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	<title>Jeanne, auteur/autrice sur Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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	<title>Jeanne, auteur/autrice sur Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</title>
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		<title>[Analyse] Les violences faites aux enfants &#8211; liste de séries</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 10:08:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse des représentations]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants est un sujet qui nous tient à coeur chez Bon Chic Bon Genre. L&#8217;actualité Française «récente» nous à donné envie de mettre en lumière des oeuvres qui parlent de l&#8217;ampleur des violences subies par les enfants et des défaillances des institutions qui devraient les &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/analyse-les-violences-faites-aux-enfants-liste-de-series/">[Analyse] Les violences faites aux enfants &#8211; liste de séries</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-645fe3b40aed1b3e70df191ebf72238d wp-block-paragraph">La lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants est un sujet qui nous tient à coeur chez Bon Chic Bon Genre. L&rsquo;actualité Française «récente» nous à donné envie de mettre en lumière des oeuvres qui parlent de l&rsquo;ampleur des <strong>violences subies par les enfants et des défaillances des institutions qui devraient les protéger</strong>. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui de vous sensibiliser au sujet à travers une liste de séries sur cette problématique dont la mise sous silence favorise la perpétuation des violences.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-9f6072db7ebf4dc815873afbcf099284 wp-block-paragraph"><strong><em>Trigger Warning VSS : </em></strong><em>Les séries réunies dans cet article mettent en scène des enfants victimes de maltraitance ou de violences sexuelles. Certains passages sont durs. Ces oeuvre n’ont pas été créées à des fins d’exploitation des mineurs, mais pour générer une prise de conscience sur les enjeux de la protection de l’enfance et de la responsabilité collective face aux violences.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelques chiffres sur l’aide sociale à l’enfant en France</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fin 2024 la France compte <strong>224 700 enfants et jeunes de moins de 21 ans qui font l&rsquo;objet d&rsquo;un placement</strong> en foyer ou en famille d’accueil. 180 800 bénéficient d&rsquo;une mesure éducative à domicile., certains cumulant les deux dispositifs. Parmi les enfants placés, les associations spécialisées et les médias estiment <strong>environ 15 000 mineurs victimes de prostitution au sein de l&rsquo;Aide sociale à l&rsquo;enfance</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, les autorités indiquent qu&rsquo;environ <strong>112 enfants disparaissent chaque jour</strong>. La majorité des signalements concernent des fugues, mais <strong>celles-ci exposent les mineurs à des risques importants d&rsquo;exploitation sexuelle, de prostitution, et de violences physiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon la CIIVISE, une personne sur dix déclare en avoir été victime d’inceste durant son enfance</strong>, soit environ 5,4 millions d&rsquo;adultes. <strong>Dans 81% des cas, l&rsquo;auteur appartient à la famille ou à l&rsquo;entourage proche de l&rsquo;enfant. </strong>Pourtant, malgré l&rsquo;ampleur de ces violences, on estime que <strong>seulement 1 % des auteurs d&rsquo;inceste sont finalement condamnés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources :&nbsp;https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-de-presse-jeux-de-donnees/jeux-de-donnees/fin-2024-392-600-enfants-et-jeunes-de-moins-de, https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-11473QE.htm, https://solidarites.gouv.fr/25-mai-journee-internationale-des-enfants-disparus, https://www.youtube.com/watch?v=fwVLMuEXvxo, https://www.youtube.com/watch?v=K84HN_cpKIc</em>, https://www.youtube.com/watch?v=7Gdi5VEylmc</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les défaillances des institutions : un thème centrale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un point commun relie presque toutes les séries qui <a href="https://bonchicbongenre.fr/zoom-pourquoi-tous-les-films-sont-politiques/">choisissent de parler de</a>s violences sur mineurs : <strong>la violence n&rsquo;est pas seulement commise par les agresseurs, elle est aussi amplifiée par les institutions qui échouent à protéger les victimes</strong>. La police, la justice, les services sociaux, les établissements religieux ou les services de protection de l&rsquo;enfance apparaissent souvent comme des acteurs passifs, dépassés ou parfois complices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3 causes mises en exergue : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le manque de moyens. </strong>Surcharge des professionnels, délais de traitements inéfficaces, manque d’infrastructures… <strong>Les financements accordés à la protection de l’enfance résultent de choix politiques.</strong> C’est un levier concret sur lequel les pouvoirs publics devraient agir.&nbsp;</li>



<li><strong>Le manque de formation des professionnels</strong>. Policiers qui reçoivent mal les plaintes, autorité judiciaire qui décide de ne pas ouvrir d&rsquo;enquête, ou de ne pas poursuivre en justice… <strong>La minimisation des violences est liée à une méconnaissance de leur gravité et à une abjecte tolérance envers les faits.</strong></li>



<li><strong>Le manque de contrôle des personnes travaillant auprès des mineurs.</strong> Contrôles incomplets des antécédents judiciaires, <strong>maintien en poste de personnes suspectées ou condamnées</strong>. Et silence d’<strong>organisations qui préfèrent protéger leur réputation</strong> plutôt que de signaler des faits, permettent à des agresseurs de continuer à agir.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Formes récurrentes de défaillance :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les victimes ne sont pas crues.</strong> Les enfants sont considérés fabulateurs. Les adolescentes sont perçues comme des «jeunes femmes» consentantes plutôt que comme des victimes.</li>



<li><strong>Les violences sont connues mais ignorées.</strong> Que ce soit par des professionnels ou au sein de la famille, la parole des enfants n’est pas prises en compte; par peur du scandale, par inertie administrative ou par refus de briser l’harmonie familiale.</li>



<li><strong>Les traumatismes de l&rsquo;enfance sont dur à prendre en charge.</strong> Les conséquences psychologiques d’abus sont déjà profondément installées, même quand il y a un suivi psy. Addictions, dissociation, dépression, automutilation, difficultés relationnelles ou reproduction des violences (souvent les hommes).</li>



<li><strong>Les violences faites aux femmes et aux enfants sont liées.</strong> Les mêmes auteurs commettent souvent des violences sur leur partenaire et sur leurs enfants. La protection de l&rsquo;enfance ne peut être dissociée de la lutte contre les violences conjugales et sexuelles.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La protection des enfants ne repose pas uniquement sur les individus, mais aussi sur des choix collectifs et politiques : <strong>voter, c’est participer à la définition des moyens et des priorités accordés à la lutte contre les violences faites aux mineurs.</strong> &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="188" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-06-a-10.59.50-1024x188.png" alt="séries qui parlent de violences faites aux enfants" class="wp-image-24014" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-06-a-10.59.50-1024x188.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-06-a-10.59.50-300x55.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-06-a-10.59.50-768x141.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-06-a-10.59.50-1536x282.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-06-a-10.59.50-2048x376.png 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-06-a-10.59.50-327x60.png 327w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-06-a-10.59.50-1320x242.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Séries policières, thriller horrifiques et drames autour des violences faites aux enfants</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Top of the Lake</strong> (2013)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénaristes : Jane Campion et Gerard Lee &#8211; Réalisateurs : Jane Campion et Garth Davis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers une enquête sur la disparition d’une adolescente en Nouvelle Zélande, la série explore les <a href="https://bonchicbongenre.fr/series-feministes-entre-avancee-culturelle-et-resistance-conservatrice/">traumatismes féminins</a> dans un environnement social favorisant l’emprise et la prédation masculine. <strong>Les violences sont principalement commises par des hommes, </strong>violeurs, proxénètes, et notables locaux, <strong>qui profitent de leur position de pouvoir</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Broadchurch</strong> (2013)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénariste : Chris Chibnall &#8211; Plusieurs réalisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le meurtre d’un garçon de 11 ans révèle les fragilités et les secrets d’une petite ville côtière en apparence tranquille. La série montre comment <strong>la violence, commise par un homme proche de la victime</strong>, détruit des familles et oblige la collectivité à affronter les failles cachées derrière son image d’harmonie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Happy Valley</strong> (2014)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénariste : Sally Wainwright &#8211; Plusieurs réalisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En suivant plusieurs enquêtes, la série aborde les violences intra-familiales, et défaillances parentales qui mettent les enfants en danger. Elle montre le rôle complexe de la police et des travailleurs sociaux dans la protection des mineurs. <strong>Les auteurs sont principalement des hommes et les violences envers les femmes occupent une place majeure</strong>, avec des viols, des violences conjugales, du contrôle coercitif.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>The Missing</strong> (2014)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénaristes : Harry Williams et Jack Williams &#8211; Réalisateurs : Tom Shankland et Ben Chanan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque saison de cette anthologie est centrée sur la disparition d&rsquo;un enfant. Les enquêtes abordent les traumatismes durables vécus par les victimes et leurs proches, tout en questionnant les défaillances policières et judiciaires. <strong>Les violences sont commises par des ravisseurs, trafiquants et prédateurs sexuels.</strong> <strong>La série montre également des violences envers les femmes</strong>, notamment enlèvements et agressions sexuelles par les mêmes réseaux criminels.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Big Little Lies</strong> (2017)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénariste : David E. Kelley &#8211; Réalisateurs : Jean-Marc Vallée, Andrea Arnold.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La série expose comment les enfants qui grandissent dans un climat de violences reproduisent parfois ces comportements. Elle insiste sur les conséquences psychologiques de l&rsquo;exposition à la violence conjugale, même lorsque les enfants ne sont pas directement violentés. <strong>L&rsquo;auteur principal est un mari violent qui exerce une forte emprise </strong>physique, sexuelle, psychologique et financière <strong>sur son épouse</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sharp Objects</strong> (2018)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénaristes : Marti Noxon, Scott Brown &#8211; Réalisateur : Jean-Marc Vallée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous prétexte d’une enquête sur le meurtre de deux adolescentes dans le sud poisseux des Etats Unis, la série traite de <a href="https://bonchicbongenre.fr/les-mini-series-qui-exposent-nos-angoisses-sociales/">trauma intra-familiale,</a> de maltraitance psychologique, d&#8217;emprise maternelle et des séquelles que les violences infantiles laissent à l&rsquo;âge adulte. <strong>Les violences envers les enfants sont principalement commises par la mère</strong>, à travers une <strong>maltraitance psychologique et médicale</strong>. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>The Valhalla Murders</strong> (2019)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénaristes : Thordur Palsson et Ottar M. Nordfjord &#8211; Réalisateurs : Thordur Palsson et Baldvin Zophoníason.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce polar nordique explore les conséquences traumatisantes des violences physiques, sexuelles et psychologiques subies par des enfants placés en institution religieuse. <strong>Les coupables sont les responsables masculins de l’institution, protégés par le silence des autorités.</strong><strong>&nbsp;</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Unbelievable</strong> (2019)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénaristes : Susannah Grant, Ayelet Waldman, Michael Chabon &#8211; Réalisatrice : Lisa Cholodenko.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La série critique le manque de formation et d’empathie des institutions face aux violences sexuelles. Elle met aussi en évidence les difficultés à croire et protéger les victimes ayant connu une enfance instable. <strong>Le principal auteur est un violeur en série</strong>, <strong>tandis que certains policiers participent à une forme de violence institutionnelle en mettant en doute la parole des victimes (en plus de battre leurs femmes). </strong>En contraste, l’enquête menée par deux détectives femmes met en avant une approche fondée sur l’écoute, la patience et la compréhension du traumatisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>The Chestnut Man</strong> (2021)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénaristes : Soren Sveistrup et Dorte Hogh et David Sandreuter &#8211; Réalisateurs : Mikkel Serup et Kasper Barfoed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enquête révèle progressivement plusieurs situations de maltraitance, de négligence et d&rsquo;abandon d&rsquo;enfants. La série critique les limites des services de protection de l&rsquo;enfance et montre comment des violences infantiles non traitées peuvent marquer. <strong>Les violences sont souvent commises par des parents maltraitants.</strong> <strong>Les femmes sont aussi ciblées</strong>, à travers des agressions, des meurtres et une <strong>réflexion sur les attentes sociales liées à la maternité</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mare of Easttown</strong> (2021)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénariste : Brad Ingelsby &#8211; Réalisateur : Craig Zobel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière une enquête pour meurtre, la série s&rsquo;intéresse aux familles en difficulté, marquées par la précarité, les addictions, les négligences parentales. <strong>Les violences proviennent principalement d&rsquo;hommes appartenant à l&rsquo;entourage des victimes.</strong> <strong>Les femmes sont victimes de violences sexuelles, de violences conjugales et de féminicides</strong>, qui constituent le cœur de plusieurs intrigues parallèles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Defending Jacob</strong> (2020)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénariste : Mark Bomback &#8211; Réalisateur : Morten Tyldum.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le procès d&rsquo;un adolescent accusé de meurtre, la série interroge le poids de l&rsquo;hérédité, de l&rsquo;éducation et des expériences de l&rsquo;enfance dans la construction de la violence. Elle explore également la responsabilité des parents face aux comportements inquiétants de leur enfant. <strong>Les auteurs des violences restent volontairement ambigus pendant une grande partie de la série.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>The Crow Girl</strong> (2025)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénaristes : Milly Thomas &#8211; Réalisateur : Charles Martin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Bristol, une série de meurtres de jeunes migrants conduit les enquêteurs vers un réseau de violences sexuelles commises sur des petites filles. La série explore les conséquences psychologiques des abus subis pendant l&rsquo;enfance, l’inceste, et les difficultés à identifier des victimes en situation de fragilité. <strong>Les auteurs sont principalement des hommes, riches, soutenus par leurs épouses, organisés en réseau et protégés par des personnes en position d’autorité.&nbsp;</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Mini-séries inspirées de faits réels</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Three Girls</strong> (2017)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénariste : Nicole Taylor &#8211; Réalisatrice : Philippa Lowthorpe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inspirée de l&rsquo;affaire de Rochdale, la série raconte comment plusieurs adolescentes sont progressivement piégées par un réseau d&rsquo;exploitation sexuelle. Elle met en évidence le phénomène du <em>grooming</em>, les violences répétées subies par les victimes et les défaillances des institutions qui refusent longtemps de les croire ou d&rsquo;intervenir. <strong>Les auteurs sont des hommes adultes organisés en réseau d&rsquo;exploitation sexuelle.</strong>&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>The Pembrokeshire Murders</strong> (2021)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénariste : Nick Stevens &#8211; Réalisateur : Marc Evans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enquête sur un tueur en série conduit à la réouverture d&rsquo;affaires d&rsquo;agressions sexuelles sur enfants. La série montre comment ces crimes ont été longtemps sous-estimés et souligne l&rsquo;importance de la reconnaissance des victimes et de la persévérance des enquêteurs. <strong>Les violences sont commises par un tueur et violeur en série.</strong> <strong>Les femmes sont également victimes de viols, d&rsquo;agressions sexuelles et de meurtres</strong>, les enquêtes révélant l&rsquo;ampleur de ces crimes longtemps restés impunis.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>The Lost Flowers of Alice Hart</strong> (2023)&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Scénariste : Sarah Lambert &#8211; Réalisatrice : Glendyn Ivin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir survécu à des violences familiales extrêmes, une jeune fille est recueillie dans un refuge pour femmes. La série suit son parcours de reconstruction et montre comment les traumatismes de l&rsquo;enfance continuent d&rsquo;influencer ses relations affectives et son identité à l&rsquo;âge adulte. <strong>Les violences sont principalement commises par des hommes de la sphère familiale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Et encore plein d&rsquo;autres séries qui abordent les abus subis par les enfants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;aurais aussi pu m&rsquo;attarder sur chacune des séries ci dessous, mais dont ce n&rsquo;est pas le thème centrale; et pour être honnête je n&rsquo;ai pas envie de me replonger dans tout ça, chaque visionnage est douloureux.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>True Detective</strong> (2014) : Les meurtres sont liés à un réseau d&rsquo;exploitation sexuelle d&rsquo;enfants, d&rsquo;inceste et de corruption impliquant des notables et des responsables religieux.</li>



<li><strong>The Sinner</strong> (2018) : Parle d&rsquo;un enfant élevé dans une communauté sectaire, de la violences psychologiques et l&#8217;emprise. </li>



<li><strong>Patrick Melrose</strong> (2018) : Centré sur les conséquences à l&rsquo;âge adulte des viols incestueux subis dans l&rsquo;enfance. </li>



<li><strong>Criminal UK</strong> : Certains épisodes portent sur des abus sexuels sur mineurs et les difficultés d&rsquo;obtenir des aveux. </li>



<li><strong>The Act</strong> (2019) : Inspirée de l&rsquo;histoire vraie de Gipsy Rose, empoisonnée par sa mère avec un syndrome de Münchhausen par proxi.</li>



<li><strong>Des</strong> (2020) : Évoque les violences subies dans l&rsquo;enfance et leur impact sur les auteurs de crimes.</li>



<li><strong>Under the Banner of Heaven</strong> (2022) : Parle d&rsquo;enfants exposés à la violence religieuse et au contrôle patriarcal.</li>



<li><strong>Keep Sweet </strong>(2022) : Documentaire sur les mariages forcés de mineurs et violences sexuelles dans une secte fondamentaliste.</li>



<li><strong>The Clearing</strong> (2023) : S&rsquo;inspire de la véritable secte australienne <em>The Family</em>, dirigée par Anne Hamilton-Byrne, qui kidnappait des enfants pour les maltraiter.</li>



