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	<title>Jeanne, auteur/autrice sur Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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	<title>Jeanne, auteur/autrice sur Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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		<title>25 séries féministes à découvrir : entre avancée culturelle et résistance conservatrice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 15:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous propose dans cet article une liste chronologique de séries féministes qui ne sont pas assez mises en avant par les algorithmes de classement des moteurs de recherche. Comment qualifier une série féministe ?&#160; Loin de moi la prétention de décider ce qui est féministe ou pas, alors heureusement, il existe quelques tests permettant &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/series-feministes-entre-avancee-culturelle-et-resistance-conservatrice/">25 séries féministes à découvrir : entre avancée culturelle et résistance conservatrice</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Je vous propose dans cet article une liste chronologique de séries <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/comment-definir-film-feministe/">féministes</a></strong> qui ne sont pas assez mises en avant par les algorithmes de classement des moteurs de recherche. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment qualifier une série féministe ?&nbsp;</strong></h2>



<p>Loin de moi la prétention de décider ce qui est féministe ou pas, alors heureusement, il existe quelques tests permettant d’entamer une réflexion sur la représentation de personnages féminins dans les œuvres de fiction :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le test de Bechdel-Wallace</strong>, le plus connu, qui repose sur trois critères : Il doit y avoir au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre. Qui parlent ensemble. Qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme.</li>



<li><strong>Test de Mako Mori</strong> : le scénario propose un personnage féminin qui ne se limite pas à être un faire-valoir des personnages masculins.</li>



<li><strong>Le test de la lampe sexy</strong> : propose de remplacer un personnage féminin par une lampe, et de voir si l&rsquo;histoire est modifiée.&nbsp;</li>



<li><strong>Le test John Wick :</strong> propose de remplacer le personnage féminin par un petit chien et de voir si on obtient la même réponse émotionnelle.</li>
</ul>



<p>Le sujet des oeuvres est aussi à prendre en compte : ok il y a un lead féminin, ok il y a autant de personnages féminins que masculins, mais de quoi parle l’oeuvre ? Aborde t-elle concrètement des <strong>problématiques auxquels sont confrontés les femmes</strong> ? </p>



<p>Un nouveau test entre en jeu, dans une société de plus en plus polarisée :<strong> le test Furiosa</strong>, nommé d&rsquo;après le personnage de <strong><em>Mad Max</em></strong>. Inspiré par de nombreuses critiques d&rsquo;internautes mécontents de voir autant de personnages féminins. Le test pose une seule question : «est-ce que des internautes s&rsquo;énervent parce que ce film est féministe?»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fenêtre d’Overton comme mesure du progrès</strong></h2>



<p>La fenêtre d&rsquo;Overton, aussi connue comme la fenêtre de discours, la métaphore désigne l&rsquo;ensemble des idées, opinions ou pratiques considérées comme plus ou moins acceptables par l&rsquo;opinion publique.<br>D’abord, le féminisme est perçu comme marginal, militant, voire menaçant pour la norme télévisuelle. Puis, il devient un sujet acceptable, débattu, mais pas encore majoritaire. Puis il se normalise aux yeux de la majorité et des nouvelles générations.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Etape 1, <strong>l’impensable</strong> : Parler du sexe féminin à la télé. Avoir une série qu&rsquo;avec des femmes. Avoir une série sur des femmes voilées. </li>



<li>Etape 2, <strong>le radical&nbsp;</strong>: Les séries montrent des femmes qui rejettent les rôles traditionnels, indépendantes, sans maris, sans enfants, qui ne sont pas hétéro.&nbsp;</li>



<li>Etape 3 : <strong>l’acceptable</strong> : Les séries poussent le curseur du féminisme dans la fiction et dans la comédie (c’est ok car ça ne dérange pas trop, mais ça veut quand même faire réfléchir).&nbsp;</li>



<li>Etape 4 : <strong>le soutenu</strong> : Les séries doivent donner la parole aux femmes sur des sujets importants comme les VSS (violences sexistes et sexuelles). MeToo a eu son importance sur cette étape.</li>



<li>Etape 5 :<strong> le normal</strong> : Le féminisme dans les séries est courant, voir attendu par la majorité.&nbsp;</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La «Trump era» : un recul des avancées sociales</strong></h2>



<p>En Europe comme aux Etat-unis, la montée des populismes et les tensions économiques polarisent la société : montée du masculinisme, retour du conservatisme, trends <a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/"><strong>trad wives</strong></a> et skinnyTOK, abrogation des lois d’inclusivité Meta, recul des droits à l’avortement… Le pouls de la société se mesure aussi à travers les contenus générés à son époque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="244" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-1024x244.png" alt="" class="wp-image-23479" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-1024x244.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-300x71.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-768x183.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-252x60.png 252w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29.png 1276w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>On s&rsquo;est rejoui.es depuis quelques années d&rsquo;avoir plus d&rsquo;oeuvres par et pour les femmes, mais il faut veiller à ce que ça le reste. On commence à voir un léger déclin dans l&rsquo;industrie ces deux dernières année.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="636" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1024x636.png" alt="" class="wp-image-23470" style="width:528px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1024x636.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-300x186.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-768x477.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-97x60.png 97w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1320x819.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44.png 1466w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Le conservatisme voudrait fermer la fenêtre d’Overton, que certains sujets redeviennent tabous (retournent à la phase de l’impensable). On doit veiller a ce que le progrès ne soit pas perdu, et cela passe aussi par les informations qu&rsquo;on trouve sur internet. </p>



<p class="has-white-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-97563ddfab619e3b5d5b0131951a4787" style="background-color:#b91010"><strong>Dans l’objectif de laisser la fenêtre ouverte, je vous propose une liste chronologique de séries importantes, </strong>avant qu’elles ne soient oubliée par les algorithmes de classement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sex and the city (1998) &#8211; Drame romantique</strong></h2>



<p>La série ne passerait pas aujourd’hui le test de Bechdel. Je ne vais pas m’attarder dessus car je n’ai pas réussi à finir la première saison. Voir évoluer ces femmes (très) riches dans une société hétéronormée, grossophobe et privilégiée était pénible.</p>



<p>Mais remise dans le contexte de son époque, <strong><em>Sex and the city</em></strong> <strong>entrebâille la fenêtre sur ce qu’il est acceptable de dire à la télé ou pas </strong>(étape 1, l’impensable : parler du sexe féminin à la télé). Et juste pour ça, elle a le mérite d’exister.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Buffy the vampire slayer (1997) &#8211; Comédie drame</strong></h2>



<p>Il y a beaucoup de problèmes autour de la série <strong><em>Buffy</em></strong>. Bien que le personnage de Buffy casse les clichés sur les adolescentes blondes, les autres personnages féminins de la série sont un peu des clichés ambulants : Willow l’ingénue sensible, Faith la bad girl sexy, Ania la nagging wife, Tara la caution gay, Cordelia la bimbo stupide (harcelée par whedon), Dawn la fille pure (prédatée par Whedon). </p>



<p>Le personnage de Alex/Xander quant à lui, est (insupportable) une représentation de la culture du viol : forceur, jaloux, égérie de la friendzone victimaire.</p>



<p>Mais je dois dire que j’ai été agréablement surprise en revisionnant la série adulte par la qualité d’écriture. Globalement, au fil des 7 saisons, les personnages (sauf Xander) ont des arcs narratifs qui tiennent la route. Et ça, c’est aussi grâce à une <strong>équipe d’auteurs composé de 3 femmes</strong>, dont Marti Noxon. On oublie souvent de la citer car Joss Whedon prenait toute la place, mais c’est elle qui à su faire de <strong><em>Buffy</em></strong> et de ses protagonistes des personnages solides auxquels on peut encore s’identifier. En reprenant les rennes de la série, dans les saisons 6 et 7 qu’elle à dirigé sans Whedon, elle à su terminer l’histoire sur des enjeux féministes, où les tueuses se réapproprient leur pouvoir et s’entraident.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="480" height="270" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/giphy.gif" alt="" class="wp-image-23548"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Buffy contre les vampires</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The L word (2004) &#8211; Drame romantique</strong></h2>



<p>On a beaucoup entendu que <strong><em>Sex and the City</em></strong> avait ouvert la voie pour <strong><em>The L word</em></strong>. Je dirais plutôt que la créatrice de la série Ilene Chaiken (à la production de <strong><em>The Handmaid’s tale</em></strong>) s’est bien battue pour permettre à sa série d’exister<strong> </strong>(étape 2, le radical) : une série dramatique basée sur le vie d’une communauté de lesbiennes; avec des représentations de personnages bisexuel et transgenre, des sujets assez éloignés des habitudes des décideurs de l&rsquo;industrie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>30 Rock (2006) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p>Tina Fey est à la fois créatrice, scénariste, productrice et actrice principale de la série qui parle…d’une femme créatrice et productrice d’une émission de télé. Avec cette oeuvre un peu meta, Tina Fey se moque du sexisme systémique de l&rsquo;industrie télévisuelle. Pour l’ensemble de son oeuvre, et avec son humour satirique (qui se situe entre le radical et l’acceptable),<strong> </strong>Tina Fey à beaucoup oeuvré selon moi pour le<strong> féminisme au cinéma et à la télé. </strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Top of the lake (2013) &#8211; Thriller (vss)</strong></h2>



<p><strong><em>Top of the Lake</em></strong> de Jane Campion offre un regard incisif sur les violences faites aux femmes, notamment dans les petites communautés où elles sont souvent invisibilisées et dominées économiquement.<br>En suivant l&rsquo;enquête d&rsquo;une jeune inspectrice (Elisabeth Moss) revenue dans son village natal de Nouvelle-Zélande pour enquêter sur la disparition d&rsquo;une adolescente enceinte, la série explore les traumatismes passés et présents de ses personnages féminins. </p>



<p><strong><em>Top of the Lake</em></strong> ne se contente pas de dénoncer <strong>ces violences, elle les inscrit dans un contexte social et culturel plus large.</strong> La nature isolée des lieux, associée à des dynamiques de pouvoir patriarcales, créent un climat propice à l’oppression des femmes, à la prédation par les hommes. <strong><em>Top of the Lake</em></strong> est une très bonne enquête, mais qui ne vous laissera pas indemne émotionnellement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="640" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1024x640.jpg" alt="" class="wp-image-23549" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1024x640.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-300x188.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-768x480.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1536x960.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-2048x1280.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-96x60.jpg 96w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1320x825.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Top of the lake </em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Broad city (2014) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong><em>Broad City, </em></strong>créé et interprété par Ilana Glazer et Abbi Jacobson, est une des séries les plus fraiches et décomplexées des années 2010 ! À travers les aventures d&rsquo;Abbi et Ilana à New York, la série célèbre l’imperfection féminine et la sororité. <strong><em>Broad City</em></strong> aborde avec humour des sujets intimes comme l’épilation, la dépression saisonnière, et l’absence de toilettes publiques pour les femmes. Tout cela, ancré dans la bienveillance progressiste et la bonne humeur.</p>



<p><strong><em>BroadCity</em> </strong>normalise le<strong>s expériences féminines </strong>et invite à une plus grande acceptation de soi<strong>. </strong>Abbi et Ilana sont des personnages imparfaits, attachants et drôles qui incarnent une génération de jeunes femmes qui refusent de se conformer aux normes et qui cherchent à vivre leur vie pleinement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Crazy ex girlfriend (2015) &#8211; Comédie musicale</strong></h2>



<p><strong><em>Crazy Ex-Girlfriend</em></strong> est une série créée et interprété par Rachel Bloom. La série explore de manière intelligente et humoristique les <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-psychophobie-et-cinema-de-genre/">problèmes de santé mentale</a> </strong>grâce à un panel de personnages féminins complexes aux parcours variés. En utilisant le format de la comédie musicale, <strong><em>Crazy Ex-Girlfriend</em></strong> permet d&rsquo;exprimer des émotions complexes et de mettre en scène des situations difficiles avec originalité.<br>La série compte une chanson par épisode, dont certaines sont devenue des hymnes féministes (même pour moi alors que je n’aime pas les comédies musicales) comme <em>Let’s generalize about men, The getting ready sexy song, Period sex </em>et<em> Hot guys have problems too</em>. S’il fallait une série pour prouver qu’on peut être girly ET intelligente c’est celle-là.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Unbreakable Kimmy Schmidt (2015) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong><em>Unbreakable Kimmy Schmidt</em></strong> est une comédie américaine développée par Tina Fey, qui suit les aventures de Kimmy, une jeune femme sortie d&rsquo;une secte après avoir été enfermée dans un bunker pendant des années.<br>Fraichement arrivée à New York et malgré son passé traumatisant, Kimmy aborde la vie avec un optimisme à toute épreuve. Kimmy incarne la <strong>résilience féminine </strong>et la capacité à reconstruire sa vie après un traumatisme.</p>



<p>Avec un casting de comédiens incroyables (Ellie Kemper, Titus Burgess, Jane Krakowsky, Carol Kane) et l’humour incisif de Tina Fey, la série nous régale de jeux de mots sous-entendus féministes (entre le radical et l’acceptable).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="670" height="377" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt.jpg" alt="" class="wp-image-23550" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt.jpg 670w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 670px) 100vw, 670px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fleabag (2016) &#8211; Drame humour noir</strong></h2>



<p><strong><em>Fleabag</em> </strong>est une série britannique, créée et interprétée par Phoebe Waller-Bridge. Elle nous invite dans l’intimité imparfaite de son protagoniste : tourmentée, cynique, et peut être un borderline sur les bords. En brisant le quatrième mur elle met en scène ses défauts qui nous revoient aux nôtres. Le mécanisme n’est pas sans rappeler la série <em><strong>Peep Show</strong> </em>qui serait une sorte de pendant masculin de <strong><em>Fleabag</em></strong>. </p>



<p>En abordant des thèmes comme le deuil, l’amitié et la sexualité, <strong><em>Fleabag</em> </strong>déconstruit les stéréotypes féminins, et invite à une réflexion crue sur la vie. L&rsquo;humour noir caractéristique de la série sert également de vecteur pour dénoncer les inégalités et les injustices dont sont victimes les femmes (entre l’acceptable et le soutenu). <strong><em>Fleabag </em></strong>propose une représentation imparfaite mais réaliste et assumée de la féminité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Baroness von sketch show (2016) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong>Baroness von sketch show</strong> est une comédie de sketches canadienne créée, scénarisée, réalisée et interprétée par 4 femmes : Carolyn Taylor, Meredith MacNeill, Aurora Browne et Jennifer Whalen. <strong><em>Baroness von Sketch Show</em></strong> va vous régaler grâce à son humour absurde, mais qui tape juste sur les questions de genre. Les sketches abordent une multitude de sujets : la représentation des femmes dans les médias, la pression sociale liée à la beauté, les relations amoureuses et les inégalités salariales.</p>



<p>L&rsquo;humour de la série est une arme redoutable pour déconstruire les stéréotypes et les normes sociales. <strong><em>Baroness von Sketch Show</em></strong> est une œuvre qui célèbre la diversité des expériences féminines, et qui invite à une remise en question des normes patriarcales. C’est très drôle et incisif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23551" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Glow (2017) &#8211; Drame</strong></h2>



<p><strong><em>GLOW</em></strong> est une série sur le catch féminin qui se déroule dans les années 80. En suivant les aventures d&rsquo;un groupe de femmes qui se lancent dans le catch, la série explore les thèmes de l&rsquo;amitié, de la rivalité, de la quête de soi, et de la place des femmes dans le sport. Je n’ai personnellement pas accrochée à la série mais je dois reconnaitre que faire un <strong>parallèle entre le catch </strong>(comme élément performatif de la force) et la<strong> performance de genre, </strong>(ici la féminité) est interessant. </p>



<p>À travers le prétexte du catch, <strong><em>Glow</em> </strong>célèbre la<strong> diversité des expériences féminines </strong>et leur capacité physique<strong>. </strong>C’est intéressant d’aborder la série sous l’angle de la «bagarre» et de la force physique car c’est globalement absent du panorama télévisuel. On voit souvent des films et séries où les femmes pratiquent un sport stéréotypé féminin comme le patinage, la gym, la danse, mais elles ne sont quasiment jamais représentées comme étant capables de force physique comme dans le catch.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The handmaids tale (2017) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p><strong><em>The Handmaid&rsquo;s Tale</em></strong>, adapté du roman <strong><em>La servante écarlate</em></strong> de Margaret Atwood, plonge le spectateur dans un futur où les femmes non religieuses, non mariées, ou lesbiennes sont considérées comme impures et réduites à leur fonction reproductrices en étant asservies par la classe dirigeante.<br>La série propose une réflexion puissante sur les enjeux du féminisme, les dangers d&rsquo;un retour en arrière vis a vis des<strong> droits des femmes et de l’intégrisme religieux. </strong></p>



<p>La série explore les conséquences d&rsquo;un régime totalitaire qui opprime les femmes, en abordant des thèmes tels que la violence domestique, le viol, la maternité forcée et la surveillance de masse, l’hypocrisie des dirigeants religieux.<br>La série ne ménage pas ses spectateurs sans non plus tomber dans le misérabilisme; elle célèbre la résilience et la nécessité de lutter. <strong><em>The Handmaid&rsquo;s Tale</em></strong> est bien plus qu&rsquo;une simple dystopie futuriste. La série nous rappelle que les droits acquis peuvent être facilement perdus et que la vigilance est de mise à chaque élection. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Big little lies (2017) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p>La série, inspirée du roman&nbsp;<strong><em>Petits secrets, grands mensonges&nbsp;</em></strong>de Liane Moriarty gratte le vernis social de la réussite à l’américaine : gros salaire, grosse maison, mariage réussi, enfants modèles.&nbsp;</p>



<p>La série expose un tabou qui appartient à la sphère domestique et privée : les violences conjugales et leur impact sur les victimes d’un contrôle patriarcal : manipulation, isolement, culpabilisation.&nbsp;La saison 2 fait un peu forcé, mais la première saison est très bien ficelée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Killing Eve (2018) &#8211; Drame thriller</strong></h2>



<p>Développée par Phoebe Waller-Bridge (<strong><em>Fleabag</em></strong>), <strong><em>Killing Eve</em></strong> place des femmes au centre d’un genre traditionnellement masculin : le thriller d’espionnage. Un peu comme l’a fait <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/polite-society-les-femmes-savent-faire-des-films-daction/">Polite Society</a></em></strong> avec le film d’action, la série normalise (étape 5) la place des femmes dans le genre, sans jamais chercher à se justifier. En plus d’explorer le motif du <strong>désir féminin sans hétéronormativité</strong>, les personnages sont mus d’un moteur non dicté par le regard masculin; ce qui en fait un drame psycho-sexuel très interessant. L’intrigue repose sur une complexité morale <strong>loin des clichés normatifs</strong> (infirmière vs femme fatale). Eve et Vilanelle sont égales mais différentes, némésis mais complémentaires. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7.jpg" alt="" class="wp-image-23552" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7.jpg 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-374x249.jpg 374w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Killing Eve</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Unbelievable (2019) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p>Cette série n’est pas facile à regarder, c’est une histoire de viol dont la victime n’est pas crue. Parce que ce n’est pas une<strong> victime parfaite</strong>, parce qu’elle n&rsquo;a pas raconté une histoire classique, parce que les deux policiers ayant pris sa plainte n’ont pas d’empathie et n’ont pas été formé à accueillir des victimes de VSS.</p>



