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-7 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="561" data-id="9562" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.25.12-1024x561.png" alt="" class="wp-image-9562" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.25.12-1024x561.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.25.12-300x164.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.25.12-768x421.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.25.12.png 1138w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="476" data-id="9563" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.26.38-1024x476.png" alt="" class="wp-image-9563" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.26.38-1024x476.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.26.38-300x140.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.26.38-768x357.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.26.38-1320x614.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Capture-décran-2022-02-13-à-16.26.38.png 1432w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="512" data-id="9564" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Cesar-2018-pourquoi-Grave-a-deja-gagne-son-pari-1024x512.jpeg" alt="" class="wp-image-9564" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Cesar-2018-pourquoi-Grave-a-deja-gagne-son-pari-1024x512.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Cesar-2018-pourquoi-Grave-a-deja-gagne-son-pari-300x150.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Cesar-2018-pourquoi-Grave-a-deja-gagne-son-pari-768x384.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/Cesar-2018-pourquoi-Grave-a-deja-gagne-son-pari.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption"><strong><em>Grave</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Wild Bunch</figcaption></figure>



<p><strong><em>Max Max</em></strong> (et oui encore lui), utilise la comparaison femme/animal d&rsquo;une manière très maligne. En effet, il établit un lien clair entre les femmes et les vaches. Les personnages féminins sont littéralement engrossés pour produire du lait, et leur <strong>progéniture n&rsquo;est pas un sujet </strong>(comme les vaches à qui on arrache leur petit). Tout comme la vache, la femme représente un bien précieux, qui est une ressource de vie. Pour autant, le film n&rsquo;oublie pas, à défaut de prendre le temps de développer vraiment les personnages, de les rendre <strong>sujet</strong>. Actives, elles sont prêtes à aller au bout de leur cause, et font constamment avancer l&rsquo;histoire.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="208" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/02/tumblr_nokkbckKib1u5pkgoo4_500.gif" alt="" class="wp-image-9584"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Mad Max Fury Road</em></strong>&#8211; ©&nbsp;Roadshow home video/ Warner Bros</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="7-et-maintenant">7-Et maintenant?</h2>



<p>Vous l&rsquo;aurez compris, l&rsquo;<strong>écoféminisme</strong> est une sous thématique du féminisme très riche. Intimement liée à des questions humaines sur le plan physique et moral, il est logique que le <strong>cinéma de genre</strong> s&rsquo;en empare. De manière frontale ou plus implicite, la notion d&rsquo;écoféminisme plane finalement dans beaucoup d&rsquo;oeuvres.</p>



<p>J&rsquo;aime penser que c&rsquo;est une notion qu&rsquo;on retrouvera de plus en plus, compte tenu de la catastrophe climatique présente et à venir. De plus, la montée des idées d&rsquo;extrêmes droites et conservatrices sont de véritables menaces pour les droits des femmes.<br>L&rsquo;<strong>écoféminisme </strong>permet d&rsquo;aborder des <strong>thématiques féministes sous un autre angle</strong>, et permet de compléter des visions; et surtout d&rsquo;instaurer une cohérence générale.</p>



<p>Malgré l&rsquo;urgence climatique, l&rsquo;<strong>écologie reste toujours un enjeu politique très peu pris au sérieux </strong>par les partis, et n&rsquo;encourage pas plus les gens à aller voter. La <strong>vague #metoo n&rsquo;a fait que frémir des lignes</strong>, les actes concrets au quotidien (plafond de verre, gestion des plaintes, féminicides, harcèlement, etc..) sont toujours très présents.<br>Alors si le <strong>cinéma</strong> peut s&#8217;emparer de l&rsquo;écoféminisme<strong> directement ou indirectement</strong>, ça sera toujours utile pour provoquer des réflexions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="liste-des-films-cites">Liste des films cités:</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="has-drop-cap"><strong>La plateforme</strong> de Galder Gaztelu-Urrutia<br></p>