<li><strong>Adolescence</strong> (2025) : Interroge les nouvelles formes de mise en danger des enfants exposés aux influancers masculinistes et incels sur internet.</li>
</ul>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-b01b83fc69cefbbfa03634249d4546bd wp-block-paragraph"><strong>Si vous ou une personne de votre entourage êtes victime de violences, des dispositifs d&rsquo;écoute et d&rsquo;accompagnement existent. Demander de l&rsquo;aide peut être une première étape vers la protection et la reconstruction. </strong></p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-ad6d9a59ed74e08e4e53dd2ab9ad2bc0 wp-block-paragraph"><strong>119 – Allô Enfance en Danger (pour les situations concernant un enfant)</strong></p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-ae624d8640db8d1c5ad80e4602978f40 wp-block-paragraph"><strong>3919 – Violences Femmes Info (pour les femmes victimes de violences)</strong></p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/analyse-les-violences-faites-aux-enfants-liste-de-series/">[Analyse] Les violences faites aux enfants &#8211; liste de séries</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>[Série] The Girlfriend (2025) : quand amour maternel flirt avec climat incestuel</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/the-girlfriend-2025-quand-amour-maternel-flirt-avec-climat-incestuel/</link>
					<comments>https://bonchicbongenre.fr/the-girlfriend-2025-quand-amour-maternel-flirt-avec-climat-incestuel/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 12:28:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse des représentations]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au premier abord, The Girlfriend se présente comme un thriller psychologique autour d&#8217;une belle-mère qui refuse immédiatement d&#8217;accepter la nouvelle compagne de son fils. Cherry apparaît d&#8217;abord comme une jeune femme instable et obsédée par Daniel, avant que le récit ne révèle progressivement que la véritable source du malaise se trouve ailleurs… Dans cette production, &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/the-girlfriend-2025-quand-amour-maternel-flirt-avec-climat-incestuel/">[Série] The Girlfriend (2025) : quand amour maternel flirt avec climat incestuel</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-08269ce92a95286be9d359d399ab5c59 wp-block-paragraph">Au premier abord, <em><strong>The Girlfriend</strong></em> se présente comme un thriller psychologique autour d&rsquo;une belle-mère qui refuse immédiatement d&rsquo;accepter la nouvelle compagne de son fils. Cherry apparaît d&rsquo;abord comme une jeune femme instable et obsédée par Daniel, avant que le récit ne révèle progressivement que la véritable source du malaise se trouve ailleurs…</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans cette production, les femmes occupent une place importante </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le talent de Robin Wright ne se limite pas au rôle de Laura, le personnage central de ma critique, elle participe activement à la fabrication de la série en réalisant trois des six épisodes et en occupant le poste de productrice exécutive !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois autres épisodes sont mis en scène par la réalisatrice irlandaise Andrea Harkin, qui partage ainsi la direction artistique de cette mini-série.&nbsp;L&rsquo;équipe d&rsquo;écriture est elle aussi largement composée de femmes. Aux côtés d&rsquo;Asher et Sheldon, on retrouve notamment Polly Cavendish, Helen Kingston, Smita Bhide, Ava Wong Davies et Isis Davis. Deux scénaristes, Matt Evans et Marek Horn, complètent l&rsquo;équipe sur certains épisodes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que la qualité de l’adaptation est aussi due à ça. Grâce à son récit en double point de vue, la série entretient longtemps le doute sur qui à raison et qui à tort, et finit par mettre en avant des motifs psychologiques complexes permis par un récit multi point de vue.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des épisodes, la série montre que les actes de Cherry sont largement provoqués par les manipulations de la mère de Daniel, qui lui fait croire que son fils est mort et va jusqu&rsquo;à provoquer son licenciement. Peu à peu, le véritable sujet de <em><strong>The Girlfriend</strong></em> n&rsquo;est plus la rivalité entre deux femmes, mais l&#8217;emprise psychologique qu&rsquo;une mère exerce sur son fils adulte.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min-1024x683.webp" alt="" class="wp-image-23962" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min-1024x683.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min-300x200.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min-768x512.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min-1536x1024.webp 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min-360x240.webp 360w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min-600x400.webp 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min-800x533.webp 800w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min-90x60.webp 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min-374x249.webp 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min-1320x880.webp 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/GRLF_S1_UT_102_241007_RAPCHR_00501RC_3000-min.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mère incapable de laisser son fils devenir lui-même</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La série suggère que le relation toxique de Laura trouve son origine dans la mort de son premier enfant, Rose. Incapable de faire le deuil de cette perte, elle semble reporter tout son investissement affectif sur Daniel, aujourd&rsquo;hui âgé de 28 ans.Daniel cesse alors d&rsquo;être considéré comme un adulte autonome. Il devient le principal objet de l&rsquo;équilibre émotionnel de sa mère, qui organise sa vie comme si elle lui appartenait encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette emprise apparaît dans une multitude de détails.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Laura contrôle les vêtements de Daniel — <strong>le bleu domine sa garde-robe jusqu&rsquo;à l&rsquo;arrivée de Cherry, qui introduit le bordeaux</strong>, symbole discret de son individualité retrouvée.</li>



<li>Lorsqu&rsquo;il annonce vouloir devenir médecin en traumatologie, elle lui répond : « Ce n&rsquo;est pas ce qu&rsquo;on avait décidé », comme si son avenir professionnel relevait d&rsquo;une décision commune.</li>



<li>Après son accident, cette volonté de contrôle atteint son paroxysme. Laura l&#8217;emmène en Espagne afin de l&rsquo;isoler de son entourage, manipule ses moyens de communication et finit même par le droguer pour maintenir son influence sur lui.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, son propre mariage s&rsquo;effondre. Pourtant, elle ne semble jamais véritablement chercher à sauver sa relation avec son mari : toute son attention reste tournée vers Daniel, comme si aucune autre relation n&rsquo;avait autant d&rsquo;importance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi alors parler d’un climat incestuel ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre cette dynamique, le concept de <strong>climat incestuel</strong>, développé notamment par le psychiatre Paul-Claude Racamier, est particulièrement éclairant. Contrairement à une idée reçue, ce terme ne désigne pas forcément un inceste « sexuel ». Il décrit un <strong>fonctionnement familial </strong>dans lequel les frontières entre les générations deviennent floues et où un parent investit son enfant d&rsquo;une place affective qui n&rsquo;est plus celle d&rsquo;un simple lien parent-enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs caractéristiques de ce concept apparaissent dans <strong><em>The Girlfriend</em></strong>:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Laura entretient une proximité émotionnelle envahissante avec Daniel et semble attendre de lui qu&rsquo;il réponde à ses propres besoins affectifs.</li>



<li>Elle supporte très mal qu&rsquo;il construise une relation indépendante avec Cherry, qu&rsquo;elle perçoit immédiatement comme une rivale plutôt que comme la compagne de son fils.</li>



<li>Son besoin de contrôle dépasse largement la protection parentale. Elle intervient dans ses choix de vie, cherche à limiter son autonomie et culpabilise chacune de ses tentatives d&rsquo;émancipation. Daniel peine alors à exister en dehors du lien qui l&rsquo;unit à sa mère.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La série montre également une <strong>confusion entre affection et fusion</strong>. L&rsquo;amour maternel est constamment associé à la possession, au contrôle et à la difficulté d&rsquo;accepter la séparation pourtant normale entre un parent et son enfant devenu adulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs fois on flirte quand même très très près de la sexualité, avec des démonstrations affectives anormales. Le montage mélange des intentions sexuelles avec l’incapacité de Laura à ne pas engager avec son fils. Vous comprendrez en regardant la série…</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une critique de la transmission bourgeoise</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique ne concerne d&rsquo;ailleurs pas uniquement Laura.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers plusieurs personnages issus du même milieu social, la série semble interroger une certaine conception bourgeoise de la famille, où les enfants restent des prolongements de leurs parents. Une scène de vacances l&rsquo;illustre bien : la meilleure amie de Laura impose à sa propre fille de partager son lit..,et de passer son temps avec elle malgré son refus. Sans atteindre le même degré d&#8217;emprise, cette situation participe à montrer une culture familiale où l&rsquo;autonomie des enfants passe après les attentes des adultes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai pas lu le roman original, mais pour moi la série mobilise consciemment la notion de climat incestuel pour constituer le véritable moteur dramatique de la série; qui aurait pu s&rsquo;appeler « The mother <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f631.png" alt="😱" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Girlfriend - Teaser Officiel | Prime Video" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/fGh2eVXU8PI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>[Critique] Predator: Badlands, un retour aux sources</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 10:47:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Predator: Badlands, réalisé par Dan Trachtenberg, est le septième film de la franchise Predator. Après Prey, le réalisateur poursuit son envie de renouveler la saga en prenant le contre-pied de ce que représente habituellement un Yautja. Civilisation mascu Chez les Predators, la règle est simple : ce qui est faible doit être détruit. La société &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-8c0bb9336ec7ba421c0c52eb92e19365 wp-block-paragraph" style="background-color:#bb2727"><em><strong>Predator: Badlands</strong></em>, réalisé par Dan Trachtenberg, est le septième film de la franchise <em><strong>Predator</strong></em>. Après <strong><em>Prey</em>,</strong> le réalisateur poursuit son envie de renouveler la saga en prenant le contre-pied de ce que représente habituellement un Yautja.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Civilisation mascu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chez les <strong>Predators</strong>, la règle est simple : ce qui est faible doit être détruit. La société Yautja repose sur la loi du plus fort, où seule compte la domination. Difficile de ne pas penser aux Daleks de <em>Doctor Who</em> : une civilisation persuadée d&rsquo;être la race supérieure et qui considère toute différence comme une faiblesse à éliminer. Un peu des Nazis de l’espace quoi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le héros, Dek, est justement tout ce que sa société méprise. Plus petit, moins impressionnant, constamment jugé insuffisant par son père Njohrr, il part sur Genna pour traquer le Kalisk afin de prouver sa valeur. Dès les premières minutes, le film montre la violence de cette idéologie : son propre frère est exécuté pour avoir refusé d&rsquo;abandonner Dek. Dans ce monde, la faiblesse n&rsquo;a pas le droit d&rsquo;exister.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deconstruction</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Là où <em><strong>Predator: Badlands</strong></em> devient intéressant, c&rsquo;est qu&rsquo;il démonte progressivement cette vision du monde. Dek survit non pas parce qu&rsquo;il est plus fort que les autres, mais parce qu&rsquo;il apprend à observer, à comprendre son environnement et à faire confiance à ceux qu&rsquo;il rencontre. Son alliance avec Thia, une synthétique de Weyland-Yutani, n&rsquo;est pas un simple duo d&rsquo;action : c&rsquo;est une remise en question complète de la philosophie Yautja.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film oppose alors deux visions de la puissance. D&rsquo;un côté, celle de son peuple, fondée sur la domination, la compétition permanente et le culte du plus fort. De l&rsquo;autre, celle que Dek construit peu à peu : la coopération, l&rsquo;intelligence, l&rsquo;adaptation et même l&#8217;empathie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage de Bud résume parfaitement ce message. Ce qui semblait n&rsquo;être qu&rsquo;une petite créature insignifiante, devient finalement essentiel à la survie de tout le monde. Même une simple sangsue qui se sacrifie bénéficie d&rsquo;un véritable plan hommage : la mise en scène rappelle constamment qu&rsquo;aucune vie n&rsquo;est inutile. Là où la culture Yautja ne voit que des outils ou des proies, le film montre que chaque être vivant possède une valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette idée se retrouve également dans la manière dont Dek affronte le Kalisk. Une fois privé de son arsenal technologique, il cesse de vouloir dominer la planète. Il apprend à connaître sa faune, sa flore et ses espèces pour utiliser leurs particularités à son avantage. Il ne cherche plus à imposer sa force à la nature ; il compose avec elle. C&rsquo;est une philosophie presque opposée à celle de Weyland-Yutani, qui, fidèle à elle-même, veut capturer, disséquer et exploiter toutes les formes de vie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="652" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/1444x920_dimitrius-schuster-koloamatangi-dans-predator-badmands-1-1024x652.jpeg" alt="" class="wp-image-23965" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/1444x920_dimitrius-schuster-koloamatangi-dans-predator-badmands-1-1024x652.jpeg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/1444x920_dimitrius-schuster-koloamatangi-dans-predator-badmands-1-300x191.jpeg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/1444x920_dimitrius-schuster-koloamatangi-dans-predator-badmands-1-768x489.jpeg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/1444x920_dimitrius-schuster-koloamatangi-dans-predator-badmands-1-94x60.jpeg 94w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/1444x920_dimitrius-schuster-koloamatangi-dans-predator-badmands-1.jpeg 1050w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La fin pousse cette évolution jusqu&rsquo;au bout. Dek ne protège plus uniquement son honneur : il protège Thia, Bud et même le Kalisk. Le sacrifice devient une preuve de force bien plus importante que la domination. La véritable virilité que propose le film n&rsquo;est plus celle de l&rsquo;individu invincible, mais celle de celui qui accepte de risquer sa vie pour les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Visuellement, <em><strong>Predator: Badlands</strong></em> est superbe. Genna est magnifique, la mise en scène de Dan Trachtenberg reste inventive et certaines séquences sont même étonnamment drôles. Le film a parfois un côté très « Disney », notamment dans la relation avec Bud et dans son optimisme assumé. Pourtant, cela fonctionne, parce que cette légèreté sert un propos cohérent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, <em><strong>Predator: Badlands</strong></em> est probablement l&rsquo;un des films les plus politiques de la saga, non pas parce qu&rsquo;il délivre un discours explicite, mais parce qu&rsquo;il <strong>renverse complètement le mythe fondateur du Predator</strong>. Le plus grand chasseur n&rsquo;est plus celui qui domine tout le monde. C&rsquo;est celui qui comprend que survivre passe parfois par l&rsquo;entraide, le respect du vivant et la protection des plus faibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vous n&rsquo;aviez pas compris ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est d&rsquo;ailleurs ironique de voir certains reprocher à <em><strong>Predator: Badlands</strong></em> de « trahir » l&rsquo;esprit de la saga. En réalité, le film effectue plutôt un retour aux sources. Le <em><strong>Predator</strong></em> de 1987 n&rsquo;était pas une célébration du héros Reaganien, mais sa critique.<br>Le commando de Dutch incarne tous les archétypes du cinéma d&rsquo;action de l&rsquo;époque : des hommes sur-armés, persuadés que leur puissance de feu et leur virilité suffiront à résoudre n&rsquo;importe quel problème. En plus, le gouvernement Américain les trahis.<br>Or le <strong><em>Predator </em></strong>les élimine un à un en révélant les limites de cette posture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin, Dutch ne triomphe pas grâce à ses muscles ou à son arsenal, mais parce qu&rsquo;il abandonne la technologie, observe son environnement, fabrique des pièges et utilise son intelligence. <strong><em>Predator: Badlands</em></strong> prolonge cette idée en la poussant encore plus loin : Dek ne devient pas un héros parce qu&rsquo;il est le plus fort, mais parce qu&rsquo;il <strong>apprend à coopérer, à protéger </strong>et à comprendre le vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où le film de 1987 critiquait déjà le fantasme de l&rsquo;homme invincible propre à l&rsquo;ère Reagan, <em><strong>Predator: Badlands</strong></em> montre qu&rsquo;une autre forme de puissance est possible, fondée sur l&rsquo;adaptation et l&#8217;empathie plutôt que sur la domination. Ce passage reste fidèle à l&rsquo;analyse généralement faite du <strong><em>Predator</em></strong> original : le film joue avec les codes du cinéma d&rsquo;action avant de les renverser.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Predator: Badlands | Official Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/43R9l7EkJwE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>[Série] The Power (2023) : et si les femmes n&#8217;avaient plus peur ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 10:29:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il existe des séries qui utilisent la science-fiction pour parler de notre societe, The Power en fait partie. Adaptée du roman de Naomi Alderman, la série suit plusieurs personnages aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Nigeria et dans un pays fictif d&#8217;Europe de l&#8217;Est, au moment où toutes les adolescentes développent soudainement la capacité de produire &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/the-power-2023-et-si-les-femmes-navaient-plus-peur/">[Série] The Power (2023) : et si les femmes n&rsquo;avaient plus peur ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-aae01e12ba6b03f69f94d48e20a7360a wp-block-paragraph" style="background-color:#a92020">Il existe des séries qui utilisent la science-fiction pour parler de notre societe, <strong><em>The Power</em></strong> en fait partie. Adaptée du roman de Naomi Alderman, la série suit plusieurs personnages aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Nigeria et dans un pays fictif d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, au moment où toutes les adolescentes développent soudainement la capacité de produire de l&rsquo;électricité avec leurs mains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le papier, le concept pourrait donner lieu à une simple série de super-pouvoirs. En réalité, <strong><em>The Power</em></strong> s&rsquo;intéresse beaucoup moins à l&rsquo;électricité qu&rsquo;au pouvoir lui-même. Ce pouvoir apparaît à la puberté, se transmet ensuite aux femmes adultes et bouleverse l&rsquo;ordre établi. Derrière son côté « feel good » (voir des femmes capables de se défendre fait forcément plaisir) la série aborde des <a href="https://bonchicbongenre.fr/series-feministes-entre-avancee-culturelle-et-resistance-conservatrice/">thèmes féministes</a> d&rsquo;une grande profondeur.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="399" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/cast.jpg" alt="" class="wp-image-23937" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/cast.jpg 640w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/cast-300x187.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/cast-96x60.jpg 96w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">To be or not to be, a woman</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;échelle individuelle, elle raconte les difficultés quotidiennes de ses personnages : les relations familiales, les amitiés, les histoires d&rsquo;amour, la découverte de soi. Mais elle montre aussi les violences systémiques auxquelles les femmes sont confrontées : violences sexuelles, psychologiques, domestiques ou institutionnelles. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À une échelle plus large, les gouvernements réagissent immédiatement en cherchant à contrôler ces adolescentes. Elles sont enfermées, séparées de leurs proches, testées et surveillées. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;un des paradoxes les plus intéressants de la série. Avant même d&rsquo;avoir commis quoi que ce soit, ces jeunes filles sont considérées comme une menace. Pourquoi ? Parce qu&rsquo;elles possèdent enfin un pouvoir qui remet en question une hiérarchie vieille de plusieurs siècles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des idées les plus fortes de <strong><em>The Power</em></strong> est qu&rsquo;elle interroge ce que signifie vivre sans peur. Pouvoir rentrer seule le soir. Marcher dans la rue sans regarder derrière soi. S&rsquo;habiller comme on le souhaite sans craindre les conséquences. Toutes ces questions font partie du quotidien de nombreuses femmes mais restent largement invisibles pour beaucoup d&rsquo;hommes. La série ne prétend pas qu&rsquo;un super-pouvoir résoudrait ces problèmes ; elle imagine simplement ce que deviendrait la société si les rapports de force changeaient soudainement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La sororité occupe également une place centrale.&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, beaucoup d&rsquo;adolescentes rejettent ce pouvoir ou n&rsquo;en comprennent pas encore toute la portée. À l&rsquo;inverse, les femmes adultes mesurent immédiatement ce qu&rsquo;il pourrait représenter. Lorsque les plus jeunes transmettent leur capacité aux générations précédentes, c&rsquo;est toute une chaîne de solidarité féminine qui se met en place.<br>Cette prise de conscience collective rappelle certains mouvements de libération où les femmes s&rsquo;organisent pour faire évoluer leur condition. Et la série montre que dans les pays où les femmes sont le plus oppressées, elles se libèrent avec plus de violence. Normal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La série évite également le piège du « tous les hommes sont les méchants ». Certains personnages masculins soutiennent les femmes, comme le mari médecin de Margot (incarnée par la merveilleuse Toni Colette), ou Tunde qui suit les révoltes arabes et dans les pays de l&rsquo;est. Tandis que d&rsquo;autres réagissent avec peur, colère ou volonté de reprendre le contrôle &#8211; classic mascu &#8211; d&rsquo;ailleurs la série met en avant les dangers de ce genre de discours sur les réseaux sociaux. <strong><em>The Power</em></strong> montre ainsi que le problème n&rsquo;est pas seulement individuel mais aussi systémique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="298" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-25-a-12.27.45-1024x298.png" alt="" class="wp-image-23938" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-25-a-12.27.45-1024x298.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-25-a-12.27.45-300x87.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-25-a-12.27.45-768x224.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-25-a-12.27.45-206x60.png 206w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-25-a-12.27.45.png 1256w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Il n’y a pas de symétrie des violences</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourquoi la série refuse l&rsquo;idée d&rsquo;une simple symétrie des violences. Les femmes obtiennent un pouvoir physique, mais cela ne suffit pas à créer une société égalitaire. Les institutions : le pouvoir politique, l&rsquo;armée, les forces de l&rsquo;ordre &#8211; restent largement contrôlées par des hommes. Dans les pays où les droits des femmes sont davantage protégés, on observe surtout un retour de bâton masculin. Dans les sociétés où les femmes sont déjà fortement opprimées, le changement provoque des révoltes beaucoup plus violentes. À travers le personnage de Tunde, journaliste qui couvre ces événements, la série montre différentes réalités : mariages forcés, violences, enfermement des femmes ou exploitation sexuelle. Le pouvoir électrique ne crée pas ces injustices ; il révèle celles qui existaient déjà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sans doute là toute la force de <strong><em>The Power</em></strong>. Son élément fantastique n&rsquo;est qu&rsquo;un prétexte pour parler de notre monde. Les rapports de domination, les violences sexistes ou les résistances au changement existaient bien avant que des éclairs ne sortent des mains des héroïnes. La série pose finalement une question simple : que se passerait-il si les femmes pouvaient enfin répondre à la violence sans avoir constamment peur ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut également y voir un rappel historique. Les grands progrès des droits des femmes ne sont jamais arrivés seuls. Les suffragettes ont mené des actions parfois radicales pour obtenir le droit de vote. Aujourd&rsquo;hui encore, les avancées passent par l&rsquo;éducation, l&rsquo;émancipation, la solidarité et les luttes collectives. Le véritable pouvoir est peut-être déjà là.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Série annulée ? Mais pourquoi ?!</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, la série n&rsquo;aura jamais l&rsquo;occasion d&rsquo;aller au bout de son histoire. La première saison n&rsquo;adapte qu&rsquo;environ un tiers du roman, Naomi Alderman ayant souhaité prendre le temps de développer ses nombreux personnages. Après plusieurs années d&rsquo;attente, Prime Video a officiellement annulé <strong><em>The Power</em></strong> en 2025, sans donner d&rsquo;explication. La série se termine donc sur un immense cliffhanger et de nombreuses intrigues inachevées. Frustrant, tant elle semblait avoir encore beaucoup de choses à raconter. Frustrant, quand on à l’occasion d’avoir une série qui fait du bien aux femmes. Frustrant, quand aujourd’hui la plateforme enchaine des projets pas originaux qui semblent aussi viser plutôt un public masculin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement, il reste au moins une bonne nouvelle pour les amateurs de séries : <a href="https://bonchicbongenre.fr/deadloch-une-comedie-policiere-australienne/"><strong>Deadloch</strong></a>, autre excellente production de Prime Video, a bien obtenu une deuxième saison</p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/the-power-2023-et-si-les-femmes-navaient-plus-peur/">[Série] The Power (2023) : et si les femmes n&rsquo;avaient plus peur ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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		<title>25 séries féministes à découvrir : entre avancée culturelle et résistance conservatrice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 15:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous propose dans cet article une liste chronologique de séries féministes qui ne sont pas assez mises en avant par les algorithmes de classement des moteurs de recherche. Comment qualifier une série féministe ?&#160; Loin de moi la prétention de décider ce qui est féministe ou pas, alors heureusement, il existe quelques tests permettant &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Je vous propose dans cet article une liste chronologique de séries <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/comment-definir-film-feministe/">féministes</a></strong> qui ne sont pas assez mises en avant par les algorithmes de classement des moteurs de recherche. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment qualifier une série féministe ?&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de moi la prétention de décider ce qui est féministe ou pas, alors heureusement, il existe quelques tests permettant d’entamer une réflexion sur la représentation de personnages féminins dans les œuvres de fiction :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le test de Bechdel-Wallace</strong>, le plus connu, qui repose sur trois critères : Il doit y avoir au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre. Qui parlent ensemble. Qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme.</li>