<p>L’enquête sera menée par deux détectives femme, Merritt Wever et Tony Colette. Leur enquête met en avant une autre manière d’exercer le pouvoir : à travers l’écoute, l’intuition, la patience et l’empathie, en contraste avec la brutalité hors sol des policiers masculins.</p>



<p>Malgré la dureté du propos je trouve que la série donne la parole aux femmes, sans<strong> fétichiser la violence</strong> contrairement à certaines séries de Ryan Murphy par exemple. <strong><em>Unbelievable</em></strong> dénonce aussi au passage, la violence systémique en donnant des statistiques sur les policiers qui battent leurs femmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Shrill (2019) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p>Développé par Aidy Bryant, comédienne au SNL, <strong><em>Shrill </em></strong>est une série qui parle de la grossophobie. Ou plutôt comment refuser la honte imposée par la société à cause de son poids ou d’un physique hors-norme. </p>



<p>La stigmatisation vécue par les personnes en surpoids façonne les comportements sociaux : le personnage d’Annie commence la série en cherchant à plaire aux autres, notamment son petit ami médiocre. Peu à peu, elle apprend à affirmer sa voix et ne plus avoir honte d’occuper l’espace. On entend parfois qu’être grosse c’est du militantisme en soi, car refuser de s’invisibiliser, c’est se libérer du besoin de validation masculine et sociale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23553" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The morning show (2019) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p><strong><em>The morning show </em></strong>parle de la culture du viol et de la complicité qui s’opèrent dans la sphère télévisuelle. Avec un récit subtil mais percutant la série nous interroge sur les <strong>zones grises du système qui perpétuent la culture du viol</strong>.<br>A travers le personnage de Mitch (Steve Carell) accusé de VSS et de viol, la série montre que les hommes ont du mal à remettre en question leurs pratiques de «séduction». Il passe par différentes phases : déni, colère, marchandage, dépression, mais n’arrive pas à admettre ses pratiques d’agresseur dans un système où on lui sert des jeunes femmes sur un plateau. </p>



<p>Ce que <strong><em>The morning show</em></strong> réussit très bien à montrer c’est que Mitch est un «nice guy». On a du mal à mettre les mots sur ce qu’on lui reproche. Mais des motifs répétitifs<strong> </strong>se dégagent de ces interactions avec les femmes pour dessiner un <strong>mécanisme de prédation</strong>. Ces agressions ne sont pas des accidents ou des approches maladroites; Mitch est un expert des zones grises ce qui lui permet de groomer et d’abuser de femmes en bas de l’échelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Derby girls (2020) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p><strong><em>Derby girl </em></strong>est une série française, de Nikola Lange. Le roller derby est surtout un prétexte scénaristique qui permet un parallèle entre Tonya Harding, accusée d’avoir comploté une agression à coup de barre de fer dans le genoux de sa compétitrice,et Lola, le personnage principal de la série, qui coupe les doigts de la médaillée d’or de patinage artistique.<br>Lola devenue star déchue, est une jeune femme à l’ego surdimensionné, qui va être amenée à questionner son jugement sur les autres, quand elle se lie d’amitié avec une bande de meufs de sa ville pourrie. A travers l’équipe de derby des Cannibales licornes, on nous propose des personnages singuliers et hyper féministes qui dédramatisent plein de choses. <strong><em>Derby girl </em></strong>c’est une série légère qui nous invite à embrasser sans complexes sa féminité même si on dodues, sexuelles, poilues et qu’on boit de la bière.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-1024x575.webp" alt="" class="wp-image-23554" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-1024x575.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv.webp 1260w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Derby girls</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Kevin can fuck himself 2021 &#8211; Drame</strong></h2>



<p>Avec un exercice de style qui fait penser à <strong><em>The voices</em></strong>, Valerie Armstrong utilise le genre pour dénoncer les mécanismes de domination représentés à la télévision.<br>Le personnage principal, Allison McRoberts, vit dans un univers de sitcom classique : rires enregistrés, décor domestique, rôle de femme parfaite, mari attendrissant. Kevin incarne le patriarche comique, un homme infantile qui domine le foyer sous couvert d’humour. Mais dès qu’Allison quitte la pièce, le ton change : la série devient un drame réaliste et sombre. Elle n’est plus <strong>sous l’emprise </strong>de KévinL . Dès que le personnage a une minute pour réfléchir; elle se rend compte que son mari n’est pas attendrissant. C’est un homme immature, égoïste, et un peu alcoolique. </p>



<p><strong><em>Kevin can fuck himself</em></strong> est un petit bijou qui déconstruit les stéréotypes de culture populaire, et dénonce le<strong> gaslighting social </strong>qui glorifie les hommes médiocres, tout en rendant invisibles les femmes qui les soutiennent. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Yellow jackets (2021) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p><strong><em>Yellowjackets</em></strong> propose une représentation rare de la féminité.<br>Loin des clichés de filles fragiles et démunies, la série la série met en scène un groupe d’adolescentes victimes d’un crash d’avion, qui vont devoir survivre dans la nature sauvage. La série alterne habilement entre passé et présent, tissant un récit où le trauma persiste à travers le temps<strong>. </strong>Leur besoin de survie révèle les zones grises de la nature humaine, rarement représentées avec autant de cruauté et de nuance, surtout pour des<strong> personnages féminins. </strong>Aucun personnage n’est réduit à un archétype : mère, victime, manipulatrice, protectrice, tueuse… elles sont tout cela à la fois. <strong><em>Yellowjackets</em></strong> c’est l’incarnation d’une <strong>féminité non domestiquée</strong>, capable de cruauté, de désir, de violence ET de sororité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>We are Ladyparts (2021) &#8211; Comédie&nbsp;</strong></h2>



<p><strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/we-are-lady-parts-une-sitcom-pour-visibiliser-les-femmes-musulmanes/">We Are Lady Parts</a> </em></strong><em>e</em>st une comédie britannique qui transgresse un tabou (rappelez-vous étape 1, l’interdit) : une série avec que des femmes musulmanes dont plusieurs voilées !</p>



<p>Ecrite et réalisée par Nida Manzoor. La série parle de 5 femmes musulmanes vivant à Londres qui ont fondé un groupe de musique punk. La série est très drôle et apporte un nouveau regard sur les femmes musulmanes, bien loin des clichés qu’on a malheureusement l’habitude de voir. C’est drôle et ça dédiabolise une communauté trop souvent représentée sous le prisme des clichés terroristes; ou des clichés de soumission en ce qui concerne les femmes.<br>Les 5 membres du groupe <strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> sont des jeunes femmes qui illustrent la diversité de l’islam et des cultes. Voilées ou pas, tatouées ou pas, mariées ou pas. Et peu importe, car ce sont des humains qui aiment la musique et sont confrontées aux mêmes problèmes que tout le monde.</p>



<p><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong>&nbsp;c’est drôle et intelligent. La série touche du doigt des sujets sérieux comme l’islamophobie, et montre comment elles se positionnent dans un monde où la bonne société musulmane va leur reprocher de faire du punk mais où les blancs vont de leur côté leur reprocher d’être pratiquantes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="700" height="700" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1.webp" alt="" class="wp-image-23555" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1.webp 700w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-300x300.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-150x150.webp 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-60x60.webp 60w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The baby – (2022) &#8211; Comédie horrifique</strong></h2>



<p>Cette comédie horrifique teinté de folk horror ,créé par Sian Robins-Grace et Lucy Gaymer, est une métaphore de l’<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/maternite-non-desiree-thematique-feministe-dans-le-cinema-de-genre/">injonction à la maternité</a> </strong>et des attentes qui pèsent sur les femmes. Le bébé est une malédiction qui la poursuit comme un parasite démoniaque. Son mode opératoire met en exergue les challenges de la maternité et du postpartum.</p>



<p>La genèse de la malédiction à un sous texte profondément féministe : le bébé a été conçu dans les années 60 lors d’un viol conjugal (comme dans&nbsp;<strong><em>Rosemary’s baby</em></strong>). Sa mère était homosexuelle, considérée comme folle et emprisonnée par son mari. J’ai aussi remarqué que dans <strong><em>The baby</em></strong>, les personnages masculins de pères sont soit complètements absents de l’écran soit présents dans les scènes de violence.</p>



<p>Petite aparté sur la scène du parc pour enfants (qui représente l’enfer pour Natasha), il s’agit d’une référence à des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SnQBihIyyaA">vrais parcs d’attraction qui ont pour but d’apprendre le capitalisme aux enfants</a> dès le plus jeune âge et sans supervision de leurs parents. Dans ces parcs, ils exercent des emplois (garde de prison, pompiste, serveur) et ils ont un salaire qui leur permet de payer les services dans le parc.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>A league of their own (2022) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p>Produit par Abbi Jacobson (<strong><em>Broad City</em></strong><em>)</em>, <strong><em>A League of Their Own</em></strong> utilise l’histoire de la première ligue de baseball féminin pour parler de la place de la femme et des lesbiennes dans la société de l’entre deux guerres.<br>Comme les hommes du pays sont partis au front, la première ligue professionnelle de baseball féminin voit le jour. A la base parti d’un événement promotionnel pour des bonbons, un casting est lancé en 1943 pour trouver de «belles femmes» capables aussi de jouer. <strong><em>A League of Their Own </em></strong>explore le sexisme, le racisme, et l’homophobie ambiante d’une époque où l’<strong>homosexualité était considérée comme anormale et criminalisée</strong>. A travers le récit de personnages féminins loin de clichés, la série nous parle des amitiés et des amours clandestins de ces femmes qui cherchent à s’émanciper du patriarcat.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-23556" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1024x683.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-768x512.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-374x249.jpg 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1320x880.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>A League of Their Own</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deadloch (2023) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p><strong><em>Deadloch </em></strong>est une série Australienne crée par deux humoristes féministes : Kate McCartney et Kate McLennan. <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/deadloch-une-comedie-policiere-australienne/">Deadloch</a> </em></strong>prend le parti d’être à la fois drôle et sombre. C’est un astucieux mélange des genres qui sert un discours féministe subtile mais affirmé. La série se moque des clichés sexistes : <strong><em>Deadloch</em></strong> joue avec les représentations de la masculinité toxique pour les dénoncer : sentiment d’être parfait, jalousie, accuser la maire d’avoir «<em>lesbiannisé»</em> la ville, misogynie, homophobie, harcèlement sexuel, agressions physiques, pédophilie, etc… </p>



<p>Ce qui est super dans <strong><em>Deadloch</em></strong>, c’est que ces personnages sont interprétés par de vrais queers et non pas des acteurs qui jouent un rôle de queer. (étape 5, le normal) Je n’avais jamais vu dans une série qui n’est pas spécifiquement destinée à un public queer, une telle diversité dans les personnages principaux : lesbiennes, gays, bisexuels, trans-masc, cross dresseur. On voit aussi des personnage féminins qui sortent des clichés qu’on a l’habitude de voir, totalement décomplexés et non genrés. La série parle aussi des aborigènes, et illustre comment la vie est plus difficile pour les peaux foncées et comment les blancs qui ont volé leurs terres, les utilisent pour remplir les quotas de diversité. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deadringer (2023) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p><strong><em>Deadringer</em></strong> est une mini série créée et scénarisée par Alice Birch, inspiré du film de 1998 de Cronenberg. Les soeur Beverly et Elliot Mantle sont interprétées par Rachel Weiss.</p>



<p>La série tourne autour d’un drame psycho-sexuel comme le film. Mais au lieu du cliché de l’introverti scientifique vs le charmeur frivole proposés par Cronenberg, Birch propose deux personnages plus développés, moins manichéens, tous deux sensibles, tous deux borderline.</p>



<p>Là ou les frères voulaient insérer des objets de torture dans les corps des femmes complètement déshumanisées au service du prestige scientifique; les soeurs sont disruptives parce qu’elles veulent remettre les femmes au coeur des soins pour limiter les <strong>violences gynécologiques</strong>. Et le <strong>body horror </strong>est incarné non pas par des viols médicaux mais inhérents à la féminité et la<strong> grossesse</strong> : les vergetures, le sang des menstruations, les douleurs physiques, l’accouchement, l’avortement, le post-partum, etc.</p>



<p>Apparemment le public féminin a globalement bien accueilli ce remake de <strong><em>Deadringer </em></strong>mais les critiques masculins ne voient pas l’interêt de ce remake. Pour la majorité «on n’aurait pas dû toucher à l’oeuvre du grand maitre». Ironique quand la série dénonce justement le manque d’empathie masculin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-1024x577.webp" alt="" class="wp-image-23558" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-1024x577.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-768x433.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023.webp 1296w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Deadringer</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Douglass is canceled (2024) &#8211; le contre exemple</strong></h2>



<p>Stephen Moffat nous propose selon moi un pastiche mou du morning show. C’est l’histoire d’un présentateur télé qui se fait cancel car il a fait une blague sexiste sur twitter. Personne ne connait la blague mais sa co-presentatrice semble avoir leaké le tweet. Au fil des épisodes on ne sait pas qui manipule qui ni pourquoi, et le personnage féminin est représenté comme une connasse.<br>Dans le seul épisode interessant de la série, (car il encapsule toute la tension de subir le jeu du prédateur) le producteur est finalement révélé comme un prédateur sexuel, et Douglass est puni car il a été complice, il n’a pas dénoncé les agissements de son collègue. On dirait que Moffat fait un exercice de féminisme pour nous montrer qu’il a compris et qu’il est désormais un allié. Ca sonne creux et c’est manichéen.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Vous m’excuserez j’ai sûrement oublié des oeuvres importantes en ne citant principalement que des séries anglophones, j’ai du mal à sortir de mon prisme européen (on peut blâmer la barrière de la langue mais je suis aussi un peu feignante).</em> <em><strong>Si vous avez des séries à me conseiller je vous écoute !</strong></em></p>



<p><em>Sources principales</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Observatoire européen de l’audiovisuel (OE A) / Council of Europe – études sur la part des femmes dans la production de films européens. </em><a href="https://www.obs.coe.int/en/web/observatoire/home/-/asset_publisher/9iKCxBYgiO6S/content/women-represent-less-than-one-film-director-out-of-four-in-europe?utm_source=chatgpt.com"><em>Observatoire+2Observatoire+2</em></a></li>



<li><em>Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) / Observatoire de l’égalité femmes-hommes – données pour la France sur l’emploi des femmes dans le cinéma-audiovisuel. </em><a href="https://www.cnc.fr/professionnels/etudes-et-rapports/etudes-prospectives/les-syntheses-du-cnc-n20--lemploi-des-femmes-dans-la-production-de-films-de-fiction-en-2020_1641342?utm_source=chatgpt.com"><em>CNC+2Genrimages+2</em></a></li>
</ul>
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		<title>[Critique] Planète B</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 12:15:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Les Utopiales]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Planète B se situe en 2039 et dépeint une société facturée, où la désobéissance civile est réprimée voilement par un état policier. La jeunesse, confrontée à l’effondrement climatique forme la R, un mouvement de désobéissance civile Eco-terroriste. Une nuit, des activistes traqués par l’État disparaissent sans laisser aucune trace. A leur réveil ils se découvrent &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-e2e7c798205c8313883a66bfb789624d"><strong><em>Planète B</em></strong> se situe en 2039 et dépeint une société facturée, où la désobéissance civile est réprimée voilement par un état policier. La jeunesse, confrontée à l’effondrement climatique forme la <strong><em>R</em></strong>, un mouvement de désobéissance civile Eco-terroriste. Une nuit, des activistes traqués par l’État disparaissent sans laisser aucune trace. A leur réveil ils se découvrent enfermés sur un littoral totalement inconnu : PLANÈTE B. </p>



<p><strong><em>Planète B</em></strong> est un <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-le-cinema-de-genre-francais/" data-type="post" data-id="295">film de genre français </a></strong>réalisé par Aude Léa Rapin, avec dans les rôles principaux, deux femmes, Adèle Exarchopoulos et Souheila Yacoub. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un futur fasciste et eco-anxieux</h2>



<p>La mise en scène visuelle et sonore de <strong><em>Planète B</em></strong> lui confère un caractère très huis clos, qui n’est pas sans rappeler <strong><em>Les fils de l’Homme </em></strong>dans son côté froid mais intimiste. Et comme pour ce dernier, on parle d&rsquo;un film d’anticipation plutôt que de science-fiction car le film se déroule dans un futur très proche, et tous les motifs du film sont déjà à l’œuvre, comme la montée du fascisme et l’effondrement climatique. </p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-300x200.jpg" alt="" class="wp-image-22828" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-1024x683.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-768x512.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-1536x1024.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-2048x1365.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-374x249.jpg 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La surveillance : thème cher à la droite dure et à l’extreme droite</h2>



<p>Dans <strong><em>Planète B</em></strong>, la technologie est au service d’un système de répression sécuritaire. Les civiles ont accès à des technologies obsolètes alors que l’état est équipé en matériel numérique de pointe pour la surveillance. La vidéosurveillance algorithmique est normalisée (pratique largement critiquée par Amnesty International suite à son déploiement pendant les JO de Paris 2024). Les essaims de drones policiers surveillent tous les quartiers (mode se surveillance normalisé en France depuis 2023). Chaque citoyen doit porter des lentilles de contact à QR codes et se soumettre à des contrôles d’identité systématiques. Les étrangers sont restreints à des zones selon leur statut (comme dans les Centres de Rétention Administrative).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des exilés déshumanisés</h2>



<p>Souheila Yacoub interprète une journaliste exilée qui a dû fuir son pays pour opposition politique. Comme beaucoup de migrants, même diplômés, elle se retrouve cantonnée aux métiers les plus subalternes sur l’échelle sociale. Elle survit en clandestinité, sous la menace permanente de l’expulsion. L’administration et la police ne la voient que comme une «migrante» qu’il faut faire sortir du pays. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="515" height="281" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04.png" alt="" class="wp-image-22826" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04.png 515w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04-300x164.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04-110x60.png 110w" sizes="(max-width: 515px) 100vw, 515px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Planète B</em></strong>&#8211; Le pacte</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La criminalisation des mouvements d’opposition</h2>