<p><strong><em>Tank girl</em></strong> <strong>de Rachel Talalay</strong><br><strong><em>Mad Max</em></strong> <strong><em>Fury Road </em></strong>de George Miller<br><strong><em>Massacre à la tronçonneuse</em></strong> de Tobe Hooper<br><strong><em>Grave</em> de Julia Ducournau</strong><br><strong><em>In Fear</em></strong> de Jeremy Lovering<br><strong><em>Sweetheart</em></strong> de J. D. Dillard,<br><strong><em>Bedevilled </em></strong>de Jang Chul-soo,<br><strong><em>Sea Fever </em>de Neasa Hardiman</strong></p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="has-drop-cap"><strong><em>Long week end </em></strong>de Colin Eggleston<br></p>



<p><br><strong><em>The Innocents</em></strong> de Eskil Vogt&nbsp;<br><strong><em>Gaia</em></strong> de Jaco Bouwer<br><strong><em>The girl with all the gifts</em></strong> de Colm McCarthy<br><strong><em>The Hallow </em></strong>de Corin Hardy<br><strong><em>Carrie</em></strong> de Brian de Palma<br><strong><em>Razorback</em></strong> de Russell Mulcahy<br><strong><em>La Nuée</em></strong> de Just Philippot<br><strong><em>The night house </em></strong>de David Bruckner&nbsp;</p>
</div>
</div>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-lecofeminisme-cinema-genre/">[Dossier] L&rsquo;écoféminisme dans le cinéma de genre</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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		<title>[Festival] Final Girls Berlin FF #6 &#8211; Films</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/festival-le-final-girls-berlin/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/festival-le-final-girls-berlin/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 11:58:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Final Girls Berlin FF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bonchicbongenre.fr/?p=9303</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Final Girls BerlinFilm Festival a pour vocation de diffuser des films d’horreur et courts métrages féministes et non binaires. Il va fêter en février 2022 sa 7ème édition, l’occasion pour moi de revenir sur l’édition précédente et de vous présenter quelques courtes métrages et films découvertes pendant ces 3 jours…</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-color has-background" style="background-color:#b30b0b;color:#ffeaaf">Le <strong>Final Girls BerlinFilm Festival</strong> a pour vocation de diffuser des <strong>films d’horreur</strong> et courts métrages <strong>féministes</strong> et non binaires.<br>C&rsquo;est donc un petit festival qui mérite plus de visibilité et c&rsquo;est avec plaisir que je vous partage mes impressions sur les courts et longs métrages que j&rsquo;ai pu voir lors de mon passage au festival qui a eu lieu en octobre 2021.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="461" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/246726364_1232666513866298_7048105560023930129_n-min-1024x461.jpg" alt="" class="wp-image-9311" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/246726364_1232666513866298_7048105560023930129_n-min-1024x461.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/246726364_1232666513866298_7048105560023930129_n-min-300x135.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/246726364_1232666513866298_7048105560023930129_n-min-768x346.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/246726364_1232666513866298_7048105560023930129_n-min.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Le week-end du 31 Octobre 2021, était organisé à Berlin la seconde partie (spéciale Halloween) du <strong>festival de</strong> <strong>films d&rsquo;horreur</strong> <strong>féministe</strong> le <strong>FINAL GIRLS BERLIN FILM FESTIVAL</strong>. </p>



<p>Le principe du festival est de diffuser des films écrits, produits et réalisés par des femmes et des personnes LGBTQ+, pour offrir de la visibilité à leurs messages. Et de montrer que des femmes peuvent aussi faire des films d&rsquo;horreur et de genre.<br>Car ce n’est pas encore une évidence pour tout le monde. Julia Ducournau, réalisatrice des excellents <strong><em>Grave</em></strong> et <strong><em>Titane</em></strong> (gagnant de la Palme d’or à Cannes 2021), relate que plusieurs journalistes masculins étaient étonnés qu’une femme, jolie de surcroît, soit capable de produire des œuvres d’horreur aussi intense. Comme si avoir une opinion sur la violence dans la société était réservé aux hommes ou aux moches.</p>