<li><strong>Test de Mako Mori</strong> : le scénario propose un personnage féminin qui ne se limite pas à être un faire-valoir des personnages masculins.</li>



<li><strong>Le test de la lampe sexy</strong> : propose de remplacer un personnage féminin par une lampe, et de voir si l&rsquo;histoire est modifiée.&nbsp;</li>



<li><strong>Le test John Wick :</strong> propose de remplacer le personnage féminin par un petit chien et de voir si on obtient la même réponse émotionnelle.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet des oeuvres est aussi à prendre en compte : ok il y a un lead féminin, ok il y a autant de personnages féminins que masculins, mais de quoi parle l’oeuvre ? Aborde t-elle concrètement des <strong>problématiques auxquels sont confrontés les femmes</strong> ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un nouveau test entre en jeu, dans une société de plus en plus polarisée :<strong> le test Furiosa</strong>, nommé d&rsquo;après le personnage de <strong><em>Mad Max</em></strong>. Inspiré par de nombreuses critiques d&rsquo;internautes mécontents de voir autant de personnages féminins. Le test pose une seule question : «est-ce que des internautes s&rsquo;énervent parce que ce film est féministe?»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fenêtre d’Overton comme mesure du progrès</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La fenêtre d&rsquo;Overton, aussi connue comme la fenêtre de discours, la métaphore désigne l&rsquo;ensemble des idées, opinions ou pratiques considérées comme plus ou moins acceptables par l&rsquo;opinion publique.<br>D’abord, le féminisme est perçu comme marginal, militant, voire menaçant pour la norme télévisuelle. Puis, il devient un sujet acceptable, débattu, mais pas encore majoritaire. Puis il se normalise aux yeux de la majorité et des nouvelles générations.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Etape 1, <strong>l’impensable</strong> : Parler du sexe féminin à la télé. Avoir une série qu&rsquo;avec des femmes. Avoir une série sur des femmes voilées. </li>



<li>Etape 2, <strong>le radical&nbsp;</strong>: Les séries montrent des femmes qui rejettent les rôles traditionnels, indépendantes, sans maris, sans enfants, qui ne sont pas hétéro.&nbsp;</li>



<li>Etape 3 : <strong>l’acceptable</strong> : Les séries poussent le curseur du féminisme dans la fiction et dans la comédie (c’est ok car ça ne dérange pas trop, mais ça veut quand même faire réfléchir).&nbsp;</li>



<li>Etape 4 : <strong>le soutenu</strong> : Les séries doivent donner la parole aux femmes sur des sujets importants comme les VSS (violences sexistes et sexuelles). MeToo a eu son importance sur cette étape.</li>



<li>Etape 5 :<strong> le normal</strong> : Le féminisme dans les séries est courant, voir attendu par la majorité.&nbsp;</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La «Trump era» : un recul des avancées sociales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Europe comme aux Etat-unis, la montée des populismes et les tensions économiques polarisent la société : montée du masculinisme, retour du conservatisme, trends <a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/"><strong>trad wives</strong></a> et skinnyTOK, abrogation des lois d’inclusivité Meta, recul des droits à l’avortement… Le pouls de la société se mesure aussi à travers les contenus générés à son époque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="244" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-1024x244.png" alt="" class="wp-image-23479" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-1024x244.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-300x71.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-768x183.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29-252x60.png 252w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-16.16.29.png 1276w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">On s&rsquo;est rejoui.es depuis quelques années d&rsquo;avoir plus d&rsquo;oeuvres par et pour les femmes, mais il faut veiller à ce que ça le reste. On commence à voir un léger déclin dans l&rsquo;industrie ces deux dernières année.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="636" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1024x636.png" alt="" class="wp-image-23470" style="width:528px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1024x636.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-300x186.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-768x477.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-97x60.png 97w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44-1320x819.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-03-a-10.09.44.png 1466w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Le conservatisme voudrait fermer la fenêtre d’Overton, que certains sujets redeviennent tabous (retournent à la phase de l’impensable). On doit veiller a ce que le progrès ne soit pas perdu, et cela passe aussi par les informations qu&rsquo;on trouve sur internet. </p>