<p>Aude Léa Rapin voulait mettre en lumière à travers <strong><em>Planète B</em></strong> les dérives des affrontements idéologiques entre société civile et force de l’ordre. Elle a été inspirée par des manifestations récentes aux quatre coins du globe, violemment réprimées par les forces de l&rsquo;ordre qui n’ont pas hésité à blesser et mutiler : les manifestations étudiantes à Hong Kong, à Santiago ou à Beyrouth, les gilets Jaunes, Notre Dame des Landes… Dans <strong><em>Planète B </em></strong>toute désobéissance à la bonne marche de l’état reçoit une réponse policière et judiciaire violente. Les civiles qui s’expriment contre l&rsquo;état et pour la survie de la planète sont criminalisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La manipulation médiatique&nbsp;</h2>



<p>Dans la France de <strong><em>Planète B, </em></strong>les médias ne parlent pas des opposants politiques. La <strong><em>R</em></strong> n’existe pas, le mouvement est censuré pour ne pas encourager les gens à le rejoindre. Ce tabou médiatique est aussi un excellent moyen de nier l’implication du gouvernement : les opposants ne sont pas enfermés dans des prisons inhumaines, ils se cachent car ils sont criminels. C&rsquo;est facile quand quelqu&rsquo;un possède plusieurs médias de contrôler la ligne éditoriale et donc l&rsquo;information.</p>



<p>Pendant la présentation du film aux <a href="https://www.utopiales.org/"><strong>Utopiales</strong></a>, Aude Léa Rapin nous explique qu&rsquo;elle voulait aussi faire un lien avec les disparitions récentes et inquiétantes de personnalités connues en Chine. Des femmes célèbres à l’international qui ont critiqué le pouvoir : Fan Bingbing, Peng Shuai et Zhao Wei. Mais aussi certains membres du gouvernement, notamment le ministre de la défense.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="168" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/images.jpg" alt="" class="wp-image-22827" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/images.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/images-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Planète B</em></strong>&#8211; Le pacte</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La prison virtuelle, un futur possible ? &nbsp;</h2>



<p>Le personnage d’Adèle Exarchopoulos et les autres résistants sont à la merci de l’armée, qui pratique sur eux de la torture psychologique sous forme de cauchemars, et de privation de sommeil afin d’obtenir des renseignements sur la <strong><em>R</em></strong>. Dans ce futur la prison virtuelle serait aussi un moyen de lutter contre les prisons surpeuplées. Dans ces prisons, les corps peuvent être empilés, il n’y a pas besoin d’espace, pas besoin d’exercice physique, pas besoin de soins, cela coûte moins cher. </p>



<p>L&rsquo;enfermement dans un système informatique est une allégorie intéressante de la dictature : un système informatique est par définition totalitaire. Binaire, il ne permet d’agir que dans certaines fonctions définies. Il n’offre pas de possibilité hors de ce qui a été cadré, choisi, imposé. Il est sans nuance, inhumain. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Polarisation des extrêmes et désobéissance civile&nbsp;</h2>



<p><strong>Planète B</strong> nous interroge sur un possible futur dystopique. Que doit faire la société face à l’inaction politique sur les enjeux écologiques ? La désobéissance civile (qualifiée de terrorisme par l’état &#8211; coucou Sainte Soline) est-elle le dernier levier pour forcer les états à respecter leurs engagements environnementaux ? Quand faut il intervenir ? Les gouvernements criminalisent les opposants, les migrants, les pauvres, bientôt ça pourrait-être vous ?</p>



<p>Planète B sort au cinéma le 25 décembre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="PLANÈTE B Bande Annonce (2024) Adèle Exarchopoulos, Science-Fiction" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/p5B3O0JPKc8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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		<title>[Analyse] Grossesse et maternité non désirée dans le cinéma de genre</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/maternite-non-desiree-thematique-feministe-dans-le-cinema-de-genre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Aug 2024 09:40:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse des représentations]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A contre sens du cinéma mainstream qui se repose sur des codes usés, le cinéma d&#8217;horreur féministe transgresse avec des oeuvres fortes et politisées. Je vais tacher d’analyser les différents thèmes horrifiques autour du rejet de la grossesse et de la maternité. Dualité des représentations dans le cinéma&#160; Dans le cinéma mainstream, la mère est &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/maternite-non-desiree-thematique-feministe-dans-le-cinema-de-genre/">[Analyse] Grossesse et maternité non désirée dans le cinéma de genre</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-f7c5bd1ecd1ba3cf460776c66a73536b">A contre sens du cinéma mainstream qui se repose sur des codes usés, le cinéma d&rsquo;horreur féministe transgresse avec des oeuvres fortes et politisées. Je vais tacher d’analyser les différents thèmes horrifiques autour du rejet de la grossesse et de la maternité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dualité des représentations dans le cinéma&nbsp;</h2>



<p>Dans le cinéma mainstream, la mère est souvent incarnée comme protectrice, vulnérable et aimante. Avec ses bons et moins bons moments, la maternité est globalement représentée de manière positive et épanouissante. Une sorte de sacrifice glamour qui comble la femme et lui donne sa place dans la société.&nbsp;Quant aux femmes qui n&rsquo;ont pas de désir de maternité, le cliché véhiculé allègrement dans les films et les séries sont les suivants : sorcière, méchante belle-mère, tante exubérante ou femme triste, carriériste ou femme fatale dévoreuse d’hommes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="947" height="470" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters.jpg" alt="spinster" class="wp-image-22165" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters.jpg 947w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters-300x149.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters-768x381.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters-121x60.jpg 121w" sizes="(max-width: 947px) 100vw, 947px" /></figure>
</div>


<div style="height:32px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Dans le<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-quest-ce-que-le-cinema-de-genre/" data-type="post" data-id="207"> cinéma de genre</a></strong>, les représentations de la maternité sont plus diversifiées. Le genre aborde plus frontalement les aspects psychosociaux de la maternité. Pour en savoir plus sur la représentation de la mère dans le cinéma de genre je vous renvoie à ces deux excellentes références :&nbsp;un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gZkLhGDO84s&amp;t=2683s">essai vidéo de la chaine Videodrome</a>&nbsp;; et cet <a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-famille-cinema-de-genre/">article sur la famille dans le cinéma de genre</a>. Le cinéma de genre semble moins juger les femmes qui ne veulent pas d&rsquo;enfants ou font un <strong>rejet de maternité</strong>, en écrivant des personnages forts et attachants, placés dans des contextes qui créent de l&#8217;empathie.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="551" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-1024x551.png" alt="" class="wp-image-22300" style="width:732px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-1024x551.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-300x161.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-768x413.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-112x60.png 112w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52.png 1264w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Grossesse, sujet idéal de film d&rsquo;horreur </h2>



<p>Selon l&rsquo;OMS <em>« La période prénatale et la naissance sont encore trop souvent des expériences entachées de vécus négatifs pour les femmes. Une expérience positive pour la grossesse est définie comme la préservation de l’intégrité physique et socioculturelle, l’impression de vivre une grossesse ressentie comme normale par la femme, un bon vécu du travail et de l’accouchement et la jouissance d’une maternité heureuse</em>« .</p>



<p>Il y a encore énormément de tabous autour de ce sujet alors qu&rsquo;on lui donne une place très importante dans la société. Le corps qui change et qui se déforme, la pression sociale d’être une compagne et une mère parfaite, la démission paternelle ou charge mentale imposée à la femme, les changements très rapides et importants de la vie quotidienne, la gestion de la dualité mère/pute imposée par la société. Cela créé des paradoxes où vient se loger le doute et la peur, ce qui en fait un sujet idéal de film d’horreur.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>80% des femmes expriment de la peur à la perspective d’accoucher</em>.</p>
</blockquote>



<p><em>S</em><em>ource Cairn</em></p>



<p>L&rsquo;accouchement est un sujet de prédilection pour le body horror, sous genre du film d’horreur qui met l’accent sur les souffrances du corps. Dans des scènes très explicites insistant sur le déchirement de la chair, les fluides corporels, la douleur, les cris.&nbsp;Le postpartum quant a lui, semble encore être un sujet tabou qui mériterait plus de normalisation pour aider certaines mères, épuisées physiquement et émotionnellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changements dans la société</h2>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-5f2c1cf6d3a13e08a0550da4dcd3a857">Depuis quelques années, les luttes féministes tendent à normaliser le fait de <strong>ne pas avoir d’intérêt pour la maternité</strong>. Pour que ce choix soit compris comme un choix personnel<strong> </strong>et pas une admission d’incapacité.&nbsp;Le discours sur la santé mentale aussi progressé vers une meilleure reconnaissance des violences et des traumas intra familiaux, et le choix de ne pas souhaiter reproduire ces cycles,<strong> </strong>reconnu comme un acte de préservation.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-7f0c0bc923be6b735c55e6ada9b52f22">Plus que jamais, c’est aussi un choix politique que de<strong> </strong>refuser d’incarner des rôles de genre, voir la domestication. Cette tendance est opposée au mouvement <em>trad wife</em> (incarné par l’extrême droite) où la femme se veut épouse et mère dévouée corps et âme. Sur qui repose toute la charge mentale du couple, de la famille et du foyer.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1007" height="351" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl.jpg" alt="julia !!!!!" class="wp-image-22190" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl.jpg 1007w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl-300x105.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl-768x268.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl-172x60.jpg 172w" sizes="(max-width: 1007px) 100vw, 1007px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-606a359fbbd0e18aa846f9cf473c811c">Changements dans l&rsquo;industrie </h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Seulement 26% de femmes à la technique, 29% aux postes d’ingénierie contre 90% en costumes et près de 70% dans les métiers d’assistanat.</p>
</blockquote>



<p><em>Source étude CNC</em>&nbsp;</p>



<p>Les femmes sont sous représentées à des postes de pouvoir dans les milieux du cinéma et bénéficient de moins de financements pour leurs projets. Ce qui ne permet pas de visibiliser les problématiques féminines. Mais c’est en train de changer, il y a plus de productrices, réalisatrices, scénaristes femmes.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-67cb79198e397127e90a32bf2b0aa7b4">10% de réalisatrices femmes en 1980 contre 26% en 2021. Même si cela représente toujours moins de la moitié.&nbsp;</p>
</blockquote>



<p>Cela permet une libération de la parole des femmes et permet une pluralité des points de vue :&nbsp;la représentation de familles moins traditionnelles avec des représentations de familles recomposées, monoparentales ou gays. Plus de visibilité autour des questions purement féminines jusque là considérées comme secondaires (pression sociale, postpartum, body horror). La normalisation de <strong>ne pas vouloir être mère, </strong>ou en tout cas la dédiabolisation de la<strong> femme qui refuse la maternité.</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-7e7c82826350c0f9a70643f4fb342d0b">Le cinéma de genre transgresse avec des œuvres fortes et politisées. A travers différents thèmes horrifiques il nous offre différents points de vue autour du refus de grossesse ou de maternité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Grossesse immaculée, motif du viol</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="981" height="397" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd.jpg" alt="le village des damnés" class="wp-image-22194" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd.jpg 981w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd-300x121.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd-768x311.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd-148x60.jpg 148w" sizes="(max-width: 981px) 100vw, 981px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Le village des damnés &#8211; 1960</h3>



<p>Ce film de science-fiction horrifique est issu du roman de John Wyndham <em>The midwich cuckoos</em>. Dans un petit village d’Angleterre, les habitants tombent soudainement inconscients. Quelques mois plus tard, toutes les femmes du village en âge d’enfanter se retrouvent inexplicablement enceintes. On découvre rapidement que comme le coucou (oiseau parasitique), des extra-terrestres se sont servi des femmes comme <strong>hôtes non consentants pour élever leur progéniture. &nbsp;</strong></p>



<p>Le village étant contrôlé par l’armée, elles n’ont pas le choix de porter leur grossesse à terme. Le récit fortement ancré dans la culture du patriarcat (1960) est une réflexion sur ce qu’on est prêt à faire en tant que groupe social pour mener à bien le projet familial. Les parents sont enfermés dans le village et doivent élever des enfants tyranniques, qui les contrôlent et leur font du mal.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="877" height="347" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3.jpg" alt="Rosemary's baby" class="wp-image-22188" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3.jpg 877w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3-300x119.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3-768x304.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3-152x60.jpg 152w" sizes="(max-width: 877px) 100vw, 877px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Rosemary’s baby &#8211; 1968</h3>



<p>Le roman d’Ira Levin, au même titre que <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/">Les femmes de Stepford</a> </em></strong>roman du même auteur, dénonce le backlash féministe des 60’s en illustrant&nbsp;le ressentiment des hommes envers les femmes qui s’émancipent. C&rsquo;est une œuvre séminale dont on retrouve des références dans de nombreux films comme<strong><em> Hérédité, Get out, Fenêtre secrète, The omen,</em></strong> <strong><em>Quand Harry rencontre Sally</em></strong>, <strong><em>Forest Gump, L&rsquo;antre de la folie, X-files, Little evil, Toy story 4 </em></strong>et bien d&rsquo;autres.</p>



<p>Le récit de l’adaptation est centré sur la <strong>privation d’autonomie du corps de Rosemary</strong>. Son mari dit l’avoir mise enceinte alors qu’elle était inconsciente, ce qu’on qualifie désormais de<strong> </strong>viol conjugal.<strong> </strong>Au fur et à mesure que l’intrigue se développe, on découvre qu’en réalité son mari l’a sacrifiée à un culte sataniste pour avancer sa propre carrière (comme dans <strong><em>Les femmes de Stepford</em></strong>). Elle a en réalité été violée par Satan. Elle ne participe pas à sa propre fécondation et perd ainsi le contrôle sur son utérus.&nbsp;</p>



<p>Une fois enceinte, elle perd son autonomie quotidienne, puisque ses voisins (qui sont en réalité des sorcières), insistent pour «prendre soin d’elle», jusqu&rsquo;à empiéter sur son intimité. Prisonnière de son appartement, victime d’une grossesse compliquée, elle sombre peu à peu dans la paranoïa pré partum. Son mari (devenu totalement absent) et ses voisins la gaslightent en lui disant qu’elle est fragile. Ils prennent les décisions à sa place, la privant aussi d’autonomie mentale.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="961" height="379" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al.jpg" alt="alien" class="wp-image-22196" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al.jpg 961w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al-300x118.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al-768x303.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al-152x60.jpg 152w" sizes="(max-width: 961px) 100vw, 961px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Alien &#8211; 1979</h3>



<p>L&rsquo;essence d<strong><em>’Alien </em></strong>réside dans la notion d’enferment et de viol. En effet dans ce classique de la science-fiction, les personnages sont en huis clos dans un vaisseau spatial et l’héroïne Ripley tente d’échapper à une insémination monstrueuse.&nbsp;</p>



<p>La <strong>symbolique sexuelle d&rsquo;Alien est évidente</strong> : Le <em>facehugger</em>, orné de deux gros sacs qui évoquent des testicules s’harnache au visage de l’hôte, sans possibilité de s’y soustraire; puis y enfonce un phallus dans sa gorge pour se reproduire à l’intérieur de son abdomen. Après gestion dans l’abdomen de l’hôte non consentant, le <em>chestbuster</em> sort en lui déchirant le ventre, dans un bain de sang et des cris rappelant l’accouchement. </p>



<p>Le travail de HR Gigger, artiste ayant designé les différents stades d’évolution de l’alien (oeuf, facehugger, chestbuster, et sa forme adulte le xénomoprphe) est bien connu comme étant une oeuvre hypersexuelle. Ses motifs récurrents sont les phallus, les vagins, les bébé morts et la dégénérescence organique. La direction artistique idéale pour designer les aliens, leur donnant une forme lourde de sens, qui complète la vision du scénariste.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="947" height="387" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at.jpg" alt="antibirth" class="wp-image-22198" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at.jpg 947w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at-300x123.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at-768x314.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at-147x60.jpg 147w" sizes="(max-width: 947px) 100vw, 947px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Antibirth&nbsp;&#8211; 2016</h3>



<p><strong><em>Antibirth</em></strong>, de Danny Perez, est un film punk, psychédélique et très corporel car le body horror y est très présent. La protagoniste, Lou, subit une <strong>grossesse </strong>mystérieuse<strong> non désirée.</strong> Le film nous montre des signes de <strong>déni de grossesse</strong> : alcool, drogue, tabac, junkfood, ventre collé au micro-ondes.&nbsp;Et exagère les signes de grossesse habituels : tétons qui saignent, vomi incessant, ampoules géantes, ventre dilaté. Pour finalement nous offrir une scène d&rsquo;accouchement complètement gore.</p>



<p>Le sous texte politique souligne la pauvreté de son milieu social. Drogue, prostitution, avortement payant, manque de médecins, pas de sécurité sociale… Le récit normalise l&rsquo;absence de désir maternel et l&rsquo;ancre dans une réalité sociale, tout en restant créant de l&#8217;empathie pour le personnage.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="915" height="515" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen.jpg" alt="the omen et Immaculée" class="wp-image-22192" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen.jpg 915w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 915px) 100vw, 915px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">The first omen &#8211; 2024 et Immaculate &#8211; 2024</h3>



<p><strong><em>Immaculée</em></strong> (film de Michael Mohan) et <strong><em>The first Omen</em></strong> (de Arkasha Stevenson) sont basiquement le même film….Tous deux inspirés de la Nonnesploitation et du Giallo, deux genres cinématographiques forts des 70’s. Dans les deux films, une jeune nonne américaine belle et virginale arrive dans un couvent en Italie. Toutes deux invitées par un prêtre influant, toutes deux tombées enceinte miraculeusement comme la vierge Marie, toutes deux en réalité offertes à Satan pour porter son engeance démoniaque (coucou <strong><em>Rosemary’s Baby</em></strong>).&nbsp;</p>



<p>Les thèmes des films sont angoissants pour beaucoup de femmes, mêlant horreur psychologique et body horror. On montre la misogynie systémique incarnée par l’institution patriarcale qu’est l’église.<strong> </strong>Les prêtres ont tous les droits sur les jeunes femmes, contrôlant leur vie, les réduisant au silence si besoin. La violence psychologique et physique est aussi infligée par les nonnes plus âgées qui ont assimilé la misogynie. &nbsp;</p>



<p>Autre motif angoissant, l’entrave au droit de disposer de son corps. Dans ces films les jeunes femmes sont prisonnières du couvent et leur corps offert à Satan. Dans <strong><em>The first omen</em></strong> on parle aussi d’inceste, puisque le démon ne peut procréer qu’avec son sang, c’est à dire ses propres filles. La torture gynécologique<strong> </strong>est aussi un sujet abordé, montrant le peu d’intérêt porté aux filles mères : femmes attachée, accouchements dans la douleur, brutalité, pas de soins post accouchement.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="447" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-1024x447.png" alt="" class="wp-image-22652" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-1024x447.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-300x131.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-768x335.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-137x60.png 137w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-1320x576.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57.png 1388w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">Appartement 7A &#8211; 2024</h2>