<p>Ce genre de festival est important car les femmes sont toujours sous-représentées dans les métiers du cinéma. « <em>En 2019, 67% des films n&rsquo;avaient qu&rsquo;entre 0 et 4 femmes impliquées derrière la caméra ».</em> « <em>Entre&nbsp;2015 et&nbsp;2018, seuls 22&nbsp;% des réalisateurs de longs-métrages européens étaient des femmes ». Soit à peine un point de plus que&nbsp;la proportion constatée entre 2003 et 2017</em>.<br>En lisant des articles sur le sujet, on s’aperçoit que chaque année le système s’auto congratule d’avoir plus de femmes actives dans le milieu du cinéma, mais il y en a toujours très peu à la réalisation, à la production et dans des postes à responsabilité.</p>



<p>Je ne parlerais pas dans l’article de tous les films diffusés pendant ces 3 jours de festival, mais uniquement de ceux qui m’ont vraiment marquée. Si vous souhaitez connaître le palmarès complet vous pouvez retrouver des infos sur <a href="https://www.finalgirlsberlin.com/">le site web </a>et <a href="https://www.facebook.com/finalgirlsberlin">la page Facebook </a>du festival. </p>



<p>À présent, pénétrons dans un monde merveilleux, un monde sans Eric Zemmour, un monde de critique sociale, de créativité et de catharsis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="October 2021 Final Girls Berlin Film Festival Trailer" src="https://player.vimeo.com/video/611584306?h=df89f7f916&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="790" height="444" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div style="height:29px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">1-<strong>Les courts métrages :&nbsp;</strong></h2>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color"><strong><em>#1. </em>Social ills (Les maux sociaux</strong> &#8211; <strong>parce que la société est aussi violente qu’un film d’horreur</strong>)</mark></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>The tree men you meet at night</em></strong></h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/3-min.png" alt="" class="wp-image-9312" width="607" height="341" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/3-min.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/3-min-300x169.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/3-min-768x432.png 768w" sizes="(max-width: 607px) 100vw, 607px" /><figcaption><em>Beck Kitsis</em> (2020)</figcaption></figure></div>



<p>Une jeune femme (qui a visiblement déjà passé une mauvaise soirée) rentre à pied seule dans la nuit. Sur le chemin elle croise trois hommes…&nbsp;<strong><em><br>The tree men you meet at night</em></strong> joue sur cette peur qu’on a un peu tous.te vécue d’être seul.e et de subir un moment déplaisant voir carrément une agression. Le film illustre la variété de prédateurs auxquels on peut faire face au quotidien.&nbsp;C’est pertinent et terrifiant. <br>Si vous avez l&rsquo;occasion regardez-le, montrez-le à vos ami.e.s et engagez la discussion.</p>



<p class="has-text-align-center"><a href="https://vimeo.com/486639536">Vidéo à découvrir ici</a> </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Hexatic phase</em></strong></h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/extat-min.jpeg" alt="" class="wp-image-9313" width="542" height="222" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/extat-min.jpeg 1000w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/extat-min-300x123.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/extat-min-768x315.jpeg 768w" sizes="(max-width: 542px) 100vw, 542px" /><figcaption><em>Ariel McCleese (</em>2020)</figcaption></figure></div>



<p>Le court métrage nous présente quelques heures de la vie d’une femme après un événement traumatique. <br><strong><em>Hexatic phase</em></strong> exprime à la fois le sentiment vécu après une agression sexuelle et l’effet d’érosion que peut avoir la culture du viol. Il engage la réflexion : qu’est-ce que la société considère comme un viol&nbsp;?&nbsp;<br>Froid, poisseux, aliénant, ce très court métrage va vous marquer par sa justesse et sa finesse.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=fIZ4fxCnvf0">Trailer à découvrir ici </a></p>