<p class="has-white-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-97563ddfab619e3b5d5b0131951a4787 wp-block-paragraph" style="background-color:#b91010"><strong>Dans l’objectif de laisser la fenêtre ouverte, je vous propose une liste chronologique de séries importantes, </strong>avant qu’elles ne soient oubliée par les algorithmes de classement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sex and the city (1998) &#8211; Drame romantique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La série ne passerait pas aujourd’hui le test de Bechdel. Je ne vais pas m’attarder dessus car je n’ai pas réussi à finir la première saison. Voir évoluer ces femmes (très) riches dans une société hétéronormée, grossophobe et privilégiée était pénible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais remise dans le contexte de son époque, <strong><em>Sex and the city</em></strong> <strong>entrebâille la fenêtre sur ce qu’il est acceptable de dire à la télé ou pas </strong>(étape 1, l’impensable : parler du sexe féminin à la télé). Et juste pour ça, elle a le mérite d’exister.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Buffy the vampire slayer (1997) &#8211; Comédie drame</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a beaucoup de problèmes autour de la série <strong><em>Buffy</em></strong>. Bien que le personnage de Buffy casse les clichés sur les adolescentes blondes, les autres personnages féminins de la série sont un peu des clichés ambulants : Willow l’ingénue sensible, Faith la bad girl sexy, Ania la nagging wife, Tara la caution gay, Cordelia la bimbo stupide (harcelée par whedon), Dawn la fille pure (prédatée par Whedon). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage de Alex/Xander quant à lui, est (insupportable) une représentation de la culture du viol : forceur, jaloux, égérie de la friendzone victimaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais je dois dire que j’ai été agréablement surprise en revisionnant la série adulte par la qualité d’écriture. Globalement, au fil des 7 saisons, les personnages (sauf Xander) ont des arcs narratifs qui tiennent la route. Et ça, c’est aussi grâce à une <strong>équipe d’auteurs composé de 3 femmes</strong>, dont Marti Noxon. On oublie souvent de la citer car Joss Whedon prenait toute la place, mais c’est elle qui à su faire de <strong><em>Buffy</em></strong> et de ses protagonistes des personnages solides auxquels on peut encore s’identifier. En reprenant les rennes de la série, dans les saisons 6 et 7 qu’elle à dirigé sans Whedon, elle à su terminer l’histoire sur des enjeux féministes, où les tueuses se réapproprient leur pouvoir et s’entraident.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="270" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/giphy.gif" alt="" class="wp-image-23548"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Buffy contre les vampires</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The L word (2004) &#8211; Drame romantique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On a beaucoup entendu que <strong><em>Sex and the City</em></strong> avait ouvert la voie pour <strong><em>The L word</em></strong>. Je dirais plutôt que la créatrice de la série Ilene Chaiken (à la production de <strong><em>The Handmaid’s tale</em></strong>) s’est bien battue pour permettre à sa série d’exister<strong> </strong>(étape 2, le radical) : une série dramatique basée sur le vie d’une communauté de lesbiennes; avec des représentations de personnages bisexuel et transgenre, des sujets assez éloignés des habitudes des décideurs de l&rsquo;industrie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>30 Rock (2006) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tina Fey est à la fois créatrice, scénariste, productrice et actrice principale de la série qui parle…d’une femme créatrice et productrice d’une émission de télé. Avec cette oeuvre un peu meta, Tina Fey se moque du sexisme systémique de l&rsquo;industrie télévisuelle. Pour l’ensemble de son oeuvre, et avec son humour satirique (qui se situe entre le radical et l’acceptable),<strong> </strong>Tina Fey à beaucoup oeuvré selon moi pour le<strong> féminisme au cinéma et à la télé. </strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Top of the lake (2013) &#8211; Thriller (vss)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Top of the Lake</em></strong> de Jane Campion offre un regard incisif sur les violences faites aux femmes, notamment dans les petites communautés où elles sont souvent invisibilisées et dominées économiquement.<br>En suivant l&rsquo;enquête d&rsquo;une jeune inspectrice (Elisabeth Moss) revenue dans son village natal de Nouvelle-Zélande pour enquêter sur la disparition d&rsquo;une adolescente enceinte, la série explore les traumatismes passés et présents de ses personnages féminins. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Top of the Lake</em></strong> ne se contente pas de dénoncer <strong>ces violences, elle les inscrit dans un contexte social et culturel plus large.</strong> La nature isolée des lieux, associée à des dynamiques de pouvoir patriarcales, créent un climat propice à l’oppression des femmes, à la prédation par les hommes. <strong><em>Top of the Lake</em></strong> est une très bonne enquête, mais qui ne vous laissera pas indemne émotionnellement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="640" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1024x640.jpg" alt="" class="wp-image-23549" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1024x640.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-300x188.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-768x480.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1536x960.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-2048x1280.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-96x60.jpg 96w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/nzcxndiwnzutmzdmyy00zjcyltkzotutztcyytdkowzimwqw_top-1320x825.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Top of the lake </em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Broad city (2014) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Broad City, </em></strong>créé et interprété par Ilana Glazer et Abbi Jacobson, est une des séries les plus fraiches et décomplexées des années 2010 ! À travers les aventures d&rsquo;Abbi et Ilana à New York, la série célèbre l’imperfection féminine et la sororité. <strong><em>Broad City</em></strong> aborde avec humour des sujets intimes comme l’épilation, la dépression saisonnière, et l’absence de toilettes publiques pour les femmes. Tout cela, ancré dans la bienveillance progressiste et la bonne humeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>BroadCity</em> </strong>normalise le<strong>s expériences féminines </strong>et invite à une plus grande acceptation de soi<strong>. </strong>Abbi et Ilana sont des personnages imparfaits, attachants et drôles qui incarnent une génération de jeunes femmes qui refusent de se conformer aux normes et qui cherchent à vivre leur vie pleinement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Crazy ex girlfriend (2015) &#8211; Comédie musicale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Crazy Ex-Girlfriend</em></strong> est une série créée et interprété par Rachel Bloom. La série explore de manière intelligente et humoristique les <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-psychophobie-et-cinema-de-genre/">problèmes de santé mentale</a> </strong>grâce à un panel de personnages féminins complexes aux parcours variés. En utilisant le format de la comédie musicale, <strong><em>Crazy Ex-Girlfriend</em></strong> permet d&rsquo;exprimer des émotions complexes et de mettre en scène des situations difficiles avec originalité.<br>La série compte une chanson par épisode, dont certaines sont devenue des hymnes féministes (même pour moi alors que je n’aime pas les comédies musicales) comme <em>Let’s generalize about men, The getting ready sexy song, Period sex </em>et<em> Hot guys have problems too</em>. S’il fallait une série pour prouver qu’on peut être girly ET intelligente c’est celle-là.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="(Song) Crazy Ex Girlfriend | The Sexy Getting Ready Song - Rebecca" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/AJmWuNKabtM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Unbreakable Kimmy Schmidt (2015) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Unbreakable Kimmy Schmidt</em></strong> est une comédie américaine développée par Tina Fey, qui suit les aventures de Kimmy, une jeune femme sortie d&rsquo;une secte après avoir été enfermée dans un bunker pendant des années.<br>Fraichement arrivée à New York et malgré son passé traumatisant, Kimmy aborde la vie avec un optimisme à toute épreuve. Kimmy incarne la <strong>résilience féminine </strong>et la capacité à reconstruire sa vie après un traumatisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un casting de comédiens incroyables (Ellie Kemper, Titus Burgess, Jane Krakowsky, Carol Kane) et l’humour incisif de Tina Fey, la série nous régale de jeux de mots sous-entendus féministes (entre le radical et l’acceptable).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="670" height="377" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt.jpg" alt="" class="wp-image-23550" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt.jpg 670w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/unbreakable-kimmy-schmidt-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 670px) 100vw, 670px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fleabag (2016) &#8211; Drame humour noir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Fleabag</em> </strong>est une série britannique, créée et interprétée par Phoebe Waller-Bridge. Elle nous invite dans l’intimité imparfaite de son protagoniste : tourmentée, cynique, et peut être un borderline sur les bords. En brisant le quatrième mur elle met en scène ses défauts qui nous revoient aux nôtres. Le mécanisme n’est pas sans rappeler la série <em><strong>Peep Show</strong> </em>qui serait une sorte de pendant masculin de <strong><em>Fleabag</em></strong>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En abordant des thèmes comme le deuil, l’amitié et la sexualité, <strong><em>Fleabag</em> </strong>déconstruit les stéréotypes féminins, et invite à une réflexion crue sur la vie. L&rsquo;humour noir caractéristique de la série sert également de vecteur pour dénoncer les inégalités et les injustices dont sont victimes les femmes (entre l’acceptable et le soutenu). <strong><em>Fleabag </em></strong>propose une représentation imparfaite mais réaliste et assumée de la féminité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Baroness von sketch show (2016) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Baroness von sketch show</strong> est une comédie de sketches canadienne créée, scénarisée, réalisée et interprétée par 4 femmes : Carolyn Taylor, Meredith MacNeill, Aurora Browne et Jennifer Whalen. <strong><em>Baroness von Sketch Show</em></strong> va vous régaler grâce à son humour absurde, mais qui tape juste sur les questions de genre. Les sketches abordent une multitude de sujets : la représentation des femmes dans les médias, la pression sociale liée à la beauté, les relations amoureuses et les inégalités salariales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;humour de la série est une arme redoutable pour déconstruire les stéréotypes et les normes sociales. <strong><em>Baroness von Sketch Show</em></strong> est une œuvre qui célèbre la diversité des expériences féminines, et qui invite à une remise en question des normes patriarcales. C’est très drôle et incisif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23551" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/228d06f024149ce9d4067824738cdcbedc6369969791f221b4e9752c31737b4a-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Glow (2017) &#8211; Drame</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>GLOW</em></strong> est une série sur le catch féminin qui se déroule dans les années 80. En suivant les aventures d&rsquo;un groupe de femmes qui se lancent dans le catch, la série explore les thèmes de l&rsquo;amitié, de la rivalité, de la quête de soi, et de la place des femmes dans le sport. Je n’ai personnellement pas accrochée à la série mais je dois reconnaitre que faire un <strong>parallèle entre le catch </strong>(comme élément performatif de la force) et la<strong> performance de genre, </strong>(ici la féminité) est interessant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le prétexte du catch, <strong><em>Glow</em> </strong>célèbre la<strong> diversité des expériences féminines </strong>et leur capacité physique<strong>. </strong>C’est intéressant d’aborder la série sous l’angle de la «bagarre» et de la force physique car c’est globalement absent du panorama télévisuel. On voit souvent des films et séries où les femmes pratiquent un sport stéréotypé féminin comme le patinage, la gym, la danse, mais elles ne sont quasiment jamais représentées comme étant capables de force physique comme dans le catch.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The handmaids tale (2017) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>The Handmaid&rsquo;s Tale</em></strong>, adapté du roman <strong><em>La servante écarlate</em></strong> de Margaret Atwood, plonge le spectateur dans un futur où les femmes non religieuses, non mariées, ou lesbiennes sont considérées comme impures et réduites à leur fonction reproductrices en étant asservies par la classe dirigeante.<br>La série propose une réflexion puissante sur les enjeux du féminisme, les dangers d&rsquo;un retour en arrière vis a vis des<strong> droits des femmes et de l’intégrisme religieux. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La série explore les conséquences d&rsquo;un régime totalitaire qui opprime les femmes, en abordant des thèmes tels que la violence domestique, le viol, la maternité forcée et la surveillance de masse, l’hypocrisie des dirigeants religieux.<br>La série ne ménage pas ses spectateurs sans non plus tomber dans le misérabilisme; elle célèbre la résilience et la nécessité de lutter. <strong><em>The Handmaid&rsquo;s Tale</em></strong> est bien plus qu&rsquo;une simple dystopie futuriste. La série nous rappelle que les droits acquis peuvent être facilement perdus et que la vigilance est de mise à chaque élection. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Big little lies (2017) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La série, inspirée du roman&nbsp;<strong><em>Petits secrets, grands mensonges&nbsp;</em></strong>de Liane Moriarty gratte le vernis social de la réussite à l’américaine : gros salaire, grosse maison, mariage réussi, enfants modèles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La série expose un tabou qui appartient à la sphère domestique et privée : les violences conjugales et leur impact sur les victimes d’un contrôle patriarcal : manipulation, isolement, culpabilisation.&nbsp;La saison 2 fait un peu forcé, mais la première saison est très bien ficelée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Killing Eve (2018) &#8211; Drame thriller</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Développée par Phoebe Waller-Bridge (<strong><em>Fleabag</em></strong>), <strong><em>Killing Eve</em></strong> place des femmes au centre d’un genre traditionnellement masculin : le thriller d’espionnage. Un peu comme l’a fait <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/polite-society-les-femmes-savent-faire-des-films-daction/">Polite Society</a></em></strong> avec le film d’action, la série normalise (étape 5) la place des femmes dans le genre, sans jamais chercher à se justifier. En plus d’explorer le motif du <strong>désir féminin sans hétéronormativité</strong>, les personnages sont mus d’un moteur non dicté par le regard masculin; ce qui en fait un drame psycho-sexuel très interessant. L’intrigue repose sur une complexité morale <strong>loin des clichés normatifs</strong> (infirmière vs femme fatale). Eve et Vilanelle sont égales mais différentes, némésis mais complémentaires. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7.jpg" alt="" class="wp-image-23552" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7.jpg 600w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/Killing-Eve-Saison-2-Episode-7-374x249.jpg 374w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Killing Eve</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Unbelievable (2019) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette série n’est pas facile à regarder, c’est une histoire de viol dont la victime n’est pas crue. Parce que ce n’est pas une<strong> victime parfaite</strong>, parce qu’elle n&rsquo;a pas raconté une histoire classique, parce que les deux policiers ayant pris sa plainte n’ont pas d’empathie et n’ont pas été formé à accueillir des victimes de VSS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête sera menée par deux détectives femme, Merritt Wever et Tony Colette. Leur enquête met en avant une autre manière d’exercer le pouvoir : à travers l’écoute, l’intuition, la patience et l’empathie, en contraste avec la brutalité hors sol des policiers masculins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la dureté du propos je trouve que la série donne la parole aux femmes, sans<strong> fétichiser la violence</strong> contrairement à certaines séries de Ryan Murphy par exemple. <strong><em>Unbelievable</em></strong> dénonce aussi au passage, la violence systémique en donnant des statistiques sur les policiers qui battent leurs femmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Shrill (2019) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Développé par Aidy Bryant, comédienne au SNL, <strong><em>Shrill </em></strong>est une série qui parle de la grossophobie. Ou plutôt comment refuser la honte imposée par la société à cause de son poids ou d’un physique hors-norme. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La stigmatisation vécue par les personnes en surpoids façonne les comportements sociaux : le personnage d’Annie commence la série en cherchant à plaire aux autres, notamment son petit ami médiocre. Peu à peu, elle apprend à affirmer sa voix et ne plus avoir honte d’occuper l’espace. On entend parfois qu’être grosse c’est du militantisme en soi, car refuser de s’invisibiliser, c’est se libérer du besoin de validation masculine et sociale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-23553" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/921a42a06102a86f43246de72dc0b089f58dbae097834d4f98ddc3b769634390-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The morning show (2019) &#8211; Drame (vss)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>The morning show </em></strong>parle de la culture du viol et de la complicité qui s’opèrent dans la sphère télévisuelle. Avec un récit subtil mais percutant la série nous interroge sur les <strong>zones grises du système qui perpétuent la culture du viol</strong>.<br>A travers le personnage de Mitch (Steve Carell) accusé de VSS et de viol, la série montre que les hommes ont du mal à remettre en question leurs pratiques de «séduction». Il passe par différentes phases : déni, colère, marchandage, dépression, mais n’arrive pas à admettre ses pratiques d’agresseur dans un système où on lui sert des jeunes femmes sur un plateau. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que <strong><em>The morning show</em></strong> réussit très bien à montrer c’est que Mitch est un «nice guy». On a du mal à mettre les mots sur ce qu’on lui reproche. Mais des motifs répétitifs<strong> </strong>se dégagent de ces interactions avec les femmes pour dessiner un <strong>mécanisme de prédation</strong>. Ces agressions ne sont pas des accidents ou des approches maladroites; Mitch est un expert des zones grises ce qui lui permet de groomer et d’abuser de femmes en bas de l’échelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Derby girls (2020) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Derby girl </em></strong>est une série française, de Nikola Lange. Le roller derby est surtout un prétexte scénaristique qui permet un parallèle entre Tonya Harding, accusée d’avoir comploté une agression à coup de barre de fer dans le genoux de sa compétitrice,et Lola, le personnage principal de la série, qui coupe les doigts de la médaillée d’or de patinage artistique.<br>Lola devenue star déchue, est une jeune femme à l’ego surdimensionné, qui va être amenée à questionner son jugement sur les autres, quand elle se lie d’amitié avec une bande de meufs de sa ville pourrie. A travers l’équipe de derby des Cannibales licornes, on nous propose des personnages singuliers et hyper féministes qui dédramatisent plein de choses. <strong><em>Derby girl </em></strong>c’est une série légère qui nous invite à embrasser sans complexes sa féminité même si on dodues, sexuelles, poilues et qu’on boit de la bière.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-1024x575.webp" alt="" class="wp-image-23554" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-1024x575.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-768x432.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/2c6d52203626546738d113fe93849a2c-derby-girl-serie-humoristique-programme-tv.webp 1260w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Derby girls</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Kevin can fuck himself 2021 &#8211; Drame</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un exercice de style qui fait penser à <strong><em>The voices</em></strong>, Valerie Armstrong utilise le genre pour dénoncer les mécanismes de domination représentés à la télévision.<br>Le personnage principal, Allison McRoberts, vit dans un univers de sitcom classique : rires enregistrés, décor domestique, rôle de femme parfaite, mari attendrissant. Kevin incarne le patriarche comique, un homme infantile qui domine le foyer sous couvert d’humour. Mais dès qu’Allison quitte la pièce, le ton change : la série devient un drame réaliste et sombre. Elle n’est plus <strong>sous l’emprise </strong>de KévinL . Dès que le personnage a une minute pour réfléchir; elle se rend compte que son mari n’est pas attendrissant. C’est un homme immature, égoïste, et un peu alcoolique. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Kevin can fuck himself</em></strong> est un petit bijou qui déconstruit les stéréotypes de culture populaire, et dénonce le<strong> gaslighting social </strong>qui glorifie les hommes médiocres, tout en rendant invisibles les femmes qui les soutiennent. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Yellow jackets (2021) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Yellowjackets</em></strong> propose une représentation rare de la féminité.<br>Loin des clichés de filles fragiles et démunies, la série la série met en scène un groupe d’adolescentes victimes d’un crash d’avion, qui vont devoir survivre dans la nature sauvage. La série alterne habilement entre passé et présent, tissant un récit où le trauma persiste à travers le temps<strong>. </strong>Leur besoin de survie révèle les zones grises de la nature humaine, rarement représentées avec autant de cruauté et de nuance, surtout pour des<strong> personnages féminins. </strong>Aucun personnage n’est réduit à un archétype : mère, victime, manipulatrice, protectrice, tueuse… elles sont tout cela à la fois. <strong><em>Yellowjackets</em></strong> c’est l’incarnation d’une <strong>féminité non domestiquée</strong>, capable de cruauté, de désir, de violence ET de sororité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>We are Ladyparts (2021) &#8211; Comédie&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/we-are-lady-parts-une-sitcom-pour-visibiliser-les-femmes-musulmanes/">We Are Lady Parts</a> </em></strong><em>e</em>st une comédie britannique qui transgresse un tabou (rappelez-vous étape 1, l’interdit) : une série avec que des femmes musulmanes dont plusieurs voilées !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ecrite et réalisée par Nida Manzoor. La série parle de 5 femmes musulmanes vivant à Londres qui ont fondé un groupe de musique punk. La série est très drôle et apporte un nouveau regard sur les femmes musulmanes, bien loin des clichés qu’on a malheureusement l’habitude de voir. C’est drôle et ça dédiabolise une communauté trop souvent représentée sous le prisme des clichés terroristes; ou des clichés de soumission en ce qui concerne les femmes.<br>Les 5 membres du groupe <strong><em>We Are Lady Parts</em></strong> sont des jeunes femmes qui illustrent la diversité de l’islam et des cultes. Voilées ou pas, tatouées ou pas, mariées ou pas. Et peu importe, car ce sont des humains qui aiment la musique et sont confrontées aux mêmes problèmes que tout le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong>&nbsp;c’est drôle et intelligent. La série touche du doigt des sujets sérieux comme l’islamophobie, et montre comment elles se positionnent dans un monde où la bonne société musulmane va leur reprocher de faire du punk mais où les blancs vont de leur côté leur reprocher d’être pratiquantes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="700" height="700" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1.webp" alt="" class="wp-image-23555" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1.webp 700w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-300x300.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-150x150.webp 150w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/ED453F7F-17C2-49A9-9E12F5A971E51FB1-60x60.webp 60w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>We Are Lady Parts</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>The baby – (2022) &#8211; Comédie horrifique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette comédie horrifique teinté de folk horror ,créé par Sian Robins-Grace et Lucy Gaymer, est une métaphore de l’<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/maternite-non-desiree-thematique-feministe-dans-le-cinema-de-genre/">injonction à la maternité</a> </strong>et des attentes qui pèsent sur les femmes. Le bébé est une malédiction qui la poursuit comme un parasite démoniaque. Son mode opératoire met en exergue les challenges de la maternité et du postpartum.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La genèse de la malédiction à un sous texte profondément féministe : le bébé a été conçu dans les années 60 lors d’un viol conjugal (comme dans&nbsp;<strong><em>Rosemary’s baby</em></strong>). Sa mère était homosexuelle, considérée comme folle et emprisonnée par son mari. J’ai aussi remarqué que dans <strong><em>The baby</em></strong>, les personnages masculins de pères sont soit complètements absents de l’écran soit présents dans les scènes de violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Petite aparté sur la scène du parc pour enfants (qui représente l’enfer pour Natasha), il s’agit d’une référence à des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SnQBihIyyaA">vrais parcs d’attraction qui ont pour but d’apprendre le capitalisme aux enfants</a> dès le plus jeune âge et sans supervision de leurs parents. Dans ces parcs, ils exercent des emplois (garde de prison, pompiste, serveur) et ils ont un salaire qui leur permet de payer les services dans le parc.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>A league of their own (2022) &#8211; Comédie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Produit par Abbi Jacobson (<strong><em>Broad City</em></strong><em>)</em>, <strong><em>A League of Their Own</em></strong> utilise l’histoire de la première ligue de baseball féminin pour parler de la place de la femme et des lesbiennes dans la société de l’entre deux guerres.<br>Comme les hommes du pays sont partis au front, la première ligue professionnelle de baseball féminin voit le jour. A la base parti d’un événement promotionnel pour des bonbons, un casting est lancé en 1943 pour trouver de «belles femmes» capables aussi de jouer. <strong><em>A League of Their Own </em></strong>explore le sexisme, le racisme, et l’homophobie ambiante d’une époque où l’<strong>homosexualité était considérée comme anormale et criminalisée</strong>. A travers le récit de personnages féminins loin de clichés, la série nous parle des amitiés et des amours clandestins de ces femmes qui cherchent à s’émanciper du patriarcat.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-23556" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1024x683.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-768x512.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-374x249.jpg 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659-1320x880.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/220816-league-of-their-own-mn-0955-78d659.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>A League of Their Own</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deadloch (2023) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deadloch </em></strong>est une série Australienne crée par deux humoristes féministes : Kate McCartney et Kate McLennan. <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/deadloch-une-comedie-policiere-australienne/">Deadloch</a> </em></strong>prend le parti d’être à la fois drôle et sombre. C’est un astucieux mélange des genres qui sert un discours féministe subtile mais affirmé. La série se moque des clichés sexistes : <strong><em>Deadloch</em></strong> joue avec les représentations de la masculinité toxique pour les dénoncer : sentiment d’être parfait, jalousie, accuser la maire d’avoir «<em>lesbiannisé»</em> la ville, misogynie, homophobie, harcèlement sexuel, agressions physiques, pédophilie, etc… </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est super dans <strong><em>Deadloch</em></strong>, c’est que ces personnages sont interprétés par de vrais queers et non pas des acteurs qui jouent un rôle de queer. (étape 5, le normal) Je n’avais jamais vu dans une série qui n’est pas spécifiquement destinée à un public queer, une telle diversité dans les personnages principaux : lesbiennes, gays, bisexuels, trans-masc, cross dresseur. On voit aussi des personnage féminins qui sortent des clichés qu’on a l’habitude de voir, totalement décomplexés et non genrés. La série parle aussi des aborigènes, et illustre comment la vie est plus difficile pour les peaux foncées et comment les blancs qui ont volé leurs terres, les utilisent pour remplir les quotas de diversité. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deadringer (2023) &#8211; Thriller</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deadringer</em></strong> est une mini série créée et scénarisée par Alice Birch, inspiré du film de 1998 de Cronenberg. Les soeur Beverly et Elliot Mantle sont interprétées par Rachel Weiss.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La série tourne autour d’un drame psycho-sexuel comme le film. Mais au lieu du cliché de l’introverti scientifique vs le charmeur frivole proposés par Cronenberg, Birch propose deux personnages plus développés, moins manichéens, tous deux sensibles, tous deux borderline.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là ou les frères voulaient insérer des objets de torture dans les corps des femmes complètement déshumanisées au service du prestige scientifique; les soeurs sont disruptives parce qu’elles veulent remettre les femmes au coeur des soins pour limiter les <strong>violences gynécologiques</strong>. Et le <strong>body horror </strong>est incarné non pas par des viols médicaux mais inhérents à la féminité et la<strong> grossesse</strong> : les vergetures, le sang des menstruations, les douleurs physiques, l’accouchement, l’avortement, le post-partum, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Apparemment le public féminin a globalement bien accueilli ce remake de <strong><em>Deadringer </em></strong>mais les critiques masculins ne voient pas l’interêt de ce remake. Pour la majorité «on n’aurait pas dû toucher à l’oeuvre du grand maitre». Ironique quand la série dénonce justement le manque d’empathie masculin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-1024x577.webp" alt="" class="wp-image-23558" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-1024x577.webp 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-300x169.webp 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-768x433.webp 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023-107x60.webp 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2025/11/DDRG_S1_FG_106_00505514_Still001_3000-H-2023.webp 1296w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Deadringer</em></strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Douglass is canceled (2024) &#8211; le contre exemple</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Stephen Moffat nous propose selon moi un pastiche mou du morning show. C’est l’histoire d’un présentateur télé qui se fait cancel car il a fait une blague sexiste sur twitter. Personne ne connait la blague mais sa co-presentatrice semble avoir leaké le tweet. Au fil des épisodes on ne sait pas qui manipule qui ni pourquoi, et le personnage féminin est représenté comme une connasse.<br>Dans le seul épisode interessant de la série, (car il encapsule toute la tension de subir le jeu du prédateur) le producteur est finalement révélé comme un prédateur sexuel, et Douglass est puni car il a été complice, il n’a pas dénoncé les agissements de son collègue. On dirait que Moffat fait un exercice de féminisme pour nous montrer qu’il a compris et qu’il est désormais un allié. Ca sonne creux et c’est manichéen.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Vous m’excuserez j’ai sûrement oublié des oeuvres importantes en ne citant principalement que des séries anglophones, j’ai du mal à sortir de mon prisme européen (on peut blâmer la barrière de la langue mais je suis aussi un peu feignante).</em> <em><strong>Si vous avez des séries à me conseiller je vous écoute !</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources principales</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Observatoire européen de l’audiovisuel (OE A) / Council of Europe – études sur la part des femmes dans la production de films européens. </em><a href="https://www.obs.coe.int/en/web/observatoire/home/-/asset_publisher/9iKCxBYgiO6S/content/women-represent-less-than-one-film-director-out-of-four-in-europe?utm_source=chatgpt.com"><em>Observatoire+2Observatoire+2</em></a></li>