<p><em><strong>Appartement 7A</strong></em>, réalisé par Natalie Erika James, se veut un préquel à <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong>. Centré sur le personnage de Terry Gionoffrio, que Rosemary&rsquo;s rencontre dans la laverie à la cave. Terri est elle aussi droguée et offerte au Démon, qui la viole pour la mettre enceinte. Elle est donc supposée porter l&rsquo;antechrist avant Rosemary qui vient d&rsquo;arriver dans le building Bramford. </p>



<p>Le film n&rsquo;est malheureusement pas très inspiré, à part des clins d&rsquo;oeil à l&rsquo;oeuvre originale et une photographie propre, il ne dit rien de nouveau par rapport à l&rsquo;oeuvre de 68. A art peut être que Terry est danseuse ce qui rappel <strong><em>Suspiria</em></strong> et son lot de sorcières. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Grossesse qui tourne mal, évoquant peur et rejet &nbsp;</h2>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="389" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-1024x389.jpg" alt="prevenge" class="wp-image-22242" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-1024x389.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-300x114.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-768x292.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-158x60.jpg 158w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg.jpg 1043w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Prevenge &#8211; 2016&nbsp;</h3>



<p><strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-prevenge-allo-maman-ici-bebe/" data-type="post" data-id="268">Prevenge</a></em></strong> est une comédie d&rsquo;horreur britannique écrite, réalisée et jouée par Alice low, elle même enceinte au moment du tournage. Elle fait un pied de nez avec humour au folklore de femmes enceintes. Comme en témoigne cette baseline : «<em>je tue pour deux</em>» (au lieu de je mange pour deux).</p>



<p>Dans cette fiction, une femme enceinte entend les pensées de son bébé, qui l’encourage à tuer des gens. La folie incarnée par la mère peut être considéré comme du <strong>stress prénatal </strong>(paranoïa prépartum) engendré par la perte de son compagnon. Le film est une boucherie qui illustre vraiment la crise existentielle que peut amener la grossesse, surtout pour une mère célibataire.</p>



<p><strong><em>Prevenge</em></strong> illustre aussi la perte de contrôle de son propre corps au profil du fœtus, et les injonctions envers les mères qui n’ont plus leur mot à dire. Privée de libertés le temps de la gestation, et considérée comme un incubateur, la mère devient juste un vaisseau pour le bébé. &nbsp;</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="815" height="307" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth.jpg" alt="" class="wp-image-22251" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth.jpg 815w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth-300x113.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth-768x289.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth-159x60.jpg 159w" sizes="(max-width: 815px) 100vw, 815px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Mother&nbsp;! &#8211; 2017</h3>



<p>Comme tous les films de Darren Aronofsky, <strong><em>Mother !</em></strong> est un intense mélange des genres qui propose plusieurs lectures hautement symboliques (comme l&rsquo;affiche très largement inspirée de celle de <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong>). C’est un film anxiogène, en tant que spectateur on se sent aussi impuissant que le personnage principal, Mother.&nbsp;</p>



<p><strong><em>Mother </em></strong>est sur le point d’accoucher. Elle est symbolisée comme une allégorie de mère nature, et si on pousse plus loin la réflexion, elle est polarisée vers un féminin sacré* : la mère sacrificielle, aimante, douce, dotée d’une certaine divinité du fait de porter la vie. Dans le film, le côté spirituel est montré aussi via une pierre sacrée, et les allusions aux autres personnages en tant que personnages bibliques. Him, son mari poète est montré comme égoïste et égocentrique qui ne porte pas la charge mentale du foyer (il ne l’aide pas à préparer la maison, trop occupé à être un poète). Il laisse des inconnus rentrer chez lui parce qu’il veut leur adoration, alors qu’il délaisse sa femme.</p>



<p>Le motif du <em>home invasion</em> est clair dans le film. Tous ces gens qui débarquent dans l&rsquo;intimité de Mother peuvent être interprété comme la destruction de mère nature; mais aussi comme une perturbation du foyer provoqué par l’arrivée de bébé. Ces étrangers qui s&rsquo;imposent et foutent le bordel symbolisent le chaos à venir et la destruction du couple.&nbsp;Comme la maison représente à la fois la terre et Mother, la maison qui pourrit, saigne et s’effondre, pourrait aussi illustrer la transformation subie par le corps féminin pendant la grossesse et l’accouchement.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="793" height="311" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt.jpg" alt="titane" class="wp-image-22243" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt.jpg 793w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt-300x118.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt-768x301.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt-153x60.jpg 153w" sizes="(max-width: 793px) 100vw, 793px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Titane &#8211; 2021</h3>



<p><strong><em>Titane</em></strong> est le deuxième long métrage de Julia Ducourneau. Pour moi la grossesse dans le film est issue du viol, car la scène de sexe avec la voiture qui l&rsquo;aurait mise enceinte se passe comme dans un rêve, arrive directement après son agression par un homme sur le parking. La grossesse difficile d&rsquo;Alexia ferait donc sens si l&rsquo;on suit cette genèse. Mais comme cela reste une théorie je le classe dans la grossesse difficile.</p>



<p>La mutation est un thème qui fascine Ducourneau, on le sent bien dans ce film qui renverse les codes de genres et nous offre du body horror à foison. En cavale après un meurtre Alexia, enceinte, se fait passer pour un homme en se rasant la tête. Elle se cache chez le père d&rsquo;un garçon disparu, elle est immergée dans l&rsquo;univers très masculin des pompiers. Une grossesse qui se déroule donc à l&rsquo;opposé des clichés féminins habituels. Et un intéressant renversement des genres, car le personnage du père bien que très mascu dans le film, est emprunt de beaucoup de douceur.</p>



<p>Le body horror de la grossesse est appuyé par une mise en scène dérangeante. Alexia se rend compte qu&rsquo;elle est enceinte car de l&rsquo;huile de moteur coule de son vagin, l&rsquo;huile de moteur fuit aussi par ses seins qu&rsquo;elle a comprimés pendant plusieurs mois pour se travestir. L&rsquo;huile de moteur évoque la mort, mais aussi tous les fluides corporels féminins liés à la grossesse. Son ventre qui se déchire et devient du titane. La scène de sexe dans la voiture fait penser a <strong><em>Crash</em></strong> et nous intrigue sur l&rsquo;objet de son accouchement comme dans <strong><em>La mouche</em></strong>.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="853" height="356" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss.jpg" alt="huesera" class="wp-image-22247" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss.jpg 853w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss-300x125.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss-768x321.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss-144x60.jpg 144w" sizes="(max-width: 853px) 100vw, 853px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Huesera &#8211; 2022</h3>



<p>Ce film réalisé par Michelle Garza Cervera prend le schéma inverse des films<strong> </strong>où les femmes sont envahies d’instinct maternel et décident de devenir mamans (<strong><em>Evil dead rise</em></strong> par exemple). Au début Valeria est heureuse de tomber enceinte et de fonder une famille avec son compagnon. Mais au fur et à mesure de sa grossesse le stress se développe.</p>



<p>Les facteurs de stress sont basés sur la pression sociale de la maternité. Les sacrifices attendus d’une mère<strong> </strong>sont représentés par le fait qu’elle doive transformer son atelier de travail et sa plus grande réussite, en pouponnière. De plus sa famille ne la soutient pas vraiment. Elle n’est validée que quand elle prend le chemin traditionnel attendu d’une femme hétéro, mais ils ne la pensent pas capable d’être une bonne mère. Son compagnon est montré comme démissionnaire.&nbsp;</p>



<p>Le stress est illustré dans le film avec les ressorts de l’horreur. Elle est hantée par des apparitions macabres comme hantée par le doute lié au changement de vie radical qu’implique d’être enceinte (son passé punk de punk lesbienne qu’elle a sacrifié au profit d’études et d’une relation avec un homme). Les apparitions accompagnée de craquements sonores, comme pour rappeler la douleur physique de l’accouchement.</p>



<p>Dans un acte de préservation ultime, elle décide de quitter son compagnon et d’abandonner l’enfant. Comme dans <strong><em>Antibirth</em></strong> il n’y a pas de jugement exercé sur ces personnages de femmes punk, qui sont montrées comme fortes et aimantes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Maternité forcée, rôle qui incombe aux femmes </h2>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="789" height="296" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv.jpg" alt="" class="wp-image-22253" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv.jpg 789w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv-300x113.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv-768x288.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv-160x60.jpg 160w" sizes="(max-width: 789px) 100vw, 789px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Vivarium &#8211; 2019</h3>



<p>Dans ce film de Lorcan Finnegan, un jeune couple se retrouve&nbsp;piégé dans une banlieue&nbsp;factice et sont forcés d’élever un enfant qu’on a déposé un matin devant leur porte.&nbsp;</p>



<p>Le film met le doigt sur l<strong>’angoisse de la <a href="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/11/critique-de-run-2020-une-histoire-tendue-et-pleine-de-suspens-sur-la-maternite-perverse.jpg"></a>maternité</strong> et les obligations sociales qui incombent aux femmes, puisque la protagoniste du film ne voulait pas d’enfant, mais se retrouve obligée de s’occuper d’un enfant démoniaque. Elle assure seule la charge domestique et émotionnelle de cette relation forcée. Elle nourrit l&rsquo;enfant, le divertit et le réconforte malgré son épuisement. Son compagnon étant totalement démissionnaire, elle doit assumer seule la charge de l’enfant.</p>



<p>Hommage au<strong> <em>village des damnés</em></strong> avec la mécanique du coucou (qu’on voit d’ailleurs posé sur un arbre au début du film), puisque le couple se sacrifie pour élever le bébé d’une autre espèce qui les tyrannise.&nbsp;</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="841" height="311" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb.jpg" alt="" class="wp-image-22254" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb.jpg 841w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb-300x111.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb-768x284.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb-162x60.jpg 162w" sizes="(max-width: 841px) 100vw, 841px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">The baby &#8211; 2022 </h3>



<p>Dans cette comédie horrifique teinté de folk horror créé par Sian Robins-Grace et Lucy Gaymer, Natasha cheffe trentenaire commence a se sentir seule car autour d&rsquo;elle, toutes ses amies deviennent maman. Un jour alors qu&rsquo;elle fuit la baby shower de sa dernière amie enceinte, un bébé lui tombe littéralement dans les bras.</p>



<p>Métaphore de l&rsquo;injonction à la maternité et des attentes qui pèsent sur les femmes, le bébé est une malédiction qui la poursuit comme un parasite démoniaque. Le bébé semble avoir un mode opératoire récurrent qui met en exergue les challenges de la maternité : il trouve une victime et ne lui laisse aucun moment de répit (pleurs, cris, etc), tue tous les gens autour d&rsquo;elles (isolation) et il change de « maman » quand elles sont épuisées.</p>



<p>La genèse de la malédiction à un sous texte profondément féministe : le bébé a été conçu dans les années 60 lors d&rsquo;un viol conjugal (comme dans <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong>). Sa mère était homosexuelle, considérée comme folle et emprisonnée par son mari. Les pères sont absents de l&rsquo;écran, ou présents que dans les scènes de violence.</p>



<p>On trouve d&rsquo;autres références à <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong> : son médecin la trahi en la renvoyant chez son mari, et le bébé à un landau retro comme dans le film.</p>



<p>Petite aparté sur la scène du parc pour enfants (qui représente l&rsquo;enfer pour Natasha), il s&rsquo;agit d&rsquo;une référence à des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SnQBihIyyaA">vrais parcs d&rsquo;attraction qui ont pour but d&rsquo;apprendre le capitalisme aux enfants</a> dès le plus jeune âge et sans supervision de leurs parents. Dans ces parcs ils exercent des emplois (garde de prison, pompiste, serveur) et ils ont un salaire qui leur permet de payer les services dans le parc. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-22256" style="width:524px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1536x864.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1320x743.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Siobhan Roy dans Succession &#8211; 2018-2023&nbsp;</h3>



<p>Bien qu’il ne s’agisse pas d’un film de genre je trouve que l&rsquo;écriture du personnage est intéressant et révèle certains aspects complexes sur le désir ou le rejet de maternité dans un univers ultra capitaliste.&nbsp;</p>



<p>Siobhan est présentée comme un personnage ambitieux et extrêmement intelligent. Elle veut devenir CEO de l’entreprise familiale, mais elle est victime du sexisme ambiant et constamment rabaissée par son père l&rsquo;actuel CEO.</p>



<p>Se pose la question de la maternité dans son couple, qui est déjà basée sur une relation de pouvoir compliquée. Son mari Tom essaie de la faire tomber enceinte pendant qu’il est en prison. Elle ne souhaite pas assumer une grossesse seule et de plus elle n’apprécie pas la manipulation de son mari. Plus tard Tom insiste, et elle accepte de «peut être congeler ses œufs pour plus tard», avant de dire à son mari qu’elle ne l’aime pas.&nbsp;</p>



<p>Elle a un passif avec sa propre mère qui est montrée comme froide, très critique et narcissiques. N&rsquo;ayant pas non plus reçu d’amour de son père, elle n’a pas de modèle parental assez fort pour la rassurer dans sa propre maternité. Son ambition est de diriger une entreprise, pas de gérer une famille. Dans sa classe sociale elle sait que devenir mère n’est pas compatible avec une carrière où les hommes la respectent.</p>



<p>Malgré son statut social et son intelligence elle ne parvient pas à briser le plafond de verre. Finalement elle finit par tomber enceinte. Comme son mari Tom s’est vu offrir la carrière dont elle rêvait, après s’être déchirée avec sa famille, elle concède à rester auprès de Tom (proxi du pouvoir) et à fonder une famille. Tous les deux finiront ensemble sans amour, et Shiv deviendra sa mère malgré tout ce quelle a fait pour ne pas le devenir.</p>



<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-e75bcfe5ecbd80004969cbc27581a4a6" style="color:#fffaea">La maternité imposée ou refusée est finalement une thématique récurrente dans le cinéma de genre. Elle symbolise une des nombreuses injonctions imposées aux femmes, et qui est à l&rsquo;intersection de plusieurs pressions (charge mentale, réussite de l&rsquo;accouchement, du post partum, de l&rsquo;allaitement, de l&rsquo;éducation, etc..). Les réalisatrices ont encore à explorer cette thématique, encore principalement traitée par des hommes.</p>



<p>* <sub>Le féminin sacré est pour moi un courant dangereux qui penche vers les dérives sectaires.&nbsp;Si vous pensez que vous ou un membre de votre famille est sous emprise d’une dérive sectaire vous pouvez vous renseigner auprès de la <a href="https://www.miviludes.interieur.gouv.fr/conseils-et-principes-de-prudence/la-miviludes">https://www.miviludes.interieur.gouv.fr/conseils-et-principes-de-prudence/la-miviludes</a></sub></p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/maternite-non-desiree-thematique-feministe-dans-le-cinema-de-genre/">[Analyse] Grossesse et maternité non désirée dans le cinéma de genre</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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		<item>
		<title>[Zoom] Méandres : la série documentaire qui utilise l&#8217;urbex pour illustrer les mécanismes du cerveau humain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 13:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Utopiales]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre du festival de science fiction Les Utopiales à Nantes, j’ai été conviée à l&#8217;avant première de la nouvelle série documentaire Méandres, qui utilise l&#8217;urbex (exploration urbaine) pour illustrer les mécanismes du cerveau humain.&#160; A la découverte de lieux abandonnés, l&#8217;équipe de vulgarisation scientifique Explorers questionne le parallèle entre nos connexions neuronales et &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background">Dans le cadre du festival de science fiction <strong><em>Les Utopiales</em></strong> à Nantes, j’ai été conviée à l&rsquo;avant première de la nouvelle <strong>série documentaire Méandres</strong>, qui utilise l&rsquo;urbex (exploration urbaine) pour illustrer les mécanismes du cerveau humain.&nbsp;</p>



<p>A la découverte de lieux abandonnés, l&rsquo;équipe de <strong>vulgarisation scientifique</strong> <strong>Explorers </strong>questionne le <strong>parallèle entre nos connexions neuronales et les chemins créés par l&rsquo;homme.&nbsp;</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="MÉANDRES | Bande annonce VF" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/nqB5K_DhPgo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Explorers</strong> est un collectif de vulgarisateurs qui met l&rsquo;exploration au service du partage des sciences. Le trio est composé de Terence &amp; Renaud (ex-chercheurs) &amp; Youenn (réalisateur et compositeur). Explorers a notamment réalisé le projet plusieurs fois nominé&nbsp;<a href="https://www.explorersfr.com/cell-worlds">Cell Worlds</a>, reconnu par la communauté scientifique internationale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="595" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-1024x595.jpg" alt="" class="wp-image-21534" style="aspect-ratio:1.7210084033613446;width:534px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-1024x595.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-300x174.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-768x446.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-1536x892.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-2048x1190.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-103x60.jpg 103w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-1320x767.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Dans le premier épisode, l&rsquo;équipe de <strong><em>Méandres</em></strong> explore un château abandonné pour <strong>nous parler des mécanismes cognitifs de la mémoire</strong>. Par une simple expérience réalisée dans l’une des pièces du château abandonné, ils illustrent <strong>comment nos 5 sens stimulent les neurones et font appel à notre «bibliothèque mémorielle»</strong>.&nbsp;</p>



<p>Dans le second épisode, l&rsquo;équipe se rend dans un <strong>sanatorium abandonné</strong> pour nous parler de <strong>la peur du noir et des raccourcis cognitifs qui créent la superstition.</strong> En effet, quand nous sommes plongés dans un environnement inconnu et dans le noir complet, chaque bruit entendu peut être interprété et amplifié. Il envoie ainsi un <strong>signal d&rsquo;alerte au cerveau</strong>, <strong>qui l&rsquo;interprète</strong> alors souvent comme un danger provenant d&rsquo;une personne, plutôt que comme une simple branche qui craque ou un animal nocturne.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-21536" style="aspect-ratio:1.3333333333333333;width:419px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>La série documentaire <strong><em>Méandres </em></strong>sort des sentiers battus et des labos pour nous faire vivre la science autrement. <strong>Je ne peux que vous conseiller de la regarder car c’est très intéressant et ludique. On a hâté de voir la suite !</strong></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color"><strong>Retrouvez la série le 8 novembre sur Youtube.</strong></p>



<p>Pour en savoir plus : <a href="https://www.explorersfr.com/m%C3%A9andres">https://www.explorersfr.com/m%C3%A9andres</a></p>