<p></p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color"><em>#2.&nbsp; </em>All them witches (Toutes ces sorcières)</span></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Diabla</em></strong></h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/diabla-1-min-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-9314" width="533" height="299" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/diabla-1-min-1024x576.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/diabla-1-min-300x169.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/diabla-1-min-768x432.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/diabla-1-min-1536x864.jpeg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/diabla-1-min-1320x743.jpeg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/diabla-1-min.jpeg 1920w" sizes="(max-width: 533px) 100vw, 533px" /><figcaption>A<em>shley George (2020)</em></figcaption></figure></div>



<p>Le court métrage aborde la thématique du trauma partagé par les femmes : l’agression, l’isolement, l’injustice. Mais <strong><em>Diabla</em> </strong>parle aussi de la résilience dans la solidarité féminine, la réappropriation de son corps et de sa santé mentale par la vengeance. </p>



<p class="has-text-align-center"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=v74N7rbhc3c">Mini interview de la réalisatrice à découvrir ici</a></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>The wick</em></strong>&nbsp;</h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/606dfc505f0dc.image_-1024x483.jpg" alt="" class="wp-image-9316" width="566" height="267" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/606dfc505f0dc.image_-1024x483.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/606dfc505f0dc.image_-300x141.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/606dfc505f0dc.image_-768x362.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/606dfc505f0dc.image_-1320x622.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/606dfc505f0dc.image_.jpg 1396w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" /><figcaption><em>Michelle Coverley (</em>2020)</figcaption></figure></div>



<p>Ce qui m’a surprise dans ce film à l&rsquo;esthétique des&nbsp;« sorcières de Samlesbury » (Angleterre XVIIème), c&rsquo;est d&rsquo;apprendre qu’il y a encore de nos jours des pays où les femmes sont tuées car on les accuse de sorcellerie (Somalie, Inde, Arabie saoudite, mais aussi les USA et l’Angleterre).&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center"><a href="https://www.nytimes.com/2014/07/05/opinion/the-persecution-of-witches-21st-century-style.html">Un article du New York Times en parle ici </a></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color"><strong>#3. Queer horror (segment spécial dédié aux créateurs LGBTQ+)</strong></mark></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Coming out</em></strong></h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/godzilla-min-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-9317" width="559" height="314" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/godzilla-min-1024x576.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/godzilla-min-300x169.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/godzilla-min-768x432.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/godzilla-min.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 559px) 100vw, 559px" /><figcaption><em>Cressa beer (2020)&nbsp;</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Coming out </em></strong>est une petite pépite en stop motion qui parle de la trans-identité (dans la famille Godzilla). La mise en scène est vraiment excellente. C’est touchant, c’est drôle, ça a fait fondre le cœur de tout le public dans la salle. D’ailleurs le short a remporté la palme du festival !</p>



<p class="has-text-align-center"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=xG1T0URuTWw">Vidéo à découvrir ici </a></p>



<h2 class="wp-block-heading">2-<strong>Les films :&nbsp;</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>The Velvet vampire&nbsp;</em></strong></h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/MV5BZjc2MThjYWItZmViYS00NTFmLWIwMzMtZjUwYmFhODUwODVhXkEyXkFqcGdeQXVyMDU5NDcxNw@@._V1_-min-1024x573.jpg" alt="" class="wp-image-9318" width="576" height="322" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/MV5BZjc2MThjYWItZmViYS00NTFmLWIwMzMtZjUwYmFhODUwODVhXkEyXkFqcGdeQXVyMDU5NDcxNw@@._V1_-min-1024x573.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/MV5BZjc2MThjYWItZmViYS00NTFmLWIwMzMtZjUwYmFhODUwODVhXkEyXkFqcGdeQXVyMDU5NDcxNw@@._V1_-min-300x168.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/MV5BZjc2MThjYWItZmViYS00NTFmLWIwMzMtZjUwYmFhODUwODVhXkEyXkFqcGdeQXVyMDU5NDcxNw@@._V1_-min-768x430.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/MV5BZjc2MThjYWItZmViYS00NTFmLWIwMzMtZjUwYmFhODUwODVhXkEyXkFqcGdeQXVyMDU5NDcxNw@@._V1_-min-1320x739.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/MV5BZjc2MThjYWItZmViYS00NTFmLWIwMzMtZjUwYmFhODUwODVhXkEyXkFqcGdeQXVyMDU5NDcxNw@@._V1_-min.jpg 1488w" sizes="(max-width: 576px) 100vw, 576px" /><figcaption><em>Stéphanie Rothman (</em>1971)</figcaption></figure></div>