<li><em>Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) / Observatoire de l’égalité femmes-hommes – données pour la France sur l’emploi des femmes dans le cinéma-audiovisuel. </em><a href="https://www.cnc.fr/professionnels/etudes-et-rapports/etudes-prospectives/les-syntheses-du-cnc-n20--lemploi-des-femmes-dans-la-production-de-films-de-fiction-en-2020_1641342?utm_source=chatgpt.com"><em>CNC+2Genrimages+2</em></a></li>
</ul>
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		<title>[Critique] Planète B</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 12:15:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Les Utopiales]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Planète B se situe en 2039 et dépeint une société facturée, où la désobéissance civile est réprimée voilement par un état policier. La jeunesse, confrontée à l’effondrement climatique forme la R, un mouvement de désobéissance civile Eco-terroriste. Une nuit, des activistes traqués par l’État disparaissent sans laisser aucune trace. A leur réveil ils se découvrent &#8230; </p>
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<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-e2e7c798205c8313883a66bfb789624d wp-block-paragraph"><strong><em>Planète B</em></strong> se situe en 2039 et dépeint une société facturée, où la désobéissance civile est réprimée voilement par un état policier. La jeunesse, confrontée à l’effondrement climatique forme la <strong><em>R</em></strong>, un mouvement de désobéissance civile Eco-terroriste. Une nuit, des activistes traqués par l’État disparaissent sans laisser aucune trace. A leur réveil ils se découvrent enfermés sur un littoral totalement inconnu : PLANÈTE B. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Planète B</em></strong> est un <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-le-cinema-de-genre-francais/" data-type="post" data-id="295">film de genre français </a></strong>réalisé par Aude Léa Rapin, avec dans les rôles principaux, deux femmes, Adèle Exarchopoulos et Souheila Yacoub. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un futur fasciste et eco-anxieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène visuelle et sonore de <strong><em>Planète B</em></strong> lui confère un caractère très huis clos, qui n’est pas sans rappeler <strong><em>Les fils de l’Homme </em></strong>dans son côté froid mais intimiste. Et comme pour ce dernier, on parle d&rsquo;un film d’anticipation plutôt que de science-fiction car le film se déroule dans un futur très proche, et tous les motifs du film sont déjà à l’œuvre, comme la montée du fascisme et l’effondrement climatique. </p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-300x200.jpg" alt="" class="wp-image-22828" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-300x200.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-1024x683.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-768x512.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-1536x1024.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-2048x1365.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-90x60.jpg 90w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-374x249.jpg 374w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/MV5BNjdlNGQ3NzAtMmZkOC00ZjY0LWEzYTMtZTY5MmY5ZDk3MWYyXkEyXkFqcGc@._V1_-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La surveillance : thème cher à la droite dure et à l’extreme droite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <strong><em>Planète B</em></strong>, la technologie est au service d’un système de répression sécuritaire. Les civiles ont accès à des technologies obsolètes alors que l’état est équipé en matériel numérique de pointe pour la surveillance. La vidéosurveillance algorithmique est normalisée (pratique largement critiquée par Amnesty International suite à son déploiement pendant les JO de Paris 2024). Les essaims de drones policiers surveillent tous les quartiers (mode se surveillance normalisé en France depuis 2023). Chaque citoyen doit porter des lentilles de contact à QR codes et se soumettre à des contrôles d’identité systématiques. Les étrangers sont restreints à des zones selon leur statut (comme dans les Centres de Rétention Administrative).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des exilés déshumanisés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Souheila Yacoub interprète une journaliste exilée qui a dû fuir son pays pour opposition politique. Comme beaucoup de migrants, même diplômés, elle se retrouve cantonnée aux métiers les plus subalternes sur l’échelle sociale. Elle survit en clandestinité, sous la menace permanente de l’expulsion. L’administration et la police ne la voient que comme une «migrante» qu’il faut faire sortir du pays. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="515" height="281" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04.png" alt="" class="wp-image-22826" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04.png 515w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04-300x164.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/2024-12-18_13h19_04-110x60.png 110w" sizes="(max-width: 515px) 100vw, 515px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Planète B</em></strong>&#8211; Le pacte</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La criminalisation des mouvements d’opposition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aude Léa Rapin voulait mettre en lumière à travers <strong><em>Planète B</em></strong> les dérives des affrontements idéologiques entre société civile et force de l’ordre. Elle a été inspirée par des manifestations récentes aux quatre coins du globe, violemment réprimées par les forces de l&rsquo;ordre qui n’ont pas hésité à blesser et mutiler : les manifestations étudiantes à Hong Kong, à Santiago ou à Beyrouth, les gilets Jaunes, Notre Dame des Landes… Dans <strong><em>Planète B </em></strong>toute désobéissance à la bonne marche de l’état reçoit une réponse policière et judiciaire violente. Les civiles qui s’expriment contre l&rsquo;état et pour la survie de la planète sont criminalisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La manipulation médiatique&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la France de <strong><em>Planète B, </em></strong>les médias ne parlent pas des opposants politiques. La <strong><em>R</em></strong> n’existe pas, le mouvement est censuré pour ne pas encourager les gens à le rejoindre. Ce tabou médiatique est aussi un excellent moyen de nier l’implication du gouvernement : les opposants ne sont pas enfermés dans des prisons inhumaines, ils se cachent car ils sont criminels. C&rsquo;est facile quand quelqu&rsquo;un possède plusieurs médias de contrôler la ligne éditoriale et donc l&rsquo;information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant la présentation du film aux <a href="https://www.utopiales.org/"><strong>Utopiales</strong></a>, Aude Léa Rapin nous explique qu&rsquo;elle voulait aussi faire un lien avec les disparitions récentes et inquiétantes de personnalités connues en Chine. Des femmes célèbres à l’international qui ont critiqué le pouvoir : Fan Bingbing, Peng Shuai et Zhao Wei. Mais aussi certains membres du gouvernement, notamment le ministre de la défense.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="168" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/images.jpg" alt="" class="wp-image-22827" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/images.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/12/images-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Planète B</em></strong>&#8211; Le pacte</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La prison virtuelle, un futur possible ? &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage d’Adèle Exarchopoulos et les autres résistants sont à la merci de l’armée, qui pratique sur eux de la torture psychologique sous forme de cauchemars, et de privation de sommeil afin d’obtenir des renseignements sur la <strong><em>R</em></strong>. Dans ce futur la prison virtuelle serait aussi un moyen de lutter contre les prisons surpeuplées. Dans ces prisons, les corps peuvent être empilés, il n’y a pas besoin d’espace, pas besoin d’exercice physique, pas besoin de soins, cela coûte moins cher. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enfermement dans un système informatique est une allégorie intéressante de la dictature : un système informatique est par définition totalitaire. Binaire, il ne permet d’agir que dans certaines fonctions définies. Il n’offre pas de possibilité hors de ce qui a été cadré, choisi, imposé. Il est sans nuance, inhumain. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Polarisation des extrêmes et désobéissance civile&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Planète B</strong> nous interroge sur un possible futur dystopique. Que doit faire la société face à l’inaction politique sur les enjeux écologiques ? La désobéissance civile (qualifiée de terrorisme par l’état &#8211; coucou Sainte Soline) est-elle le dernier levier pour forcer les états à respecter leurs engagements environnementaux ? Quand faut il intervenir ? Les gouvernements criminalisent les opposants, les migrants, les pauvres, bientôt ça pourrait-être vous ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Planète B sort au cinéma le 25 décembre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="PLANÈTE B Bande Annonce (2024) Adèle Exarchopoulos, Science-Fiction" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/p5B3O0JPKc8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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		<title>[Analyse] Grossesse et maternité non désirée dans le cinéma de genre</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/maternite-non-desiree-thematique-feministe-dans-le-cinema-de-genre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Aug 2024 09:40:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse des représentations]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A contre sens du cinéma mainstream qui se repose sur des codes usés, le cinéma d&#8217;horreur féministe transgresse avec des oeuvres fortes et politisées. Je vais tacher d’analyser les différents thèmes horrifiques autour du rejet de la grossesse et de la maternité. Dualité des représentations dans le cinéma&#160; Dans le cinéma mainstream, la mère est &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/maternite-non-desiree-thematique-feministe-dans-le-cinema-de-genre/">[Analyse] Grossesse et maternité non désirée dans le cinéma de genre</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-f7c5bd1ecd1ba3cf460776c66a73536b wp-block-paragraph">A contre sens du cinéma mainstream qui se repose sur des codes usés, le cinéma d&rsquo;horreur féministe transgresse avec des oeuvres fortes et politisées. Je vais tacher d’analyser les différents thèmes horrifiques autour du rejet de la grossesse et de la maternité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dualité des représentations dans le cinéma&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cinéma mainstream, la mère est souvent incarnée comme protectrice, vulnérable et aimante. Avec ses bons et moins bons moments, la maternité est globalement représentée de manière positive et épanouissante. Une sorte de sacrifice glamour qui comble la femme et lui donne sa place dans la société.&nbsp;Quant aux femmes qui n&rsquo;ont pas de désir de maternité, le cliché véhiculé allègrement dans les films et les séries sont les suivants : sorcière, méchante belle-mère, tante exubérante ou femme triste, carriériste ou femme fatale dévoreuse d’hommes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="947" height="470" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters.jpg" alt="spinster" class="wp-image-22165" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters.jpg 947w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters-300x149.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters-768x381.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/spinsters-121x60.jpg 121w" sizes="(max-width: 947px) 100vw, 947px" /></figure>
</div>