<p>Explorers est partenaire de&nbsp;L’Exploratoire, l’association de réflexion et d’action autour du partage des sciences, et est membre du&nbsp;Café des Sciences. Explorers collabore avec&nbsp;Jamy Gourmaud&nbsp;et son média Epicurieux, et a été 2 fois lauréat de la bourse CNC Savoirs &amp; Cultures.</p>
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		<title>[Zoom] Les meilleures comédies d&#8217;horreur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Oct 2023 12:11:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La comédie d&#8217;horreur est en genre particulier car on attend du spectateur qu&#8217;il connaisse les codes de l&#8217;horreur pour que les ressorts comiques fonctionnent. Parce qu&#8217;on a tous vu Zombieland, La cabane dans les bois et Shaun of the dead, on a dégoté pour vous les comédies d&#8217;horreur les moins connues du grand public. Alors &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background">La comédie d&rsquo;horreur est en genre particulier car on attend du spectateur qu&rsquo;il connaisse les codes de l&rsquo;horreur pour que les ressorts comiques fonctionnent. Parce qu&rsquo;on a tous vu <strong><em>Zombieland, La cabane dans les bois et Shaun of the dead</em></strong>, on a dégoté pour vous les comédies d&rsquo;horreur les moins connues du grand public. Alors voici une liste des meilleures comédies horrifiques qui méritent qu&rsquo;on parle d&rsquo;elles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mort vous va si bien (1992) USA</h2>



<p>La mort vous va si bien&nbsp;(<strong><em>Death Becomes Her</em></strong>) est un conte classique qui expose la rivalité de deux femmes qui vont commettre l’irréparable dans leur quête de jeunesse et beauté éternelle. </p>



<p>Cette comédie horrifique fantastique réalisée par <strong>Robert Zemeckis</strong>, le papa de <strong><em>Retour vers le future, Forest Gump et Roger rabbit</em></strong>, sent bon l’originalité des 90’s, les effets spéciaux pratiques et on peut y voir Bruce Willis avec des cheveux.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Death Becomes Her (1992) Official Trailer - Meryl Streep, Goldie Hawn Movie HD" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/NFXQQ2uAeHM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">A fantastic fear of everything (2014) UK</h2>



<p><strong><em>A Fantastic Fear of Everything</em></strong> est une comédie d&rsquo;horreur &lsquo;noire&rsquo; Britannique. <strong>Simon Pegg</strong> y campe un écrivain pour enfants complètement névrosé qui a peur de tout. Obsédé par le désir d&rsquo;écrire un roman sur un serial killer, il se retrouve malgré lui embarqué dans une histoire de meurtre au Lavomatic. </p>



<p>Simon Pegg en slip qui rase les murs à la poursuite d’un serial killer est certainement le film qui manquait à votre vie.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="A Fantastic Fear Of Everything Official US Release Trailer #1 (2014) - Simon Pegg Comedy Movie HD" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/R9_H34YiKH0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Housebound (2014) Nouvelle Zélande</h2>



<p><strong><em>Housebound</em></strong>&nbsp;est une comédie d’épouvante Néo Zélandaise qui joue avec les notions de <em><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-famille-cinema-de-genre/">family horror</a></em>. Une jeune femme au passé criminel est assignée à résidence… chez sa mère, qu’elle ne supporte pas. Quoi de plus horrible me direz vous ? Et bien d’après sa mère, la maison est hantée !</p>



<p>Le film bascule très facilement du film d’horreur à la comédie loufoque, et il est porté par une des meilleures final girls des derniers temps.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Housebound Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/ji8Tsuj3u0c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">What we do in the shadows (2014) Nouvelle Zélande</h2>



<p>Plus un <strong>mockumentaire</strong> que film d&rsquo;horreur, il explore la vie de vampires en collocation à Wellington, capitale très ensoleillée de la Nouvelle Zélande. <strong><em>What we do in the shadows</em></strong> est pour moi LA MEILLEUR COMEDIE HORRIFIQUE DU MONDE ENTIER. </p>



<p>On y retrouve l’humour décalé de Jemaine Clement (<strong><em>Flight of the Conchords, Gentlemen Broncos, Eagle vs Shark</em></strong>) et Taika waititi (<strong><em>Thor Ragnarock, Hunt for the Wilder people</em></strong>).&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="What We Do in the Shadows - Official Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/IAZEWtyhpes?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deathgasm (2015) Nouvelle Zélande</h2>



<p><strong><em>Deathgasm </em></strong>est une comédie d&rsquo;horreur métal réalisée par Jason Lei, à qui on doit aussi <strong><em>Guns Akimbo</em></strong>. Deux jeunes métalleux doivent lutter contre les forces du mal après avoir volé une partition satanique, qui quand elle est jouée provoque l’apocalypse. </p>



<p>C’est fun et léger est beaucoup plus respectueux que la comédie ratée de Julien Doré sur le métal.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Deathgasm - Official Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/qz3kt1gh0OE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Cooties (2015) USA</h2>



<p>Dans la comédie horrifique <strong><em>Cooties</em></strong> <strong>Elijah Wood</strong> et <strong>Rain Wilson</strong> (<strong><em>The Office</em></strong>) vont devoir faire équipe après s’être fait attaquer par des enfants….zombies. Un virus contenu dans des nuggets de cantine ont transformé en zombies les enfants qui n’ont pas encore fait leur puberté. </p>



<p>C’est fun quand on aime voir des enfants se faire défoncer à coup de plateaux de cantine par leur prof de sport.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Cooties Official Trailer #1 (2015) - Elijah Wood, Rainn Wilson Movie HD" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/G_he1HiLy0A?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Satanic panic (2019) USA</h2>



<p><strong><em>Satanic Panic</em></strong>&nbsp;est une comédie d’action légère. Dans ce film une livreuse de pizza payée au salaire minimum est capturée par une secte qui veut se servir de sa virginité pour invoquer <strong>Baphomet</strong>.&nbsp;</p>



<p>Cette comédie horrifique touche du doigt comment les riches utilisent les classes pauvres pour rester riches, tout en restant léger.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Satanic Panic - OFFICIAL TRAILER" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/mpwVh6c7fFs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Come to daddy (2019) USA</h2>



<p>Dans <strong><em>Come to daddy,</em></strong> <strong>Elijah Wood </strong>campe un DJ vaniteux qui décide de renouer contact avec son père biologique, qu’il n’a pas vu depuis des décennies. La rencontre avec le vielle homme antipathique ne se passe pas comme prévu et on est embarqué dans une comédie horrifique qui soulève plus de questions qu’elle n’en répond.&nbsp;</p>



<p>Le film part un peu en ventre mou après que le mystère soit exposé, mais le postulat de départ sur la dynamique parent-enfant est intéressante.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Come to Daddy - Official Trailer (2020) Elijah Wood" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/3D05YjZmVSI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Get ducked (2020) UK</h2>



<p>Dans la comédie d&rsquo;horreur britannique <strong><em>Get duked</em></strong>, 3 jeunes de cité sans aucun talent de survie et un nerd, sont envoyés en randonnée dans les Highlands en guise de travaux d’internet généraux. Livrés a eux mêmes, ils sont pourchassés par des mystérieux chasseurs habillés comme la royauté.</p>



<p><strong><em>Get duked </em></strong>est un joli commentaire social illustrant comment la classe ouvrière est sacrifiée par la monarchie.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Get Duked! – Official Redband Trailer | Prime Video" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/si5C-3F9Pw4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bad hair (2020) USA</h2>



<p>Dans les années 80 une jeune femme noire qui travaille dans l’ombre des plateaux télé finit par céder aux injonctions de beauté des blancs et se fait poser des extensions de cheveux lissés. Elle va rapidement découvrir le prix à payer pour son succès.</p>



<p>La comédie horrifique <strong><em>Bad hair</em></strong> s’en prend aux injonctions esthétiques qui pèsent sur les cheveux crépus, dénonce le racisme systémique et la <a href="https://bonchicbongenre.fr/lenfer-du-travail-dystopie-en-entreprise-dans-les-films-et-series/">mise en compétition des femmes dans les années 80</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bad Hair - Trailer (Official) | Hulu" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/DmrTRblGeKw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">All my friends hate me (2021) UK</h2>



<p>Pete est invité à fêter son anniversaire, avec ses amis de la fac, dans le château de son meilleur ami. Les événements qui vont s’enchaîner sur le weekend vont le mettre sur la défensive. Est il paranoïaque ou est-ce que ses amis ne l’aiment pas ?</p>



<p><strong><em>All My Friends Hate Me</em></strong>&nbsp;est une comédie typiquement britannique qui parle d’angoisses sociales. Le film joue sur l’horreur psychologique de l’anxiété avec humour.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="All My Friends Hate Me - Official Trailer (2022) Tom Stourton, Georgina Campbell" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/qcLusCip1Gs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Bodies bodies bodies (2022) USA</h2>



<p><strong><em>Bodies Bodies Bodies</em></strong>&nbsp;est un slasher américain qui voit une bande d’amis riches et désabusés se réunir pour faire la teuf dans un manoir un weekend de tempête. Entre les rivalités, la drogue et un jeu de loup garou qui tourne mal, le weekend va virer au cauchemar.&nbsp;</p>



<p>Cette comédie horrifique reprend les codes du slasher classique avec un twist pour illustrer le narcissisme de la Gen Z.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bodies Bodies Bodies | Official Trailer 2 HD | A24" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/cTzGKsZjBOY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Let the wrong one in (2022) Ireland</h2>



<p><strong><em>Let the Wrong One In</em></strong> est une comédie d&rsquo;horreur indépendante Irlandaise. Malgré son petit budget ce film parodique de vampire est très sympa. Les effets visuels sont réussis et <strong>Anthony Stewart Head</strong> (Gilles dans <strong><em>Buffy</em></strong>) prend son rôle de chasseur de vampires très au sérieux. </p>



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<iframe title="Let the Wrong One In - Official Movie Trailer (2022)" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/_XFO2Wk9DxY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Deadstream (2023) USA</h2>



<p>Un <strong>Youtubeur</strong> qui s’est fait cancel décide de passer une nuit dans le manoir le plus hanté des usa pour relancer sa chaîne. Cette comédie d&rsquo;horreur est astucieuse dans la mise en scène car on ne voit que ce qui se passerait lors d&rsquo;un vrai stream, par la face-cam du streamer et les cameras disséminées dans la maison. L’atmosphère est très immersive du coup et comme le personnage est détestable on se délecte de ce qui lui arrive.  </p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Deadstream - Official Trailer (2022) Joseph Winter, Melanie Stone, Jason K. Wixom" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/lsl4UF-o76Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Sorry about the demon (2023) USA</h2>



<p><strong><em>Sorry About the Demon </em></strong><em>est </em>une comédie horrifique à petit budget produite par <strong>Shudder</strong>. Le film nous raconte l’histoire d’un jeune homme nouvellement célibataire, qui se voit louer un manoir par une « gentille famille ». Évidemment le manoir est hantée et il doit apprendre a vivre en collocation avec les démons.&nbsp;</p>



<p>L’humour en décalage avec l’horreur en fait une comédie légère avec quand mes des effets visuels de qualité.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Sorry About the Demon - Official Trailer [HD] | A Shudder Original" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/T0TwQ1QHAZ0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Totally killer (2023) USA</h2>



<p>Une jeune fille de 16 ans voyage dans le temps jusqu&rsquo;en 1987, où elle fait équipe avec sa mère jeune, pour attraper le tueur «sweet 16» qui avait tué des jeunes filles de la génération précédente.&nbsp;</p>



<p><strong><em>Totally Killer</em></strong> est un slasher très fun qui revient sur les aspects problématiques des teenage movies (comédies pour les ados) des années 80.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Totally Killer - Official Red Band Trailer | Prime Video" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/vNm3VPPKEQI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">The blackening (2023) USA</h2>



<p>The Blackening&nbsp;est une <a href="https://bonchicbongenre.fr/la-comedie-comme-outil-satirique/">comédie satirique</a> inspiré des slashers classiques. Le film, qui se déroule le 16&nbsp;juin, date de la libération des esclaves afro américains, nous présente un groupe d&rsquo;amis noirs ciblés par un tueur masqué alors qu&rsquo;ils séjournaient dans une cabane dans les bois.</p>



<p>La baseline du film est tout aussi ironique «<em>We can’t all die first</em>» faisant un pied de nez au trope du personnage noir qui meurt en premier dans les films d’horreur.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Blackening (2023) Official Trailer - Grace Byers, Jermaine Fowler, Melvin Gregg, X Mayo" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/moiRCJR4ToY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/les-meilleures-comedies-horrifiques/">[Zoom] Les meilleures comédies d&rsquo;horreur</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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		<title>[Critique] Vincent doit mourir</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/vincent-doit-mourir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 09:02:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vincent semble mener une vie ordinaire mais tout bascule quand un jour il se fait agresser par un stagiaire au bureau. Sans raison apparente les gens l&#8217;attaquent et essaient de le tuer. Obligé de fuir quand le phénomène s&#8217;amplifie, il doit changer totalement de mode de vie.  Dans le cadre du festival Absurde séance à &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background">Vincent semble mener une vie ordinaire mais tout bascule quand un jour il se fait agresser par un stagiaire au bureau. Sans raison apparente les gens l&rsquo;attaquent et essaient de le tuer. Obligé de fuir quand le phénomène s&rsquo;amplifie, il doit changer totalement de mode de vie. </p>



<p>Dans le cadre du festival <em><a href="https://nantes.katorza.fr/evenements#absurde">Absurde séance</a></em> à Nantes, organisé au cinema le Katorza, nous avons eu l’occasion de découvrir en avant première un nouveau <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-17-sous-genres-du-cinema-de-genre/" data-type="post" data-id="85">film de genre</a></strong> Français : <strong><em>Vincent doit mourir</em></strong>. Première réalisation de Stéphan Castang sur un scénario&nbsp;de&nbsp;Mathieu Naert.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong><em>AVIS DE JEANNE</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une inspiration puisée dans les films de genre</strong></h2>



<p>L’ambiance de <strong><em>Vincent doit mourir</em></strong>, très <strong>inspiré du film de zombies</strong> nous plonge dans une <strong>ambiance apocalyptique</strong> qui n&rsquo;est pas sans rappeler la récente pandémie. On retrouve beaucoup de références au <strong>film de zombie</strong>. Notamment avec une super scène de supermarché (qui fait un clin d&rsquo;oeil à la figure de zombie comme une <strong>allégorie du capitalisme</strong>, comme dans <strong><em>Dawn of the dead </em></strong>et<strong><em> Black friday</em></strong>). Et une scène d’embouteillage de voitures sur une 2&#215;2 voies, gros classique du scénario de film ou jeu de zombie (<strong><em>The walking dead, The last of us, World war Z</em></strong>, <strong><em>Zombie highway</em></strong>, &#8230;)&nbsp;</p>



<p>Le film comporte beaucoup de références au cinema de Carpenter. On pense particulièrement à <strong><em>L&rsquo;antre de la folie</em></strong> avec les accès de violences de masse, et quand John Trent se fait attaquer dans un restaurant. Le réalisateur expliquait d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il avait en tête la scène de bagarre nulle dans<strong><em> Invasion Los Angeles </em></strong>pour la scène ou Vincent se bat dans la « boue ». La bande son du film est aussi ponctuée de petites notes de synthé comme dans <strong><em>The thing</em></strong> (<a href="http://youtube.com/watch?v=7vUDYNha7ic"><em>dum dum</em></a>).</p>



<p>Quand Vincent quitte la ville, les plans de voiture son filmé par au-dessus comme dans <strong><em>The shining</em></strong>, évoquant l&rsquo;isolement et l’horreur qu’il va subir tout comme la famille Torence.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="428" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-1024x428.png" alt="" class="wp-image-21349" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-1024x428.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-300x125.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-768x321.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-1536x642.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-143x60.png 143w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-1320x552.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42.png 1688w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un commentaire social intéressant&nbsp;</strong></h2>



<p>Le personnage principal de <strong><em>Vincent doit mourir</em></strong> est graphiste, célibataire, un peu con sur les bords, bref sa vie ne semble pas exceptionnelle. Au début du film Vincent est beaucoup filmé en gros plan, le cadre très resserré sur sa tête exprime l’isolement du personnage. A partir du moment où il se fait attaquer par ses collègues il se passe plusieurs choses dans le fond et dans la forme du récit, qui révèlent un commentaire social intéressant.&nbsp;</p>



<p>Vincent se fait culpabiliser par son psy, qui lui dit que c&rsquo;est de sa faute si on l’attaque. A cause de sa posture de «&nbsp;victime&nbsp;» il demanderait à se faire agresser. On ne peut pas s’empêcher de faire un parallèle avec les agressions que subissent les femmes et comment elles sont culpabilisées ensuite (porter une jupe, sortir seule, boire, être trop sympa, ….). Dans le discours du film on voit bien que ce n’est pas normal que Vincent se fasse agresser alors qu’il ne l’a pas demandé. Et bien pour les femmes c’est pareil, cela ne devrait pas être normalisé.</p>



<p>Suite aux agressions commises à son encontre au bureau, Vincent se fait évincer de son travail. C’est plus simple de l’écarter lui parce qu&rsquo;il gêne. Il est peu à peu isolé de ses proches et suite aux agressions quotidiennes qu&rsquo;il subit, il doit fuir la vie capitaliste (plus de ville, plus de travail, plus de téléphone, plus de supermarchés,…). Il finit en quelque sorte déclassé socialement, c&rsquo;est le propos qu&rsquo;a voulu souligner le réalisateur.</p>



<p>Il se met à faire plus attention aux gens qui l’entourent, mais sans oser les regarder dans les yeux pour ne pas provoquer l&rsquo;agression. C’est à ce moment là qu’il rencontre un homme qui à tout l’air d’un SDF selon les codes sociaux : il a une attitude voutée, il est sale, il vient taxer un sandwich, il a un chien. On apprend en fait que cet homme était prof à la fac il y a un an et que comme Vincent il a été subitement victimes de violences qui l’ont obligé à quitter sa vie. Le film fait un lien entre la trajectoire de Vincent qui est déclassé socialement, et ce professeur devenu clochard en un an seulement.&nbsp;</p>



<p>Ce personnage paranoïaque encourage Vincent à communiquer, via un site internet de naturopathes complotistes chasseurs cueilleurs. Sans exprimer de jugement, le film fait écho à des dérives sectaires et à la hausse du complotisme, amplifiées depuis la crise Covid.&nbsp;</p>



<p>La quête initiatique du personnage s’exprime par le cadrage également. Au fur et à mesure du film le cadre s’éloigne de la tête de Vincent pour nous montrer son buste, puis son corps entier (quand il se bat notamment). Et à la fin du film il est filmé comme s&rsquo;il existait pleinement dans son environnement, accompagné d&rsquo;autres corps.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-1024x429.png" alt="" class="wp-image-21350" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-1024x429.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-300x126.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-768x322.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-1536x643.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-143x60.png 143w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-1320x553.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04.png 1690w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un peu d’amour</strong></h2>



<p>Vincent, célibataire au début du film, cherche des femmes de sa catégorie socioprofessionnelle&nbsp; (ingénieure, cheffe de projet). Finalement dans son exil il rencontre une serveuse qui doit de l&rsquo;argent à son dealer. On pourrait reprocher au scénario d&rsquo;utiliser le cliché daté de la jeune fille en détresse, et qu&rsquo;après son agression elle gratifie l&rsquo;homme qui l&rsquo;a sauvée avec du sexe (ce qui n’est pas du tout réaliste). Mais la scène de sexe où elle est menottée n’a rien de vulgaire ou de sexiste, donc bon point.&nbsp;</p>