<p><strong><em>The velvet vampire</em></strong> est le premier film de sexploitation réalisé par une femme : Stéphanie Rothman. C’était la première femme à intégrer l’équipe du très connu Roger Corman, à qui l’on doit un paquet de films d’exploitation à la limite du nanard comme <strong><em>L’attaque des crabes géants</em></strong> et <strong><em>Le vampire de l’espace</em></strong>, mais à qui on doit aussi la découverte de réalisateurs comme Martin Scorsese, Ron Howard, Joe Dante, James Cameron.&nbsp;</p>



<p>Dans ce film la nudité féminine est abordée sans « male gaze ». La réalisatrice nous montre le corps nu sans découper la femme, sans l’objectifier. Pas de longs plans sur des culs, des seins, des lèvres. Les femmes sont nues mais entières et ont des lignes de dialogue qui ne servent pas les desseins du personnage masculin. Ce sont des êtres désirables et désirants qui s’expriment et agissent pour elles-mêmes.</p>



<p class="has-text-align-center"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=n14rbnUtE94&amp;t=67s">Trailer (old school) à découvrir ici</a></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Violation</em>&nbsp;</strong></h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/violation-still-2_50610855956_o_600-min.jpeg" alt="" class="wp-image-9319" width="564" height="318" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/violation-still-2_50610855956_o_600-min.jpeg 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/violation-still-2_50610855956_o_600-min-300x169.jpeg 300w" sizes="(max-width: 564px) 100vw, 564px" /><figcaption><em>Madeleine Sims-Fewer et Dusty Mancinelli (2020)</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Violation</em></strong> est un rape and revenge vraiment différent. Pas de jouissance dans la vengeance, pas de guérison miraculeuse du trauma, pas de fantasme sexy-sadique-maso souvent perpétré par les réalisateurs du genre.&nbsp;</p>



<p>Le film nous pousse à nous interroger sur la notion de consentement. La projection du désir de l’agresseur envers la victime, le nombre de fois où l’homme est sincèrement persuadé de ne pas avoir violé… On touche aussi au phénomène de « gaslighting », du trauma vécu par la femme qui engendre la volatilité de sa propre pensée face à un agresseur qui nie avec conviction. </p>



<p><strong><em>Violation</em></strong> aborde ces sujets mais sans jamais être lourd, c&rsquo;est un film très dur intellectuellement mais très doux dans la narration.&nbsp;Montrez-le à vos potes, à votre frère, à votre mec, lancez la discussion sur le consentement.</p>



<p class="has-text-align-center"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Otu7hGMgmcQ">Trailer à découvrir ici</a></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Relic</em></strong></h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="512" height="288" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/relic-min.jpeg" alt="" class="wp-image-9320" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/relic-min.jpeg 512w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/relic-min-300x169.jpeg 300w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /><figcaption><em>Natalie Erika james (2020)</em></figcaption></figure></div>



<p>Petite pépite passée trop inaperçue, <strong><em>Relic </em></strong>est un film maîtrisé dans le fond et la forme, qui aborde la thématique de la vieillesse, de la sénilité, du trauma familial générationnel.&nbsp;</p>



<p>Je ne vais pas m&rsquo;attarder car il y a eu déjà beaucoup de critiques et analyses de ce film, je dirais juste que <strong><em>Relic</em></strong> aborde frontalement la thématique « family horror ». Le film peut te toucher au plus profond de toi, que tu aimes ta famille ou pas.&nbsp;Un film intelligent, rythmé, beau, à voir absolument !</p>