<div style="height:32px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le<strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-quest-ce-que-le-cinema-de-genre/" data-type="post" data-id="207"> cinéma de genre</a></strong>, les représentations de la maternité sont plus diversifiées. Le genre aborde plus frontalement les aspects psychosociaux de la maternité. Pour en savoir plus sur la représentation de la mère dans le cinéma de genre je vous renvoie à ces deux excellentes références :&nbsp;un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gZkLhGDO84s&amp;t=2683s">essai vidéo de la chaine Videodrome</a>&nbsp;; et cet <a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-famille-cinema-de-genre/">article sur la famille dans le cinéma de genre</a>. Le cinéma de genre semble moins juger les femmes qui ne veulent pas d&rsquo;enfants ou font un <strong>rejet de maternité</strong>, en écrivant des personnages forts et attachants, placés dans des contextes qui créent de l&#8217;empathie.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="551" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-1024x551.png" alt="" class="wp-image-22300" style="width:732px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-1024x551.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-300x161.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-768x413.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52-112x60.png 112w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-08-03-a-15.52.52.png 1264w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Grossesse, sujet idéal de film d&rsquo;horreur </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;OMS <em>« La période prénatale et la naissance sont encore trop souvent des expériences entachées de vécus négatifs pour les femmes. Une expérience positive pour la grossesse est définie comme la préservation de l’intégrité physique et socioculturelle, l’impression de vivre une grossesse ressentie comme normale par la femme, un bon vécu du travail et de l’accouchement et la jouissance d’une maternité heureuse</em>« .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a encore énormément de tabous autour de ce sujet alors qu&rsquo;on lui donne une place très importante dans la société. Le corps qui change et qui se déforme, la pression sociale d’être une compagne et une mère parfaite, la démission paternelle ou charge mentale imposée à la femme, les changements très rapides et importants de la vie quotidienne, la gestion de la dualité mère/pute imposée par la société. Cela créé des paradoxes où vient se loger le doute et la peur, ce qui en fait un sujet idéal de film d’horreur.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>80% des femmes expriment de la peur à la perspective d’accoucher</em>.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>S</em><em>ource Cairn</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;accouchement est un sujet de prédilection pour le body horror, sous genre du film d’horreur qui met l’accent sur les souffrances du corps. Dans des scènes très explicites insistant sur le déchirement de la chair, les fluides corporels, la douleur, les cris.&nbsp;Le postpartum quant a lui, semble encore être un sujet tabou qui mériterait plus de normalisation pour aider certaines mères, épuisées physiquement et émotionnellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changements dans la société</h2>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-5f2c1cf6d3a13e08a0550da4dcd3a857 wp-block-paragraph">Depuis quelques années, les luttes féministes tendent à normaliser le fait de <strong>ne pas avoir d’intérêt pour la maternité</strong>. Pour que ce choix soit compris comme un choix personnel<strong> </strong>et pas une admission d’incapacité.&nbsp;Le discours sur la santé mentale aussi progressé vers une meilleure reconnaissance des violences et des traumas intra familiaux, et le choix de ne pas souhaiter reproduire ces cycles,<strong> </strong>reconnu comme un acte de préservation.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-7f0c0bc923be6b735c55e6ada9b52f22 wp-block-paragraph">Plus que jamais, c’est aussi un choix politique que de<strong> </strong>refuser d’incarner des rôles de genre, voir la domestication. Cette tendance est opposée au mouvement <em>trad wife</em> (incarné par l’extrême droite) où la femme se veut épouse et mère dévouée corps et âme. Sur qui repose toute la charge mentale du couple, de la famille et du foyer.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1007" height="351" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl.jpg" alt="julia !!!!!" class="wp-image-22190" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl.jpg 1007w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl-300x105.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl-768x268.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/frl-172x60.jpg 172w" sizes="(max-width: 1007px) 100vw, 1007px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-606a359fbbd0e18aa846f9cf473c811c">Changements dans l&rsquo;industrie </h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Seulement 26% de femmes à la technique, 29% aux postes d’ingénierie contre 90% en costumes et près de 70% dans les métiers d’assistanat.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Source étude CNC</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes sont sous représentées à des postes de pouvoir dans les milieux du cinéma et bénéficient de moins de financements pour leurs projets. Ce qui ne permet pas de visibiliser les problématiques féminines. Mais c’est en train de changer, il y a plus de productrices, réalisatrices, scénaristes femmes.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-67cb79198e397127e90a32bf2b0aa7b4 wp-block-paragraph">10% de réalisatrices femmes en 1980 contre 26% en 2021. Même si cela représente toujours moins de la moitié.&nbsp;</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cela permet une libération de la parole des femmes et permet une pluralité des points de vue :&nbsp;la représentation de familles moins traditionnelles avec des représentations de familles recomposées, monoparentales ou gays. Plus de visibilité autour des questions purement féminines jusque là considérées comme secondaires (pression sociale, postpartum, body horror). La normalisation de <strong>ne pas vouloir être mère, </strong>ou en tout cas la dédiabolisation de la<strong> femme qui refuse la maternité.</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-7e7c82826350c0f9a70643f4fb342d0b wp-block-paragraph">Le cinéma de genre transgresse avec des œuvres fortes et politisées. A travers différents thèmes horrifiques il nous offre différents points de vue autour du refus de grossesse ou de maternité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Grossesse immaculée, motif du viol</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="981" height="397" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd.jpg" alt="le village des damnés" class="wp-image-22194" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd.jpg 981w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd-300x121.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd-768x311.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/dmd-148x60.jpg 148w" sizes="(max-width: 981px) 100vw, 981px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Le village des damnés &#8211; 1960</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce film de science-fiction horrifique est issu du roman de John Wyndham <em>The midwich cuckoos</em>. Dans un petit village d’Angleterre, les habitants tombent soudainement inconscients. Quelques mois plus tard, toutes les femmes du village en âge d’enfanter se retrouvent inexplicablement enceintes. On découvre rapidement que comme le coucou (oiseau parasitique), des extra-terrestres se sont servi des femmes comme <strong>hôtes non consentants pour élever leur progéniture. &nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le village étant contrôlé par l’armée, elles n’ont pas le choix de porter leur grossesse à terme. Le récit fortement ancré dans la culture du patriarcat (1960) est une réflexion sur ce qu’on est prêt à faire en tant que groupe social pour mener à bien le projet familial. Les parents sont enfermés dans le village et doivent élever des enfants tyranniques, qui les contrôlent et leur font du mal.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="877" height="347" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3.jpg" alt="Rosemary's baby" class="wp-image-22188" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3.jpg 877w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3-300x119.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3-768x304.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/rs3-152x60.jpg 152w" sizes="(max-width: 877px) 100vw, 877px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Rosemary’s baby &#8211; 1968</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman d’Ira Levin, au même titre que <strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/le-trope-de-la-stepford-wife/">Les femmes de Stepford</a> </em></strong>roman du même auteur, dénonce le backlash féministe des 60’s en illustrant&nbsp;le ressentiment des hommes envers les femmes qui s’émancipent. C&rsquo;est une œuvre séminale dont on retrouve des références dans de nombreux films comme<strong><em> Hérédité, Get out, Fenêtre secrète, The omen,</em></strong> <strong><em>Quand Harry rencontre Sally</em></strong>, <strong><em>Forest Gump, L&rsquo;antre de la folie, X-files, Little evil, Toy story 4 </em></strong>et bien d&rsquo;autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit de l’adaptation est centré sur la <strong>privation d’autonomie du corps de Rosemary</strong>. Son mari dit l’avoir mise enceinte alors qu’elle était inconsciente, ce qu’on qualifie désormais de<strong> </strong>viol conjugal.<strong> </strong>Au fur et à mesure que l’intrigue se développe, on découvre qu’en réalité son mari l’a sacrifiée à un culte sataniste pour avancer sa propre carrière (comme dans <strong><em>Les femmes de Stepford</em></strong>). Elle a en réalité été violée par Satan. Elle ne participe pas à sa propre fécondation et perd ainsi le contrôle sur son utérus.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois enceinte, elle perd son autonomie quotidienne, puisque ses voisins (qui sont en réalité des sorcières), insistent pour «prendre soin d’elle», jusqu&rsquo;à empiéter sur son intimité. Prisonnière de son appartement, victime d’une grossesse compliquée, elle sombre peu à peu dans la paranoïa pré partum. Son mari (devenu totalement absent) et ses voisins la gaslightent en lui disant qu’elle est fragile. Ils prennent les décisions à sa place, la privant aussi d’autonomie mentale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="961" height="379" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al.jpg" alt="alien" class="wp-image-22196" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al.jpg 961w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al-300x118.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al-768x303.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/al-152x60.jpg 152w" sizes="(max-width: 961px) 100vw, 961px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Alien &#8211; 1979</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;essence d<strong><em>’Alien </em></strong>réside dans la notion d’enferment et de viol. En effet dans ce classique de la science-fiction, les personnages sont en huis clos dans un vaisseau spatial et l’héroïne Ripley tente d’échapper à une insémination monstrueuse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>symbolique sexuelle d&rsquo;Alien est évidente</strong> : Le <em>facehugger</em>, orné de deux gros sacs qui évoquent des testicules s’harnache au visage de l’hôte, sans possibilité de s’y soustraire; puis y enfonce un phallus dans sa gorge pour se reproduire à l’intérieur de son abdomen. Après gestion dans l’abdomen de l’hôte non consentant, le <em>chestbuster</em> sort en lui déchirant le ventre, dans un bain de sang et des cris rappelant l’accouchement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail de HR Gigger, artiste ayant designé les différents stades d’évolution de l’alien (oeuf, facehugger, chestbuster, et sa forme adulte le xénomoprphe) est bien connu comme étant une oeuvre hypersexuelle. Ses motifs récurrents sont les phallus, les vagins, les bébé morts et la dégénérescence organique. La direction artistique idéale pour designer les aliens, leur donnant une forme lourde de sens, qui complète la vision du scénariste.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="947" height="387" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at.jpg" alt="antibirth" class="wp-image-22198" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at.jpg 947w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at-300x123.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at-768x314.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/at-147x60.jpg 147w" sizes="(max-width: 947px) 100vw, 947px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Antibirth&nbsp;&#8211; 2016</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Antibirth</em></strong>, de Danny Perez, est un film punk, psychédélique et très corporel car le body horror y est très présent. La protagoniste, Lou, subit une <strong>grossesse </strong>mystérieuse<strong> non désirée.</strong> Le film nous montre des signes de <strong>déni de grossesse</strong> : alcool, drogue, tabac, junkfood, ventre collé au micro-ondes.&nbsp;Et exagère les signes de grossesse habituels : tétons qui saignent, vomi incessant, ampoules géantes, ventre dilaté. Pour finalement nous offrir une scène d&rsquo;accouchement complètement gore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sous texte politique souligne la pauvreté de son milieu social. Drogue, prostitution, avortement payant, manque de médecins, pas de sécurité sociale… Le récit normalise l&rsquo;absence de désir maternel et l&rsquo;ancre dans une réalité sociale, tout en restant créant de l&#8217;empathie pour le personnage.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="915" height="515" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen.jpg" alt="the omen et Immaculée" class="wp-image-22192" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen.jpg 915w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/07/fi_immaculate-firstomen-107x60.jpg 107w" sizes="(max-width: 915px) 100vw, 915px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">The first omen &#8211; 2024 et Immaculate &#8211; 2024</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Immaculée</em></strong> (film de Michael Mohan) et <strong><em>The first Omen</em></strong> (de Arkasha Stevenson) sont basiquement le même film….Tous deux inspirés de la Nonnesploitation et du Giallo, deux genres cinématographiques forts des 70’s. Dans les deux films, une jeune nonne américaine belle et virginale arrive dans un couvent en Italie. Toutes deux invitées par un prêtre influant, toutes deux tombées enceinte miraculeusement comme la vierge Marie, toutes deux en réalité offertes à Satan pour porter son engeance démoniaque (coucou <strong><em>Rosemary’s Baby</em></strong>).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les thèmes des films sont angoissants pour beaucoup de femmes, mêlant horreur psychologique et body horror. On montre la misogynie systémique incarnée par l’institution patriarcale qu’est l’église.<strong> </strong>Les prêtres ont tous les droits sur les jeunes femmes, contrôlant leur vie, les réduisant au silence si besoin. La violence psychologique et physique est aussi infligée par les nonnes plus âgées qui ont assimilé la misogynie. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre motif angoissant, l’entrave au droit de disposer de son corps. Dans ces films les jeunes femmes sont prisonnières du couvent et leur corps offert à Satan. Dans <strong><em>The first omen</em></strong> on parle aussi d’inceste, puisque le démon ne peut procréer qu’avec son sang, c’est à dire ses propres filles. La torture gynécologique<strong> </strong>est aussi un sujet abordé, montrant le peu d’intérêt porté aux filles mères : femmes attachée, accouchements dans la douleur, brutalité, pas de soins post accouchement.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="447" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-1024x447.png" alt="" class="wp-image-22652" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-1024x447.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-300x131.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-768x335.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-137x60.png 137w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57-1320x576.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/Capture-decran-2024-09-28-a-15.51.57.png 1388w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">Appartement 7A &#8211; 2024</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Appartement 7A</strong></em>, réalisé par Natalie Erika James, se veut un préquel à <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong>. Centré sur le personnage de Terry Gionoffrio, que Rosemary&rsquo;s rencontre dans la laverie à la cave. Terri est elle aussi droguée et offerte au Démon, qui la viole pour la mettre enceinte. Elle est donc supposée porter l&rsquo;antechrist avant Rosemary qui vient d&rsquo;arriver dans le building Bramford. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film n&rsquo;est malheureusement pas très inspiré, à part des clins d&rsquo;oeil à l&rsquo;oeuvre originale et une photographie propre, il ne dit rien de nouveau par rapport à l&rsquo;oeuvre de 68. A art peut être que Terry est danseuse ce qui rappel <strong><em>Suspiria</em></strong> et son lot de sorcières. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Grossesse qui tourne mal, évoquant peur et rejet &nbsp;</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="389" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-1024x389.jpg" alt="prevenge" class="wp-image-22242" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-1024x389.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-300x114.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-768x292.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg-158x60.jpg 158w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/pvg.jpg 1043w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Prevenge &#8211; 2016&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://bonchicbongenre.fr/critique-prevenge-allo-maman-ici-bebe/" data-type="post" data-id="268">Prevenge</a></em></strong> est une comédie d&rsquo;horreur britannique écrite, réalisée et jouée par Alice low, elle même enceinte au moment du tournage. Elle fait un pied de nez avec humour au folklore de femmes enceintes. Comme en témoigne cette baseline : «<em>je tue pour deux</em>» (au lieu de je mange pour deux).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette fiction, une femme enceinte entend les pensées de son bébé, qui l’encourage à tuer des gens. La folie incarnée par la mère peut être considéré comme du <strong>stress prénatal </strong>(paranoïa prépartum) engendré par la perte de son compagnon. Le film est une boucherie qui illustre vraiment la crise existentielle que peut amener la grossesse, surtout pour une mère célibataire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Prevenge</em></strong> illustre aussi la perte de contrôle de son propre corps au profil du fœtus, et les injonctions envers les mères qui n’ont plus leur mot à dire. Privée de libertés le temps de la gestation, et considérée comme un incubateur, la mère devient juste un vaisseau pour le bébé. &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="815" height="307" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth.jpg" alt="" class="wp-image-22251" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth.jpg 815w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth-300x113.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth-768x289.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/mth-159x60.jpg 159w" sizes="(max-width: 815px) 100vw, 815px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Mother&nbsp;! &#8211; 2017</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme tous les films de Darren Aronofsky, <strong><em>Mother !</em></strong> est un intense mélange des genres qui propose plusieurs lectures hautement symboliques (comme l&rsquo;affiche très largement inspirée de celle de <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong>). C’est un film anxiogène, en tant que spectateur on se sent aussi impuissant que le personnage principal, Mother.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mother </em></strong>est sur le point d’accoucher. Elle est symbolisée comme une allégorie de mère nature, et si on pousse plus loin la réflexion, elle est polarisée vers un féminin sacré* : la mère sacrificielle, aimante, douce, dotée d’une certaine divinité du fait de porter la vie. Dans le film, le côté spirituel est montré aussi via une pierre sacrée, et les allusions aux autres personnages en tant que personnages bibliques. Him, son mari poète est montré comme égoïste et égocentrique qui ne porte pas la charge mentale du foyer (il ne l’aide pas à préparer la maison, trop occupé à être un poète). Il laisse des inconnus rentrer chez lui parce qu’il veut leur adoration, alors qu’il délaisse sa femme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le motif du <em>home invasion</em> est clair dans le film. Tous ces gens qui débarquent dans l&rsquo;intimité de Mother peuvent être interprété comme la destruction de mère nature; mais aussi comme une perturbation du foyer provoqué par l’arrivée de bébé. Ces étrangers qui s&rsquo;imposent et foutent le bordel symbolisent le chaos à venir et la destruction du couple.&nbsp;Comme la maison représente à la fois la terre et Mother, la maison qui pourrit, saigne et s’effondre, pourrait aussi illustrer la transformation subie par le corps féminin pendant la grossesse et l’accouchement.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="793" height="311" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt.jpg" alt="titane" class="wp-image-22243" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt.jpg 793w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt-300x118.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt-768x301.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tt-153x60.jpg 153w" sizes="(max-width: 793px) 100vw, 793px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Titane &#8211; 2021</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Titane</em></strong> est le deuxième long métrage de Julia Ducourneau. Pour moi la grossesse dans le film est issue du viol, car la scène de sexe avec la voiture qui l&rsquo;aurait mise enceinte se passe comme dans un rêve, arrive directement après son agression par un homme sur le parking. La grossesse difficile d&rsquo;Alexia ferait donc sens si l&rsquo;on suit cette genèse. Mais comme cela reste une théorie je le classe dans la grossesse difficile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mutation est un thème qui fascine Ducourneau, on le sent bien dans ce film qui renverse les codes de genres et nous offre du body horror à foison. En cavale après un meurtre Alexia, enceinte, se fait passer pour un homme en se rasant la tête. Elle se cache chez le père d&rsquo;un garçon disparu, elle est immergée dans l&rsquo;univers très masculin des pompiers. Une grossesse qui se déroule donc à l&rsquo;opposé des clichés féminins habituels. Et un intéressant renversement des genres, car le personnage du père bien que très mascu dans le film, est emprunt de beaucoup de douceur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le body horror de la grossesse est appuyé par une mise en scène dérangeante. Alexia se rend compte qu&rsquo;elle est enceinte car de l&rsquo;huile de moteur coule de son vagin, l&rsquo;huile de moteur fuit aussi par ses seins qu&rsquo;elle a comprimés pendant plusieurs mois pour se travestir. L&rsquo;huile de moteur évoque la mort, mais aussi tous les fluides corporels féminins liés à la grossesse. Son ventre qui se déchire et devient du titane. La scène de sexe dans la voiture fait penser a <strong><em>Crash</em></strong> et nous intrigue sur l&rsquo;objet de son accouchement comme dans <strong><em>La mouche</em></strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="853" height="356" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss.jpg" alt="huesera" class="wp-image-22247" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss.jpg 853w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss-300x125.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss-768x321.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/hss-144x60.jpg 144w" sizes="(max-width: 853px) 100vw, 853px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Huesera &#8211; 2022</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce film réalisé par Michelle Garza Cervera prend le schéma inverse des films<strong> </strong>où les femmes sont envahies d’instinct maternel et décident de devenir mamans (<strong><em>Evil dead rise</em></strong> par exemple). Au début Valeria est heureuse de tomber enceinte et de fonder une famille avec son compagnon. Mais au fur et à mesure de sa grossesse le stress se développe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les facteurs de stress sont basés sur la pression sociale de la maternité. Les sacrifices attendus d’une mère<strong> </strong>sont représentés par le fait qu’elle doive transformer son atelier de travail et sa plus grande réussite, en pouponnière. De plus sa famille ne la soutient pas vraiment. Elle n’est validée que quand elle prend le chemin traditionnel attendu d’une femme hétéro, mais ils ne la pensent pas capable d’être une bonne mère. Son compagnon est montré comme démissionnaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le stress est illustré dans le film avec les ressorts de l’horreur. Elle est hantée par des apparitions macabres comme hantée par le doute lié au changement de vie radical qu’implique d’être enceinte (son passé punk de punk lesbienne qu’elle a sacrifié au profit d’études et d’une relation avec un homme). Les apparitions accompagnée de craquements sonores, comme pour rappeler la douleur physique de l’accouchement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un acte de préservation ultime, elle décide de quitter son compagnon et d’abandonner l’enfant. Comme dans <strong><em>Antibirth</em></strong> il n’y a pas de jugement exercé sur ces personnages de femmes punk, qui sont montrées comme fortes et aimantes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Maternité forcée, rôle qui incombe aux femmes </h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="789" height="296" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv.jpg" alt="" class="wp-image-22253" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv.jpg 789w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv-300x113.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv-768x288.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/vv-160x60.jpg 160w" sizes="(max-width: 789px) 100vw, 789px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Vivarium &#8211; 2019</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce film de Lorcan Finnegan, un jeune couple se retrouve&nbsp;piégé dans une banlieue&nbsp;factice et sont forcés d’élever un enfant qu’on a déposé un matin devant leur porte.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film met le doigt sur l<strong>’angoisse de la <a href="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2020/11/critique-de-run-2020-une-histoire-tendue-et-pleine-de-suspens-sur-la-maternite-perverse.jpg"></a>maternité</strong> et les obligations sociales qui incombent aux femmes, puisque la protagoniste du film ne voulait pas d’enfant, mais se retrouve obligée de s’occuper d’un enfant démoniaque. Elle assure seule la charge domestique et émotionnelle de cette relation forcée. Elle nourrit l&rsquo;enfant, le divertit et le réconforte malgré son épuisement. Son compagnon étant totalement démissionnaire, elle doit assumer seule la charge de l’enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hommage au<strong> <em>village des damnés</em></strong> avec la mécanique du coucou (qu’on voit d’ailleurs posé sur un arbre au début du film), puisque le couple se sacrifie pour élever le bébé d’une autre espèce qui les tyrannise.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="841" height="311" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb.jpg" alt="" class="wp-image-22254" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb.jpg 841w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb-300x111.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb-768x284.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/tbb-162x60.jpg 162w" sizes="(max-width: 841px) 100vw, 841px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">The baby &#8211; 2022 </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette comédie horrifique teinté de folk horror créé par Sian Robins-Grace et Lucy Gaymer, Natasha cheffe trentenaire commence a se sentir seule car autour d&rsquo;elle, toutes ses amies deviennent maman. Un jour alors qu&rsquo;elle fuit la baby shower de sa dernière amie enceinte, un bébé lui tombe littéralement dans les bras.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Métaphore de l&rsquo;injonction à la maternité et des attentes qui pèsent sur les femmes, le bébé est une malédiction qui la poursuit comme un parasite démoniaque. Le bébé semble avoir un mode opératoire récurrent qui met en exergue les challenges de la maternité : il trouve une victime et ne lui laisse aucun moment de répit (pleurs, cris, etc), tue tous les gens autour d&rsquo;elles (isolation) et il change de « maman » quand elles sont épuisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La genèse de la malédiction à un sous texte profondément féministe : le bébé a été conçu dans les années 60 lors d&rsquo;un viol conjugal (comme dans <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong>). Sa mère était homosexuelle, considérée comme folle et emprisonnée par son mari. Les pères sont absents de l&rsquo;écran, ou présents que dans les scènes de violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On trouve d&rsquo;autres références à <strong><em>Rosemary&rsquo;s baby</em></strong> : son médecin la trahi en la renvoyant chez son mari, et le bébé à un landau retro comme dans le film.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Petite aparté sur la scène du parc pour enfants (qui représente l&rsquo;enfer pour Natasha), il s&rsquo;agit d&rsquo;une référence à des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SnQBihIyyaA">vrais parcs d&rsquo;attraction qui ont pour but d&rsquo;apprendre le capitalisme aux enfants</a> dès le plus jeune âge et sans supervision de leurs parents. Dans ces parcs ils exercent des emplois (garde de prison, pompiste, serveur) et ils ont un salaire qui leur permet de payer les services dans le parc. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-22256" style="width:524px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1024x576.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-300x169.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-768x432.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1536x864.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-107x60.jpg 107w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv-1320x743.jpg 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2024/08/sivvv.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Siobhan Roy dans Succession &#8211; 2018-2023&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’il ne s’agisse pas d’un film de genre je trouve que l&rsquo;écriture du personnage est intéressant et révèle certains aspects complexes sur le désir ou le rejet de maternité dans un univers ultra capitaliste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Siobhan est présentée comme un personnage ambitieux et extrêmement intelligent. Elle veut devenir CEO de l’entreprise familiale, mais elle est victime du sexisme ambiant et constamment rabaissée par son père l&rsquo;actuel CEO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se pose la question de la maternité dans son couple, qui est déjà basée sur une relation de pouvoir compliquée. Son mari Tom essaie de la faire tomber enceinte pendant qu’il est en prison. Elle ne souhaite pas assumer une grossesse seule et de plus elle n’apprécie pas la manipulation de son mari. Plus tard Tom insiste, et elle accepte de «peut être congeler ses œufs pour plus tard», avant de dire à son mari qu’elle ne l’aime pas.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a un passif avec sa propre mère qui est montrée comme froide, très critique et narcissiques. N&rsquo;ayant pas non plus reçu d’amour de son père, elle n’a pas de modèle parental assez fort pour la rassurer dans sa propre maternité. Son ambition est de diriger une entreprise, pas de gérer une famille. Dans sa classe sociale elle sait que devenir mère n’est pas compatible avec une carrière où les hommes la respectent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré son statut social et son intelligence elle ne parvient pas à briser le plafond de verre. Finalement elle finit par tomber enceinte. Comme son mari Tom s’est vu offrir la carrière dont elle rêvait, après s’être déchirée avec sa famille, elle concède à rester auprès de Tom (proxi du pouvoir) et à fonder une famille. Tous les deux finiront ensemble sans amour, et Shiv deviendra sa mère malgré tout ce quelle a fait pour ne pas le devenir.</p>