<p>Le film nous présente des personnages imparfaits, touchants, crus, et finalement beaux. C’est intéressant d&rsquo;ailleurs le travail des corps, qui, loin de clichés américains ne sont pas optimisés pour le combat. Ce sont des gros, des vieux, des femmes, des enfants qui se battent, et la violence semble du coup plus proche du réel, plus crue, ce qui rend l’action plus prenante.&nbsp;</p>



<p><strong><em>Vincent doit mourir </em></strong>est aussi un film plein d’humour. Un humour de situation qui ne dérive jamais dans le potache, le beauf ou le sexisme. Beaucoup de scènes font rire de par leur décalage avec la situation sans que jamais le réalisateur appuie les moments comiques. J’ai beaucoup apprécié qu’il ne prenne pas son public de haut, et beaucoup de gens dans la salle ont ri, preuve que cela fonctionne.&nbsp;</p>



<p>Mention spéciale à Sultan le chien qui à reçu le <em>prix de l&rsquo;incroyable performance canin</em>e par le jury de la Palm Dog 2023, et à son dresseur (ou à sa dresseuse). Et bravo au montage de Méloé Poilevé qui à fait de Sultan un personnage du film à part entière.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="428" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-1024x428.png" alt="" class="wp-image-21351" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-1024x428.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-300x125.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-768x321.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-1536x642.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-144x60.png 144w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-1320x551.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21.png 1676w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><em>Vincent dit mourir </em></strong>a reçu les prix suivants : </p>



<p>Prix du Meilleur long métrage français au Champs-Élysées Film Festival 2023.<br>Méliès d&rsquo;argent du Meilleur long métrage européen au Festival international du film fantastique de Neuchâtel 2023.<br>Mention spéciale du jury du Fantasia Film Festival 2023.<br>L’Octopus d’or au Festival européen du film fantastique de Strasbourg 2023.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="VINCENT DOIT MOURIR de Stéphan Castang (teaser) - le 15 novembre au cinéma" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/LpxkQ01JbJE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><strong><em>AVIS DE JESSICA</em></strong></p>



<p>On peut dire que le <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-le-cinema-de-genre-francais/" data-type="post" data-id="295">cinéma de genre français</a></strong> regorge de propositions riches ces 3 dernières années. <strong><em>Titane, Méandre, Deep House</em></strong>, et plus récemment <strong><em>Acide, Le règne animal</em></strong> ou <strong><em>Le Vouldarak</em></strong>, il y en a pour tous les goûts. Preuve que les choses bougent un peu?</p>



<p>C&rsquo;est dans cette veine que s&rsquo;inscrit <strong><em>Vincent doit mourir</em></strong>, 1er long métrage de Stéphan Castang qui s&rsquo;est fait remarquer lors de sa projection à Cannes.<br>Habile mélange de comédie sociale, film de zombie, thriller paranoïaque, le film parvient à naviguer de manière fluide entre tous ces genres.<br><strong><em>Vincent doit mourir</em></strong> aborde deux thématiques principales:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le déclassement social fulgurant qui fait écho à la rapidité avec laquelle l&rsquo;ultra capitalisme peut plonger les individus dans les plus profondes difficultés,</li>



<li>Les rapports sociaux de plus en plus tendus faisant référence à la radicalité des idées de part et d&rsquo;autres qui compliquent de plus en plus la fameuse notion du « vivre ensemble ».</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-21401" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Le film a l&rsquo;intelligence de garder le mystère autour de cette « épidémie » qui poussent des individus au hasard a en agresser d&rsquo;autres. Comme une rage qui sort subitement et qui a besoin de s&rsquo;exprimer.<br>Les règles ne sont d&rsquo;ailleurs pas plus claires, on ne sait pas vraiment ce qui déclenche cette agressivité, ce qui empêche le public d&rsquo;anticiper les situations.<br>On retrouve un ressort semblable à <strong><em>It Follows</em></strong>, avec une difficulté à identifier d&rsquo;où va venir le Mal, qui oblige à s&rsquo;isoler. Pourtant contrairement à <strong><em>It Follows</em></strong>, <strong><em>Vincent doit mourir</em></strong> peine à créer une tension. La mise en scène ne permet pas de susciter un suspens, une angoisse. Pourtant on note bien la peur sur le visage de Vincent, interprété brillamment comme d&rsquo;habitude par Karim Leklou. Et le film est centré sur sur ce personnage qui tente de gérer une détresse inédite qui le rend profondément seul, physiquement et psychiquement. Pourtant, aucune scène d&rsquo;action ne retranscrit ce cauchemar éveillé.</p>



<p>Le seul personnage féminin porté par la merveilleuse Vimala Pons n&rsquo;existe qu&rsquo;à travers Vincent et leur romance, sans grande épaisseur. Mais l&rsquo;interprétation de Pons est tellement savoureuse qu&rsquo;elle donne du relief à ce personnage qui n&rsquo;est là que pour apporter une note d&rsquo;espoir et de douceur&#8230;caractéristique classique et cliché d&rsquo;un personnage féminin.</p>



<p><strong><em>Vincent doit mourir </em></strong>est un film de genre atypique dans le paysage français. C&rsquo;est un vrai plaisir de sentir la passion dans laquelle Stéphan Castang a plongé dans cette histoire qui montre pourquoi le complotisme peut vite s&rsquo;imposer comme solution. La difficulté du quotidien est réelle, l&rsquo;absurdité de notre monde aussi, alors la solution de facilité est de basculer dans ce qui parait le plus accessible: la violence quelle qu&rsquo;elle soit.</p>
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		<title>[Critique] Polite society : les femmes savent faire des films d&#8217;action</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Sep 2023 08:46:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Polite society est un film d&#8217;action féministe. Ria Khan est une adolescente anglaise d’origine pakistanaise qui aspire à devenir cascadeuse. Elle pense qu’elle doit sauver sa soeur ainée, Lena, d’un mariage arrangé. Avec ses amies elle va tout faire pour empêcher le mariage au nom de l&#8217;indépendance féminine et de la sororité. Un film d&#8217;action &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background">Polite society est un film d&rsquo;action féministe. <em>Ria Khan est une adolescente anglaise d’origine pakistanaise qui aspire à devenir cascadeuse. Elle pense qu’elle doit sauver sa soeur ainée, Lena, d’un mariage arrangé. Avec ses amies elle va tout faire pour empêcher le mariage au nom de l&rsquo;indépendance féminine et de la sororité.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-21283" style="width:610px;height:343px" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault-1024x576.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault-300x169.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault-768x432.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault-107x60.jpeg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/maxresdefault.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Un film d&rsquo;action féministe et différent qui a peiné à voir le jour</h2>



<p><strong><em>Polite society</em></strong>&nbsp;est une comédie d’action sortie en 2023 et réalisé par Nida Mansoor qu’on connait pour <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/we-are-lady-parts-une-sitcom-pour-visibiliser-les-femmes-musulmanes/" data-type="post" data-id="20616">We are lady parts</a>,</em></strong> série qu’elle a réalisé après avoir fait ses armes sur deux épisodes de <strong><em>Dr Who</em> </strong>pour la BBC.&nbsp;</p>



<p>La direction artistique du film est assuré par Ashley Connor qui a elle même collaboré à<em> <strong>Knives out</strong></em>, la série <strong><em>Broad City</em></strong> et a reçu un <em>Independent Spirit Award</em> de la meilleure photographie pour le thriller psychologique <strong><em>Tàr</em></strong>.</p>



<p>Nida Mansoor explique dans des interviews que le script de <strong><em>Polite Society</em></strong> a maturé pendant 10 ans et que son projet a essuyé beaucoup de refus avant de trouver enfin un financement. Certains producteurs voulaient changer la famille pakistanaise pour une famille blanche, ou enlever l’action pour en faire une comédie romantique.&nbsp;</p>



<p>En bref ils voulaient «normaliser» le script du film pour le faire rentrer dans une case blanche et dans un seul genre, le privant ainsi de son originalité et de sa richesse.&nbsp;</p>



<p>Et c’est bien heureux que Nida ait pu faire le film qu’elle voulait car ce film est la preuve qu’une femme peut faire un film d’action avec du fun et du sens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment réussir l’exposition des personnages</h2>



<p>En 5 minutes l’exposition des personnages est brillamment pliée grâce aux plans, à la musique et aux symboliques.&nbsp;</p>



<p>L’introduction de Ria se fait tout en références : musique asiatique avec des cuivres, bruits d’entrainement d’arts martiaux, symétrie de plans, tout cela évoque les films de Tarentino et donc tout le folklore cinématographique qui va avec. Cela nous invite dans l’univers de Ria, ado cascadeuse badass et fan de cinéma.&nbsp; &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-1024x575.png" alt="" class="wp-image-21284" style="width:604px;height:339px" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-1024x575.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-300x168.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-768x431.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-107x60.png 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49-1320x741.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.24.49.png 1390w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Lena quant à elle, est introduite avec des ressorts plus comiques et des plans saccadés évoquant les films d&rsquo;Edgar Wright, nous plongeant dans un univers à l’humour totalement British et anti establishment. Lena poignarde sa toile avec son pinceau en jurant 6 ou 7 fois ce qui nous indique sa frustration d’artiste, puis on la retrouve mascara coulant et clope au bec dans la rue, vêtue de son plus beau joggo elle dévore un poulet entier assise par terre.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="578" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-1024x578.png" alt="" class="wp-image-21285" style="width:602px;height:340px" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-1024x578.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-300x169.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-768x433.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-106x60.png 106w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30-1320x745.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.25.30.png 1382w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Cette intro illustre en même temps les deux grands genres du film, à savoir l’action et la comédie en introduisant des <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-la-representation-de-la-femme-forte/" data-type="post" data-id="3477">personnages féminins</a></strong> non relayés aux clichés de la féminité.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une comédie d&rsquo;action et un film de genres haut en couleurs</h2>



<p>Nida Mansoor et Ashley Connor nous offrent un film qui à son propre dynamisme et ses propres codes dans la mise en scène. En plus de quelques références cinématographiques citées ci-dessous.</p>



<p>Le basculement de genre permet d’illustrer ce que ressent Ria. Horreur quand elle a peur, heist movie quand elle s’infiltre, film de KungFu quand elle se dispute avec un antagoniste, etc. <strong><em>Polite society</em> </strong>est réellement un film qui compose avec tous les genres. La bande son contribue à nous faire comprendre les motifs cinématographiques. On pourrait citer en références <strong><em>Scott Pilgrim, Kill Bill </em>et <em>Everything everywhere all at once.</em>&nbsp;</strong></p>



<p>Beaucoup des ressorts comiques sont utilisés pour présenter les personnages de Ria et Lena en juxtaposition avec les codes de féminité imposés par la bonne société. Cette ironie dans la mise en scène exulte la comédie satirique britannique à la <strong><em>Shawn of the dead</em></strong>.&nbsp;</p>



<p>Les motifs du film d’horreur et du thriller social sont aussi utilisés pour mettre en exergue les angoisses féministes de Ria : le mariage, la domestication, la grossesse, et l’épilation sont vus à travers le prisme horrifique. <strong><em>Polite Society </em></strong>fait de gros clins d’oeil aux <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/" data-type="post" data-id="20774">Stepford wives</a></em></strong>, à <strong><em>Rosemary’s baby,</em> </strong>et à<strong> <em>Get out.</em>&nbsp;</strong></p>



<p>Les scènes d’action sont inspirées du cinema Hongkongais et des films de Kung fu chers à la réalisatrice d’origine Pakistanaise. On pourrait citer <strong><em>Tigre et dragons</em></strong> et <strong><em>Matrix</em></strong>. Les combats sont techniquement très bien chorégraphiés. L’actrice qui joue Ria s’est entrainée durement pour faire ses propres cascades dans le film.&nbsp;</p>



<p>La scène de danse du<em> big fat Indian wedding</em> est magnifique, et les décors et costumes inspirés des films Bollywood. La danse que Ria adresse au futur marié est hyper agressive et badass, illustrant dans cette rupture sa détermination féministe.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-1024x429.png" alt="" class="wp-image-21286" style="width:666px;height:279px" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-1024x429.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-300x126.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-768x322.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-1536x644.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-143x60.png 143w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36-1320x553.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-17-a-10.31.36.png 1914w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Un certain public a trouvé que la ligne entre la réalité et le fantasme n’était pas claire. Mais on est en 2023, a-t-on vraiment besoin que le film qu’on regarde nous explique ce qu’on regarde ? En effet <em><strong>Polite Society</strong> </em>joue des codes de cinéma et brise la ligne entre réalité et fiction mais cela permet de faire des métaphores intéressantes et de proposer un autre genre de récit.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les motifs de la sorrorité et du féminisme</h2>



<p>En plus d’être très intéressant visuellement,<em> <strong>Polite Society</strong></em> aborde des problématiques de fond sur la condition féminine.&nbsp;</p>



<p>Et cela non sans humour. Dans une scène très courte et très drôle, le film dénonce que même les vernis à ongles sont sexualisés : «est-ce <em>Friponne sexy</em> ? Non c’est <em>Orgazmatron</em>&nbsp;».</p>



<p>C’est aussi très drôle de voir le père de famille qui ne comprend pas trop ce qui se passe dans la tête de ses filles et que, malgré tout il les soutient. L’écriture de ce personnage brise ainsi le cliché du patriarche dominant et tyrannique souvent représenté dans les familles asiatiques.</p>



<p>Le film illustre une vision idéale de la sororité. Lena soutient le rêve de sa sœur de devenir cascadeuse, assiste à ses entrainements et l’encourage. Ria soutien sa sœur dans sa dépression post école d’art et l’encourage à persévérer pour devenir une artiste.&nbsp;</p>



<p>Au delà des liens fraternels, les liens d’amitié illustrés par les copines de Ria sont aussi montrés comme un système de soutien et d’épanouissement. Ses copines l’aident dans son plan pour sauver Lena, et les antagonistes deviennent alliées.</p>



<p>Ria la jeune cascadeuse incarne l’antithèse d’une féminité codifiée par la société. Elle est en total contrôle de son corps, déterminée mentalement et forte physiquement. Pour sauver sa soeur elle va même devenir agressive, en puisant dans sa force intérieure de jeune fille pas encore brisée par le patriarcat.</p>



<p>Ria incarne aussi un individualisme sain en refusant le conformisme de son entourage qui pousse les femmes à s’enfermer dans un rôle traditionnel d’épouse et de mère. Elle ne veut pas que sa sœur arrête de se définir comme une artiste pour se définir à travers un homme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le déterminisme et la pression de la «bonne société»</h2>



<p>Comme Nida Mansoor a réussi à faire en sorte que <em><strong>Polite Society</strong> </em>ne soit pas white washé pour plaire à une audience blanche, le film aborde de thèmes culturels propres à l’héritage sud asiatique et pakistanais. Derrière les très belles scènes du film se cachent un commentaire social fort.&nbsp;</p>



<p><em><strong>Polite Society</strong> </em>aborde la problématique du mariage arrangé et les pressions exercées dans certaines familles pour perpétuer la tradition. Ria, une jeune femme pakistanaise immigrée de seconde génération se voit offrir d’autres options de vie que celles imposées a leurs mères. Et peut donc choisir de s’extraire des carcans de domestication. C’est ce postulat et ce qu’on sait du personnage de Lena qui fait naitre le doute dans sa tête et donc l’intrigue du film.&nbsp;</p>



<p>Le personnage de Lena quant à lui embrasse pleinement la tradition à un moment pivot du récit. Le film nous montre ce qu&rsquo; implique le mariage arrangé, la jeune épouse peut quitter sa famille et appartenir désormais à la famille de l’homme. Cela est subtilement abordé dans la scène où Lena dit qu’elle part avec son mari à Singapour qu’elles ne se reverront pas.</p>



<p>Le scénario se moque un peu aussi des fils à maman qui sont groomés dans cette tradition. Maman choisit leur future épouse, celle qui incarnera le mieux la réussite de la famille. Perpétuant ainsi les clichés de la bonne société riche, bien sous tout rapport. Incarnant finalement un certain élitisme. Je ne spoilerai pas l’intrigue dans cet article mais le dénouement est hyper comique et symbolique par rapport au statut des mères.</p>



<p>Ria et Lena sont mal vues par les amies de leur mère qui évoluent dans la bonne société car Ria n’est pas assez féminine, et Lena a arrêté ses études. Ce groupe de femmes est également condescendant envers la mère car elle est moins traditionnelle. Elle priorise le bonheur et la liberté de ses filles par rapport aux dictats de la tradition bourgeoise. No spoil mais Nida dénonce aussi le fait que les riches voient plus les autres comme du bétail que comme des égaux.<br><em><strong>Polite Society</strong> </em>fait aussi un clin d’œil au cliché du médecin asiatique. Ria veut faire un stage de cascadeuse, mais on la force a faire stage avec un docteur. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="483" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-1024x483.png" alt="" class="wp-image-21287" style="width:624px;height:294px" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-1024x483.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-300x141.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-768x362.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-1536x724.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-127x60.png 127w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19-1320x622.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/09/Capture-decran-2023-09-10-a-14.07.19.png 1896w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:24px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Un film à enjeux qui devrait en inspirer d&rsquo;autres <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f91e.png" alt="🤞" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></h2>



<p>Pour moi <em><strong>Polite Society</strong> </em>est une réussite. Le film mérite qu’on parle plus de lui car l’industrie ne laisse pas souvent des femmes diriger des films d’action. C’était un pari risqué qui pour moi est réussi, et prouve encore une fois que les femmes ne doivent pas être cantonnées à la réalisation de drames ou de comédies.</p>



<p>On espère voir plus de films comme ça au cinéma au lieu de blockbusters mascu formatés qui coutent des millions.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Polite Society - Official Trailer - In Theaters April 28" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/TRFM7HQmkH0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>[Analyse] Le trope de la &#8216;Stepford wife&#8217; &#8211; Les femmes de Stepford</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 13:36:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse des représentations]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous avez surement déjà entendu parlé de «stepford wife» même sans avoir lu le livre ou vu le film. C’est parce que l’objet du roman Les femmes de Stepford est tellement fort qu’il est rentré dans la pop culture. Quand on pense «Stepford wife» on pense femme au foyer des années 50. Mais la problématique &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/">[Analyse] Le trope de la &lsquo;Stepford wife&rsquo; &#8211; Les femmes de Stepford</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background">Vous avez surement déjà entendu parlé de «stepford wife» même sans avoir lu le livre ou vu le film. C’est parce que l’objet du roman <strong><em>Les femmes de Stepford</em></strong> est tellement fort qu’il est rentré dans la pop culture. Quand on pense «Stepford wife» on pense femme au foyer des années 50. Mais la problématique va beaucoup plus loin en réalité qu’une femme en robe fleurie qui fait des gâteaux.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’oeuvre originelle : The Stepford wives / Les femmes de Stepford&nbsp;</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading">Le livre d’Ira Levin sorti en 1972</h3>