<p class="has-text-align-center"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=YtmJML6RPgw">Trailer à découvrir ici</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">3-<strong>Conférence :&nbsp;</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Douleurs « féminines » : les seins, le sang et les crocs</em></strong></h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/20211031_142927-min-1-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-9322" width="-230" height="-129" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/20211031_142927-min-1-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/20211031_142927-min-1-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/20211031_142927-min-1-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/20211031_142927-min-1-1536x864.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/20211031_142927-min-1-2048x1152.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/20211031_142927-min-1-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>Conférence présentée par Pr. Patricia Pisters, professeur de culture cinématographique à l’université d’Amsterdam</em></figcaption></figure></div>



<p>Discussion très intéressante autour de la <strong>figure vampirique</strong> inhérente à la douleur et au trauma intrinsèque de la vie de femme. <br>Que ce soit sous le prisme physique de l’entrée dans l’âge adulte : la transformation douloureuse du corps, la perte de la tranquillité de l&rsquo;enfance, les menstruations donc le sang omniprésent dans la vie de femme.&nbsp;<br>Mais aussi sous le prisme psychique : symptôme de la violence psychologique et des frustrations subies par les femmes dans la société patriarcale. Qu’on peut illustrer par exemple par la violence des femmes envers les femmes à cause des hommes et de leur rejet des femmes vieillissantes : être envieuse des femmes plus jeunes et vouloir s’approprier en quelque sorte cette jeunesse.</p>



<p>Professeur Patricia Pisters, a aussi écrit les ouvrages suivants :<br>« <em style="font-weight: bold">The neuro-image</em> » – ouvrage qui parle du lien entre cinéma et neurosciences cognitives, philosophie et politique. <br>“<strong><em>The matrix of visual culture</em></strong> » – ou comment l’image dans le cinéma est toujours liée à un assemblage d’affects et de perceptions de nous-mêmes. <br>« <strong><em>New Blood in Contemporary Cinema</em></strong> » – qui parle des thèmes du genre horrifique du point de vue des réalisatrices.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p>Si vous voulez en savoir plus sur le <strong><strong>FINAL GIRLS BERLIN FILM FESTIVAL</strong></strong>, que vous voulez frissonner et vous amuser dans un environnement intelligent et inclusif, je vous invite à soutenir l&rsquo;initiative. Et pour celles et ceux qui n&rsquo;ont pas les moyens (car soyons réalistes c’est pas donné d’aller à Berlin), <strong>les organisatrices proposent aussi le contenu en streaming sur Vimeo ! </strong>Pas d&rsquo;excuse pour ne pas se culturer !&nbsp;</p>



<p>La <a href="https://www.facebook.com/finalgirlsberlin/">prochaine édition</a> a lieu en <strong>février 2022</strong>, n&rsquo;hésitez pas à vous renseigner !<a href=""></a></p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Bonus musique</span></strong><br>Si comme moi vous aimez un bon metal stoner, l’une des organisatrices du festival est batteuse dans le groupe APTERA, un groupe 100% féminin. Bonne écoute ! <a href="https://www.youtube.com/watch?v=WNj0BV-T3yA">Youtube</a> / <a href="https://apteraberlin.bandcamp.com/album/aptera">BandCamp</a></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/aptera-min-2-1024x461.jpg" alt="" class="wp-image-9323" width="-135" height="-60" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/aptera-min-2-1024x461.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/aptera-min-2-300x135.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/aptera-min-2-768x346.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2022/01/aptera-min-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<p>Enjoy !</p>



<p></p>



<p><em><span class="has-inline-color has-cyan-bluish-gray-color">Sources : </span></em><br><span class="has-inline-color has-cyan-bluish-gray-color">https://www.finalgirlsberlin.com/  <br>https://mediastudies.nl/  <br>https://www.cineserie.com/ <br>https://www.obs.coe.int/  <br>https://business.lesechos.fr/</span></p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/festival-le-final-girls-berlin/">[Festival] Final Girls Berlin FF #6 &#8211; Films</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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