<p class="has-vivid-red-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-e75bcfe5ecbd80004969cbc27581a4a6 wp-block-paragraph" style="color:#fffaea">La maternité imposée ou refusée est finalement une thématique récurrente dans le cinéma de genre. Elle symbolise une des nombreuses injonctions imposées aux femmes, et qui est à l&rsquo;intersection de plusieurs pressions (charge mentale, réussite de l&rsquo;accouchement, du post partum, de l&rsquo;allaitement, de l&rsquo;éducation, etc..). Les réalisatrices ont encore à explorer cette thématique, encore principalement traitée par des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <sub>Le féminin sacré est pour moi un courant dangereux qui penche vers les dérives sectaires.&nbsp;Si vous pensez que vous ou un membre de votre famille est sous emprise d’une dérive sectaire vous pouvez vous renseigner auprès de la <a href="https://www.miviludes.interieur.gouv.fr/conseils-et-principes-de-prudence/la-miviludes">https://www.miviludes.interieur.gouv.fr/conseils-et-principes-de-prudence/la-miviludes</a></sub></p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/maternite-non-desiree-thematique-feministe-dans-le-cinema-de-genre/">[Analyse] Grossesse et maternité non désirée dans le cinéma de genre</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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		<item>
		<title>[Zoom] Méandres : la série documentaire qui utilise l&#8217;urbex pour illustrer les mécanismes du cerveau humain</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/meandres-la-serie-documentaire-qui-utilise-lurbex-pour-illustrer-les-mecanismes-du-cerveau-humain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 13:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Utopiales]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre du festival de science fiction Les Utopiales à Nantes, j’ai été conviée à l&#8217;avant première de la nouvelle série documentaire Méandres, qui utilise l&#8217;urbex (exploration urbaine) pour illustrer les mécanismes du cerveau humain.&#160; A la découverte de lieux abandonnés, l&#8217;équipe de vulgarisation scientifique Explorers questionne le parallèle entre nos connexions neuronales et &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph">Dans le cadre du festival de science fiction <strong><em>Les Utopiales</em></strong> à Nantes, j’ai été conviée à l&rsquo;avant première de la nouvelle <strong>série documentaire Méandres</strong>, qui utilise l&rsquo;urbex (exploration urbaine) pour illustrer les mécanismes du cerveau humain.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A la découverte de lieux abandonnés, l&rsquo;équipe de <strong>vulgarisation scientifique</strong> <strong>Explorers </strong>questionne le <strong>parallèle entre nos connexions neuronales et les chemins créés par l&rsquo;homme.&nbsp;</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="MÉANDRES | Bande annonce VF" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/nqB5K_DhPgo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Explorers</strong> est un collectif de vulgarisateurs qui met l&rsquo;exploration au service du partage des sciences. Le trio est composé de Terence &amp; Renaud (ex-chercheurs) &amp; Youenn (réalisateur et compositeur). Explorers a notamment réalisé le projet plusieurs fois nominé&nbsp;<a href="https://www.explorersfr.com/cell-worlds">Cell Worlds</a>, reconnu par la communauté scientifique internationale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="595" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-1024x595.jpg" alt="" class="wp-image-21534" style="aspect-ratio:1.7210084033613446;width:534px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-1024x595.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-300x174.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-768x446.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-1536x892.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-2048x1190.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-103x60.jpg 103w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_100331-1320x767.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le premier épisode, l&rsquo;équipe de <strong><em>Méandres</em></strong> explore un château abandonné pour <strong>nous parler des mécanismes cognitifs de la mémoire</strong>. Par une simple expérience réalisée dans l’une des pièces du château abandonné, ils illustrent <strong>comment nos 5 sens stimulent les neurones et font appel à notre «bibliothèque mémorielle»</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le second épisode, l&rsquo;équipe se rend dans un <strong>sanatorium abandonné</strong> pour nous parler de <strong>la peur du noir et des raccourcis cognitifs qui créent la superstition.</strong> En effet, quand nous sommes plongés dans un environnement inconnu et dans le noir complet, chaque bruit entendu peut être interprété et amplifié. Il envoie ainsi un <strong>signal d&rsquo;alerte au cerveau</strong>, <strong>qui l&rsquo;interprète</strong> alors souvent comme un danger provenant d&rsquo;une personne, plutôt que comme une simple branche qui craque ou un animal nocturne.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-21536" style="aspect-ratio:1.3333333333333333;width:419px;height:auto" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/11/20231103_104621-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">La série documentaire <strong><em>Méandres </em></strong>sort des sentiers battus et des labos pour nous faire vivre la science autrement. <strong>Je ne peux que vous conseiller de la regarder car c’est très intéressant et ludique. On a hâté de voir la suite !</strong></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Retrouvez la série le 8 novembre sur Youtube.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <a href="https://www.explorersfr.com/m%C3%A9andres">https://www.explorersfr.com/m%C3%A9andres</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Explorers est partenaire de&nbsp;L’Exploratoire, l’association de réflexion et d’action autour du partage des sciences, et est membre du&nbsp;Café des Sciences. Explorers collabore avec&nbsp;Jamy Gourmaud&nbsp;et son média Epicurieux, et a été 2 fois lauréat de la bourse CNC Savoirs &amp; Cultures.</p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/meandres-la-serie-documentaire-qui-utilise-lurbex-pour-illustrer-les-mecanismes-du-cerveau-humain/">[Zoom] Méandres : la série documentaire qui utilise l&rsquo;urbex pour illustrer les mécanismes du cerveau humain</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>[Zoom] Les meilleures comédies d&#8217;horreur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Oct 2023 12:11:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La comédie d&#8217;horreur est en genre particulier car on attend du spectateur qu&#8217;il connaisse les codes de l&#8217;horreur pour que les ressorts comiques fonctionnent. Parce qu&#8217;on a tous vu Zombieland, La cabane dans les bois et Shaun of the dead, on a dégoté pour vous les comédies d&#8217;horreur les moins connues du grand public. Alors &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph">La comédie d&rsquo;horreur est en genre particulier car on attend du spectateur qu&rsquo;il connaisse les codes de l&rsquo;horreur pour que les ressorts comiques fonctionnent. Parce qu&rsquo;on a tous vu <strong><em>Zombieland, La cabane dans les bois et Shaun of the dead</em></strong>, on a dégoté pour vous les comédies d&rsquo;horreur les moins connues du grand public. Alors voici une liste des meilleures comédies horrifiques qui méritent qu&rsquo;on parle d&rsquo;elles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mort vous va si bien (1992) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mort vous va si bien&nbsp;(<strong><em>Death Becomes Her</em></strong>) est un conte classique qui expose la rivalité de deux femmes qui vont commettre l’irréparable dans leur quête de jeunesse et beauté éternelle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette comédie horrifique fantastique réalisée par <strong>Robert Zemeckis</strong>, le papa de <strong><em>Retour vers le future, Forest Gump et Roger rabbit</em></strong>, sent bon l’originalité des 90’s, les effets spéciaux pratiques et on peut y voir Bruce Willis avec des cheveux.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Death Becomes Her (1992) Official Trailer - Meryl Streep, Goldie Hawn Movie HD" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/NFXQQ2uAeHM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">A fantastic fear of everything (2014) UK</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A Fantastic Fear of Everything</em></strong> est une comédie d&rsquo;horreur &lsquo;noire&rsquo; Britannique. <strong>Simon Pegg</strong> y campe un écrivain pour enfants complètement névrosé qui a peur de tout. Obsédé par le désir d&rsquo;écrire un roman sur un serial killer, il se retrouve malgré lui embarqué dans une histoire de meurtre au Lavomatic. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Simon Pegg en slip qui rase les murs à la poursuite d’un serial killer est certainement le film qui manquait à votre vie.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="A Fantastic Fear Of Everything Official US Release Trailer #1 (2014) - Simon Pegg Comedy Movie HD" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/R9_H34YiKH0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Housebound (2014) Nouvelle Zélande</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Housebound</em></strong>&nbsp;est une comédie d’épouvante Néo Zélandaise qui joue avec les notions de <em><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-famille-cinema-de-genre/">family horror</a></em>. Une jeune femme au passé criminel est assignée à résidence… chez sa mère, qu’elle ne supporte pas. Quoi de plus horrible me direz vous ? Et bien d’après sa mère, la maison est hantée !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film bascule très facilement du film d’horreur à la comédie loufoque, et il est porté par une des meilleures final girls des derniers temps.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Housebound Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/ji8Tsuj3u0c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">What we do in the shadows (2014) Nouvelle Zélande</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus un <strong>mockumentaire</strong> que film d&rsquo;horreur, il explore la vie de vampires en collocation à Wellington, capitale très ensoleillée de la Nouvelle Zélande. <strong><em>What we do in the shadows</em></strong> est pour moi LA MEILLEUR COMEDIE HORRIFIQUE DU MONDE ENTIER. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On y retrouve l’humour décalé de Jemaine Clement (<strong><em>Flight of the Conchords, Gentlemen Broncos, Eagle vs Shark</em></strong>) et Taika waititi (<strong><em>Thor Ragnarock, Hunt for the Wilder people</em></strong>).&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="What We Do in the Shadows - Official Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/IAZEWtyhpes?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deathgasm (2015) Nouvelle Zélande</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deathgasm </em></strong>est une comédie d&rsquo;horreur métal réalisée par Jason Lei, à qui on doit aussi <strong><em>Guns Akimbo</em></strong>. Deux jeunes métalleux doivent lutter contre les forces du mal après avoir volé une partition satanique, qui quand elle est jouée provoque l’apocalypse. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est fun et léger est beaucoup plus respectueux que la comédie ratée de Julien Doré sur le métal.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Deathgasm - Official Trailer" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/qz3kt1gh0OE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Cooties (2015) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la comédie horrifique <strong><em>Cooties</em></strong> <strong>Elijah Wood</strong> et <strong>Rain Wilson</strong> (<strong><em>The Office</em></strong>) vont devoir faire équipe après s’être fait attaquer par des enfants….zombies. Un virus contenu dans des nuggets de cantine ont transformé en zombies les enfants qui n’ont pas encore fait leur puberté. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est fun quand on aime voir des enfants se faire défoncer à coup de plateaux de cantine par leur prof de sport.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Cooties Official Trailer #1 (2015) - Elijah Wood, Rainn Wilson Movie HD" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/G_he1HiLy0A?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Satanic panic (2019) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Satanic Panic</em></strong>&nbsp;est une comédie d’action légère. Dans ce film une livreuse de pizza payée au salaire minimum est capturée par une secte qui veut se servir de sa virginité pour invoquer <strong>Baphomet</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette comédie horrifique touche du doigt comment les riches utilisent les classes pauvres pour rester riches, tout en restant léger.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Satanic Panic - OFFICIAL TRAILER" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/mpwVh6c7fFs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Come to daddy (2019) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <strong><em>Come to daddy,</em></strong> <strong>Elijah Wood </strong>campe un DJ vaniteux qui décide de renouer contact avec son père biologique, qu’il n’a pas vu depuis des décennies. La rencontre avec le vielle homme antipathique ne se passe pas comme prévu et on est embarqué dans une comédie horrifique qui soulève plus de questions qu’elle n’en répond.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film part un peu en ventre mou après que le mystère soit exposé, mais le postulat de départ sur la dynamique parent-enfant est intéressante.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Come to Daddy - Official Trailer (2020) Elijah Wood" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/3D05YjZmVSI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Get ducked (2020) UK</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la comédie d&rsquo;horreur britannique <strong><em>Get duked</em></strong>, 3 jeunes de cité sans aucun talent de survie et un nerd, sont envoyés en randonnée dans les Highlands en guise de travaux d’internet généraux. Livrés a eux mêmes, ils sont pourchassés par des mystérieux chasseurs habillés comme la royauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Get duked </em></strong>est un joli commentaire social illustrant comment la classe ouvrière est sacrifiée par la monarchie.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Get Duked! – Official Redband Trailer | Prime Video" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/si5C-3F9Pw4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bad hair (2020) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 80 une jeune femme noire qui travaille dans l’ombre des plateaux télé finit par céder aux injonctions de beauté des blancs et se fait poser des extensions de cheveux lissés. Elle va rapidement découvrir le prix à payer pour son succès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La comédie horrifique <strong><em>Bad hair</em></strong> s’en prend aux injonctions esthétiques qui pèsent sur les cheveux crépus, dénonce le racisme systémique et la <a href="https://bonchicbongenre.fr/lenfer-du-travail-dystopie-en-entreprise-dans-les-films-et-series/">mise en compétition des femmes dans les années 80</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bad Hair - Trailer (Official) | Hulu" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/DmrTRblGeKw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">All my friends hate me (2021) UK</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pete est invité à fêter son anniversaire, avec ses amis de la fac, dans le château de son meilleur ami. Les événements qui vont s’enchaîner sur le weekend vont le mettre sur la défensive. Est il paranoïaque ou est-ce que ses amis ne l’aiment pas ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>All My Friends Hate Me</em></strong>&nbsp;est une comédie typiquement britannique qui parle d’angoisses sociales. Le film joue sur l’horreur psychologique de l’anxiété avec humour.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="All My Friends Hate Me - Official Trailer (2022) Tom Stourton, Georgina Campbell" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/qcLusCip1Gs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bodies bodies bodies (2022) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Bodies Bodies Bodies</em></strong>&nbsp;est un slasher américain qui voit une bande d’amis riches et désabusés se réunir pour faire la teuf dans un manoir un weekend de tempête. Entre les rivalités, la drogue et un jeu de loup garou qui tourne mal, le weekend va virer au cauchemar.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette comédie horrifique reprend les codes du slasher classique avec un twist pour illustrer le narcissisme de la Gen Z.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bodies Bodies Bodies | Official Trailer 2 HD | A24" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/cTzGKsZjBOY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Let the wrong one in (2022) Ireland</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Let the Wrong One In</em></strong> est une comédie d&rsquo;horreur indépendante Irlandaise. Malgré son petit budget ce film parodique de vampire est très sympa. Les effets visuels sont réussis et <strong>Anthony Stewart Head</strong> (Gilles dans <strong><em>Buffy</em></strong>) prend son rôle de chasseur de vampires très au sérieux. </p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Let the Wrong One In - Official Movie Trailer (2022)" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/_XFO2Wk9DxY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Deadstream (2023) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un <strong>Youtubeur</strong> qui s’est fait cancel décide de passer une nuit dans le manoir le plus hanté des usa pour relancer sa chaîne. Cette comédie d&rsquo;horreur est astucieuse dans la mise en scène car on ne voit que ce qui se passerait lors d&rsquo;un vrai stream, par la face-cam du streamer et les cameras disséminées dans la maison. L’atmosphère est très immersive du coup et comme le personnage est détestable on se délecte de ce qui lui arrive.  </p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Deadstream - Official Trailer (2022) Joseph Winter, Melanie Stone, Jason K. Wixom" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/lsl4UF-o76Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Sorry about the demon (2023) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sorry About the Demon </em></strong><em>est </em>une comédie horrifique à petit budget produite par <strong>Shudder</strong>. Le film nous raconte l’histoire d’un jeune homme nouvellement célibataire, qui se voit louer un manoir par une « gentille famille ». Évidemment le manoir est hantée et il doit apprendre a vivre en collocation avec les démons.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’humour en décalage avec l’horreur en fait une comédie légère avec quand mes des effets visuels de qualité.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Sorry About the Demon - Official Trailer [HD] | A Shudder Original" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/T0TwQ1QHAZ0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Totally killer (2023) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une jeune fille de 16 ans voyage dans le temps jusqu&rsquo;en 1987, où elle fait équipe avec sa mère jeune, pour attraper le tueur «sweet 16» qui avait tué des jeunes filles de la génération précédente.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Totally Killer</em></strong> est un slasher très fun qui revient sur les aspects problématiques des teenage movies (comédies pour les ados) des années 80.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Totally Killer - Official Red Band Trailer | Prime Video" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/vNm3VPPKEQI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">The blackening (2023) USA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">The Blackening&nbsp;est une <a href="https://bonchicbongenre.fr/la-comedie-comme-outil-satirique/">comédie satirique</a> inspiré des slashers classiques. Le film, qui se déroule le 16&nbsp;juin, date de la libération des esclaves afro américains, nous présente un groupe d&rsquo;amis noirs ciblés par un tueur masqué alors qu&rsquo;ils séjournaient dans une cabane dans les bois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La baseline du film est tout aussi ironique «<em>We can’t all die first</em>» faisant un pied de nez au trope du personnage noir qui meurt en premier dans les films d’horreur.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Blackening (2023) Official Trailer - Grace Byers, Jermaine Fowler, Melvin Gregg, X Mayo" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/moiRCJR4ToY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/les-meilleures-comedies-horrifiques/">[Zoom] Les meilleures comédies d&rsquo;horreur</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
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		<title>[Critique] Vincent doit mourir</title>
		<link>https://bonchicbongenre.fr/vincent-doit-mourir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 09:02:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Longs métrages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vincent semble mener une vie ordinaire mais tout bascule quand un jour il se fait agresser par un stagiaire au bureau. Sans raison apparente les gens l&#8217;attaquent et essaient de le tuer. Obligé de fuir quand le phénomène s&#8217;amplifie, il doit changer totalement de mode de vie.  Dans le cadre du festival Absurde séance à &#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://bonchicbongenre.fr/vincent-doit-mourir/">[Critique] Vincent doit mourir</a> est apparu en premier sur <a href="https://bonchicbongenre.fr">Bon chic Bon genre - cinéma de genre(s)</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-white-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph">Vincent semble mener une vie ordinaire mais tout bascule quand un jour il se fait agresser par un stagiaire au bureau. Sans raison apparente les gens l&rsquo;attaquent et essaient de le tuer. Obligé de fuir quand le phénomène s&rsquo;amplifie, il doit changer totalement de mode de vie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du festival <em><a href="https://nantes.katorza.fr/evenements#absurde">Absurde séance</a></em> à Nantes, organisé au cinema le Katorza, nous avons eu l’occasion de découvrir en avant première un nouveau <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/dossier-17-sous-genres-du-cinema-de-genre/" data-type="post" data-id="85">film de genre</a></strong> Français : <strong><em>Vincent doit mourir</em></strong>. Première réalisation de Stéphan Castang sur un scénario&nbsp;de&nbsp;Mathieu Naert.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong><em>AVIS DE JEANNE</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une inspiration puisée dans les films de genre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambiance de <strong><em>Vincent doit mourir</em></strong>, très <strong>inspiré du film de zombies</strong> nous plonge dans une <strong>ambiance apocalyptique</strong> qui n&rsquo;est pas sans rappeler la récente pandémie. On retrouve beaucoup de références au <strong>film de zombie</strong>. Notamment avec une super scène de supermarché (qui fait un clin d&rsquo;oeil à la figure de zombie comme une <strong>allégorie du capitalisme</strong>, comme dans <strong><em>Dawn of the dead </em></strong>et<strong><em> Black friday</em></strong>). Et une scène d’embouteillage de voitures sur une 2&#215;2 voies, gros classique du scénario de film ou jeu de zombie (<strong><em>The walking dead, The last of us, World war Z</em></strong>, <strong><em>Zombie highway</em></strong>, &#8230;)&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film comporte beaucoup de références au cinema de Carpenter. On pense particulièrement à <strong><em>L&rsquo;antre de la folie</em></strong> avec les accès de violences de masse, et quand John Trent se fait attaquer dans un restaurant. Le réalisateur expliquait d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il avait en tête la scène de bagarre nulle dans<strong><em> Invasion Los Angeles </em></strong>pour la scène ou Vincent se bat dans la « boue ». La bande son du film est aussi ponctuée de petites notes de synthé comme dans <strong><em>The thing</em></strong> (<a href="http://youtube.com/watch?v=7vUDYNha7ic"><em>dum dum</em></a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand Vincent quitte la ville, les plans de voiture son filmé par au-dessus comme dans <strong><em>The shining</em></strong>, évoquant l&rsquo;isolement et l’horreur qu’il va subir tout comme la famille Torence.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="428" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-1024x428.png" alt="" class="wp-image-21349" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-1024x428.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-300x125.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-768x321.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-1536x642.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-143x60.png 143w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42-1320x552.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.42.png 1688w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un commentaire social intéressant&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage principal de <strong><em>Vincent doit mourir</em></strong> est graphiste, célibataire, un peu con sur les bords, bref sa vie ne semble pas exceptionnelle. Au début du film Vincent est beaucoup filmé en gros plan, le cadre très resserré sur sa tête exprime l’isolement du personnage. A partir du moment où il se fait attaquer par ses collègues il se passe plusieurs choses dans le fond et dans la forme du récit, qui révèlent un commentaire social intéressant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vincent se fait culpabiliser par son psy, qui lui dit que c&rsquo;est de sa faute si on l’attaque. A cause de sa posture de «&nbsp;victime&nbsp;» il demanderait à se faire agresser. On ne peut pas s’empêcher de faire un parallèle avec les agressions que subissent les femmes et comment elles sont culpabilisées ensuite (porter une jupe, sortir seule, boire, être trop sympa, ….). Dans le discours du film on voit bien que ce n’est pas normal que Vincent se fasse agresser alors qu’il ne l’a pas demandé. Et bien pour les femmes c’est pareil, cela ne devrait pas être normalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite aux agressions commises à son encontre au bureau, Vincent se fait évincer de son travail. C’est plus simple de l’écarter lui parce qu&rsquo;il gêne. Il est peu à peu isolé de ses proches et suite aux agressions quotidiennes qu&rsquo;il subit, il doit fuir la vie capitaliste (plus de ville, plus de travail, plus de téléphone, plus de supermarchés,…). Il finit en quelque sorte déclassé socialement, c&rsquo;est le propos qu&rsquo;a voulu souligner le réalisateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se met à faire plus attention aux gens qui l’entourent, mais sans oser les regarder dans les yeux pour ne pas provoquer l&rsquo;agression. C’est à ce moment là qu’il rencontre un homme qui à tout l’air d’un SDF selon les codes sociaux : il a une attitude voutée, il est sale, il vient taxer un sandwich, il a un chien. On apprend en fait que cet homme était prof à la fac il y a un an et que comme Vincent il a été subitement victimes de violences qui l’ont obligé à quitter sa vie. Le film fait un lien entre la trajectoire de Vincent qui est déclassé socialement, et ce professeur devenu clochard en un an seulement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce personnage paranoïaque encourage Vincent à communiquer, via un site internet de naturopathes complotistes chasseurs cueilleurs. Sans exprimer de jugement, le film fait écho à des dérives sectaires et à la hausse du complotisme, amplifiées depuis la crise Covid.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La quête initiatique du personnage s’exprime par le cadrage également. Au fur et à mesure du film le cadre s’éloigne de la tête de Vincent pour nous montrer son buste, puis son corps entier (quand il se bat notamment). Et à la fin du film il est filmé comme s&rsquo;il existait pleinement dans son environnement, accompagné d&rsquo;autres corps.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-1024x429.png" alt="" class="wp-image-21350" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-1024x429.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-300x126.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-768x322.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-1536x643.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-143x60.png 143w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04-1320x553.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.28.04.png 1690w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un peu d’amour</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vincent, célibataire au début du film, cherche des femmes de sa catégorie socioprofessionnelle&nbsp; (ingénieure, cheffe de projet). Finalement dans son exil il rencontre une serveuse qui doit de l&rsquo;argent à son dealer. On pourrait reprocher au scénario d&rsquo;utiliser le cliché daté de la jeune fille en détresse, et qu&rsquo;après son agression elle gratifie l&rsquo;homme qui l&rsquo;a sauvée avec du sexe (ce qui n’est pas du tout réaliste). Mais la scène de sexe où elle est menottée n’a rien de vulgaire ou de sexiste, donc bon point.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film nous présente des personnages imparfaits, touchants, crus, et finalement beaux. C’est intéressant d&rsquo;ailleurs le travail des corps, qui, loin de clichés américains ne sont pas optimisés pour le combat. Ce sont des gros, des vieux, des femmes, des enfants qui se battent, et la violence semble du coup plus proche du réel, plus crue, ce qui rend l’action plus prenante.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vincent doit mourir </em></strong>est aussi un film plein d’humour. Un humour de situation qui ne dérive jamais dans le potache, le beauf ou le sexisme. Beaucoup de scènes font rire de par leur décalage avec la situation sans que jamais le réalisateur appuie les moments comiques. J’ai beaucoup apprécié qu’il ne prenne pas son public de haut, et beaucoup de gens dans la salle ont ri, preuve que cela fonctionne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mention spéciale à Sultan le chien qui à reçu le <em>prix de l&rsquo;incroyable performance canin</em>e par le jury de la Palm Dog 2023, et à son dresseur (ou à sa dresseuse). Et bravo au montage de Méloé Poilevé qui à fait de Sultan un personnage du film à part entière.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="428" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-1024x428.png" alt="" class="wp-image-21351" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-1024x428.png 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-300x125.png 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-768x321.png 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-1536x642.png 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-144x60.png 144w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21-1320x551.png 1320w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-13-a-10.27.21.png 1676w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vincent dit mourir </em></strong>a reçu les prix suivants : </p>