<p><strong>Le livre écrit par Ira Levin </strong>(à qui on doit aussi <strong><em>Rosemary’s baby</em></strong>)<strong> illustre la paranoïa masculine envers le féminisme des années 60</strong> et <strong>le ressentiment des hommes envers les femmes qui s’émancipent</strong>. Dans les <strong><em>Stepford wives</em></strong>, ces hommes nostalgiques d’une vie « plus simple »avec des épouses domestiquées remplacent leurs femmes par des robots sosies plus obéissants. Dénuées de pensée critique, elles dévouent leurs vies aux désirs de leurs maris.</p>



<p>L&rsquo;acte de créer un corps féminin fait penser au <strong>mythe de Pygmalion</strong>, le sculpteur qui cisèle une statue de femme si belle qu&rsquo;il en tombe amoureux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le film de Bryan Forbes sorti en 1975</h3>



<p>Dans le film un mari pousse sa femme à quitter New York pour déménager la famille dans une petite ville des <em>suburbs</em>. Ce mari a été séduit par la promesse que sa carrière va bénéficier d’un boost et l’illusion que cette vie est plus heureuse pour la famille. <strong>Envieux des femmes </strong>« parfaites »<strong> de ses nouveaux voisins, il finit par trahir sa femme et complote avec les autres hommes de la ville dans le but de la remplacer par un robot</strong>. Pendant tout le film on assiste au gaslighting qu’elle subit pendant qu’elle se rend compte petit à petit du secret que cache la ville.</p>



<p>En plus d’être un film féministe ce petit bijou est aussi une <strong>critique anticapitaliste</strong>. Les <strong><em>Stepford wives</em></strong> ne parlent que de produits ménagers comme dans des publicités, et elles vivent leur meilleure vie au supermarché, qui est rempli de jolis rayons colorés et abondants. La production du film a d&rsquo;ailleurs été confiée à un anglais (Bryan Forbes) pour pouvoir critiquer le concept du « rêve américain » ce qui n&rsquo;aurait pas été possible par un studio US.&nbsp;</p>


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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le trope de la Stepford wife s’articule autour de plusieurs éléments</strong></h2>



<p>On retrouve 4 notions essentielles dans le concept de <em>stepfordisation</em> :&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Domestication de la femme :&nbsp;</h3>



<p>La figure de parfaite housewife, épouse préoccupée avant tout par des soucis domestiques et son apparence, qui se conforme aux normes de genre dans le but de satisfaire son mari.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pygmalion &amp; Robot sexy  :</h3>



<p>Le corps féminin créé de toute pièce par un homme artiste ou savant et le corps féminin remplacé par une machine sexuelle, dans les deux cas l&rsquo;homme exerce un contrôle sur le corps.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Dans la figure de parfaite housewife et du robot sexuel se croisent la notion que la femme doit faire plaisir à l’homme en étant facile, sexy et assumer les corvées domestiques. </strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Suburbia Life :</h3>



<p>Notion de succès social et financier traduit par une vie en communauté avec des jolies maisons, des jolis jardins, etc. Dans cet environnement c’est le patriarche qui domine car il est le principal pourvoyeur financier.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Assimilation / Body snatcher :&nbsp;</h3>



<p>Remplacement ou contrôle du soi par l’utilisation de l’enveloppe corporelle, par un groupe d&rsquo;individus à des fins de conformité sociale.<strong>&nbsp;</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Dans les concepts de suburbia et de body snatcher&nbsp; on retrouve la notion de pression sociale : des règles comportementales, avec beaucoup de pression de groupe.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="578" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48-1024x578.png" alt="" class="wp-image-20779" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48-1024x578.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48-300x169.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48-768x434.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48-106x60.png 106w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.47.48.png 1190w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Plongeons maintenant dans les déclinaisons du complexe de la Stepford wife.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Suites et reboots</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading">Revenge of the Stepford Wives &#8211; 1980&nbsp;</h3>



<p>Le téléfilm ne présente aucun intérêt par rapport au film original si ce n’est que cette fois pas de robots, <strong>les femmes sont contrôlées avec des pilules</strong> qu’elles prennent 4 fois par jour et <strong>qui les rendent dociles.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">The Stepford children &#8211; 1987</h3>



<p>Dans ce téléfilm, les hommes <em>stepfordisent</em> leurs femmes et <strong>remplacent leurs ados par des robots </strong>pour qu’ils soient plus obéissants. Il fait penser au film <strong><em>Comportements troublants</em></strong> de 1998, où les ados sont également remplacés par des gentils enfants des année 50.</p>



<h3 class="wp-block-heading">The Stepford husbands &#8211; 1996</h3>



<p>Cette fois ce sont les maris qui sont changés par le club des femmes, mais les rôles de genre ne sont pas pour autant inversés. On se demande quel est l&rsquo;intérêt du twist car le patriarcat n&rsquo;est pas remis en question, l’héroïne conforte son mari dans ses attitudes agressives, et ce sont toutes les autres femmes les antagonistes.<strong>&nbsp;</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">The Stepford wives / Et l’homme créa la femme &#8211; 2004</h3>



<p>Cette comédie ratée avec Nicole Kidman est un reboot bercé de féminisme washing des années 2000<strong>, qui ne dénonce pas le patriarcat comme l’oeuvre originale. </strong>Le film dit plus ou moins que les <strong>femmes carriéristes ne sont pas de bonnes mères et ne sont pas assez disponibles pour leurs maris, qui finissent donc par les tromper.</strong> Le <strong>méchant est aussi une</strong> <strong>femme</strong>, qui veut un retour aux valeurs traditionnelles de la famille nucléaire.Dans cette version, l&rsquo;antagoniste et l&rsquo;héroïne ont tort<strong>, </strong>et les personnages masculins sont très passifs. Si vous ne connaissez que cette version des <strong><em>Stepford wives</em></strong> je vous encourage à regarder la version de 1975 !</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="447" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25-1024x447.png" alt="" class="wp-image-20780" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25-1024x447.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25-300x131.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25-768x336.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25-137x60.png 137w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.00.25.png 1190w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Voir la femme comme objet sexuel et ménager</strong></h2>



<p class="has-black-color has-text-color">Inspirés du mythe de <strong>Pygmalion</strong> et de <strong><em>Les femmes de Stepford</em></strong>, il existe plus d’une centaine de <strong>films sur des hommes qui créent des femmes robots</strong>.<strong> </strong>Dont voici une courte liste qui reprend les notions essentielles du trope.</p>



<p>Je ne cite pas dans cette liste les androïdes féminines qui n’ont pas vocation à servir d’épouses ou d’objet sexuel : <strong><em>Metropolis, Alita, Ghost in the shell, Battle Star Galactica, Blade Runner, Akta maniskor, M3gan</em></strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La fiancé de Frankenstein &#8211; 1935</h3>



<p>A la base Elizabeth à été adoptée par la famille Frankenstein pour devenir la femme de Victor Frankenstein. Comme cela se faisait à l’époque, toute sa vie a servie de<strong> préparation à devenir une épouse</strong>. Puis elle se fait tuer et ressusciter en créature pour <strong>servir de compagne au monstre de Frankenstein</strong>. Elle n’est pas une femme robot comme dans <strong><em>The stepford wives</em></strong> mais elle est sacrifiée et son corps est utilisé par et pour un homme.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Weird science &#8211; 1985</h3>



<p>Des incels boutonneux <strong>fabriquent «la femme parfaite» en scannant numériquement des morceaux de femmes découpés dans des magasines pornos </strong>(comme la camera découpe des morceaux du corps féminin pour l’objectifier). Le film normalise l’obsession sexuelle chez les ados et l&rsquo;humour est lourd.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Code Lisa &#8211; 1998</h3>



<p>Qui est la série dérivée de <strong><em>Weird science</em></strong>, Deux ados fabriquent «la femme parfaite» grâce à un ordinateur. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Simone &#8211; 2002</h3>



<p>Un producteur sur le déclin décide de créer une <strong>fausse actrice grâce à la motion capture</strong>, afin de donner un boost à sa propre carrière. Simone n&rsquo;existe pas dans notre réalité mais elle existe bien dans les écrans et le public pense qu&rsquo;elle existe. <strong>Sa voix et ses attitudes sont contrôlées par le producteur.</strong>  </p>



<h3 class="wp-block-heading">Ex machina &#8211; 2014</h3>



<p>Alex Garland expose des problématiques féministes dans ses films, on l’a vu aussi avec son dernier long métrage <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-men-are-trash/" data-type="post" data-id="10175">Men</a></em></strong>. Dans <strong><em>Ex Machina</em></strong> il <strong>critique le patriarcat via le concept de «mâle alpha*»</strong> : puissant&nbsp;économiquement, puissant physiquement, et sexiste. Opposé à son subordonné représenté par un jeune homme moins accompli (beta*).&nbsp;Au delà du discours sur le complexe de dieu, ce qui glace le sang c’est le <strong>traitement de la femme objet : la création de robots esclaves sexuels, </strong>à qui on a donné une conscience et qui donc savent qu&rsquo;elles sont abusées.</p>



<p>Le film nous montre aussi <strong>comment un</strong> <strong>jeune homme peut se laisser séduire par une femme artificielle</strong> :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Elle est belle (son design facial est issu d’une compilation des recherches porno du mec).&nbsp;</li>



<li>Le contexte est propice à créer une dimension intime par le dialogue (il lui parle pendant 7 jours).&nbsp;</li>



<li>Elle se met en position de victime (mettant ainsi le jeune homme en position de sauveur).&nbsp;</li>



<li>Elle change physiquement, passant de robot au corps mécanique avec rouages apparents à une femme de chaire en petite robe d’été (fetish masculin de la petite robe d’été).</li>
</ul>



<p>Ces réflexions sont trop souvent survolées dans les analyses et les interviews, où on parle surtout de la tech et de la photographie du film.&nbsp;</p>



<p><em>*alpha/beta : termes utilisé pour illustrer des concepts mascu. Personnellement je ne crois pas en ces représentations.&nbsp;</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Her &#8211; 2013</h3>



<p><strong><em>Her</em></strong> est un film qui nous interroge sur la<strong> notion d’amour</strong> en faisant tomber son protagoniste amoureux d&rsquo;une assistante vocale. On parle ici d’une <strong>IA vocale</strong> certes évoluée, mais qui reste artificielle et a été<strong> </strong>développée pour satisfaire et aider son acquéreur. </p>



<p>Elle fait penser aussi à l’<strong>IA domotique dans <em>Blade Runner 2049</em></strong> qui est en quelque sorte prisonnière<strong> </strong>de l’appartement. Ce modèle ayant besoin qu’on lui installe un programme pour pouvoir aller se promener dans les flux internet.  </p>



<h3 class="wp-block-heading">Wifelike &#8211; 2022</h3>



<p>Dans cet univers, on commercialise des <strong>femmes androïdes appelées «compagnes»</strong> qui sont hyersexualisées et ont des hobbies de femmes comme faire le ménage et du crochet. Ce film n’est pas une satire mais plutôt un <strong>fantasme scfi-fi-action</strong>. Le scénario est inutilement complexe et t<strong>outes les actrices du film ont 30 ans de moins que les acteurs masculins en plus d&rsquo;avoir le droit à très peu de temps de parole.</strong> C’est mal écrit et mal joué, j’irais même jusqu’a dire que le film s’adresse à des incels. En 2022 ça fait mal de voir un film comme ça.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Westworld &#8211; 2016</h3>



<p>Dans cette série des gens riches se payent le luxe de partir jouer les cowboys dans un <strong>univers peuplé de robots qu’ils peuvent tuer et violer </strong>en toute impunité.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Il aura fallu attendre après 2010 pour que l’objectification du corps féminin ne soit plus considéré comme normal ou comme un sujet de comédie. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="499" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-1024x499.png" alt="" class="wp-image-20781" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-1024x499.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-300x146.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-768x374.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-123x60.png 123w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58-1320x643.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-15.17.58.png 1388w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Suburbia, assimilation et conformité</strong></h2>



<p class="has-black-color has-text-color">La <strong>représentation du « rêve Américain » </strong>est un sujet exploité dans beaucoup de films et de séries. Elever un enfant dans une « <strong>famille nucléaire</strong> » dans une <strong>communauté</strong> avec de belles maisons, des jardins bien entretenus, et de bonnes écoles est considéré comme un gage de <strong>succès</strong>. Mais cela peut aussi devenir un sujet d’angoisse, illustré dans certains film et séries. </p>



<h3 class="wp-block-heading">The X-Files &#8211; Arcadia (S6 ep 15) &#8211; 1999</h3>



<p>Mulder et Scully enquêtent sur la disparition d’une famille dans une communauté privée. <strong>Pour pouvoir s’intégrer ils doivent se faire passer pour un couple</strong> dans cette communauté où les habitants sont angoissés et très à cheval sur les règles. Tout est réglementé, de la couleur des boites-aux-lettres à la hauteur du gazon, en passant par le jour où il faut sortir les poubelles.<strong> </strong>Dans la réalité aux Etats-Unis dans certaines communautés appartenant à des holdings si tu n’obéis pas à certaines règles ou si tu ne peux pas financer les travaux, tu peux te faire virer de ta maison.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La treizième Dimension &#8211; Evergreen (S1 ep 1) &#8211; 2002</h3>



<p>Une famille aménage dans une communauté privée (et oui encore). Notre protagoniste une ado rebelle, subit des pressions de la part de ses parents et du président de la communauté pour retirer ses piercings, tatouages et cheveux colorés. On parle ici de <strong>contrôle du corps comme premier levier de lavage de cerveau.</strong> Ensuite viennent les tentative de contrôler la pureté de la pensée : port de l’uniforme, activités obligatoires pour les jeunes, pression de groupe<strong> </strong>et menaces d’exclusion «pour le bien de la communauté».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Get out &#8211; 2017&nbsp;</h3>



<p>Jordan Peele a clairement cité <strong><em>The Stepford wives</em></strong> comme une source d’inspiration à son thriller social. Il lui rend hommage avec une scène miroir où Georgina est mise en scène comme Mrs Van Sant. Le film qui se situe dans une petite <strong>banlieue bourgeoise et blanche</strong>, utilise aussi le principe de <strong>body snatcher</strong> : <strong>les noirs se voient privés de leur corps, investi par des blancs riches,</strong> qui veulent leur prendre leur jeunesse ou leur talent.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vivarium &#8211; 2019</h3>



<p>Un jeune couple qui a pour projet d’acheter une maison se retrouve <strong>piégé dans une banlieue </strong>déserté où <strong>toutes les maisons sont les mêmes</strong>. Ils sont ensuite forcés d’élever un enfant qui n’est pas le leur dans cette vie où la nourriture n’a pas de goût. <strong><em>Vivarium</em> joue avec nos angoisses de domestication </strong>en montrant un certain idéal de vie qui tourne au cauchemar à force de répétitions et illustre l’<strong>absurdité de nos vies dans une société consumériste.</strong> &nbsp;</p>



<p>Le film met aussi le doigt sur l’<strong>angoisse de la<a href="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/11/critique-de-run-2020-une-histoire-tendue-et-pleine-de-suspens-sur-la-maternite-perverse.jpg" data-type="attachment" data-id="4039"> </a>maternité</strong>, avec une protagoniste qui ne voulait pas d’enfant mais qui se retrouve obligée de s’occuper d’un enfant démoniaque, à cause des <strong>pressions sociales qu’elle a subi en tant que femme</strong>. Son compagnon étant totalement démissionnaire, elle doit assumer seule la charge de l’enfant. Lui, préfère s’absenter pour aller creuser un trou (métaphore du <a href="https://bonchicbongenre.fr/lenfer-du-travail-dystopie-en-entreprise-dans-les-films-et-series/" data-type="post" data-id="19410">travail</a> probablement) pour fuir la situation et les obligations.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Blood ride (S1 ep 1) &#8211; 2020</h3>



<p>Dans ce premier épisode de la série d’anthologie d’horreur, notre protagoniste et sa famille viennent tout juste d’aménager dans un village isolé. On sent une inspiration de <strong><em>The witches </em></strong>(1966) et comme dans <strong><em>Les</em></strong> <strong><em>femmes de Stepford</em></strong> on sent planer une menace par le <strong>comportement étrange des habitants </strong>: toutes les femmes du village se baladent avec leurs animaux de compagnie dans les bras. Elles agissent de la même manière et semblent partager un secret.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Polite society &#8211; 2023</h3>



<p><strong><em>Polite society</em></strong> est une comédie d’action féministe (que je recommande chaudement), la plus jeune soeur veut empêcher sa cadette de faire un mariage arrangé. Elle ne comprend pas pourquoi sa grande soeur artiste punk se met à porter des cardigans aux couleurs pastels et va se marier<strong> </strong>avec un homme quelle connaît&nbsp; à peine. Et l’accuse d’être devenue une Stepford wife.&nbsp;</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="262" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-1024x262.png" alt="" class="wp-image-20782" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-1024x262.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-300x77.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-768x196.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-235x60.png 235w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48-1320x337.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-13-a-14.25.48.png 1394w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dé-Stepfordisation : réapropriation du corps et de l’esprit&nbsp;</strong></h2>



<p class="has-black-color has-text-color">Le féminisme  a progressé à Hollywood, commercialement en tout cas, et <strong>les studios sont plus enclins à investir dans des oeuvres écrites et réalisées par des femmes</strong>. Ce qui permet d&rsquo;offrir au public un nouveau point de vue. Mais rien n’est gagné car on fait quand même le constat qu’entre <strong><em>Les Femmes de Stepford</em></strong> (1975) et <strong><em>Gone Girl</em></strong> (2014) il ne s’est rien passé de significatif en terme de prise de position féministe dans le cinéma.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La fiancée de Chucky &#8211; 1998&nbsp;</h3>



<p>Comme dans <strong><em>La fiancé de Frankenstein,</em></strong> la motivation derrière ce film était de donner à Chucky une <strong>compagne</strong>. Mais <strong>Don Mancini a fait ça intelligemment.</strong> Tiffany est certes sexy mais elle possède sa sexualité elle ne sert pas d’objet. Elle veut faire plaisir à Chucky mais <strong>refuse la servitude</strong>. Et pour elle les taches domestiques se résument à éponger le sang après un meurtre. <strong>Non seulement il a donné à son personnage féminin un vrai arc narratif fort mais en plus il en à fait une icône.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Gone girl &#8211; 2014&nbsp;</h3>



<p><strong><em>Gone girl </em></strong>c’est pour moi l’anti Stepford wife. Amy la protagoniste <strong>refuse d’incarner ce que les hommes attendent d’elle</strong> : être la «cool girl». La cool girl <strong>satisfait tous les fantasmes paradoxales de son mec</strong> : manger des pizza et boire des bières mais ne pas être grosse, être la bonne copine et être quand même sexy et disponible sexuellement, etc…Elle a beau être intelligente, forte et accomplie, son mari ne s’intéresse pas à elle à un niveau personnel, il n’est pas disponible émotionnellement, il n’assume pas la charge mentale des corvées domestiques.<strong> Il se plaint ensuite que sa femme n’est pas satisfaite et il fini par la tromper</strong> (alternative à la remplacer par un robot).</p>



<p>Amy utilise pour se venger les stéréotypes de genre et les attentes des hommes a son égard en jouant à tour de rôle femme fatale, femme battue, épouse dévouée, … <strong>C&rsquo;est un personnage exutoire aux injonctions sociétales </strong>qui incarne le<strong> <em>female rage</em>.&nbsp;</strong>Sa vengeance est certes celle d’une sociopathe, mais quand on analyse pourquoi elle agit comme ça, en tant que femme c’est difficile de ne pas la voir comme une icône féministe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">The handmaid’s tale &#8211; 2017</h3>



<p>Les extrémistes catholiques ont pris le pouvoir. Sous ce nouvel ordre, <strong>la conformité est de rigueur (conformité vestimentaire, de culte, et de pensée)</strong>. <strong>Dieu est le maitre des hommes, et les hommes sont les maitres des femmes. </strong></p>



<p>Leurs épouses doivent donc être respectables sous tout rapport : pieuses, belles, dévouées, et surtout obéissantes.<strong> </strong>Elle n’ont plus accès à l’éducation et lire leur est interdit.&nbsp;Comme elles sont stériles on utilise des «servantes écarlates» pour la reproduction. Ce sont les dernières femmes qui peuvent procréer et qui sont considérées comme inférieures par ce nouveau gouvernement religieux et patriarcal (non mariées, divorcées, homosexuelles, mères célibataires). June, l’héroïne de la série trouve par la rebellion, un moyen de garder sa santé mentale. Elle va tout faire pour récupérer sa liberté de corps et d&rsquo;esprit.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Don’t worry darling &#8211; 2022</h3>



<p>Ce film s’inspire de <strong><em>Les femmes de Stepford </em></strong>pour le revisiter avec un twist moderne. Dans cette communauté <strong>on ne sait pas si on lave le cerveau des femmes ou si on les remplace par des robots. </strong>Spoiler, ni l’un ni l’autre les femmes ont été kidnappées dans la vraie vie puis uploadées dans une simulation en réalité virtuelle. Ainsi les hommes peuvent en abuser à leur convenance en leur faisant croire qu’elles ont choisi d’être là.&nbsp;</p>



<p>Le film n’est pas aussi abouti que <strong><em>Les femmes de Stepford</em></strong> ou <strong><em>Gone girl</em></strong>, mais certains mécanismes d’emprise sont intéressants à analyser. Comme à Stepford il y a un leader charismatique à la tête d’un groupe d’hommes qui contrôlent des femmes. Et l’héroïne du film passe ses journée à faire le ménage et à cuisiner dans leur énorme maison, en attendant le retour du mari prodige.<strong> </strong>&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Companion &#8211; 2025</h2>



<p>Ce film réalisé par Drew Hancock pourrait être une suite des <strong><em>Stepford wives</em></strong>, où la femme robot pète un cable et décide de se venger. L&rsquo;exposition du personnage d&rsquo;Iris fait miroir au film original de 75 en nous présentant Iris toute apprêtée qui se ballade avec son chariot dans une allée vide de supermarché.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-1024x429.png" alt="" class="wp-image-22844" style="width:611px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-1024x429.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-300x126.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-768x322.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-1536x644.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-2048x859.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-143x60.png 143w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-02-02-a-13.29.37-1320x554.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Elle y rencontre Josh son petit ami, dont le personnage fait écho aux hommes de Stepford par des caractéristiques que les deux films mettent en exergue : le fait qu&rsquo;ils pensent que les choses leurs sont dues (de part leur statut d&rsquo;hommes blancs), leur désir d&rsquo;une femme soumise (il la désactive quand il à fini de l&rsquo;utiliser), agréable (il lui dit tu devrais sourire et faire comme si tu passais un bon moment) et disponible pour le sex (il la traite littéralement de « fuck-bot » quand il lui explique qu&rsquo;elle est un robot, mettant en exergue son détachement émotionnel). Spoiler ça ne finit pas bien pour Josh.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sirens &#8211; 2025</h2>



<p>Devon est en mission pour libérer sa soeur Simone de l&#8217;emprise de Michaela Kell, une femme de tech billionnaire qui organise un weekend de gala pour la bonne société. Dans cette communauté d&rsquo;ultra riches tout est ritualisé, des vêtements couleurs pastel aux &lsquo;séances&rsquo; de philanthropie. Les références à Stepford sont évidentes. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="264" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-1024x264.png" alt="" class="wp-image-23259" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-1024x264.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-300x77.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-768x198.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-1536x396.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-233x60.png 233w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10-1320x340.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2025-05-29-a-14.20.10.png 1778w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Tout est mis en scène pour qu&rsquo;on perçoive Kiki comme tyranique. Mais au fur et à mesure qu&rsquo;on détricotte l&rsquo;arc narratif des 3 personnages féminins, le récit n&rsquo;est plus si manichéen. Le climax de la série nous montre qu&rsquo;en fait la bonne société laisse Mr Kell dicter les règles, car sa fortune lui confère du pouvoir. Ce qui lui permet de changer de femmes sans que personne ne sourcille et met en exergue un système corrompu où les femmes comptent moins que les galas et les chemises pastel. </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/">[Analyse] Le trope de la &lsquo;Stepford wife&rsquo; &#8211; Les femmes de Stepford</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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		<item>
		<title>[Série] Deadloch &#8211; Une comédie policière féministe</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/deadloch-une-comedie-policiere-australienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jul 2023 18:59:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deadloch est une série Australienne qui prend le parti d&#8217;être à la fois drôle et dark. C’est un astucieux mélange des genres qui sert un discours féministe subtile mais affirmé.&#160; Cette série féministe (que vous pouvez trouver sur Prime) à été créée par deux femmes : Kate McCartney et Kate McLennan qui endossent le rôle &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/deadloch-une-comedie-policiere-australienne/">[Série] Deadloch &#8211; Une comédie policière féministe</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background"><strong><em>Deadloch </em></strong>est une série Australienne qui prend le parti d&rsquo;être à la fois drôle et dark. C’est un astucieux mélange des genres qui sert un discours féministe subtile mais affirmé.&nbsp;</p>



<p>Cette <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/series-feministes-entre-avancee-culturelle-et-resistance-conservatrice/">série féministe</a></strong> (que vous pouvez trouver sur <em>Prime</em>) à été créée par deux femmes : Kate McCartney et Kate McLennan qui endossent le rôle de créatrices, scénaristes et productrices. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-1024x768.png" alt="" class="wp-image-20728" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-1024x768.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-300x225.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-768x576.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-1536x1152.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-2048x1536.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-80x60.png 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/unnamed-file-1320x990.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ca parle de quoi Deadloch ?&nbsp;</strong></h2>



<p>En Tasmanie, plus précisément dans une petite ville où les ragots vont bon train, un cadavre d’homme nu est découvert et une enquête policière commence. Les deux enquêtrices chargées de l’affaire se rendent vite compte que ce n’est pas le premier cadavre de la ville et vont devoir enquêter pendant un festival d’art qui a pour but de raviver économiquement l’île. &nbsp;</p>



<p>On baigne dans une ambiance noire style <strong><em>The Killing</em></strong> ou <strong><em>Top of the lake</em></strong>, à la limite du huis clos car les personnages évoluent dans une petite ville insulaire en hiver.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi Deadloch c’est la meilleure comédie policière de l’année ?&nbsp;</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une super enquête</strong></h3>



<p><strong><em>Deadloch</em></strong> n’est pas la <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/series-anthologies-science-fiction/" data-type="post" data-id="10559">série</a></strong> policière à laquelle on est habituées. On n&rsquo;est pas sur des clichés d’enquêteurs sombres et torturés qu’on croise souvent dans le genre thriller et crime. Les enquêtrices sont des policières «normales» ce qui va aussi donner un ton humoristique à la série.</p>



<p>En plus c’est bien foutu, c’est rythmé, on est tenu.e.s en haleine car jusqu’au bout on ne sait pas qui est le tueur. Ou la tueuse ? Car <strong><em>Dealoch </em></strong>est aussi une enquête qui prend un chemin différent du genre : là les victimes sont toutes des hommes… Et donc les créatrices de la série s’en sont donné à cœur joie pour jouer avec les stéréotypes, nous déstabiliser dans ce qu’on connait de ce genre de série pour nous tenir en haleine jusqu’à l’épisode final.&nbsp;</p>



<p>En interrogeant ce qui fait un tueur ou une tueuse, <em><strong>Deadloch</strong></em> prend le parti très intéressant d’aller contre les théories évolutionnistes (les tueurs en série hommes «chassent» et les femmes «cueillent») mais inclut le concept de<strong> patriarcat</strong> et de conditionnement sociétal dans les motifs criminels. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>«&nbsp;Les hommes qui tuent en série ont envie de notoriété. Les femmes qui tuent en série ne veulent pas être découvertes.&nbsp;»</em></p>
</blockquote>



<p><strong><em>Deadloch</em></strong> est une série policière c’est vraiment bien ficelée, chaque épisode est un peu plus sombre que le précédent, mais avec des pointes d’humour car n’oublions pas que c’est aussi une comédie noire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="543" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-1024x543.png" alt="" class="wp-image-20729" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-1024x543.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-300x159.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-768x407.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-1536x814.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-2048x1086.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-113x60.png 113w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.30.26-1320x700.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Deadloch c&rsquo;est drôle</h2>



<p><strong><em>Deadloch</em></strong> est bien écrit, est intelligent et satirique. Les australiens sont très bons dans le registre de l&rsquo;humour noir.&nbsp;</p>



<p>On ne rit pas des crimes bien évidemment, mais des clichés sexistes d’abord, et on se bidonne avec les personnages hauts en couleur.&nbsp;Le duo formé par les enquêtrices est surprenant, et va là où on ne les attend pas avec des répliques et des situations marrantes.&nbsp;</p>



<p>Des situations comiques viennent ponctuer l’intrigue et on sent bien que les acteur.ices ont aimé travailler sur ce projet car il y a une bonne alchimie entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la diversité dans les représentations&nbsp;</h2>



<p>Je n&rsquo;avais jamais vu dans une série qui n&rsquo;est pas spécifiquement destinée à un <strong>public queer </strong>une telle diversité dans les personnages principaux : lesbiennes, gays, bisexuels, trans-masc, cross dresseur (hétéro qui aime porter des robes)….Ce qui est super dans <strong><em>Deadloch</em></strong> c&rsquo;est que ces personnages sont interprétés par de vrais queers, ce qui est rare, souvent ce sont des acteur.ices hétéros qui jouent des personnages gays.&nbsp;</p>



<p>On voit aussi des personnage féminins qui sortent des clichés qu&rsquo;on a l’habitude de voir, totalement décomplexés et non genrés. </p>



<p>La série présente aussi des personnages aborigènes et illustre comment la vie est plus difficile pour les peaux foncées et comment les blancs qui ont volé leurs terres les utilisent pour remplir les quotas de diversité.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>«Ses ancêtres ont fondé la ville… non colonisé la ville !»</em></p>
</blockquote>



<p>Les personnages dénoncent parfois sous le ton de l’humour, parfois avec un ton plus dramatique&nbsp; des thèmes sérieux comme la misogynie, l’homophobie et le racisme.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/07/Capture-decran-2023-07-09-a-20.29.50-1-1024x596.png" alt="" class="wp-image-20731"/></figure>
</div>


<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Le féminisme dans Deadloch</h2>



<p><strong><em>Deadloch</em></strong> joue avec les représentations de la <strong>masculinité toxique</strong> pour illustrer les personnages masculins de petites villes un peu bloquées dans le passé. Dans les premiers épisodes, les personnages masculins ont des comportements dont on pourrait moquer la bêtise : sentiment d’être parfaits, jalousie homophobe, accuser la maire d’avoir <em>lesbiannisé</em> la ville, être offensés car des homme sont tués (douce ironie)…</p>



<p>Plus les épisodes passent, plus on va vers des trucs sombres : misogynie, homophobie agressive, harcèlement sexuel, agressions physiques, pédophilie, etc…&nbsp;</p>



<p>La <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/comment-definir-film-feministe/" data-type="post" data-id="497">réflexion féministe</a></strong> est tellement bien ficelée avec l’intrigue qu’on se demande jusqu’au bout si le tueur est un homme ou une femme, et pourquoi ces meurtres ?!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Deadloch | Red Band Trailer | Prime Video" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/PRYlkqIK_4A?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Bref je recommande <strong><em>DeadloCH</em></strong>, avec un CH. Attention sinon vous allez tomber sur un film d’action avec Bruce Willis, c’est pas la même vibe ^^</p>



<p>Et si vous connaissez déjà <strong><em>Deadloch </em></strong>ou si vous voulez voir plus de comédies Australiennes voici mes recommandations :&nbsp;<strong><em>Muriel, Priscilla folle du desert, Ruptures et compagnie, What we do in the shadows, Flights of the concords, Wilfred, Please like me.</em></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>[Série] We are lady parts: visibiliser les femmes musulmanes </title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/we-are-lady-parts-une-sitcom-pour-visibiliser-les-femmes-musulmanes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 May 2023 16:45:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>We Are Lady Parts parle de 5 femmes musulmanes vivant à Londres qui ont fondé un groupe de musique punk. La série est très drôle et apporte un nouveau regard sur les femmes musulmanes, bien loin des clichés qu&#8217;on a malheureusement l&#8217;habitude de voir. We Are Lady Parts&#160;(2021)&#160; C&#8217;est une série féministe britannique écrite et &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/we-are-lady-parts-une-sitcom-pour-visibiliser-les-femmes-musulmanes/">[Série] We are lady parts: visibiliser les femmes musulmanes </a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background"><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> parle de 5 femmes musulmanes vivant à Londres qui ont fondé un groupe de musique punk. La série est très drôle et apporte un nouveau regard sur les femmes musulmanes, bien loin des clichés qu&rsquo;on a malheureusement l&rsquo;habitude de voir. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>We Are Lady Parts</em>&nbsp;(2021)&nbsp;</strong></h2>



<p>C&rsquo;est une <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/series-feministes-entre-avancee-culturelle-et-resistance-conservatrice/">série féministe</a></strong> britannique écrite et réalisée par Nida Manzoor. Elle a grandi dans une famille musulmane Pakistanaise et a émigrée en Angleterre durant son enfance. Elle voulait créer cette série pour rendre plus visible les femmes musulmanes à la télévision, et c&rsquo;est vrai qu&rsquo;il existe peu de représentations de ce type qui soient positives et diversifiées.</p>



<p>Avant de pouvoir réaliser sa série, Nida a travaillé comme scénariste à la BBC et réalisé 2 épisodes de <strong><em>Dr Who</em></strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="622" height="350" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp3.jpeg" alt="we are ladyparts" class="wp-image-20617" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp3.jpeg 622w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp3-300x169.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp3-107x60.jpeg 107w" sizes="(max-width: 622px) 100vw, 622px" /></figure>
</div>


<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une sitcom fraiche&nbsp;</strong></h2>



<p><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> parle de 5 femmes musulmanes vivant à Londres qui ont fondé un groupe de musique punk. La série est racontée sous le prisme de femmes musulmanes pratiquantes issues de la classe populaire.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="We Are Lady Parts | Official Trailer | Peacock Original" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/MPqzoAjxvl4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> est un petit bijou très loin des clichés qu&rsquo;on on a malheureusement l’habitude de voir dans les médias. C’est drôle et ça dédiabolise une communauté trop souvent représentée sous le prisme des clichés terroristes; ou des clichés de soumission en ce qui concerne les femmes.</p>



<p>Les 5 membres du groupe <strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> sont des jeunes femmes qui illustrent la <strong>diversité de l&rsquo;islam</strong> et des cultes. Voilées ou pas, tatouées ou pas, mariées ou pas. Et peu importe, car ce sont des humains qui aiment la musique et sont confrontées aux mêmes problèmes que tout le monde. C’est ce que la série raconte. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une série politique</strong></h2>



<p><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> c’est drôle et intelligent. La série touche du doigt des sujets sérieux comme l’islamophobie, avec cette chanson délicieusement insolente «Voldemort sous mon hijab». Elle interroge pourquoi les gens ont peur des femmes voilées, peut être que Voldemort se cache dessous ?&nbsp;</p>



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<iframe title="We Are Lady Parts | &quot;Voldemort Under My Headscarf&quot; Song Debut" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/b_rM72UY7pM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p>On aborde aussi comment elles se positionnent dans un monde où la bonne société musulmane va leur reprocher de faire du punk mais où les blancs vont de leur côté leur reprocher d’être pratiquantes. Décidément on ne peut pas plaire à tout le monde&#8230;</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp.jpeg" alt="" class="wp-image-20618" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp.jpeg 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp-300x200.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp-90x60.jpeg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/05/ldp-374x249.jpeg 374w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Féministe et punk</strong></h2>



<p>Dans <strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> on sent bien une inspiration et un amour des films à propos la musique :<strong><em> Spinal Tap, The commitments, 8 miles, les Runnaways, Scott Pilgrim</em></strong>. Et plus particulièrement sur des jeunes qui forment un groupe et passent par les étapes de petits concerts nuls au fond de trous paumés.  </p>



<p>Bien que tout le cast et la réalisatrice partagent une passion commune pour la musique, à la base les actrices ne sont pas du tout dans l’univers punk. Certaines d’entre elles jouaient de la musique, plutôt soul et jazz d’ailleurs, la batteuse fait de l’électro et n’avait jamais touché une batterie avant le projet.&nbsp;</p>



<p>Le choix d&rsquo;écrire des personnages dans un groupe punk est un super choix pour appuyer le discours de la série.&nbsp;</p>



<p>Nida Manzoor a gagné un BAFTA (British Academy Film Awards) en 2022 pour la série. Et vient de sortir son film <strong><em>Polite Society, </em></strong>une comédie-d’action-d’arts martiaux-horrifique (spoiler c&rsquo;est un petit bijou).</p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="203" height="300" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/08/polite_society-203x300.jpeg" alt="" class="wp-image-21168" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/08/polite_society-203x300.jpeg 203w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/08/polite_society-41x60.jpeg 41w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/08/polite_society.jpeg 540w" sizes="(max-width: 203px) 100vw, 203px" /></figure>
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