<p class="wp-block-paragraph">Prix du Meilleur long métrage français au Champs-Élysées Film Festival 2023.<br>Méliès d&rsquo;argent du Meilleur long métrage européen au Festival international du film fantastique de Neuchâtel 2023.<br>Mention spéciale du jury du Fantasia Film Festival 2023.<br>L’Octopus d’or au Festival européen du film fantastique de Strasbourg 2023.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="VINCENT DOIT MOURIR de Stéphan Castang (teaser) - le 15 novembre au cinéma" width="790" height="444" src="https://www.youtube.com/embed/LpxkQ01JbJE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong><em>AVIS DE JESSICA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut dire que le <strong><a href="https://bonchicbongenre.fr/focus-le-cinema-de-genre-francais/" data-type="post" data-id="295">cinéma de genre français</a></strong> regorge de propositions riches ces 3 dernières années. <strong><em>Titane, Méandre, Deep House</em></strong>, et plus récemment <strong><em>Acide, Le règne animal</em></strong> ou <strong><em>Le Vouldarak</em></strong>, il y en a pour tous les goûts. Preuve que les choses bougent un peu?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans cette veine que s&rsquo;inscrit <strong><em>Vincent doit mourir</em></strong>, 1er long métrage de Stéphan Castang qui s&rsquo;est fait remarquer lors de sa projection à Cannes.<br>Habile mélange de comédie sociale, film de zombie, thriller paranoïaque, le film parvient à naviguer de manière fluide entre tous ces genres.<br><strong><em>Vincent doit mourir</em></strong> aborde deux thématiques principales:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le déclassement social fulgurant qui fait écho à la rapidité avec laquelle l&rsquo;ultra capitalisme peut plonger les individus dans les plus profondes difficultés,</li>



<li>Les rapports sociaux de plus en plus tendus faisant référence à la radicalité des idées de part et d&rsquo;autres qui compliquent de plus en plus la fameuse notion du « vivre ensemble ».</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-21401" srcset="https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-1024x768.jpg 1024w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-300x225.jpg 300w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-768x576.jpg 768w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-1536x1152.jpg 1536w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-2048x1536.jpg 2048w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-80x60.jpg 80w, https://bonchicbongenre.fr/wp-content/uploads/2023/10/387606447_565354899052432_1238465234588117321_n-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le film a l&rsquo;intelligence de garder le mystère autour de cette « épidémie » qui poussent des individus au hasard a en agresser d&rsquo;autres. Comme une rage qui sort subitement et qui a besoin de s&rsquo;exprimer.<br>Les règles ne sont d&rsquo;ailleurs pas plus claires, on ne sait pas vraiment ce qui déclenche cette agressivité, ce qui empêche le public d&rsquo;anticiper les situations.<br>On retrouve un ressort semblable à <strong><em>It Follows</em></strong>, avec une difficulté à identifier d&rsquo;où va venir le Mal, qui oblige à s&rsquo;isoler. Pourtant contrairement à <strong><em>It Follows</em></strong>, <strong><em>Vincent doit mourir</em></strong> peine à créer une tension. La mise en scène ne permet pas de susciter un suspens, une angoisse. Pourtant on note bien la peur sur le visage de Vincent, interprété brillamment comme d&rsquo;habitude par Karim Leklou. Et le film est centré sur sur ce personnage qui tente de gérer une détresse inédite qui le rend profondément seul, physiquement et psychiquement. Pourtant, aucune scène d&rsquo;action ne retranscrit ce cauchemar éveillé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le seul personnage féminin porté par la merveilleuse Vimala Pons n&rsquo;existe qu&rsquo;à travers Vincent et leur romance, sans grande épaisseur. Mais l&rsquo;interprétation de Pons est tellement savoureuse qu&rsquo;elle donne du relief à ce personnage qui n&rsquo;est là que pour apporter une note d&rsquo;espoir et de douceur&#8230;caractéristique classique et cliché d&rsquo;un personnage féminin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vincent doit mourir </em></strong>est un film de genre atypique dans le paysage français. C&rsquo;est un vrai plaisir de sentir la passion dans laquelle Stéphan Castang a plongé dans cette histoire qui montre pourquoi le complotisme peut vite s&rsquo;imposer comme solution. La difficulté du quotidien est réelle, l&rsquo;absurdité de notre monde aussi, alors la solution de facilité est de basculer dans ce qui parait le plus accessible: la violence quelle qu&rsquo;elle soit.</p>
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